La dette de la zone euro a cartonné

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A part les dettes du Portugal, de la Grèce et de l'Italie, les dettes de la zone euro ont offert d'appréciables "returns" en 2011. Un article de notre partenaire belge L'Echo.

Le titre de notre confrère belge apparaît somme toute un brin provocateur après douze mois de fortes inquiétudes quant à la capacité des Etats de la zone euro à rembourser leurs dettes. Cela n?en reste pas moins la réalité. Car, à quelques rares exceptions près, la dette émise par les Etats européens a fait beaucoup mieux que les marchés d?actions en 2011. Elle a offert à ceux qui en détenaient des returns positifs alors que les actions ont chuté de 14% à Francfort et jusqu?à 53% à Athènes. Il faut remonter à l?année 2008, alors que la crise des banques battait son plein, pour trouver une situation semblable.

Champion incontesté, le Bund allemand à 10 ans a rapporté un return (gain sur le cours de l?obligation en plus du coupon perçu) proche de 10% selon des calculs effectués par Bank of America Merrill Lynch.

Malgré les menaces d?une dégradation de sa note auprès des agences financières, le papier émis par la France a rapporté un gain de 6,42%. Même la dette de la Belgique (OLO), pourtant dégradée par Standard & Poor?s, s?est révélée profitable. Elle a ainsi offert un return positif de 4,68%. Plus étonnant encore, l?obligation espagnole a gagné 6,96% sur l?année.

L?insolente "performance" de la dette de la zone euro s?explique notamment par le fait que les investisseurs obligataires ont été sensibles à l?environnement économique, plus qu?à tout autre facteur. Un tel contexte est généralement favorable aux obligations. Et souvent, par effet de balancier, ne l?est, en revanche, pas pour les actions, ni pour les devises à l?image de l?euro qui est retombé à un plus bas de 15 mois.

Il reste bien entendu des cas particuliers, comme celui de l?Italie dont la dette a perdu 11,14% de sa valeur en 2011 ou du Portugal (-32,58%). A l?inverse, soutenue par des perspectives plus encourageantes, la dette irlandaise a affiché un return favorable de 18,9% l?an passé.

Retrouvez cet article sur le site de L'Echo en cliquant ici

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Commentaires
a écrit le 04/01/2012 à 8:58 :
Pauvre monde, l hyper matérialisme voila la maladie de ce siècle
a écrit le 03/01/2012 à 16:37 :
Oui oui, c'est un mécanisme difficile a comprendre car il faut distinguer la valeur du coupon de son rendement. Les 2 n'étant pas corrélés. Un adage disait que les actions font toujours mieux que les obligations qui font toujours mieux que les devises. en temps de crise et d'incertitude comme aujourd'hui, ce n'est pas vrai. Ceci dit jouer sur les obligations d?État en ces temps troubles (montages financiers inter étatiques hasardeux) ; les obligations d'entreprises sont un bon palliatif...
a écrit le 03/01/2012 à 14:26 :
Bonjour et meilleurs voeux, aux lecteurs et à l'équipe de la Tribune.
En toute logique cet article aurait du susciter un nombre conséquent de réactions, tant il met en évidence, le pourquoi d'une crise des dettes souveraines, pour le profit des initiés tout simplement, plus c'est gros mieux ça passe.
C'est assez navrant que si peu de lecteurs aient réagi, car le fil conducteur de cette crise est là.
Réponse de le 03/01/2012 à 16:22 :
Entièrement d'accord avec vous.
Mais il est vrai que ce phénomène n'a pas été crié sur les toits (ça ferait mauvais effet), peut-être la raison du vacarme silencieux de nos concitoyens qui sont prompts à crier au loup et au défaitisme quand les médias les y incitent.....Panurge, Panurge......
Réponse de le 03/01/2012 à 16:27 :
tout à fait..........
Réponse de le 03/01/2012 à 16:46 :
Merci OK pour votre réaction, que je considère comme un encouragement à perséverer dans la voie qui est de se faire soi même son information et tenter de déceler ce que le matraquage médiatique pourrait essayer de dissimuler.
En ce cas précis, c'est bien le fait que la dette souveraine des pays est un gateau très très appétissant, tant que les populations sont craintives du chômage, du manque, de la guerre, de l'insécurité, bref de tous les aléas de la vie ( en société) ...Bonne Année à vous

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