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crise de la dette - 20/01/2012 | 18:48 - 617 mots

Vers un accord sur la dette grecque

La Grèce s'approchait vendredi d'un accord de principe avec ses créanciers obligataires privés qui lui permettrait d'éviter la banqueroute en poussant les investisseurs à renoncer aux deux tiers environ des sommes qu'ils lui ont prêtées.
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Cet accord initial, dont les modalités détaillées devraient faire l'objet de nouvelles discussions au cours du week-end, pourrait être annoncé en fin de journée, ont déclaré plusieurs sources proches des négociations. Il devrait se solder, pour les porteurs d'obligations privés, par une perte de 65% à 70% du montant de leurs créances, via un échange de leurs titres actuels contre de nouvelles obligations à 30 ans assorties d'un coupon, ou taux d'intérêt, progressif dont la moyenne avoisinerait 4%, a précisé une source bancaire proche des pourparlers.

La Grèce doit aboutir au plus tard lundi si elle veut assurer le versement à temps d'une nouvelle aide internationale lui permettant d'honorer en mars 14,5 milliards d'euros de remboursements d'emprunts. Cette aide proviendrait d'un plan de renflouement de 130 milliards d'euros concocté en octobre par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

"Il pourrait y avoir un pré-accord ce soir mais les discussions techniques avec les avocats vont probablement se prolonger ce week-end et la semaine prochaine", a dit une autre source proche des discussions, ajoutant qu'une éventuelle participation de la Banque centrale européenne (BCE) était envisagée. "Nous nous attendons à ce qu'elle fasse elle aussi un effort. Cela pourrait passer par un accord spécifique, comme on peut s'y attendre de la part d'une institution comme la BCE", a dit cette source.

Les discussions avaient achoppé la semaine dernière sur le coupon des nouvelles obligations et leur interruption avaient relancé pendant quelques jours les spéculations sur un défaut non maîtrisé de la Grèce, avant que les deux parties se retrouvent autour de la table jeudi.

Pressions

Charles Dallara, qui négocie au nom des créanciers privés en tant que directeur général de l'Institut de la finance international (Ifi), devait rencontrer en fin de journée de hauts responsables grecs, a dit le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, après une première session de négociation dans la matinée.

Les pourparlers sont suivis de très près par les ministres des Finances de la zone euro, la Commission européenne et le Fonds monétaire international.

L'optimisme des investisseurs sur le dossier grec a contribué à la hausse des marchés boursiers et de l'euro ces derniers jours. Tombée en fin de semaine dernière sous le seuil de 1,27 dollar, la monnaie unique se traitait vendredi au-dessus de 1,29 dollar.

De l'issue des pourparlers d'Athènes dépend la mise en oeuvre du plan d'aide de 130 milliards d'euros élaboré en octobre par l'Union européenne, la BCE et la FMI.

Les formalités nécessaires à son application prenant plusieurs semaines, un échec des négociations pourrait empêcher la république hellénique de faire face à ses lourdes échéances de mars, au risque de saper la confiance dans l'euro et d'ébranler la croissance mondiale.

Pour ajouter à la pression, les représentants de "troïka" (FMI, UE et BCE) ont entamé vendredi une série de rencontres avec le gouvernement grec pour discuter des réformes et du plan de soutien.

"L'accord doit être conclu. Il n'y a plus de temps à perdre", a souligné un responsable gouvernemental grec qui a requis l'anonymat.

L'échange d'obligations vise à réduire de 100 milliards le montant de la dette publique grecque, qui dépasse pour l'instant 350 milliards, soit environ 160% du produit intérieur brut. Au total, le second plan d'aide doit permettre à Athènes de ramener son ratio d'endettement à 120% du PIB en 2020.

Mais il implique aussi des mesures d'austérité supplémentaires dans un pays frappé par sa pire crise économique depuis la Seconde Guerre mondiale et qui devrait connaître en 2012 sa cinquième année consécutive de récession. Le taux de chômage dans le pays dépasse 18%, un niveau sans précédent, et il approche 50% chez les jeunes, ce qui entretient les tensions sociales. Manifestations et grèves ont lieu presque quotidiennement contre la hausse des impôts et des taxes et le gel des salaires.

latribune.fr, avec Reuters - 20/01/2012, 18:48  | 
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  • Nabuco a écrit le 21/01/2012 à 00:01 :

    • Cela ressemble beaucoup à la restructuration de la dette obligataire Argentine. La difference est que l'Argentine est un pays riche en soi, avec d'énormes ressources naturelles, dont l'economie ne cesse de se développer, avec des voisins qui la souttiennent. La Grèce va souffrir et je pense qu'au bout du compte les créanciers ne seront pas remboursés. Ainsi l'avidité des pays exportateurs, surtout l'Allemagne mais aussi la France, les banques préteuse qui ont joué le jeu des grosses entreprises et la corruptions des membres du gouvernement grec vont réduire le peuple grec à l'esclavage duquel il ne pourra probablement sortir que par une révolution.

      • Ivanov a répondu le 21/01/2012 à 03:18:

        • Il est à craindre de subir le même sort en France . Il y a de plus en plus de malheureux, de plus en plus de SDF, de plus en plus de laissés pour compte. . C'est un désastre. Les suicides se multiplient. Plus d'avenir pour la jeunesse forcée à l'exil. (livre "les corps indécents" qui traite aussi du désarroi profond de la jeunesse dans notre société à la dérive). C'est une descente aux enfers qui commence et dont on ne voit pas la fin.

