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Jérémie Pham-Lê | 17/08/2012, 13:45 - 418 mots
Nouvelle avancée dans le dossier du pétrole. Selon une source anonyme citée par l'agence Reuters jeudi, les Etats-Unis envisagent de recourir à leurs réserves stratégiques de brut. Si aucun accord international n'a encore été conclu, d'autres pays occidentaux tels que le Royaume-Uni, la France ou l'Allemagne pourraient également suivre la politique de Washington.
Ce plan massif et peu courant vise à réduire le cours de l'or noir, qui ne cesse d'exploser depuis l'été. A la Bourse de New York mercredi, le baril de «light sweet crude» pour livraison en septembre clôturait à 94,33 dollars (76,2 euros), soit le niveau le plus haut depuis mai. Même constat à la Bourse de Londres où le baril de Brent, même échéance, s'échangeait à 116,25 dollars (93,9 euros), un prix jamais égalé depuis trois mois.
Réduction de l'offre
Ces hausses inquiétantes s'expliquent par la baisse considérable des stocks de pétrole disponibles. Selon les chiffres du département américain de l'Energie (Doe) publiés mercredi, l'or noir a accusé un recul de 3,7 millions de barils en une semaine, pour un total de 366,2 millions. Un résultat bien supérieur au consensus calculé par l'agence Down Jones Newswires, qui tablait sur un recul de 1,9 million de barils.
La réduction du volume de brut disponible tient en partie de l'entrée en vigueur au 1er juillet de l'embargo iranien appliqué par l'Union européenne. Plus une goutte de pétrole produite par l'Iran, qui possède pourtant 10% des réserves mondiales, ne circule désormais à destination de l'Europe. Les Etats-Unis avaient appliqué la même punition en 2011 pour sanctionner la politique nucléaire de Téhéran.
Une stratégie envisagée à maintes reprises
Au printemps dernier, les Etats-Unis et huit autres pays avaient déjà envisagé de manipuler le cours du pétrole en débloquant leurs réserves stratégiques. A l'époque, le baril de Brent dépassait les 125 dollars (101 euros), soit bien au dessus du cours actuel. L'annonce d'une éventuelle action commune avait permis au cours de diminuer de quelques 2 dollars. Finalement, le plan avait été annulé en raison d'une baisse significative du prix du Brent, à 105 dollars fin mai. En cause, une demande en net recul, minée par les tourments de la crise en zone euro.
La dernière opération commune concrétisée, soit la troisième dans l'histoire, remonte à juin 2011. A l'unanimité, les 28 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) avaient décidé de puiser dans leurs réserves stratégiques pour combler l'arrêt de la production lybienne. Avec 60 millions de barils supplémentaires en un mois, le marché avait pu être régulé et le cours du pétrole apaisé.
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RSotin a écrit le 19/08/2012 à 09:18 :
MDR . les USA et l'UE n'achètent plus de pétrole iranien... Et bien c'est pas grave, l'Iran ira vendre à la Chine ...
kezako a écrit le 17/08/2012 à 19:30 :
Ben ça alors, les économistes américains n'arrêtent pas de nous dire qu'il faut de l'inflation et là ils en veulent pas !
PotoMitan a écrit le 17/08/2012 à 16:03 :
Les Chinois doivent être contents d'avoir plus de pétrole iranien désormais!
llarvi a répondu le 17/08/2012 à 18:34:
Pfff ils sont mauvais ces amerloques... Z'ont qu à faire comme nous : faire fis de toute consideration Economique, voter François et bloquer les prix à la pompe. C'est pourtant simple !
Malar a répondu le 17/08/2012 à 18:36:
C'est ce qui s'appelle se tirer une balle dans le pied !
??? a répondu le 17/08/2012 à 22:37:
Si les Chinois rachètent le pétrole Iranien que l'on ne veut plus ... on devrait pouvoir racheter celui que les chinois achetaient avant ... bref un jeu a somme nul ... Sauf que certains ont du profiter de la situation houleuse avec l'Iran pour faire des stocks pour les revendre plus chers un peu plus tard ... Alors du coup la solution americano européenne en faisant baisser le prix devrait les perturber un peu. Pas si mal ...