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Emission obligataire allemande : "un désastre complet, absolu"

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C'est la pire des adjudications pour l'Allemagne qui a écoulé à peine un peu plus de la moitié des 6 milliards d'euros escomptés. Taux proposé trop bas ou risque qui augmente ? Sûrement un peu des deux.

L'Allemagne n'a adjugé mercredi qu'un peu plus de la moitié du montant de dette qu'elle espérait écouler, essuyant l'une de ses pires émissions souveraines depuis la création de l'euro faute d'avoir proposé un rendement suffisant aux yeux des investisseurs.

Berlin n'a trouvé acquéreur que pour 3,644 milliards d'euros d'emprunts à dix ans contre 6 milliards escomptés, si bien que la Bundesbank, la banque centrale allemande, a dû acheter les 39% restants pour éviter l'échec de l'opération.

Les rendements très faibles offerts par le Bund ont douché l'appétit des investisseurs, déjà inquiets quant au coût que fera peser sur l'Allemagne la spirale de la crise européenne de la dette.

"C'est un désastre complet, absolu", commente Marc Oswald, stratège pour Monument Securities à Londres. "Cela n'augure rien de bon, c'est la pire des adjudications non couvertes que nous ayons eu cette année et il n'est pas étonnant que le Bund se soit orienté à la vente dans la foulée."

Les futures sur les Bunds , l'euro et les Bourses européennes ont en effet chuté aussitôt après l'annonce des résultats de l'adjudication.

L'Agence allemande de la dette a réagi en estimant que le résultat de l'opération reflétait un "environnement de marché hautement nerveux" mais ne signalait pas un goulet d'étranglement pour le financement du budget fédéral.

Le rendement moyen du papier à dix ans est ressorti une nouvelle fois en baisse, à 1,98%, contre 2,09% lors d'une adjudication similaire en octobre et 2,74% en moyenne cette année, a précisé la Bundesbank.

Le ratio de couverture, qui mesure l'appétit des investisseurs, n'a atteint que 1,1, contre 1,56 en moyenne.

"Les Bund s commencent à perdre leur attrait parce que les marchés doivent commencer à croire à l'histoire des euro-obligations, et que l'Allemagne s'apprête, en substance, à garantir la dette d'autres pays", analyse Achilleas Georgolopoulos, stratège pour la Lloyds à Londres.

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Commentaires

L'Europe allemande, cela suffit !  a écrit le 25/11/2011 à 15:10 :

Quand les Allemands vont-ils comprendre qu'il ne faut pas la jouer perso mais collectif ? Très bonne article de Jacques Attali.

Le cinquième suicide européen
le 20 novembre 2011 23H39 | par Jacques Attali
L?Allemagne et la France se sont trouvées à quatre reprises en un siècle, chacune à son tour, en situation de pouvoir, par des décisions absurdes, ou honteuses, transformer l?Europe en un champ de ruine. Et elles l?ont fait. En 1914, toutes les deux ont participé à l?engrenage qui a conduit à la première guerre mondiale. En 1919, c?est la France, qui a pris la mauvaise décision en exigeant de l?Allemagne qu?elle paie le prix de la guerre. En 1933, c?est l?Allemagne qui a pris le mauvais chemin en choisissant Hitler comme chancelier . En 1936, c?est la France qui commit l?erreur de laisser le Führer réoccuper la Ruhr, ouvrant la voie à la deuxième tragédie siècle. A chaque fois, une autre décision était possible, qui aurait fait du vingtième siècle un temps d?abondance.
Aujourd?hui, c?est de nouveau au tour de ?Allemagne de tenir dans sa main l?arme du suicide collectif du continent le plus avancé du monde : Si elle refuse d?accepter le chemin étroit qui passe par le rachat par la BCE des obligations arrivées à maturité, suivi de l?émission d?une dette souveraine européenne, remboursée par deux points de tva européenne et d?une réforme des traités permettant de mieux contrôler les laxismes des uns et les égoïsmes des autres, la catastrophe aura lieu.
Pour que Berlin ne soit pas, une fois de plus, responsable d?un suicide européen, l?Allemagne doit sortir de trois illusions :

1. Elle n?est pas le bon élève de l?Union, qui refuse de payer pour les erreurs des autres. Sa dette publique est de 82% du PIB, pratiquement égale à la dette française ; dix de ses banques, toutes publiques, qui fournissent 20% des crédits au secteur non financier allemand, sont en tres mauvaises situation. Sa consommation d?énergie dépendra de plus en plus du gaz russe, qui représente 37% de ses importations. Sa démographie est catastrophique au point que , en 2060, il y aura moins d?Allemands que de Français et que 44% de la population allemande aura plus de 65 ans contre seulement 35% en France, ce qui rendra particulièrement difficile le remboursement de la dette publique allemande. Enfin l?avenir de l?industrie allemande n?est pas si prometteur qu?elle le croit : selon une récente étude anglaise, sur les 100 entreprises les plus innovantes du monde, 11 sont françaises et seulement 4 sont allemandes.