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  • Franchouille a écrit le 20/01/2012 à 20:20 :

    • Je plains les grecques : le peuple, qui n'a plus d'avenir, mais comment continuer de cette façon si absurde? C'est profondément révoltant. Ceux qui s'engraissent pendant cette période sombre de notre histoire vont devoir rendre des comptes un jour au l'autre, ou peut-être, il n'y aura pas de procès mais directement la sanction brutale qui s'accompagnera, je l'espère d'un profond changement où l'humain retrouvera sa place.

      • On verra ça mais un jour il y aura des actions devant la Justice c'est sur c'est trop gros gros, c'est tout simplement trop. a répondu le 20/01/2012 à 21:43:

        • Les grecs n'ont pas été capables de mettre fin à la corruption et au n'importe quoi dans leur pays, certains se sont enrichis grâce aux détournement des subventions européennes et aux détournements de fonds issus des financements à la Grèce car comment peut on croire qu'en l'espace de 10 ans la dette publique grecque ait doublée ou plus sans qu'un certain nombre de caciques aient touché le gros lot déposé comme il se doit en Suisse ou dans d'autres paradis fiscaux, ceci est l'illustration de la faillite de la Technocratie et des décideurs politiques européens; Attendons la suite....

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  • vive l'europe a écrit le 20/01/2012 à 20:02 :

    • les péripéties grecques devraient alerter tous ceux qui veulent voter FN. En effet nous pouvons tous constater l'énergie déployée par les grecs pour rester dans la zone euro et ne pas revenir au drachme...Ceux qui prônent avec la famille lepen le retour au franc - qui plus est avec une parité de un franc pour une euro - sont des inconscients

      • Alan John a répondu le 20/01/2012 à 21:40:

        • alors que les grecs et leurs politiciens, eux, ont toujours fait preuve d'une grande conscience.Dommage qu'il aient surtout utiliser leur legendaire energie pour eviter de payer des impots et ruiner leur pays mais vous avez raison, ils sont pour nous de bons exemples..

      • cliquet a répondu le 20/01/2012 à 21:57:

        • Je ne pense pas que le peuple grec tienne a rester dans la zone euro. Il y a qu'a voir ce qui se passe dans les rues d'Athenes en allant visiter leurs blogs. Pourquoi ne pas vouloir reconnaitre qu'on s'est tous fait avoir avec l'euro et que cette monnaie unique nous conduit tous dans le mur? Je ne comprends pas ce dogme quasi religieux.

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  • Précision d'importance a écrit le 20/01/2012 à 19:57 :

    • Pour ceux lecteurs de La Tribune.fr et qui ont du mal à comprendre certaines données concernant la BCE, et si l'accord avec les créanciers prévoit de faire jouer les clauses d'action collective (majorité définie selon le droit grec) pour forcer la minorité récalcitrante, ceci aura deux conséquences : Les CDS vont jouer et d'autre part la BCE sera concernée par l'accord pour l'exposition qu'elle détient dans ses livres. Dans ce ca et pour confirmer ce qui a pu être dit dans les divers commentaires par certains " correctement initiés", la perte pour la BCE se chiffrerait à 22 milliards d'euros et donc serait supportée par les banques centrales de l'UEM et éventuellement par les Etats si ces banques doivent faire l'objet d'une recapitalisation.

      • Alan John a répondu le 20/01/2012 à 21:32:

        • Nous, en France, n'avons pas la moindre inquietude a avoir. Noyer, homme integre et franc, a dit et repeter que nos banques n'avaient pas besoin de recapitulation.

      • recapitalisation et capitulation finalement c'est vrai c'est pas si éloigné que ça a répondu le 20/01/2012 à 22:13:

        • C'est sûr qu'à ce rythme là et malgré les prêts de la BCE et les rachats de cette même BCE au pair, elles risquent de finir par capituler.

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  • POLUX a écrit le 20/01/2012 à 19:48 :

    • Dans 30 ans, il y aura beaucoup d'eau qui aura coulé sous le pont !, il fallait sortir ces gens-là de l'Europe tout de suite !

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  • Pedz a écrit le 20/01/2012 à 19:35 :

    • un accord par derrière, à la grecque

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  • Franchouille a écrit le 20/01/2012 à 19:21 :

    • Souvenez-vous, les Français avaient voté contre le traité européen, et vous savez qu'après on a évité de nous demander notre avis. Alors pourquoi devrions-nous rembourser une dette (je parle de la France) qui ne nous concerne pas. C'est maintenant Sarko & Co qui doit rembourser mais avec son pognon qu'il a mis de côté pour après 2012. Il est entièrement responsable de la situation, il a fait des discours pour nous faire croire qu'il allait sévir et comme dab "RIENNNNNNN" Je suis en colère quand je vois le désastre financier et moral dans lequel nous a plongé ce type qui vient je ne sais d'où ? ce machin comme diraient certains !- Il faut juger cet homme et ses complices et vite..très vite (danger - alerte rouge).

      • isee a répondu le 21/01/2012 à 09:22:

        • Profitez de la monumentale crise grecque pour tout mettre sur le dos de Sarko... c'est pitoyable... Quand ils ont fait l'Europe monétaire nos technocrates ont sous estimé l'Europe budgétaire qui, pour être efficace, sous entend l'allégeance des états à des règles de gestion communes... trop dur à accepter... Vouloir le beurre et l'argent du beurre, avec la crémière... on sait où ça mène.... on est en plein dedans.

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    • Profitez de la monumentale crise grecque pour tout mettre sur le dos de Sarko... c'est pitoyable... Quand ils ont fait l'Europe monétaire nos technocrates ont sous estimé l'Europe budgétaire qui, pour être efficace, sous entend l'allégeance...

      par isee le 21/01/2012 à 09:22

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