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latribune.fr avec Reuters | 18/08/2011, 05:34 - 174 mots
Depuis la révélation du scandale de l'affaire Madoff en 2008, les vicitmes cherchent toujours à être indemnisées, elles demandent cette fois à UBS quelques milliards. Le fonds chargé de recouvrer l'argent des victimes de l'escroquerie de Bernard Madoff a déposé une plainte modifiée mercredi par laquelle il réclame deux milliards de dollars (1,38 milliard d'euros) à la banque suisse UBS.
Irving Picard, l'administrateur du fonds, accuse l'établissement d'avoir intentionnellement induit en erreur le régulateur luxembourgeois des marchés ainsi que la Securities and Exchange Commission, le gendarme américain de la Bourse, sur les liens qu'elle entretenait avec Bernard Madoff.
De son côté, UBS a réagi a dans un courriel. La banque a déclaré : "UBS n'était pas au courant de toute faute effectuée par Madoff et prendra toutes les mesures appropriées pour démontrer que les allégations (contre UBS) sont fausses et sans fondement".
Bernard Madoff a été condamné à 150 années de prison pour avoir orchestré une escroquerie d'ampleur internationale, dite pyramide ou montage de Ponzi, selon lequel l'argent des derniers investisseurs arrivés servait à rémunérer les premiers.
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Corso a écrit le 19/08/2011 à 12:56 :
Il y a peu, toute la presse américaine justifiait le concept Madoff, alors pas encore découvert, déjà largement utilisé ailleurs. Le raisonnement était qu'il devait forcément y avoir des indélicats ou des clashs qu'il fallait savoir accepter comme incidence inévitable de formidables réussites financières en action. Les réussites bien entendu étant beaucoup plus nombreuses que les échecs. Contester ou pénaliser ces derniers revenait donc dans cette logique à s'interdire de profiter des réussites. Ainsi plusieurs cas de schéma Ponzi, allant jusqu'à 5 milliards sont apparus sans que cela ne dérange personne, bien au contraire ! Il est amusant si l'on peut dire de constater aujourd'hui que les irresponsables d'hier se taisent et que les sentencieux apparaissent... bien tardivement.