2. Elle est le premier bénéficiaire de l?Union européenne , qui a financé en partie sa réunification, et lui a permis de gagner près de 15 points de parts de marché à l?intérieur de la zone euro et de devenir le premier pays exportateur de produits agroalimentaires en recrutant du personnel venu de l?Est de l?Europe au tarif de ces pays, ce que la France ne veut et ne peut faire.

3. Elle a tout à perdre à sortir de la zone euro, qui ruinerait son système bancaire et lui couterait, selon une étude suisse, de 20 à 25% de son PIB la première année et la moitié chacune des années suivantes.

4. Elle croit à tort qu?un soutien provisoire de la BCE à la liquidité des banques et des Etats européens entrainerait une inflation massive, qui ruinera ses vieux, majoritaires , alors qu?il ne peut y avoir d?inflation massive quand le chômage est aussi élevé et quand la financiarisation de l?économie freine la transmission de la monnaie vers l?économie réelle.
Lueur d?espoir : à lire les toutes dernières déclarations de la Chancelière, et le programme de son parti approuvé le 15 novembre, (souhaitant une évolution vers un fédéralisme européen, et laissant entendre qu?elle pourrait accepter de faire de la Banque centrale Européenne le garant de dernier recours) il semble que l?Allemagne se prépare à reconnaitre ces évidences. Il appartient maintenant à la France de la prendre au mot. Tout est encore possible.

ber075  a écrit le 25/11/2011 à 9:52 :

Je comprend pas bien votre article: c'est bien pour le contribuable d'emprunter au taux le plus bas en Europe, où il vaut mieux emprunter à un taux de 7 % comme l'Italie?
Un taux de couverture de 1,1: ça veut bien dire qu'il y avait plus de demande que d'offre?
C'est quoi qui est désastreux dans l'histoire?

Youpi  a écrit le 23/11/2011 à 23:37 :

En même temps, réussir à emprunter à 2% alors que l'inflation est à 2.5% en Allemagne, c'est fort ! Suis-je le seul à me rendre compte que les taux obligataires actuels sont en réalité négatifs et qu'un truc ne tourne pas rond là non plus ?

Poilu  a répondu le 24/11/2011 à 6:43:

Votre commentaire montre que vous ne connaissez pas l'effet de la "Gleichschaltung" mise au pas, inné aux Allemands, qui les a si souvent conduit à la catastrophe. Ce sont les Allemands, et seulement les Allemands qui souscrivent à ces emprunts, comme ils avaient souscris aux emprunts de guerre jadis.

OBJECTIF  a écrit le 23/11/2011 à 20:38 :

Une marche de plus vers la fin de l'euro?

Yves30  a écrit le 23/11/2011 à 20:24 :

@xavier-marc
Vos commentaires très « boursicoter ne dissimulerons pas le doute politique et financier qui touche maintenant l?Allemagne. D?aucun pourrons laisser entendre qu?il s?agit la d?un message des marchés pour pousser l?Allemagne vers les euro obligation ? On peut y trouver beaucoup d?excuse quand on ne veut pas voir la vérité en face et comme le disait Junker ; "L'Allemagne a une dette plus élevée que celle de l'Espagne. Seulement personne ne veut le savoir ici »

xavier-marc  a écrit le 23/11/2011 à 19:47 :

