La Tribune

Austérité, quelle austérité?

Manifestation contre la politique d'austérité menée par le gouvernement Cameron en Grande-Bretagne, sur Tralfalgar Square à Londres/Copyright AFP
Manifestation contre la politique d'austérité menée par le gouvernement Cameron en Grande-Bretagne, sur Tralfalgar Square à Londres/Copyright AFP
Robert Jules  |   -  1119  mots
Le débat politique sur l'austérité a pris de l'ampleur avec les élections grecque et française. Pourtant, les statistiques montrent que les coupes dans les dépenses publiques restent modestes pour réduire le déficit public. Ce sont surtout les majorations des taxes qui contribuent à l'assainissement des comptes.

L'austérité s'est imposée comme thème dominant dans le débat politique international. Mais au delà du mot, quel véritable sens donner à la politique qui s'y réfère ? Le prix Nobel d'économie Paul Krugman, chroniqueur influent au New York Times, a ainsi vu dans le résultat des élections en France et en Grèce le rejet des politiques d'austérité prônée par l'Europe sous influence allemande. Surtout, il soulignait que "les revendications en faveur d'une réduction des dépenses publiques qui encouragerait d'une certaine façon les consommateurs et les entreprises à dépenser davantage ont été largement réfutées par l'expérience des deux années passées."

Une attitude religieuse

Il y a plus d'un an déjà, Paul Krugman avait critiqué le choix de la gestion de la crise de la dette européenne qui offrait comme seule stratégie l'austérité pour assainir les finances publiques et réduire le poids des dettes souveraines. Il y voyait une attitude typiquement religieuse - ils ont péché et en conséquence ils doivent être punis - au détriment d'une approche économique pragmatique. Il pronostiquait alors qu'en menant concomitamment des politiques d'austérité les pays de la zone euro allaient réduire leur croissance économique. A regarder la situation actuelle, ses anticipations étaient justes puisque la zone euro devrait, selon les derniers chiffres de la Commission européenne, voir son PIB se contracter de 0,3% cette année.

Mais les propos de Krugman ont, outre-Atlantique, déclenché un débat. La relance par la demande publique ou la planche à billets - que l'on désigne comme politique « keynesienne » -, celle qui a été choisie par le président Barak Obama, en quête d'un second mandat, est largement critiquée. Parmi les opposants à Krugman, on trouve l'économiste française travaillant aux Etats-Unis, Véronique de Rugy. Elle pointe surtout où se situe la nature du débat, qui porte sur l'arbitrage entre coupes dans les dépenses et majoration des taxes pour générer des recettes. Or, elle constate que les dépenses publiques dans les pays censés mener une telle politique sont en constante augmentation : Espagne, Royaume Uni, France et Grèce. "La France et le Royaume Uni n'ont pas fait de coupes dans leurs dépenses", souligne-t-elle (voir son graphique).

Ralentir la hausse des dépenses

D'ailleurs, François Hollande, le nouveau président français, avait lui-même, durant sa campagne, indiqué qu'il comptait non pas réduire les dépenses mais ralentir leur hausse, de + 2% à +1%, dans les prochaines années. Selon les dernières estimations de la Commission européenne, le poids de la dépense publique en France, après 55,9% du PIB en 2011, devrait représenter 56,3% en 2012 et 56,2% en 2013. Il s'agit du pourcentage le plus élevé dans la zone euro. Si l'on prend l'exemple de la Grèce, où l'austérité bat son plein, les chiffres sont de 50% en 2011, 49,7% en 2012 et 50,6% en 2013.

Aussi, s'il y a augmentation des dépenses publiques et si le déficit public en pourcentage rapporté au PIB diminue, ce sont les recettes qui doivent augmenter. Pour la France, les recettes ont représenté 50,7% du PIB en 2011, et sont prévues à 51,8% en 2012 et 52% en 2012. Et l'Italie, qui devrait voir la part de ses dépenses publiques se réduire par rapport au PIB entre 2011 et 2013, voit en revanche la part des recettes augmenter de 46,1% en 2011 à 48,4% en 2012 et 48,4% en 2013. Dans un contexte de croissance faible, c'est la hausse des taxes qui expliquent donc cette tendance.

