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latribune.fr, avec Reuters | 09/11/2011, 13:50 - 313 mots
"Le programme d'achat d'obligations démonte la discipline de marché sans établir de discipline politique à sa place", écrivent les "Sages" allemands dans un rapport publié ce mercredi. En brouillant les politiques fiscales et monétaires, "la BCE met en danger sa crédibilité, car elle peut alors être soupçonnée de monétiser l'endettement souverain", écrivent-ils.
L'Allemagne est fermement opposée à la stratégie de rachat d'obligations d'Etat, alors que le nouveau président de la BCE, Mario Draghi, a signalé que la banque centrale était prête à poursuivre les achats d'obligations des pays en difficultés de la zone euro.
Le groupe d'économistes allemands propose une méthode différente méthode pour augmenter la capacité de la zone euro à juguler une contagion de la crise de la dette, si les 440 milliards d'euros du Fonds européen de stabilité financière (FESF) ne suffisent pas.
Ils proposent la mise sur pied d'un "Pacte européen de remboursement". Les pays dont l'endettement serait supérieur à 60% du produit intérieur brut (PIB) mettraient en quelque sorte leur dette excédentaire dans un fonds commun de remboursement. Ils s'engageraient à des réformes et verraient leur dette remboursée sur une période de vint à vingt-cinq ans. En quelques années, ce fonds de remboursement aurait un montant de 2.300 milliards d'euros d'obligations, souligne le rapport.
En matière de taux, les "Sages" anticipe une nouvelle baisse du loyer de l'argent d'ici la fin de l'année, la BCE ramenant son principal taux directeur, le taux de refinancement, à 1% pour le laisser à ce niveau pendant l'essentiel de 2012.
Sur le plan économique, le groupe des "Sages" ne prévoit plus que 0,9% de croissance en Allemagne en 2012, après 3% cette année. Le gouvernement anticipe 1% de croissance en 2012 après 2,9% en 2011. Il projetait auparavant 1,8% et 3% respectivement.
Les conseillers économiques prévoient pour l'an prochain une croissance des exportations de 3,2% et un taux de chômage en baisse à 6,9%, contre 7,1% en 2011.
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Personne n'est parfait a écrit le 10/11/2011 à 08:39 :
Les allemands sont certainement de très bons industriels, d'assez bons gestionnaires des finances publiques mais d'une façon générale de très mauvais banquiers ou gestionnaires de fonds (faut voir toutes les merdes qu'on peut leur vendre et ces gens n'apprennent pas car ils recommencent toujours les mêmes erreurs) et financiers (à l'exception de l'activité 'banque d'affaire'de Deutsch Bank qui n'est plus allemande mais de fait américaine pour le meilleur et pour le pire, et qui a contribué à fourguer des produits financiers pourris dont on ne cesse de parler depuis 2007). Le fameux travail des "Sages" ne vaut pas un radis, pas plus que le rapport chèrement payé du cabinet de consulting allemand Roland Berger qu'on peut jeter aux orties (médiocre très médiocre)
Euroskull a écrit le 10/11/2011 à 03:17 :
sages ? ? ?
villeroy a écrit le 09/11/2011 à 17:06 :
Les sages allemands viennent, ni plus ni moins, que de recommander la création d'une "BECB" (Bad European Central Bank) ou d'une "EUROKASSE" servant non pas à rembourser de la dette sociale mais celle représentative du surendettement souverain. Pour alimenter cette BECB (et amortir ses centaines de milliards d'encours avant la St Glinglin), il faut que les citoyens des états surendettés paient une CRDS revisitée, ou Contribution au Remboursement de la Dette du Surendettement. Sur le fond, ces sages voient juste. Test Urteil : Gut!.
Stormy a écrit le 09/11/2011 à 15:17 :
Soit je n'ai rien compris à l'idée des sages allemands soit je la trouve absurde... En fait ils proposent que les dettes des Etats au-delà du seuil des 60 % de PIB soient mises dans un pot commun donc garanties par tous les états de la zone qui les rembourseraient tous ensemble sur 20 à 25 ans en contre partie d'efforts pour réduire les déficits publics. Ce sont donc des eurobligations qui ne disent pas leurs noms. mais la conséquence c'est que la dette au-delà des 60 % garanties par tous aurait un taux plus bas que la dette en dessous des 60 % de PIB (sauf pour les Allemands). donc finalement les Etats s'en accomoderait fort bien pour rester surendetté. Alors que c'est à mon humble avis l'inverse qu'il faudrait faire. Les dettes en dessous de 60 % de PIB sont mises dans un pôt commun garanties par tous et donc faible taux d'intérêt et celles au dessus de 60 % de PIB sont garanties par l'Etat seul qui se retrouve à payer un taux d'intérêt plus élevé. Si l?État ne cherche pas à réduire sa dette on le retire de la garantie commune pour les des dettes de moins de 60 % du PIB. Pour moi ce serait plus logique... non ?
Juju a répondu le 09/11/2011 à 16:39:
Votre solution (également celle de Bruegel) responsabilise effectivement un peu plus les Etats surendettés, mais elle ne résoudrait pas le problème de confiance dans la mesure où les eurobligations ne porteraient que sur les 60 premiers pourcents, laissant planer le doute sur le remboursement effectif de tout ce qui est au-delà. L'intérêt de la solution des Sages est de restaurer la confiance sur cette tranche supérieure qui est considérée insoutenable à cause des intérêts qu'elle génère, surtout à taux élevés. Des eurobligations sur cette tranche supérieure permettrait donc de rassurer les marchés, assurant que 1. cette tranche supérieure soit remboursée, de par le fait qu'elle soit garantie par l'Allemagne (idéalement, la garantie suffirait et l'Allemagne n'aurait rien à débourser) et 2. les taux baissent, soulageant ainsi les craintes d'insoutenabilité de la dette.
Stormy a répondu le 09/11/2011 à 17:12:
Ok c'est bon j'ai compris en apportant la garantie sur le au-delà du 60 % on restaure la confiance sur l'ensemble de la dette et ainsi elle reste soutenable dans sa totalité... L'engagement de la garantie allemande étant provisoire en échange que la situation revienne le plus vite possible au seuil des 60 %. Merci !
Juju a répondu le 09/11/2011 à 19:10:
Je trouve quand même la situation un peu bancale dans la mesure où le doute pourrait planer sur les 60 premiers %, introduisant le risque de "double-taux" dont vous parliez. Je ne suis pas sûr de saisir l'intérêt d'une mutualisation partielle par rapport à une mutualisation totale des dettes, tant qu'il y a en contrepartie des garanties allemandes des mesures visant à assainir les comptes publics des Etats déficitaires.
Ahbon a répondu le 09/11/2011 à 21:30:
Stormy dit: "L'engagement de la garantie Allemande étant provisoire en échange que la situation revienne le plus vite possible au seuil des 60 %" et si c'est cela je comprend bien aussi ... mais dans l'article ils parlent de 20 à 25 ans !!! 1- ce qui fait mal surtout pour revenir aux taux d'endettement de 2007 2- c'est temporaire ou c'est pour 20 25 ans ???
Alan John a écrit le 09/11/2011 à 14:18 :
Et Hollande dit qu'il faut des Eurobligations. Je lui conseille vivement de faire une Euope du Sud s'il veut realiser ses desirs. Un petit detail toutefois. ...qui garrantira les dettes des autres sans l'Allemagne? , nous sommes tous fauches,