Ceci est déjà arrivé ces dernières années, quand les taux allemands avaient déjà aussi fortement baissé, c'est lié aux taux trop faibles ne pouvant permettre d'absorber une trop forte offre, on a atteint les limites du plancher, une preuve supplémentaire que les taux ne reflètent pas réellement le rapport offre-demande mais dépendent trop de la spéculation intrinsèque et de produits comme les CDS.
Il faut bien comprendre que si les taux allemands se sont effondrés et ceux comme la France envolés, c'est à cause de la baisse de 0.25 dictée par le nouveau italien aux commandes de la BCE, car en abaissant le coût du crédit pour faciliter l'achat des obligations alors forcément les divergences allaient empirer puisque tout se compense; et comme aux USA, il n'y a tout simplement plus assez d'acheteurs d'obligations dans l'absolu pour l'euroland qui craint trop en ce moment, il faut bien se rendre compte des quantités prodigieuses d'obligations qui ont été émises depuis la crise de 2007, émises à court terme surtout, fragilisant nos pays en réduisant leur croissance potentielle( car le service de la dette enfle) et faisant mécaniquement remonter les taux à fur et à mesure qu'on se rapproche de l'échéance..2012 échéance des obligations à 5 ans, et il n'y aura pas assez d'argent, d'où l'intérêt d'une BCE qui achète comme la FED le fait, même si on est tous conscient de la folie de ce genre de bad bank, on ne pourra sans doute pas se passer de l'outil, à nos dirigeants ensuite de régler définitivement le problème de la dette( on interdit la dette des états hors investissements réels) pour ne plus jamais en arriver là.

Bastien  a répondu le 24/11/2011 à 5:30:

Mis à part le fait qu'il est totalement contraire aux fondements européens et aux traités que la BCE fasse tourner la planche à billets, je me permets de rappeler, juste au cas où, que la valeur de votre argent diminue d'autant que l'émission. C'est mécanique. Le dollar ne vaut plus maintenant que 7 % de sa valeur nominale de 1951, inflation exclue. De plus, en 2008, c'est la solution qui a été choisie par les USA, ce qui a engendré la catastrophe économique que l'on sait. Les E-Bonds ne sont qu'un miroirs aux alouettes, pour ne pas écrire pire.

TRADUCTION  a écrit le 23/11/2011 à 19:31 :

Adjudication ratee: La notation est en passe d' etre degradee

eszterlu  a écrit le 23/11/2011 à 18:16 :

afin la vérité des prix ;-)

sp  a écrit le 23/11/2011 à 18:13 :

C'est presque logique, les marchés spéculent sur l'acceptation par l'Allemagne des achats des dettes européennes par la BCE ou des Euro-Bonds. Dans ce cas, les taux seraient bien meilleurs et également garantis par l'Allemagne.
Ce qui est encore une fois affligeant c'est la germanophobie qui ressort de bien des commentaires de ce blog ! C'est ça l'esprit européen ?

Yves30  a répondu le 23/11/2011 à 19:44:

Il faudrait revoir votre culture économique car de qui vous moquez vous. Qui a profité de la zone Euro jusqu'a la déstabiliser si ce n'est l'Allemegne qui fait plus de 70% de ses exportations sur la zone euro, qui se gave et qui ne veut pas de plus être solidaire.

sp  a répondu le 23/11/2011 à 21:05:

Se gaver ?
Qui a empêché les autres pays d'exporter leurs produits ?
Qui a forcé les gens (européens ou autres) d'acheter des produits allemands ?
L'Allemagne a du passer par une cure difficile d'adaptation aux nouvelles donnes de
la compétivité en Europe suite à l'effondrement du bloc sovietique ( salaires et prix
en Pologne ou ex-CSSR à moins d'un 10ème des équivalents allemands de l'époque
- les "plombiers polonais"tant redoutés en France étaient en effet en Allemagne ! ).
Après cette cure, elle a engrangé les profits - normal !
Solidarité ?
Pendant cette période, la RFA a financé la reconstruction de l'ex-RDA et est restée
LE contributeur principal net de l'UE - comme elle l'est déjà depuis des décennies ( PAC !).
Actuellement, même si elle est strictement contre les euro-bonds et le rachat massif des
dettes de certains pays de l'UE qui ont très mal gérés leur budget, la Bundesbank leur
a prêté quand même presque 500 milliards d'euros en liquidités à court terme dans le cadre du
programme Target2 (européen) - seront-ils remboursés ? Ce n'est pas sur !
Qui garantirait le remboursement ( car une dette se doit d'être remboursée !) des achats
de la BCE ou des euro-bonds ? La Grèce ? Le Portugal ?

P.S. Je ne me moque de personne et d'aucune culture !

Thierry  a écrit le 23/11/2011 à 17:59 :

Il faudrait être maso pour prêter à 1,98% sur 10 ans à l'Allemagne alors même que l'inflation est supérieure à 3% en zone euro.