Or Véronique de Rugy explique qu'une telle approche n'est pas de nature à résoudre le problème de la dette. Pour cela, elle se fonde sur une étude publiée en 2009 par deux chercheurs, Alberto Alesina et Silvia Ardagna, qui analysent les 107 tentatives de réduction de dette dans 21 pays de l'OCDE entre 1970 et 2007. Leur conclusion et que les réductions des dépenses sont plus efficientes que la hausse des taxes pour réduire le ratio dette/PIB.

L'économiste française cite également une autre étude de l'Institut américain de l'entreprise  qui analyse 100 cas de politiques menées pour réduire les déficits. Là aussi, la conclusion des auteurs de l'étude est que parmi les pays qui ont échoué, ceux qui avaient augmenté les taxes représentaient 53 % et ceux qui avaient fait le choix de réduire les dépenses, 47%. Quand aux pays qui ont réussi, 85% avaient réalisé des coupes dans les dépenses.

Le rôle accru des stabilisateurs sociaux

Face à ces critiques, Krugman a, à juste titre, souligné la nécessité de tenir compte du fait qu'en période de récession certains postes de dépenses augmentent mécaniquement, par exemple, celui du chômage. Il ne s'agit donc pas selon lui d'une extension du rôle de l'Etat-providence mais seulement de la hausse de certaines prestations. De même, certaines dépenses publiques, par exemple dans le cas de l'Irlande, sont dues à des sauvetages financiers du secteur bancaire.

Même si ce transfert est important, et même si nous admettons le rôle accru des stabilisateurs sociaux, il n'en reste pas moins que l'Etat ne coupe pas pour autant ailleurs. Si en Grèce nombre de fonctionnaires ont vu leurs salaires baisser, et si les dépenses ont continué à augmenter, cela montre que l'Etat n'a pas pu trouver ou imposer le niveau de coupes nécessaire pour inverser la tendance.

La nécessité de réformes structurelles

Car ces décisions relèvent évidemment de choix politiques, qui impliquent des changements profonds, des réformes structurelles, par exemple en matière de marchés du travail. Dans une ouvrage édité par le FMI, "Chipping Away at Our Debt", cité par Véronique de Rugy, les auteurs soulignent que pour réduire le déficit public et le poids de la dette, de telles réformes structurelles, qui visent à réduire le rôle et la part de l'Etat dans l'économie, nécessitent également qu'elles soient ambitieuses et s'inscrivent dans le moyen et long terme pour produire les effets significatifs. Last but not least, elles ont besoin de l'adhésion des citoyens.

Si l'on revient à la Grèce et aux dernières élections, le succès du parti de la gauche radicale Syriza, arrivé en deuxième position, n'est pas seulement dû à son programme contre l'austérité mais aussi au fait de conserver le statu quo du fonctionnement actuel de l'économie du pays. Autrement dit, le rejet d'un changement structurel du fonctionnement de l'administration grecque fondé, il faut le rappeler, sur le clientélisme et la corruption endémique.
 

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Commentaires

liberal  a écrit le 15/05/2012 à 21:15 :

Le drame est que plus ont attend pour réduire les dépenses et plus on devra aller vers l'austérité. La politique de l'autruche actuelle est criminelle? Il ne faut pas réduire la croissance des dépenses à 1% en volume mais à 0% en euros courant. Quand on sait que créer un emploi public en condamne deux dans le prive pourquoi ne supprime-t-on pas lesnombreux emplois inutiles dans la fonction publique pour créer le double de ces emplois dans le privé ? Trop simple pour les enarques qui nous gouvernent??

coco  a répondu le 16/05/2012 à 6:49:

certes on peut dégraisser l'emploi public.mais si c'est pour créer plus d'emplois de traders ou de consultants en communication ou de footballers pro on ne va rien améliorer.donc tes théories libérales ne valent pas un cloule mal est bien plus profond et taper indiféremment sur le secteur public est débile

jp1941d  a répondu le 16/05/2012 à 10:24:

D'accord . Nationalisons le foot ball

Mecatroid  a répondu le 16/05/2012 à 11:08:

@liberal : On ne peut pas "décider" d'embaucher dans le privé. Les politiciens ont des marges de man?uvre dans le public (et peuvent donc supprimer des emplois publics), mais ils n'ont aucun moyen de forcer ou d'inciter fortement les entreprises privées à embaucher. Les incantations et les cadeaux fiscaux n'y feront rien. Donc au final, si on suit votre recommandation, on va simplement supprimer des emplois publics et continuer à détruire des emplois privés aussi. Cela va se traduire par une baisse des cotisations sociales et plus d?indemnités chômage à payer.

