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Jérémie Pham-Lê | 19/07/2012, 18:56 - 525 mots
Faut-il grossir plus pour gagner plus? Selon un rapport publié jeudi par la Bank of America Merill Lynch, lutter contre l'obésité est devenu à la fois un investissement rentable pour les entreprises et un trou budgétaire pour la santé publique. Ce déséquilibre entre profit privé et déficit public devrait même s'accroître dans le futur, si l'on en croit les chiffres compilés par la banque américaine. Pays du fast-food, les Etats-Unis devraient atteindre un taux d'obésité de 51% d'ici 2030, si rien n'est fait. Pour l'Europe, l'avenir est loin d'être plus réjouissant : 60% de la population deviendrait obèse dès 2050. Même les pays émergents ne seraient pas épargnés par le phénomène. Ainsi, le Brésil, qui détient déjà un taux de 16% d'obésité, devrait atteindre le même niveau que les Américains aux alentours de 2020.
Facture salée pour les Etats
Avec de telles perspectives, BofA Merill Lynch a établi le coût moyen des dépenses en santé des Etats en matière de lutte contre l'obésité. En moyenne, un patient obèse nécessite pour son traitement 40% de frais en plus qu'un patient au poids normal. Aux frais médicaux classiques viennent s'ajouter tous les dépenses qui découlent indirectement de l'obésité : la dépression, la dépendance, le diabète ou plus grave, les cancers et les accidents cardio-vasculaires.
Aux Etats-Unis par exemple, les dépenses annuelles pour l'obésité sont estimées à 190,2 milliards de dollars (155 milliards d'euros), soit 21% du budget total de la Santé. D'ici 2027, elles pourraient augmenter de 59% selon les prévisions du Congressional Budget Office. En détail, cela représente environ 7.550 dollars (6.159 euros) par personne en frais de traitement.
Quant à l'Europe, elle atténue tant bien que mal ses pertes, avec une dépense pour l'obésité qui représente 7 à 8% du budget à la Santé. Mais l'inquiétude demeure : le nombre d'Européens obèses a triplé en l'espace de trente ans et ne ralentit toujours pas.
Une bonne oppportunité pour le secteur privé
Avec ce fléau, un nouveau marché florissant a émergé. Bon nombre d'entreprises commerciales se sont lancées dans des produits à destination spéciale des obèses. Du côté de la pharmaceutique, le bureau d'études estime que la vente de produits soignant l'obésité s'est élevée respectivement à 147 et 158 milliards de dollars (120 et 128 milliards d'euros) aux Etats-Unis et en Europe en 2010. Arena Pharmaceuticals, filiale américaine, est plébiscitée par le rapport pour son engagement contre l'obésité.
En ce qui concerne l'alimentaire, qui est à la fois la cause et la solution au problème de surpoids, les dépenses en produits «sains» sont estimées à 663 milliards de dollars (540 milliards d'euros) dans le monde entier pour l'année 2012. Les produits frais, eux, à 675 milliards de dollars (550 milliards d'euros). Cumulés, ces deux marchés s'accroissent plus vite que le PIB mondial ! Danone fait figure d'entreprise alimentaire exemplaire dans sa lutte contre l'obésité, selon l'évaluation de BofA Merill Lynch.
Attention toutefois à une trop grande montée du phénomène. Si la maladie peut être un marché porteur, ses conséquences indirectes peuvent également nuire à l'activité des entreprises. Le manque de mobilité et la montée de l'absentéisme, symptômes de l'obésité, entraînent une perte de productivité deux fois supérieure à celle liée au tabagisme...
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EIFFEL a écrit le 21/07/2012 à 15:56 :
il faut faire du sport et partager son repas avec les enfants des pays pauvres qui meurent de faim dans des souffrances indescriptibles et insupportables
popol a répondu le 21/07/2012 à 16:07:
savez-vous que plus de 50 pour cent de la nourriture va dans la poubelle avant d'être mise sur le marché ? Fruits et légumes, viande, poissons et crustacés
PotoMitan a écrit le 20/07/2012 à 15:57 :
Nous mangeons trop salé et trop sucré.
Chris a répondu le 21/07/2012 à 12:04:
Tout a fait... mais accessoirement regardez les Tx de sel, sucres... dans les produits tout fais que mange sur le pouce beaucoup de travailleurs..... On taxe les fabricant de tabac pour les risques sanitaires... mais on ne taxe pas les industriel de l alimentaire et de l alcool pour les risques de sante qu ils font prendre aussi!
Patrickb a écrit le 20/07/2012 à 15:34 :
Incapables d'établir un plan quinquennal, voire annuel, crédible, il nous amuse en faisant des prédictions à 40 ans :-)
hervé a écrit le 20/07/2012 à 14:36 :
Pourquoi ne pas moduler les cotisations sociales en fonction du poids (ou plutôt de l'indice de masse corporelle) ?
Gaelle a écrit le 20/07/2012 à 12:39 :
Et accessoirement ça pourri la vie des victimes d'obésité. Cet article manque vraiment d'humanité. Et cela pourri aussi un système de santé publique qui pourrai fonctionner si on ne détruisait pas notre santé bêtement. Enfin parler de Danone comme référence de la lutte contre l'obésité c'est un comble. Ils ont été condamné pour avoir fait passer les yaourts au Bifidus actif comme "bon pour la santé" alors que ces yaourts font grossir ! Le sujet est important, la santé de 60% de la population quand même. Alors merci de ne pas dire n'importe quoi et de ne pas voir ce sujet comme un sujet uniquement économique, il en va de la santé de la majorité de la population !
jeff a répondu le 20/07/2012 à 14:31:
certes, mais en attendant, c'est nous qui payons. Faisons payer à leur juste valeur le tarif des soins, en dehors de ceux dont la cause est génétique et qui représentent une infime minorité. Vous verrez, le taux d'obésité va très, très vite baisser.
Henri a répondu le 20/07/2012 à 17:02 depuis un Iphone :
Plus on est pauvre, plus on mange mal, plus on grossit Pourquoi mange-t'on mal ? Parce que certains industriels produisent de la mer.e et parce qu'on éduque plus le goût Plutôt que de taxer la pauvreté (les gros) enseignons le vrai art de vivre : la bonne nourriture plutôt que les gadgets futiles et de mauvaise qualité fabriqués en Asie par des travailleurs maigres sous payés !
louis a répondu le 21/07/2012 à 18:35:
C'est aussi une question de quantité plus que de qualité. Même dans un bon resto, un seul repas équivaut à 2 jours d'apports caloriques. Si nous étions bien, nous sentirions tous nos abdos en touchant nos ventres. Vu les ventres bedonnants et gras de très nombreux cadres, je pense pas que la qualité et le pouvoir d'achat soient en cause. La graisse c'est comme la dette, facile à créer difficile à détruire.
Chris a écrit le 20/07/2012 à 12:25 :
En axant sur l alimentation l'article oublie certains elements reconnu comme facteur d'obesite: le stress, le manque de sommeil, le rythme de vie (manger sur le pouce au bureau pour pouvoir faire son taff...), l inactivite, la solitude...... C'est peut etre tout le mode de vie de nos economie moderne qui est a revoir
GERARDC27 a écrit le 20/07/2012 à 10:16 :
DANONE est exemplaire oui mais pas NESTLE ,loin s'en faut; il suffit de regarder les étiquettes produits pour s'en convaincre.