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Pascal Lacorie, à Jérusalem | 07/08/2012, 09:55 - 697 mots
Benjamin Netanyahu vit dans la hantise d'un scénario catastrophe à la grecque et d'une sanction des agences de notation internationale. Résultat : le Premier ministre israélien a mis sa popularité en péril avec l'adoption d'un plan d'austérité destiné à éviter un dégringolade de l'économie qui a connu une glorieuse décennie. Jusqu'à présent, Benjamin Netanyahu, pouvait s'enorgueillir d'avoir épargné aux Israéliens, grâceà une politique ultra-libérale, les affres des crises des subprimes et de la zone Euro, son principal marché d'exportations. Le croissance a été au rendez-vous avec une moyenne annuelle de 4 à 5% et le chômage a baissé à 7%. Seul point noir: les inégalités sociales se sont creusées et Israël s'est retrouvé en queue de peloton sur ce front parmi les pays de l'OCDE.
Réveil brutal
Bref, Israël paraissait comme une sorte d'îlot de stabilité au milieu d'une tempête planétaire. Le réveil a été d'autant plus brutal. L'impact de la récession commence à se faire sentir avec une croissance limitée à 2,5% cette année en 2012 contre 4,8% l'an dernier. Les exportations, même dans le secteur porteur de la haute-technologie, connaissent une baisse de régime. Les recettes fiscales ont du coup chuté, ce qui a creusé le déficit budgétaire qui devrait largement dépasser cette année les 2% du PIB et menace de déraper à 5 ou 6% en 2013 si aucune mesure de rigueur n'était appliquée. Le carton jaune n'a pas tardé a être brandi. L'agence Fitch a averti qu'une « décision négative » sur la note « A » avec une « perspective stable » attribuée à Israël risquait d'intervenir si la hausse du déficit n'était pas jugulée dans les plus brefs délais. Le message est passé. « Si, Dieu nous en préserve, nous faisions preuve d'irresponsabilité tout le monde sait que notre chute serait encore plus brutale que celle subie par l'Espagne et la Grèce, car nous ne pourrons obtenir des milliards d'aide de la part de la Banque Centrale Européenne », explique Youval Steinitz, le ministre des Finances.
Mesures vigoureuses
Pour tenter d'écarter une telle menace, le gouvernement a adopté une série de mesures afin de regarnir les caisses. Le taux de TVA va être relevé d'un point à 17% à compter du début septembre. Les impôts sur le revenu, dont la baisse continue ces dernières années faisait la fierté de Benjamin Netanyahu, vont augmenter d'un point également pour les ménages touchant plus 1.850 euros par mois. Les salariés les plus privilégiés à plus de 13.400 Euros mensuels devront s'acquitter d'une taxe spéciale de 2%. L'Etat lui aussi va se serrer la ceinture. La plupart des ministères, à l'exception de ceux de la Défense, de l'Education et des Affaires sociales, vont subir une coupe de 5% cette année et de 3% supplémentaire en 2013. Les taxes sur le tabac et la bière ont également été sérieusement relevées. Au total ce sont près de 3 milliards d'Euros de recettes qui sont attendues.
Les entreprises épargnées
En revanche, l'impôt sur les sociétés n'a pas touché. Autre « cadeau » dénoncé par l'opposition de gauche, le taux d'imposition appliqué aux multinationales étrangères et israéliennes qui veulent transférer leur bénéfices accumulés depuis plusieurs années, d'un montant évalué à plus de 20 milliards d'Euros, a été réduit de 25 à 12%. Youval Steinitz a justifié cette faveur en expliquant qu'elle allait inciter ces multinationales à transférer à l'étranger leurs profits plutôt que les laisser « dormir » dans des banques israéliennes, ce qui ne rapporterait rien au fisc.
