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Le versement à la Grèce d'une aide de huit milliards est approuvé

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latribune.fr, avec Reuters  |   -  514  mots
A la veille du sommet européen de dimanche, les ministres des Finances de la zone euro ont approuvé le versement de la nouvelle tranche d'aide de huit milliards d'euros à la Grèce. Ils n'ont en revanche pas avancé sur la réforme du Fonds de soutien à l'euro.

Le versement d'une nouvelle tranche d'aide de huit milliards d'euros à la Grèce a été approuvé vendredi par les ministres des Finances de la zone euro, qui ont toutefois dû constater leurs différences persistantes sur la réforme du fonds de soutien à l'euro et remettre leurs décisions sur ce dossier à plus tard.Réunis à Bruxelles, ils ont également longuement débattu des contours du nouveau plan de sauvetage de la Grèce et de la participation des banques qui doit permettre de ramener la dette grecque à un niveau soutenable.

Selon un rapport préparé par la "troïka" - FMI, BCE et Commission européenne - représentant les bailleurs de fonds internationaux, une décote de 50% sur les obligations grecques détenues par les investisseurs privés est nécessaire pour réduire cette dette à 120% du PIB, contre 162% aujourd'hui. S'il était envisagé de ramener la dette sous la barre des 110%, une décote d'au moins 60% serait alors nécessaire, précise le rapport, qui servira de base aux décisions des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro lors des sommets de dimanche et mercredi. Athènes s'est immédiatement félicité de la décision européenne, jugeant qu'il s'agissait "d'un pas positif". Cette décision "assure les objectifs budgétaires de 2012 et ouvre la voie aux nécessaires réformes structurelles", a déclaré le ministre grec des Finances, Evangelos Vénizelos, dans un communiqué.

Pas d'avancée sur le FESF

Les Européens restent toutefois largement divisées sur le niveau de la décote qui devra être appliquée aux obligations grecques ainsi que sur le caractère volontaire ou non de la participation des banques. Les autorités allemandes, en particulier le ministre des Finances Wolfgang Schäuble, insistent pour que l'enveloppe de 50 milliards d'euros négociée le 21 juillet dernier soit considérablement revue à la hausse, au besoin en forçant les banques à faire un effort supplémentaire. Paris se montre réticent, craignant de déclencher un événement de crédit aux conséquences imprévisibles.

Les ministres ont en revanche à peine débattu des différentes formules disponibles pour "maximiser" la puissance de tir du FESF, qui divise aussi Paris et Berlin. Le ministre de l'Economie, François Baroin, a souligné que la France continuait de penser que la transformation du fonds en banque était la meilleure solution mais qu'elle n'en faisait pas "un point d'affrontement définitif". Octroyer une licence bancaire au FESF lui permettrait d'avoir accès à des financements de la Banque centrale européenne et de multiplier sa capacité d'action par un facteur allant jusqu'à cinq.

Mais Berlin se refuse à cette possibilité, qui reviendrait à accepter que l'institution de Francfort finance les pays de la zone euro, l'un des dogmes explicitement exclus par les traités européens.Les autres membres de la zone euro sont eux aussi divisés, la Belgique ou l'Espagne s'étant prononcés pour un rapprochement BCE-FESF alors que la Slovaquie ou l'Autriche ont indiqué que cette solution n'était plus étudiée.

 

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Commentaires

Ben  a écrit le 24/10/2011 à 4:53 :

Un lecteur, à défaut d'avoir de la rédaction, pourrait-il nous indiquer si une décote de 50% de la dette grecque équivaut à une banqueroute déguisée ou non ?
En attendant, Dieu sauve l'Allemagne et Wolfgang Schauble !

korubo  a écrit le 22/10/2011 à 19:08 :

Les dirigeants admettent tacitement par une décôte de la dette de 50-60% que la Gréce est banqueroute et incapable de rembourser ses dettes mais au même temps on accorde une nouvelle dette de huit milliards et continue de pomper en urgence une transfusion sanguine au cadavre après avoir constaté sa mort cérebrale. C'est une irresponsabiité absolue des leaders, une politique d'autruche des politiques qui refusent admettre l'erreur gigantesque de la création d'une monnaie commune impossible dont ils sont coupable.

Gui  a écrit le 22/10/2011 à 11:42 :

Il faut sauver la Grèce pour sauveur l'euro, si la Grèce annonce sa banqueroute, c'est l'agonie assuré pour la zone Euro...il vaut mieux encore tirer sur la ficelle que de s'avouer vaincu...

gg  a répondu le 22/10/2011 à 12:43:

Je regrette mais j'approuve tout ceux qui veulent des garanties !
Je veux des hypotheque sur les batiements et les biens en Grece !
Sans quoi c'est l'aléa moral !!
On leur prete des euros qu'ils ne nous rembouseront jamais et des maintenant :ils le savent !!
La Grece est a vendre : soit ! Que l'on trouve des acheteurs !

reporter  a répondu le 22/10/2011 à 16:07:

Moi aussi j'aimerais comme les grecs ne jamais payer mes impôts et prendre ma retraite l'âge de 50 ans dans une cabane ensoleillée mais construite sans permis au bord de la mer méditerranéenne pour ensuite prendre des emprunts bancaires pour ma consommation dont je ne rembourserai que la moitié. Si de suite vous vous en plaignez je ferai simultanément la grève et la manche et menacerai d'incendier la capitale jusqu'à ce que les autres européens viennent pour me donner encore plus de leur argent.

marie210917  a écrit le 22/10/2011 à 9:55 :

Tous les pays sont surendettés : ils sont fous ces politiques !

Vite mettons l'europe à la porte et sa bande de guignols à la porte

Felidae  a écrit le 22/10/2011 à 9:28 :

Hélas et en dépit de la résistance allemande extrême dans l'opinion nous avons décidé de mettre encore 8 mrd dans le tonneau des Danaïdes. Et même si celui-ci n'a pas de fond nous toucherons bientôt celui de nôtre gouffre.Masochisme ou attrait pour le suicide?