« Haïr Poutine n'est pas une politique » (Hubert Védrine)

 |   |  67  mots
Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères. / La Tribune - Live média
Hubert Védrine, ancien conseiller de François Mitterrand et ancien ministre des Affaires étrangères sous le gouvernement de Lionel Jospin était l'invité des Matinales des Travaux Publics avec La Tribune le mercredi 14 mai 2014. Parmi les différents sujets évoqués , la crise en Ukraine et les relations diplomatiques entre l'Europe et la Russie dont nous diffusons le passage.

Spécialiste des relations internationales, notamment entre l'Europe et la Russie, Hubert Védrine nous livre son analyse de la crise qui frappe actuellement l'Ukraine.

Dans son viseur : le manque de politique de l'Union Européenne envers Vladimir Poutine et l'opportunisme de la Russie lorsque des troubles surviennent en Europe de l'est.

La Tribune vous livre un extrait de la conférence des Matinales des Travaux Publics.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 21/05/2014 à 20:45 :
C'est bizarre et assez frustrant…. cet après-midi on pourrait trouver à La Tribune un papier qui parlait de l'accord russo-chinois sur le gaz. Les discussions étaient très intéressantes, et pourtant ce soir le papier s'est volatilisé.

C'était une consigne venue de l'Elysée… ou de Washington ?
Réponse de le 21/05/2014 à 21:05 :
J'ai un peu de peine à vous comprendre. Le papier dont vous parlez se trouve toujours ici: www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20140521trib000831124/pekin-et-moscou-signent-un-mega-contrat-de-fourniture-de-gaz.html
a écrit le 20/05/2014 à 19:25 :
avec les démocrates on peut avancer de façon démocratique, mais la faiblesse des démocraties est de vouloir travailler de façon démocratique avec les terroristes. poutine, teste les adversaires et avance s'ils sont faibles. et nos chers diplomates énarques n'ont pas voulu parler d'invasion pour ne pas froisser !! quelle erreur, il faut mettre poutine devant ses responsaibilités devant le banc des nations, et il fallait admettre l'indépendance de la crimée (c'est cuit) mais par contre sécuriser de suite tout le reste, envoyer des casques bleus, surveiller le vote...mais tout est négociable pou les faibles... donc qui va subir la prochaine fois?? car on est au début !!!
a écrit le 20/05/2014 à 19:08 :
il a tout faut le pére hubert, conseiller du fourbe mittérand. le problème est qu'il faut être démocrate avec les démocrates mais que la faiblesse totale des démocraties est de négocier en démocrate ave cle sterroristes. poutine avance ses pions et teste la résitance... et nos chers énarques diplomates n'ont pas jugé bon de dire qu'il s'agit d'une invasion, faut pas froisser, tout est négociable....certes, et poutine vérouille tout et c'est cuit. Il fallait enterriner l'indépendance de la crimée et sécuriser de suite tout le reste, envoyer des casques bleus, mettre poutine au banc des dictateurs devant la scéne internationale... car demain, ce sera le tour à qui ? hitler a fait pareil, il a envahi les sudettes, affirmé le patriotisme, harangué son peuple....attention à la suite et n'écoutons pas ces pseudo conseillers de la diplomatie molassone, angélique et de soumission qui nous enfonce systèmatiquement
a écrit le 20/05/2014 à 1:11 :
Hubert Védrine s'exprime toujours avec beaucoup de recul sur les évènements,et c'est tout à son honneur.Il est des seuls à exprimer une analyse toujours très fine de la géo-politico-économie ouvertement.

Si l'on regarde la répartition russophone par la langue et les votes en Ukraine (voir la répartition des votes Viktor Yanukovych,Viktor Yushchenko de 2004 il y a 10 ans un clignement de l'oeil à l'échelle de l'histoire ) il semblerai que la partie Est de l'Ukraine soit plus Russophone,et qu'il existe une certaine légitimité a empêcher une guerre civile en Ukraine."Russians love their children too" Sting

La déstabilisation des états est toujours dangereuse pour les populations, la Syrie est toujours dans un pseudo état de guerre,et aucune solution ne semble émerger.

