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Propos recueillis par Elisa Perrigueur, à Athènes. | 23/08/2012, 17:33 - 533 mots
Antonis Samaras rencontre ces prochains jours François Hollande et Angela Merkel. Il espère obtenir un délai pour mener à bien les réformes prévues par le plan d'aide européen. Comment jugez-vous son action ?
Antonis Samaras veut deux ans de répit pour économiser 13,5 milliards d'euros, mais « rallonger » encore ne changera rien. A Syriza, nous pensons qu'il faut suspendre ce plan d'économies, annuler et revoir le mémorandum. Il faut nous laisser le temps de renouer avec la croissance, or nous ne pouvons rien faire sous une telle pression économique ! Dans sa démarche actuelle, Antonis Samaras n'a aucune revendication. Il reste fidèle au mémorandum et dit oui à tout ce que lui impose Angela Merkel. Son seul but est de rester dans la zone euro et se ranger du côté des banques, même si cela se paie par la souffrance de ses électeurs. Il existe d'autres moyens pour relancer l'activité économique. A la rentrée, nous proposerons au Parlement des propositions de lois plus sociales. Nous voterons contre les nouvelles mesures d'austérité.
Après Nicolas Sarkozy, François Hollande avait suscité un espoir auprès de nombreux Grecs. Qu'en est-il aujourd'hui ?
Le président français avait annoncé de nombreuses mesures avant son élection. Il s'est effectivement montré plus ferme que Nicolas Sarkozy avec Angela Merkel, mais nous avons vite été déçus. Cet été, il s'est montré moins agressif que ce que nous avions espéré. Il est suiviste et ne s'élève pas contre ce qu'on nous impose. Nous continuons dans la même voie de l'austérité à l'échelle européenne.
Le gouvernement Samaras doit procéder à 28 privatisations d'ici 2015. Cette année, il en effectuera deux. Comment expliquer que ces privatisations soient difficiles à lancer ?
Nous trouvons au contraire que les privatisations vont très vite ! Le mois dernier par exemple, la banque agricole de Grèce (ATE Bank) a été très rapidement privatisée malgré les protestations salariales. Pour Syriza, les entreprises doivent rester dans le domaine public, elles rapportent encore de l'argent, nous pouvons en bénéficier.
Le chômage atteint 23% de la population dont plus de 45% chez les moins de 25 ans. Plus de 400.000 personnes travaillent sans être payées. La récession va atteindre 7%. La rentrée s'annonce très sombre...
Jamais nous n'aurions imaginé en arriver là. Le gouvernement veut encore baisser le niveau des retraites, le prix du gaz augmente et nous ne savons même pas comment les gens vont se chauffer cet hiver. Le pays est sous tension, et il y aura forcément des manifestations. A mon avis, ces mouvements sociaux seront pires qu'en février dernier, malgré les nombreux policiers présents dans les rues d'Athènes. Il y a déjà une manifestation générale prévue le 8 septembre prochain à Thessalonique. Ce n'est pas Syriza qui les influence, les mouvements émergent d'eux-mêmes, car les gens sont à bout. Nous les soutenons.
Quel impact aurait une sortie du pays de la zone euro ?
Syriza est toujours favorable à un maintien de la Grèce dans la zone euro. Tous les pays seront concernés, même si certains tentent de minimiser les conséquences d'une sortie de la Grèce et d'un retour à la drachme. Si nous sortons aujourd'hui, c'est l'Italie qui sortira demain. C'est la zone euro qui implosera. Cette crise n'est pas grecque, elle est européenne.
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TAN a écrit le 25/08/2012 à 14:40 :
L'euro d'aujourd'hui est un utopie. ça ne pourrait pas marcher. C'était la bêtise de Miterrand, Chirac et Sarko, mais c'est nous des contribuables qui payent pour ça.
TAN a écrit le 25/08/2012 à 14:02 :
Sortir de la zone euro, c'est maintenant. Un peu tard mais c'est pas trop tard.