Mecatroid  a répondu le 16/05/2012 à 11:23:

Pour autant, il ne faut rester les bras croisés. Il faut
1) Cesser de remplacer les fonctionnaires qui partent à la restraite,
2) Utiliser les NTIC pour compenser la surcharge de travail sur les fonctionnaires qui restent,
3) Simplifier les règles administratives pour rendre cela gérable par un système informatique bête et méchant (et là, croyez moi, il y a du boulot !),
4) Réaffecter des fonctionnaires à des ministères ou les effectifs doivent rester importants (Il n'y en a que 4 : sécurité, santé, justice et éducation).
Cela implique bien sur de renoncer à certaines fonctions de l'état. Pour savoir lesquelles, je vous recommande de lire http://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l%27%C3%89tat_fran%C3%A7ais
En lisant le tableau "Crédits de paiement ouverts par mission en 2010 en millions d?euros", on se pose des questions ...

GC54  a écrit le 15/05/2012 à 15:27 :

Pas d'inquiétude : vous serez mort avant le capitalisme ; alors faisons avec et enrichissons-nous (épître aux traders par K... ; psaume 3)

jo  a écrit le 15/05/2012 à 10:26 :

Ce qui n'est pas dit dans cet article, c'est que le probleme de l'explosion de la dette et des problemes de l'europe est principalement lie au sauvetage du secteur prive par le secteur publique: nationalisation ou sauvetage des banques suite a la crise de 2008. Des reductions de depenses non douloureuses sont possibles: fraude a la secu par le corps medical, prix des medicaments 5 a 10 fois plus eleve en France qu'en Italie ou l'Allemagne, plafonnement des montant d'indemnisation chomage, non versement de l'allocation chomage suite a une rupture conventionnelle, partage de la puissance nucleaire au niveau europeen et non plus francais....

john galt  a répondu le 15/05/2012 à 10:46:

et voilà le cliché socialiste qui ressort.

La France a prété 8 milliards à ses banques en 2009 qui ont tout remboursé en 2010.
La dette française est de 1716 milliards d'euros, avec un budget non équilibré depuis 1974.
Et il y a encore des gens comme vous qui pense que la dette vient de l'aide aux banques.
Il vous faut un cours de mathématiques plus que d'économie ...

@john galt  a répondu le 15/05/2012 à 11:58:

john,j'ai peur que ça soit jo qui ait raison sur ce coup.je te rappelle que sans l'etat français,nos champions bancaires seraient deja mourus depuis longtemps!

Mecatroid  a répondu le 15/05/2012 à 14:44:

Et oui, c'est bien jo qui a raison et John galt qui a tort. La France n'avait pas besoin de prêter à ses banques en creusant sont déficit à des taux exorbitants. A peine quelques mois plus tard, la BCE prête aux banque à un taux ridicule de 1%, et les banques empruntent massivement de l'argent qu'elles font travailler à 1 jour et replacent aussitôt ... à la BCE :) Et je ne parle même pas du double effet du secteur automobile. Le contribuable a payé pour maintenir l'industrie automobile à flot et au final voire les délocalisations se faire quand même, et en plus, le contribuable paye la facture du bonus/malus et de la prime à la casse qui retombent dans le poche des actionnaires de PSA et Renault :) Elle est pas belle la France ?

