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Les tensions extrêmes qui s'abattent sur les marchés financiers mettent les banquiers centraux à rude épreuve. Alors que la Banque centrale européenne (BCE) a relancé avec succès lundi son programme d'achat d'obligations pour éteindre l'incendie qui menaçait les marchés obligataires espagnol et italien, la Fed était attendue au tournant ce mardi à l'occasion de son cinquième comité de politique monétaire (FOMC) de l'année. Et force est de constater que son communiqué final n'a pas offert d'éléments radicalement nouveaux.
Durant toute la journée de mardi, les Bourses mondiales ont spéculé sur une annonce forte de la banque centrale américaine, notamment une relance de son programme "d'assouplissement quantitatif" ("QE" en anglais). Conscient de l'opposition que pourrait susciter une nouvelle salve d'achats de titres, alors que la deuxième enveloppe de 600 milliards annoncée en novembre a tout juste été achevée fin juin, le président de la Fed, Ben Bernanke, a préféré la prudence.
Comme à l'issue du conseil du 22 juin, la Fed s'est bornée à répéter qu'elle poursuivra sa stratégie de réinvestissement en emprunts d'Etat du portefeuille d'actifs, lancée en août 2010 quand l'économie américaine avait donné ses premiers signes de ralentissement. Un soutien de bien faible ampleur si l'on se réfère aux 19 milliards de dollars achetés en juillet et août. Selon les observateurs, l'annonce d'une nouvelle salve d'achats supplémentaires pourrait intervenir dès le FOMC du 20 septembre prochain, afin d'accroître le soutien que tire l'économie de l'augmentation du bilan de l'institution, qui a triplé depuis le début de la crise.
Malgré l'inquiétude profonde des marchés boursiers, dont la descente aux enfers inquiète en raison de "l'effet richesse" négatif qui plombe un peu plus la croissance, la relance de la planche à billets reste pourtant incertaine. L'an dernier, le "QE2" avait déchaîné les passions, accusé qu'il était de peser sur le dollar américain et de nourrir une inflation à terme incontrôlable.
Les "sages" de la Fed ont également reconduit la fourchette de 0% à 0,25% dans laquelle ils enserrent le taux cible des fonds fédéraux — leur principal taux directeur — depuis la mi-décembre 2008. La nouveauté du communiqué est venue du retrait de la désormais traditionnelle expression "période prolongée", attachée au maintien du taux proche de 0%, au profit d'un horizon allant au moins jusqu'à "mi-2013".
Bien que le niveau de l'inflation ait nettement rebondi depuis l'année dernière, pour s'établir à 3,6% en glissement annuel en juin, la Fed estime désormais que la hausse des prix est inférieure au niveau conforme à son mandat. Depuis le dernier comité de politique monétaire, la santé de l'économie américaine s'est en outre nettement dégradée, selon l'institution. Le PIB n'a augmenté que de 1,3% au deuxième trimestre, après une anémique hausse de 0,8% au premier trimestre. Et le taux de chômage se maintient désespérément au-dessus de 9%. La Fed précisé dans son communiqué que la croissance "a été considérablement plus faible cette année que ce qu'elle anticipait".
Dans le sillage de la décision du FOMC, les marchés actions américains ont temporairement bondi, avant d'abandonner quasiment tous leurs gains du jour, les opérateurs délaissant les titres les plus risqués au profit de la dette américaine malgré la dégradation annoncée vendredi par Standard & Poor's. Evoluant en sens inverse des prix, le taux des obligations à 10 ans américaines est revenu à 2,30%, contre 2,33% avant la réunion de la Fed.
Patrickb a écrit le 10/08/2011 à 11:06 :
Cette manoeuvre 1) bloque le cours du dollar à un niveau faible et 2) est contraire au principe de liberté du marché. Et après ils vont nous parler des Chinois :-) Quelle pétaudière que ce monde "démocratique" !!! Ce n'est pas le fait qu'ils défendent leurs intérêts qui m'irrite, mais ce constant dénigrement des autres !!!
Louarn a écrit le 10/08/2011 à 09:37 :
Des taux directeurs a 0.50 jusque mi 2013 et cela est une réponse a minima ?????
Bastien a écrit le 09/08/2011 à 22:18 :
Pour une fois, la FED n'a pas agi follement. Il est vrai que la valeur nominale du dollar n'est déjà pas bien élevée, et je suis gentil. Enfin, les spéculateurs d'aujourd'hui vont bien pleurer demain. C'est déjà ça de gagné !
Boris a répondu le 10/08/2011 à 10:05 :
La Fed a fait la preuve de son IMCOMPETENCE et de son INUTILITE.
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La Fed ne sait plus où donner la tête. L'ère de croissance économique américaine fondée sur l'endettement est bien révolue. Les ménages américains marchaient sur la tête pendant longtemps.
par ton87a12 le 10/08/2011 à 20:38
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ton87a12 a écrit le 10/08/2011 à 20:38 :
La Fed ne sait plus où donner la tête. L'ère de croissance économique américaine fondée sur l'endettement est bien révolue. Les ménages américains marchaient sur la tête pendant longtemps.