Machiavelli a écrit le 25/08/2012 à 13:26 :
La rigueur est forcement plus contesté la ou les gens n'ont que de quoi survivre. Il suffit de regarder dans les statistiques pour se rendre compte de la différence de revenus entre le Nord et le Sud. Quoi d'étonnant donc que les peuples se révoltent. La rigueur va accroitre les différences déjà existantes, alors que ce qu'il faut c'est une plus grande convergences des économies de l'Union Monétaire. La tendance actuelle cependant va dans le sens contraire, les divergences ne font qu'augmenter et certains pays du Sud deviendront en fait, si nous n'intervenons pas, des républiques bananières. (Le terme de république bananière désigne à l'origine un pays peu développé, dont l'industrie repose typiquement sur la seule production de bananes (olives), et dirigé par une petite ploutocratie autoritaire.) Comme c'est le cas déjà en Grèce et en Italie Et c'est peut-être et même probablement cela que l'axe franco-allemand veut. On peut dans ces circonstances comprendre les Anglais qui de nouveau sont les seuls à refuser la dominance Allemande (servie et suivie par un Vassale fidèle?)
Ben voyons !!! a répondu le 25/08/2012 à 15:04:
Oui, un peu comme la France !!!
LeRaleur a écrit le 25/08/2012 à 10:04 :
La Grèce n'a aucun espoir de pouvoir concurrencer l'Allemagne.La France n'y arrive pas.On aura beau argumenter que c'est la faute aux fonctionnaires et aux syndicalistes. Les pays à économies hyper efficaces n'attendront pas les plus faibles. A chacun sont style et sont rythme ! Je hais cette "Europe" qui veut tout standardiser.Tous au même pas (de l'oie). Marches ou crèves ! On a acheté l'entrée des petits pays avec des promesses de croissances économiques à deux chiffres, de subventions... La Grèce y a cru, comme le Portugal, les trois petits baltes. Inutile de leur jeter la pierre maintenant ! Cette Europe montre enfin son vrai visage : une tyranie administrative.Sa seule recette économique est la compression des salaires, la privatisation de tous les services publics ( pour les vendre en bourses et rançonner les populations).Cette Europe a été mise en place pour établir une politique économique hyper-libérale dont aucun peuple ne voulait.Au passage, on veut confisquer le peu de pouvoir qu'a le petit peuple, de peur qu'il ne vote mal dans l'avenir, de peur qu'il ne veuille revenir sur ces "acquis" . Alors, en attendant que nos usines se vident, que nos champs se désertifient, importons toutes nos marchandises à des pays qui ne jouent pas le jeux ( qui bloquent nos produits et nous vendent les leurs ( Allemagne incluse ! )).
objection a écrit le 24/08/2012 à 16:00 :
Cette dame, certes pleine de bonne volonté, est dans la désillusion la plus totale. les dicours des responsables grecques sont inquiétants. combien de temps faudra-t'il à la Grèce pour construire une industrie et pour combien de centaines de milliards d'endettement supplémentaire? on avait annoncé ce désastre de l'europe en 1992 avec l'adoption de Maastricht et les élargissements à tout va. tous les économistes un peu sérieux avaient anticipé tout ce qui arrive. une boîte de Pandore ouverte sous le règne de François Mitterrand, avec Jacques Delors comme président de la Commission des Communautés européennes. son think tank "Notre Europe", déstiné à "penser l'unité européenne", existe t'il toujours ? ;)
Jean-Luc Delarue a répondu le 24/08/2012 à 19:33:
Ça se discute...
jo 42 a écrit le 24/08/2012 à 15:28 :
...et après demain le Portugal, l'Espagne puis la France...jusqu'à ce que l'Allemagne soit l'Europe à elle toute seule!
Bili hari a écrit le 24/08/2012 à 14:59 :
C'est tout de même étonnant de constater la façon dont tous les grecs rendent responsables tous les autres acteurs, privés comme publics. Je suis pour ne prêter, en ce qui concerne la BCE et le FMI, que les sommes strictement nécessaires aux remboursements des dettes actuelles, donc de faire rouler la dette (la maintenant donc au niveau actuel), et de laisser faire les grecs faire appel au privé s'il se trouve encore quelqu'un pour prêter, avec les intérêts fonction de la situation actuelle..(donc très élevés -15%?). Il est tout simplement inacceptable que les pays européens voient leurs créances augmenter indéfiniment, alors que les efforts, en dépit du baratin que l'on nous sert tous les jours, ne sont pas à la hauteur de la situation. Pas question donc de prêter plus que les sommes déjà engagées!