Mordrakheen  a répondu le 15/05/2012 à 15:31:

@Mectroid et autres Hé les gars le prets fait aux banques francaises à rapporté 2.7 milliards d interets à l état il a donc été profitable pour nous petits contribuables et pour continuer de faire l avocat du diable les banques françaises non jamais ete en danger ces capitaux ont juste servit a renforcer leurs fonds propres leur tresorie quoi Avez vous vu une seule banque francaise presenter des pertes en fin d année a par dexia un cas particulier puisque banque des regions ???? Arretez donc la lecture du petit Melanchon illustrés et essayez de pecher l info par vous même vous verrez que les choses sont bien plus compliqué que les méchants banquiers dans un coin du ring vs les gentils pays endettés de l autre

@mordrakheen  a répondu le 15/05/2012 à 15:55:

je te rappelle que jusqu'au dernier moment,dexia était une banque qui faisait des bénéfices et versait d'importants salaires et bonus a ses dirigeants.l'important c'etait que les gens normaux(un peu comme toi) le croient le plus longtemps possible.je te confirme que les bnp et consorts font des benefices et qu'ils sont régulierement dégradés(pas loin de l'etat de faillite)par les odieuses agences de notation.mais l'important ,c'est que le bon peuple(comme toi) ait confiance.a moins que tu ne travailles dans une de ces banques?

Mecatroid  a répondu le 15/05/2012 à 16:00:

@Mordrakheen De votre réponse, je déduis que 1) vous ne comprenez pas le principe des intérêts sur un emprunt, que 2) vous n'avez jamais travaillé dans une banque et que 3) vous n'avez jamais suivi de cours d'économie ...

jp1941d  a répondu le 16/05/2012 à 11:06:

@mecafroid - Je pense comme vous que faire des commentaires avec un tel niveau d'incompétence est consternant .

Déjà trop taxés  a écrit le 15/05/2012 à 9:02 :

L'austérité doit être orientée sur l'Etat, pas sur les Français : baisse massive des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires. Nous sommes déjà trop taxés.

tams  a répondu le 15/05/2012 à 9:46:

OK crise? quelle crise et pour qui? foot, F1, tennis, golf, et même en espagne avec 25% de chomage? voir tout ce déballage de fric! on nous annonce le retour de la F1 en france et baisse des remboursements et autres! pas d'argent oui mais par pour tous!
faisons pater les impôts et taxes par tous et paraît il 150 milliards qui rentre dans les caisses! quand on pense que l'on distribu à des boites privées le role de percepteur de taxes (pôle emploi,radar par ex) reste plus qu'a privatiser BERCY!

@tams  a répondu le 15/05/2012 à 12:01:

tu as mille fois raison.j'ai toujours été étonné de voire les clubs de foot et de basket grecs continuer a embaucher a prix d'or ceux dont nous ne voulions meme plus en france.le cinéma hexagonal subventionné se porte tellement bien que n'importe quel acteur de seconde zone se fait plusieurs centaines de milliers d'euros par an

Voix d'urnes  a écrit le 15/05/2012 à 8:40 :

Diminuer les dépenses, c'est d'abord réduire le nombre de fonctionnaires, mais c'est aussi et surtout réduire le nombre de voix dans les élections : 1 fonctionnaire plus toute sa famille qui vote (en général du même coté)= pas mal de voix exprimées qui s'appuient sur cet emploi. Donc, la solution d'avoir un Gvt de techniciens (j'aime pas le mot technocrate) serait, dans ce cas, la seule solution pour mettre tout le monde d'accord et oublier le ratio : (emploi fonction publique+ famille) = X bulletins de vote dans l'urne..... pour celui qui les protèges... c'est pas grave, on augmentera les impots de tous les autres

coco  a répondu le 15/05/2012 à 12:03:

diminuer les depenses c'est supprimer les aides aux entreprises(un quart du budget)aux clubs sportifs pro et au cinéma

zorro  a répondu le 15/05/2012 à 12:10:

Je ne suis pas complètement en désaccord avec l'idée d'un gouvernement de techniciens plutôt que de politiques même si leur mode de détermination parait hasardeux démocratiquement parlant. Par contre, vous êtes en train d'expliquer que les membre de la famille d'un fonctionnaire ne sont pas capables de penser par eux mêmes contrairement à d'autres (vous pensiez à professions libérales ou entrepreneurs non?), ce qui me choque profondément (pour info je suis cadre dans le privé.