Pluie de critiques
Toutes ces décisions ont déclenché une pluie de critiques sut le thème ; « seul les plus pauvres paient les pots cassés ». Sur le terrain toutefois, le mouvement de contestation sociale qui avait submergé l'an dernier le pays ne parvient à redémarrer pour le moment. En revanche, l'impopularité de Benjamin Netanyahu, qui a toujours fait de son bilan économique son principal atout, a atteint un sommet, selon les sondages, si bien que le Premier ministre qui envisageait des élections anticipées a toute chance de maintenir les législatives à leur date prévue en octobre de l'an dernier. Il espère d'ici là épurer les comptes et relancer la croissance. Un double pari qui ne sera pas facile à tenir....
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Pierre a écrit le 07/08/2012 à 22:40 :
Merci pour les fautes. L'éducation nationale produit des illétrés et nous devons nous affliger des sommes collossales versées par la population pour que les fonctionnaires sortent des illétrés. C'est une administration pointée du doigt par les organisations internationales, à raison. Voila les méfaits du socialisme... tout pour moi et les autres pauvres!
stan a écrit le 07/08/2012 à 22:01 :
« Si, Dieu nous en préserve, nous faisions preuve d'irresponsabilité tout le monde sait que notre chute serait encore plus brutale que celle subie par l'Espagne et la Grèce, car nous ne pourrons obtenir des milliards d'aide de la part de la Banque Centrale Européenne » La BCE ? ce monsieur est bien mal informé.
arcesilas a répondu le 08/08/2012 à 18:32:
Ben quoi, c'est bien la preuve que l'Europe, quelque part, loin..., fait encore rêver... ;-)
Malar a écrit le 07/08/2012 à 17:33 :
J'ai été étonné de constater que le PIB d?Israël était inférieur à celui du Nigéria...
Corso a écrit le 07/08/2012 à 17:05 :
Lâché financièrement par les USA depuis 2004, l'état qui n'est plus tout à fait hébreu, se démène pour éviter de se faire tailler un costard. Mais le sur-mesure pas plus que le prêt-à-porter économiques n'existent plus pour ces occupants de territoires palestiniens. C'est bien un repli que l'on voudrait en bon ordre qui semble s'organiser. Tenir l'apparence d'un état en marche pour éviter la débandade. Ou iront ces nouveaux réfugiés ? Australie, USA, Afrique du Sud, s'ils y sont acceptés....
CAVALIERE a écrit le 07/08/2012 à 14:43 :
L'immobilier continue de grimper, c'est qui a poussé les jeunes Israéliens à manifester ce printemps. J'ai eu l'idée d'acheter à TEL AVIV il y a dix ans et c'est une excellente opération dommage que j'étais été trop timoré sinon j'aurais investi beaucoup plus.
john galt a écrit le 07/08/2012 à 13:37 :
"une croisance cette année en 2012". Décidément, la presse subventionnée en France n'arrive même plus à pondre un article avec un français cohérent ...
encorelibre a écrit le 07/08/2012 à 12:20 :
des législatives prévues (sic) en octobre de l'an dernier (resic) . Mecri de contrôler la rédaction des articles avant publication ou mieux, ne pas laisser des stagiaires sans expérience s'en occuper en août. Rappelons que le niveau du bac en France tend à rejoindre celui du Zimbabwe.
Henri a répondu le 07/08/2012 à 14:31 depuis un Iphone :
Outre le côté désobligeant de votre remarque pour le Zimbabwe (que connaissez-vous de ce pays et du niveau de ses bacheliers ?) notons votre condescendance pour les supposés stagiaires journalistes. Comment vont-ils payer votre retraite Ponzi s'ils ne peuvent accéder à des stages précurseurs d'un possible emploi ? Et vu la piètre ortographe et la pitoyable syntaxe de nombre de commentateurs ici, l'âge n'a manifestement rien à voir avec le fait d'être un cancre !
Personne a écrit le 07/08/2012 à 12:12 depuis un Iphone :
Une petite guerre, un autre pays colonisé et Israël remplit ses causses !
john galt a écrit le 07/08/2012 à 11:12 :
Je ne comprends pas. "Seul point noir : les inégalités se sont creusées" En quoi est-ce important, sauf pour exciter la jalousie des envieux ? Ce qui est important, c'est de savoir si le sort des plus pauvres s'est amélioré, et cela, l'article ne le dit pas, le biais socialisant de nos médias est prégnant...