Tahi a répondu le 24/08/2012 à 16:25:
la dette actuelle est excessive et ne peut plus guère être payée : les français ne parlent que de crise depuis 30 ans, même avec une croissance à 1 %, alors de là à s'imaginer plusieurs années de récession à -6 %... Il faudra abandonner une partie de cette dette , mais le faire sera reconnaître que les Etats se sont substituer aux banques et qu'ils ont fait un énorme cadeaux à ces dernières...
Onze a écrit le 24/08/2012 à 14:53 :
Que vient faire l'Italie dans ce discours ? Au total, elle ne coûte rien à l'Europe et ne demande rien. C'est un pays riche qui peut parfaitement se débrouiller seul. Alors cet amalgame avec la Grèce est n'a aucun sens.
lyon69 a écrit le 24/08/2012 à 14:11 :
Comment un si petit pays (économiquement s'entend, bien entendu) peut-il créer autant de vagues ?!! La Grèce est-elle en mesure d'avoir au moins des comptes équilibrées (hors remboursement de la dette et interêts) ?? Si oui, alors on peut l'aider à étaler les remboursements . Sinon, c'est peine perdue et seule une sortie de l'euro sera viable ..!!
lyon69 a écrit le 24/08/2012 à 14:10 :
Mais pourquoi ne crée -t-on pas une structure de défaisance comme on l'avait fait pour le credit lyonnais à l'époque, mais au niveau européen : la grèce placerait ses entreprises à nationaliser dans cette structure, et serait pour cela payé en retour selon la juste valeur deces biens. Cette structure européenne se chargerait de vendre ces entreprises "au mieux" sans précipitation. En cas de surplus, cela serait bien entendu reversé à la Grèce ...!!!
objection a répondu le 24/08/2012 à 15:38:
On ne comprend pas très bien votre idée de nationaliser des entreprises grecques. le problème de l'endettement grecque qui occupe l'Europe concerne les dettes souveraines de la Grèce. Des vagues de nationalisations aggraveraient au contraire le problème puisque l'état grec devrait encore alourdir ses dettes pour nationaliser des entreprises, qu'il serait par ailleurs incapable de gérer. il vaudrait mieux oublier votre défaisance.
Tahi a répondu le 24/08/2012 à 16:21:
Vous abordez la question Grecque sous l'angle de la nationalisation de ses entreprises, afin de récupérer des sous... Le problème c'est qu'en cas de méga récession (PIB -20 % en quelques années, c'est vraiment une crise considérable!), tout ceci ne vaut pas grand chose. Il faut donc attendre comme vous l'indiquez, mais alors le problème n'est pas résolu. Cette structure pourrait en revanche constituer un fonds de garantie aux prêteurs européens. Mais vendre ce type d'entreprises n'est pas une évidence : les grecs ont tout mélangé. Toucher à ces entreprises, c'est toucher à une forme d'organisation sociale ou à divers intérêts catégoriels (légitime ou non peu importe). Il y a aussi sans aucun doute des monopoles : faut il vendre cher un monopôle ou favoriser la concurrence ? Soit les grecs le font eux mêmes, soit vous le faites pour eux et cela va vous pêtes à la figure...
Nul a écrit le 24/08/2012 à 11:09 :
Ah quel bordel partout !
Deplorable a répondu le 24/08/2012 à 12:19:
Ces tribulations de nos politiques a quoi servent elles ???
zéronul a répondu le 24/08/2012 à 15:51:
la météo est nulle!la croissance est nulle.hollande est nul.l'equipe de france est nulle.gérard lenormand est nul.la télé est nulle.mon compte en banque est nul.tout est si gris,si nul....
Bassine a écrit le 24/08/2012 à 11:07 :
ce cinema va t il encore perdurer ??
Tahi a écrit le 24/08/2012 à 10:50 :
L'Europe a été bâtie avec une logique "tous ensemble en même temps". La Grande-Bretagne s'est choisie un régime à la carte et au moment de la création de l'euro, certains pays ont choisi de ne pas y participer. La logique d'une Europe à géométrie de plus en plus variable devrait s'imposer. Cette logique conduirait à une sortie de l'euro par certains pays et - probablement - à terme, la remise en cause du principe de libre circulation des capitaux (principe au moins aussi fondamental que les droits de l'homme pour Bruxelles). Jusqu'où peut aller cette déconstruction de l'Europe?