zorro  a répondu le 15/05/2012 à 12:10:

Je ne suis pas complètement en désaccord avec l'idée d'un gouvernement de techniciens plutôt que de politiques même si leur mode de détermination parait hasardeux démocratiquement parlant. Par contre, vous êtes en train d'expliquer que les membre de la famille d'un fonctionnaire ne sont pas capables de penser par eux mêmes contrairement à d'autres (vous pensiez à professions libérales ou entrepreneurs non?), ce qui me choque profondément (pour info je suis cadre dans le privé.

aloès  a écrit le 15/05/2012 à 6:37 :

il est donc parfaitement clair qu'il faut réduire les dépenses.il est également parfaitement clair que la surimposition ne sera pas le bon choix.

yurf  a répondu le 15/05/2012 à 7:54:

Bah oui tiens, détruisons ce qui reste du service publique qui fonctionne depuis la révolution, pour sauver le capitalisme sauvage. Quel bonne idée, quel avancé!

gg  a répondu le 15/05/2012 à 8:45:

Non, il ne faut pas détruire !
Il faut réformer !
Et c'est la la nuance !
Le capitalisme n'est pas nécessaireemnt sauvage ! Maintenant, je pense que selon vous tout ce qui n'est pas communisme, socialisme, et nécessairement sauvage !
D'autre part, il est necessaire de réduire les dépenses, donc il est nécessaire de modifier l'état pour qu'il rende des services meilleurs avec moins de moyens !
Evidemment en France cala signifie des remises en causes d'acquis sociaux !!!
ET EN VERITE : c'est la ou le bas blesse ! pas ailleurs !
vous vous opposez à la remise en cause d'avantages acquis par les fonctionnaires !! Tout votre discours ne sert qu'a camoufler ce fait !!!!!
Hélas, l'état n'a plus d'argent, l'état ne peut plus emprunter, et le secteur privé est taxé en dessous de toute limite !!!!!
Donc il ne reste plus que la remise en cause des acquis sociaux des fonctionnaires!

john galt  a répondu le 15/05/2012 à 9:22:

@ yurf : le service public qui fonctionne depuis la révolution ???
il vous faut ouvrir un livre d'histoire ...

et pour avoir de tels services publics où le public est au service des fonctionnaires, il est bien temps de les détruire afin d'avoir demeilleurs services et moins chers (cf air france, france telecom, etc etc, partout où l'on privatise, c'est mieux et moins cher)

ev  a répondu le 15/05/2012 à 9:31:

Il faut surtout moderniser la fonction publique et accélérer la dématérialisation de tout ce qui concerne l'administration destinée aux entreprises et aux particuliers.

Il faut augmenter la productivité moyenne au sein de la fonction publique :
ex : prélèvement des impôts à la source, avec des impôts simplifiés, réduire les niches fiscales
Avec une politique volontariste concernant les territoires : conserver les fonctionnaires en zones rurales ou la population est plus agé, mais la diminuer sur les grandes agglomérations ou la population est plus technophile.

Diminuer le mille feuille administratif qui entraîne des coûts annexes assez élevés : bâtiments, propagande ....

coco  a répondu le 15/05/2012 à 12:04:

@yurf,j'adore ton expression "ce qu'il rese du service public"comme si le nombre total de fonctionaires n'augmentait pas tous les ans!

Scandale  a écrit le 15/05/2012 à 2:34 :

Depenser depenser depenser ! Pour taxer taxer taxer .......les entreprises, les entrepreneurs, les innovateurs et createurs d'entreprises. On y arrivera pas

gg  a répondu le 15/05/2012 à 8:49:

Vous avez raison !
Hélas, les énarques sont formatés pour taxer et dépenser !
De toute maniere, les créanciers mettrons un STOP tot ou tard !

yurf  a écrit le 14/05/2012 à 23:50 :

