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http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20091122trib000445731/roumanie-une-election-presidentielle-pour-sortir-de-la-crise.html

Vingt ans après la chute de la dictature communiste, les Roumains votaient dimanche pour élire leur président. Après une décennie de forte croissance, l'économie a plongé dans une récession profonde en 2009 et le Fonds monétaire international a conditionné le versement d'une nouvelle tranche d'un prêt global de 20 milliards d'euros à la formation d'un gouvernement, après la chute de l'exécutif de centre-droit mi-octobre.
"Le futur président devra former un gouvernement et nous sortir du désastre économique", soulignait le quotidien Evenimentul Zilei, qualifiant le scrutin d'un "des plus importants des vingt dernières années" dans ce pays de 22 millions d'habitants. L'importance du scrutin tient également à ce qu'un référendum se déroule parallèlement et porte sur une réduction du nombre de parlementaires de 471 à 300 et un Parlement unicaméral.
Douze candidats, uniquement des hommes, sont en lice pour la présidence. Deux sont favoris: le président sortant de centre-droit Traian Basescu, 58 ans, et le chef de file de l'opposition sociale-démocrate et président du Sénat Mircea Geoana, 51 ans.
Tous deux étaient crédités de 30 à 32% des voix dans les dernières enquêtes d'opinion, suivis par le libéral Crin Antonescu (18%). A 11H00 GMT, six heures après l'ouverture des bureaux de vote, la participation était de 20,96%, selon le Bureau électoral central. Après dépouillement des bulletins dans près de la moitié des bureaux de vote, le président sortant obtient 33% des suffrages, talonné par Mircea Geona qui est crédité de 29%, indique le bureau électoral central.
L'homme de "dialogue" contre le "lutteur"
Ancien ambassadeur aux Etats-Unis et ministre des Affaires étrangères de 2000 à 2004, le candidat social-démocrate se présente comme "un homme de dialogue" capable de "restaurer l'unité de la Roumanie" mise à mal par le président sortant Traian Basescu, selon lui. Il propose un "vigoureux plan anti crise" comprenant notamment la construction de logements pour les jeunes couples.
Traian Basescu, ancien capitaine de marine, se décrit de son côté comme un "lutteur" face aux forces "opposées aux réformes", notamment ses adversaires sociaux-démocrates qu'il accuse de servir leurs intérêts affairistes. Le président sortant met en avant son bilan en citant au tableau de ses réussites l'entrée dans l'UE ou la condamnation officielle des crimes du communisme en 2006.
Durant la journée, les partis se sont mutuellement accusé de fraudes électorales dans certains bureaux. Une mission limitée de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ainsi que des ONG observent le scrutin.
Les résultats officiels sont attendus lundi matin. Le gagnant ne devrait être connu qu'à l'issue du second tour le 6 décembre.
latribune.fr
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