Patricck a écrit le 24/08/2012 à 10:50 depuis un Iphone :
La Grèce a pris l habitude de bien vivre grâce à l argent de l UE et l'on comprend qu'ils s'y accrochent. Sans l euro la chute sera encore plus lourde, les Grecs importent 2 fois plus qu'ils n 'exportent alors avec une monnaie faible...
la pluie a écrit le 24/08/2012 à 10:21 :
Ils font tout pour que la gréce ne sorte pas de l'euro,quitte à appauvrir la france enfin je veux dire les français les plus pauvres,mais cette euro et cette europe finira trés trés mal il ne peut en être autrement,les seuls bénéficiare de cette europe sont les pays de l'est comme la roumanie,bulgarie....,nous français y perdont sur toute la ligne,salaire en baisse,travail pris par d'autre que français ect,ect.Fin de l'europe et de l'euro une question de temps uniquement.
Snowkitesurf a écrit le 24/08/2012 à 01:43 depuis un Iphone :
Étonnant !!! Elle préfère garder sa paye de fonctionnaire en euros !!!! Ah ben ça alors ? Les nôtres en plus .... Je résume , nos impôts contribuent eux a régler nos quelques fonctionnaires ( bon jusque la , ça fait mal mais on s y est habitués ...), mais aussi les fonctionnaires et les retraites grecs !!! ( et la c est la cerise sur le gâteau )... Si l on rajoute les diverses aides à la Bulgarie, aux roms ... Et l on nous traite d égoïste en plus !!!!
Jo... a répondu le 25/08/2012 à 07:54:
Les fonctionnaires, les Grecs, les Roms ... OUH : Méchants... Responsables de la crise ! Les Ultra-riches, le système bancaire...AH... Gentils ...
Malar a écrit le 24/08/2012 à 00:31 :
C'est pas totalement faux... La porte qu'empruntera la Grèce pour sa sortie ouvrira la voie à l'Italie. Le seul fait d'y songer fait l'effet d'une grosse vague de turbulation au sein de l'EURO
Vegatek13 a répondu le 24/08/2012 à 09:27 depuis un Iphone :
Alors la il faudrait tout de même qu'in nous explique pourquoi l'Italie alors que de pays bcp plus faibles comme le Portugal, l'Espagne, l'Irlande on en parle pas! Pourquoi donc toujours cette méfiance vis à vis des transalpins qui pour l'instant on a beau critiquer mais ils n'ont pas demandé d'aides ...
churchill a écrit le 23/08/2012 à 23:02 :
l'euro, elle s'en fout, ce qu'elle veut, c'est de l'argent...
Ouais a écrit le 23/08/2012 à 19:23 :
« Si la Grèce sort aujourd'hui de la zone euro, demain ce sera l'Italie ». C'est supposé être un argument contre la sortie de la Grèce, ça ? Si non seulement vous sauvez votre peuple et, en plus, le peuple italien, n'hésitez plus !
Bien dit ! a répondu le 23/08/2012 à 20:47:
Il ne faut pas oublier que le monde existait déjà avant l'Euro et qu'il existera toujours après. Finalement, son seul intérêt aura été de gaspiller des milliards pour rien.
Monique et Jean a écrit le 23/08/2012 à 19:02 :
Quoi que l'on puisse dire on ne peut nier l'évidence : "Lorsque des millions de personnes se rendront compte que l'on ne peut plus vivre comme par le passé, la révolution sera logique et inévitable" Livre d'une jeunesse complètement désabusée "les corps indécents" Plusieurs pays d'Europe seront forcément le théâtre de grands mouvements sociaux et d'émeutes dans les prochains mois. Même les prix de l'alimentation vont exploser.
monique et pierre a répondu le 24/08/2012 à 14:23:
entièrement d'accord avec vous
monique et monique a répondu le 25/08/2012 à 15:07:
et le droit d'adoption ?
Gilles1 a écrit le 23/08/2012 à 18:45 :
Ce que craignent tous ces gens c'est de perdre leur belle situation aussi bien les fonctionnaires que les élus (la plupart désignés par les partis sur des listes). Dans sa configuration actuelle, l'UE n'est plus viable. de nombreux pays, dont certains de l'ancien bloc soviétique, doivent en sortir. Le ploutocrates bruxellois ont fait entrer des éléphants dans un magasin de porcelaine. On peut voir l'exaspération des populations, notamment en France, avec le dossier des Roms. Des sommes pharamineuses ont été octroyées à la Roumanie et à la Bulgarie pour gérer ce problème. Et maintenant tous ces gens débarquent à l'Ouest tandis que les subventions ont disparu corps et bien...
fergam a écrit le 23/08/2012 à 18:29 :
Bine sur qu'elle parle comme ça ,pour faire pression ,pour esseyer de foutre la trouille aux autres mais son raisonnement stupide n'impressionne personne,c'est un discours en creux ,pour soi meme,le destin de la Grece n'est plus au mains des grecs ,alors on ment,on raconte des salades,lancez une cotisation européenne pour vous ,vous avez des adeptes dans de nombreux pays ,sur que vous allez récolter des milliards d'?........