Hans  a écrit le 23/11/2011 à 17:41 :

Bien sur une dette en Euro commence a perdre en valeur meme en Allemagne car les marchés ont commencé a serieusement croire que cette monnaie n'existera plus dans les mois qui suivent...Et ils pourraient avoir raison.

le lorrain  a répondu le 25/11/2011 à 14:28:

Ne vous en faites pas, vous serez mort bien avant l'Euro...
Même les anglo-saxons qui mènent une véritable guerre de désinformation ne croient pas en leurs mensonges sur la fin de l'Euro...
Mais libre à vous de préférer le dollar (pas mal comme allume feu)

bili hari  a écrit le 23/11/2011 à 17:28 :

Les allemands cherchent à profiter de leurs taux très (anormalement) bas. Mais voilà, tout a un prix, et les investisseurs ne se bousculent pas pour des taux aussi faibles. C'est plutôt ama une bonne nouvelle car cela montre que les gens qui ont du cash ne se précipitent pas sur de tels produits qui vont rapporter moins que l'inflation. Ils gardent leurs cartouches pour, espérons le, une remontée des cours de bourse.

Bastien  a écrit le 23/11/2011 à 17:26 :

C'est ENORME ! Cette information est simplement l'iceberg du moment. ENORME ! Je me demande si tous les acteurs ou même la plupart des français ont conscience de ce que cela signifie. Je pensais que cela surviendrait en février 2012 mais nous avons trois mois d'avance. La situation a dépassé le stade critique.

bili hari  a écrit le 23/11/2011 à 17:26 :

les allemands cherchent à profiter de leurs taux très bas (anormalement bas)... mais voilà, les investisseurs ne sont pas tous des guignols, et tout a un prix. Ce semi échec est plutôt une bonne nouv

ENERM  a écrit le 23/11/2011 à 17:26 :

De quoi réveiller investisseurs et emprunteurs : il faut être toqué pour acheter des titres qui ne rapportent en brut que la moitié de l'inflation, soit 1/3 de l'inflation après impôts ! Il faut se réhabituer à des rendements étatiques de 6 à 8% par an, insécurité + inflation obligent. Messieurs les comptables des Trésors de tous pays, US compris, à vos calculettes, ensuite dictez vos conclusions aux politiques !

LACRUCHE  a écrit le 23/11/2011 à 17:25 :

Eh bien Angela tu vas devoir ravaller un peu de ta superbe, toi qui fait la leçon au reste de l'Europe depuis des semaines, meme pas cap de placer tout ton papier! J'en rirais même si cela n'avait des conséquences sur l'ensemble de nous autres...alors y sont ou tous ceux qui nous ont serriné avec l'écart de taux/spread entre la France et l'Allemagne? A quoi sert il quand la France peut placer deux fois sa dernière adjudication et quand l'Allemagne n'en place même pas la moitié!!!

YAYOU  a répondu le 23/11/2011 à 20:09:

Si, un peu plus de la moitié ;)

pitt  a écrit le 23/11/2011 à 17:14 :

et 7 de chute.Mieux vaut avoir des dettes que des économies dans nos banques.
Garantie de l'Etat???? vont chercher où les "sous"

lag  a écrit le 23/11/2011 à 17:08 :

Aujourd'hui, taux à 10 ans All 1.80, GB 2.18, US 1.85, FRA 3.58, bon ok pour l'Allemagne mais les GB et les US ???
De plus je regarde l'historique des taux d'obligations US à 10 ans et ils n'ont jamais été aussi bas depuis 2 ans alors qu'ils sont au bord du défaut, dépassé 15000MDs et 100% du deficit, en pleine renego du plafond de la dette!! c'est incroyable quelqu'un à une explication ?

mimosa  a répondu le 23/11/2011 à 17:41:

ils ont la réserve fédérale comme garant, nous n'avons pas de gouvernance économique et la BCE fait défaut !

houdini  a répondu le 23/11/2011 à 17:50:

ils speculent sur un ebranlement de l'europe( un point c tout)

juju  a répondu le 23/11/2011 à 18:21:

les rotatives tournent en 3x8 , le premier créancier des US ,c'est pas les chinois mais la FED et de très très loin , 90% des papiers émis !!
le gilt idem!!
il n'y a que Francfort et les gouvernements européens qui croient à la main invisible du marché !!