Ça fait mille an que "l?état" emprunte pour construire. Ça fait 30 ans qu'on a une dette. 30 ans c'est a peu près quand Giscard a décidé que plutôt que d'emprunter à 0% à une banque nationale, il fallait finalement emprunter entre 3 et 6% a des banques privés! Cet article, cet étude se trouve dans la dimension du libéralisme dans lequel il n'est jamais possible d'aller en arrière, et pour lequel il faut inventer des solutions toujours plus compliquées et coûteuses et sans aucun utilités publique. Plutôt que de remettre le système en cause, il faut le sauver quitte à affamé les gens. Par idéologie du libéralisme, nos impôts partent dans la poche des banques privés! Quel avancé de notre société! Il va falloir m'expliquer pourquoi nitre PIB augmente tout les ans, bats donc des records tout les ans, mais qu'on nous explique qu'il faut se sérrer la ceinture.

hectopascal  a écrit le 14/05/2012 à 22:28 :

L'austerite on ne connait pas trop en France...Dommage, il faudrait pourtant eponger les dettes et se serrer la ceinture jusqu'a fin 2012, retructurer le systeme de gestion partout ou c'est possible et ensuite relancer l'economie.Excatement comme le propose Schäuble en Allemagne.

yurf  a répondu le 15/05/2012 à 7:55:

ou arrêter de payer des intérêts aux banques privés ! Pourquoi voulez vous financer notre perte en alimentant les bulles spéculatives contre les états, avec nos impôts ? Ca vous parait pas plus censé ? vous qui avez l'air pragmatique...

bibifoc  a répondu le 15/05/2012 à 10:00:

savez vous quel est le % de notre dette détenue par les banques privées ?
négligeable par rapport à ce qu'il y a dans les assurances-vie des français...
même en empruntant à 0 on serait dans le rouge. il y a un moment ou il faut couper dans les dépenses plutot que de taxer toujours plus.

churchill  a écrit le 14/05/2012 à 21:07 :

"" de telles réformes structurelles, qui visent à réduire le rôle et la part de l'Etat dans l'économie, nécessitent également qu'elles soient ambitieuses et s'inscrivent dans le moyen et long terme pour produire les effets significatifs."" ------ en clair ca ne va pas arriver en france et dans 10 ans il faudra redemander a la bce de faire tourner la planche a billets.......................... et comme elle ne voudra pas les syndicats vont bloquer le pays car qui va payer les retraites et le trou de la secu?

vido  a écrit le 14/05/2012 à 20:07 :

Oui soyons clair. L'austérité concerne jusqu'à présent l'Europe du Sud qui s'administre de vrais remèdes de cheval, presque mortels pour les économies des pays concernés. Concernant la France, il est indécent de parler d'austérité. Les petites hausses d'impots que nous avons connus sont du pipi de chat par rapport à ce qui se passe chez nos voisins. Chez, point de fermetures massives d'écoles, d?hôpitaux, de basse (-10 à -20%) des salaires des fonctionnaires et des pensions des retraités. Aucune ville n'est confrontée à des suppressions partielles de services tels que le ramassage des ordures, éclairage public la nuit... Je n'exagère pas, c'est ce qui se passe au Sud des Pyrénées ou en Italie. L'austérité ça veut dire hausse massive des impôts mais avec des services publics réduits au minimum.

eric  a écrit le 14/05/2012 à 19:41 :

Cette anglaise est sans nul doute fort synpathique !
Cependant, son paneau et ses idées sans doute d'extreme gauche (étoile rouge) ne changeront pas les réalités simples !
En europe, les citoyens et les etats vivent au dessus de leurs moyens !
Evidemment, c'est difficile à entendre, à accepter, s'appercevoir un matin que de l'état de "riche" l'on passe à l'état de "pauvre" ! Ca fait pas plaisir !!!!!
Pourtant il faut voir les choses en face !

Gilles1  a écrit le 14/05/2012 à 19:37 :

tant que la france n'aura pas réformé de fond en comble le fonctionnement de ses collectivités locales, rien ne changera. Il est aberrant de voir sur chaque rive du Rhin de vastes communes en RFA et une kyrielle de petites communes sans compter les comcoms, SIVOM, Conseil généraux et régionaux en France. Tout cela n'est plus supportable et l'Espagne est en train de mettre de l'ordre dans ses régions.