Vegatek13 a écrit le 23/08/2012 à 18:25 depuis un Iphone :
Comment peut-t-on prendre au sérieux cette dame du parti d'extrème droite greque? ...je ne pense pas que la Grece puisse peser autant que l'Italie au niveau économique!
simple citoyen a répondu le 23/08/2012 à 21:00:
C'est quoi ce commentaire? Parlez donc des idées et laissez les étiquettes en dehors de ça.
Tahi a répondu le 24/08/2012 à 16:29:
C'est un partie de la gauche dure ...
Polonium a écrit le 23/08/2012 à 18:23 depuis un Iphone :
Cette dame n y connait visiblement rien en matiere de geopolotique. De 1 L italie est infiniment plus riche que la grece. De 2 l interet economique de la grece en zone euro reste a demontrer, pour l italie c est une evidence.
Truk a répondu le 23/08/2012 à 20:31:
@polonium. Les soi-disant évidences ne sont pas des arguments. Et non, en toute logique, l'appartenance de l'Italie à la zone Euro n'a rien d'une évidence : l'industrie italienne a depuis plus de dix ans la même monnaie que l'industrie allemande. Or, les ajustements monétaires (je ne parle pas des dévaluations compétitives artificielles) sont la libre respiration des écarts de compétitivité. Depuis que l'Italie n'a plus sa monnaie, son industrie est asphyxiée peu à peu et de plus en plus. De même que la faible industrie grecque d'il y a dix ans (12% du PIB quand même), a été laminée, fort logiquement. La seule évidence est que l'Euro est la pire erreur économique que les dirigeants occidentaux aient commise depuis la fin de la guerre. Une absurdité économique. Ils le savaient. Ils étaient prévenus. Ils ont choisi de passer outre. Ils s'en fichent : ce ne sont pas eux qui paient le prix de leurs erreurs.
simple citoyen a répondu le 23/08/2012 à 21:03:
Il n'est malheureusement pas certain que ces mêmes politiques y renoncent. D'une part, ils ont l'ego d'autant plus chatouilleux qu'ils ne paient pas les conséquences de leurs erreurs, mais bénéficient des largesses qu'elles ont permis. D'autre part, il n'est pas certain que ce soit une erreur de la part de tous. Dans un système à somme quasi fixe, c'est une évidence que certains en tirent les marrons du feu.
Truk a répondu le 23/08/2012 à 21:42:
@simple citoyen. En effet, si certains ont souffert de la non ajustabilité - pardonnez ce terme barbare - des monnaies entre 17 pays, d'autres en ont profité et largement. En fait, surtout un : l'Allemagne. Laquelle fait tout pour maintenir cet Euro qui ne profite qu'à elle, en payant le moins possible aux autres, desquels elle exige des mesures stupides, en espérant gagner du temps.
Malar a répondu le 24/08/2012 à 00:37:
En Europe, le pays qui a le plus intérêt à l'éclatement de la zone est bel est bien l'Italie ! Bénéficiant d'une économie qui tient la route mais d'une dette qui pèse beaucoup trop sur celle ci. (Le budget est alloué en grande partie au remboursement des INTERETS de la dette)
bertrand a répondu le 24/08/2012 à 02:09:
tout les pays de l'Europe du sud sont gangrenés par une sphère fonctionnaire et politique aussi inutile que dispendieuse, alors que les allemands travaillent
jean07 a répondu le 24/08/2012 à 09:19:
Il est certain qu'au vu des efforts qu'on nous demande d'accepter , et à l'argent que les élus se mettent dans les poches , il y a de quoi vous dégoûter de l'Europe!!!
Tahi a répondu le 24/08/2012 à 10:44:
@Jean07 : en France, les efforts n'ont pas encore été demandés... Pour les grecs, c'est une autre histoire!