GERARDC27  a écrit le 23/11/2011 à 16:34 :

La France attaquée, il ne reste plus que l'Allemagne comme pays sûr et comme leur endettement est aussi très important, les "stress tests", ils vont bientôt en apprécier la valeur et la pertinence.

Déjà trop taxés  a écrit le 23/11/2011 à 16:18 :

L'AFT va suer abondamment lorsqu'il va lui falloir lever presque 200 milliards de dettes en 2012. Le vrai plan d'économies de l'Etat français est pour bientôt.

Sub  a répondu le 23/11/2011 à 16:29:

Pas forcément, les taux sont plus élevés ce qui attire plus d'acheteurs.

Déjà trop taxés  a répondu le 23/11/2011 à 18:33:

Pas nécessairement. Les taux plus élevés reflètent l'aversion au risque sur ces titres.

Solestella  a écrit le 23/11/2011 à 16:18 :

@ Licence to live et @ marcel_grognard : vous avez raison, très bizarre.
Cette histoire de problèmes de financement de la zone euro dure bien trop longtemps pour être honnête, on va finir par croire qu'ils sont entrain de nous préparer quelque chose et que tout ça, c'était pour nous faire avaler la pilule.
En tout cas, si là qu'ils sont concernés, les Allemands ne se décident pas à bouger, c'est qu'il y a anguille sous roche. L'U.E. n'est pas devenue une zone de pays émergents, notre économie va bien, contrairement à ce qu'on nous raconte, nous ne sommes pas à l'agonie. L'euro est à 1,33 par rapport au dollar contre 1 en 2000, c'est pas un drame, c'est une bonne nouvelle pour nos exportations.

pmxr  a écrit le 23/11/2011 à 15:49 :

Bizarre l?Allemagne agissant comme si la zone euro n'existe pas !


Bref l'arroseur arrosé !

Normal  a écrit le 23/11/2011 à 15:48 :

C´est fort logique:
Il est plus intéressant de préter á 5% á l´Espagne á 3 mois que a 2% á l´Allemagne á 10 ans.
De toute façon si l´Europe devait éclater, les investisseurs perdraient leurs billes dans les 2 cas (population retirant ses économies des banques et faillites des banques en cascade).

lag  a répondu le 23/11/2011 à 16:59:

Non car ils achetent et vendent sans cesse, les vrais investisseurs sont tres peu, et tout le monde ne perdraient pas leur bille car le jackpot c'est quand même d'acheter de souscrire des CDS sur les titres d'obligations en spéculant à la baisse sur ces dernières.

Michel F.  a répondu le 23/11/2011 à 23:47:

Oui à condition que les CDS soient honorés...

marcel_grognard  a écrit le 23/11/2011 à 15:48 :

je croyais que les allemands étaient contre la monétisation de la dette

Sub  a répondu le 23/11/2011 à 16:31:

Oui, tant qu'ils ne sont pas touchés. Mais là, que voit-on, une banque centrale qui rachète de la dette he he he je me marre ...

européen  a répondu le 23/11/2011 à 16:42:

je ne comprends pas le mot monétisation je crois que vous vouliez dire mutualisation, c?est à dire que vous même acceptez de cautionner mes dettes sans aucun droit de regard. Je vois déjà votre tête, alors vous avez tout compris et pourquoi les Allemands ont raison.

Licence to live  a écrit le 23/11/2011 à 15:46 :

Je croyais que les banques centrales des Etats membres ne pouvaient plus acheter d'obligations et que c'est précisément l'une des raisons des psychodrames nationaux quant au maintien de leur note souveraine à un niveau élevé... On m'aurait menti ?

Antigone  a répondu le 23/11/2011 à 16:04:

Je me pose la même question. Peut-être est-ce un abus de langage de parler de "banque centrale" dans ce cas ci ? En effet, la BCE ne serait-elle pas l'unique banque centrale de la zone euro ? Je me trompe peut-être, et aimerais y voir plus clair.

XAV  a répondu le 23/11/2011 à 16:34:

Chaque état de la zone euro a gardé sa banque centrale mais comme elle n'emmet plus de monnaie on ne peut pas parler de monétisation de la dette.

Clementine  a écrit le 23/11/2011 à 15:44 :

Il y a aussi un doute sur la véracité des chiffres de la dette allemande.
Voir encore : " pour M. Juncker , "le niveau de la dette allemande est inquiétant " (AFP).