Sauver les démocraties,c'est sauver la paix des peuples.
a écrit le 19/05/2014 à 16:44 :
Question: Que pèse la France dans le concert des nations en 2014 ? out au Moyen Orient out en Afrique de l'est, nous ne sommes plus que des mercenaires aux ordres du Grand Frère d'Outre-Atlantique. Peut-on se permettre de donner des leçons à la Russie ou à tout autre pays ? Comment vont les Malouines annexé par le RU (au détriment de l'Argentine) ,Gibraltar annexé par le RU (au détriment de l'Espagne) ,Ceuta et Melillia annexé par l'Espagne (au détriment du Maroc) ?
Je resterais discret sur nos chers DROM, laissant à chacun le soin de rechercher comment tout ce bel ensemble s'est constitué au fil des siècles. Hubert Védrine doit bien rigoler lui qui analyse toujours la géopolitique en tenant compte de l'histoire des peuples.
a écrit le 19/05/2014 à 16:30 :
Vous parlez de ce "sondage" mais sans en citer le nom. Pourriez-vous donc accorder aux lecteurs de ce forum l'ultime bonheur de pouvoir boire à la même source que vous ? merci.
a écrit le 19/05/2014 à 15:39 :
Sondage effecté avant l'invasion de la Crimée et les référendums bidons (01.14) : Poutine est extrêmement impopulaire en France. - Les deux tiers des Français (66%) le jugent «mauvais président de la Russie » et son rôle sur la scène internationale est très largement jugé négatif (72%). - Son image détaillée fait par ailleurs ressortir le portrait d’un homme froid (85%), dictateur (80%), arrogant (79%), dangereux (77%), antipathique et mégalomane (74%). - Il est toutefois jugé énergique (72%) et défendant bien les intérêts de son pays (56%). Près de 6 Français sur 10 considèrent par ailleurs que la Russie sera à l’avenir de plus en plus puissante. Un certain soutien des sympathisants de droite - Un quart des sympathisants de droite (25%) ont ainsi bonne opinion de Poutine, c’est le cas de 36% des sympathisants FN.
- Des sympathisants qui le jugent bon Président à 42% (49% au FN) et 35% considèrent que son rôle est positif sur la scène - internationale (53% au FN).
- Les sympathisants du FN sont même 45% (contre 49%) à considérer que ce serait une bonne chose d’avoir en France un Président comme Vladimir Poutine (15% auprès de l’ensemble des Français)
a écrit le 19/05/2014 à 14:46 :
"manque de politique européenne" tout simplement parce que chacun a ses propres intérêts et les Allemands ou les Italiens (que l'on entend pas beaucoup sur le sujet) ne veulent pas perdre un client important. Le problème, c'est qu'à tout ramener à l'argent, on y perd son âme et comme nous le rappelle l'épisode de Chamberlain à Munich, on ne règle pas pour autant le problème de fond :-)
Réponse de le 19/05/2014 à 15:06 :
Patrick, nos relations exigent une sérieuse révision. Il faut essayer de les analyser pour mieux comprendre où nous nous trouvons, où nos commentaires coïncident et où ils divergent. Point à la ligne.
a écrit le 19/05/2014 à 13:33 :
Presque bien vu, Jeandemi. Le Quai d'Orsay ne doit certainement pas pouvoir commanditer autant d'autres personnes qui sont tout de même conscientes de la position de l'otan et du pays qui la dirige. Soit, un organisme qui lutte pour sa survie...
a écrit le 19/05/2014 à 12:13 :
Poutine travaille pour son pays, auquel il semble très sincèrement dévoué.
On ne pourra jamais lui retirer çà. Même si çà en gène beaucoup chez les politicards occidentaux.
Réponse de le 19/05/2014 à 13:35 :
Pour les oligarques de son pays. Soit, comme aux US et bien d'autres pays où les plus riches font et défont les politiques.
Réponse de le 19/05/2014 à 14:27 :
Et pour qui a-t-il travaillé Nicolas Sarkozy, uniquement pour les oligarques français, croyez-vous ? bêtise.... et François Hollande pour quels oligarques travaille-t-il, pour ceux de la France ou pour ceux des US et de l'UE ? ne soyons pas dupes !!
a écrit le 19/05/2014 à 12:11 :
Les scénarios se répètent : le Quai d'Orsay lance un coup de fil à un ancien MAE français pour que lui, à travers des déclarations désormais colportées par les médias, entame la détente dans l'opinion publique à l'égard d'un "méchant loup" crée et alimenté par ces mêmes médias sous les consignes expédiées par Washington. Inutile, car à part quelques nostalgiques de la guerre froide, l'opinion publique a toujours été du côté de Poutine et de la Russie et répudie cette honteuse participation américano-européenne au putsch de Kiev.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :