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Le coût de la dette italienne grimpe encore malgré l'accord européen

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Le coût de financement de la dette colossale de l'Italie a encore grimpé vendredi lors de l'émission de 7,9 milliards d'euros d'obligations à moyen et long terme, malgré l'accord européen pour tenter de juguler la crise de la dette.

Les taux des bons du Trésor à échéance 2022 ont dépassé la barre symbolique des 6%, s'inscrivant à un niveau record de 6,06% contre 5,86% le 29 septembre, date de la dernière opération similaire.

Cette émission de dette était considérée comme un test de la confiance des marchés à l'égard de l'Italie, après l'annonce d'un nouveau plan d'austérité par Silvio Berlusconi ainsi que l'accord européen arraché mercredi soir.

Le Trésor, qui a émis également des titres à échéance 2017 et 2019, n'a pas tout à fait atteint son objectif maximum alors qu'il comptait émettre entre 5,25 et 8,5 milliards d'euros d'obligations. La demande totale des investisseurs pour ces titres s'est élevée à 11,35 milliards.

Au terme d'une nuit d'intenses tractations à Bruxelles, les dirigeants européens se sont mis d'accord jeudi matin pour réduire fortement la dette de la Grèce et pour mobiliser 1.000 milliards d'euros, afin d'empêcher la contagion de la crise, notamment à l'Italie.

Mis au pied du mur par ses partenaires européens, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi s'est en outre engagé à adopter d'ici le 15 novembre un plan d'action pour relancer la croissance et réduire la dette.

Mais les investisseurs, qui doutent de la crédibilité d'un gouvernement affaibli et divisé, ne sont toujours pas rassurés par l'Italie dont la dette colossale atteint quelque 1.900 milliards d'euros (environ 120% du PIB).

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