Super Mario, patron d'une BCE aussi active que la FED

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Après avoir décrié la politique de la Banque centrale européenne (BCE), nombre d'analystes sont maintenant bluffés par ses derniers choix. Le successeur de Jean-Claude Trichet a baissé les taux d'intérêt. Une analyse de notre partenaire suisse Le Temps.

Mario Draghi, nouveau héros? Après avoir décrié la politique de la Banque centrale européenne (BCE), nombre d'analystes sont maintenant bluffés par ses derniers choix. Le successeur de Jean-Claude Trichet a baissé les taux d'intérêt. Mais, surtout, l'Italien fournit aux banques des liquidités illimitées à une échéance de trois ans et avec un taux de 1%. En outre, la BCE a également élargi la liste des garanties éligibles - les actifs que déposent les banques à l'institut d'émission en échange des prêts. La première opération a eu lieu en décembre et elle se reproduira fin février.

Les établissements européens ont galopé pour se refinancer à la fontaine BCE en décembre, qui leur a fourni presque 500 milliards d'euros de liquidité, un record. La mesure avait été applaudie, mais rares étaient ceux qui avaient véritablement anticipé sa portée. Maintenant, elle est vue comme un véritable coup de génie de «Super Mario».

L'opération a en effet été suivie d'une détente spectaculaire sur les taux italiens et espagnols surtout. Les deux pays en difficulté ont ensuite pu lever des fonds avec plus de facilité. Il y a une semaine, l'Italie récoltait 8 milliards d'euros d'obligations à six mois à un taux inférieur à 2%. En novembre dernier, le rendement d'une opération similaire atteignait 6,5%. Soulagés, les marchés ont enregistré leur meilleur mois de janvier depuis... 1987.

La BCE, qui s'est refusée à racheter en masse des obligations d'Etat, a ainsi lancé sa propre formule d'assouplissement quantitatif. Le gonflement de son bilan (voir graphique) l'illustre. Il a bondi de 40% au cours du deuxième semestre 2011 pour atteindre 2700 milliards. En réalité, l'Europe fait davantage que la Réserve fédérale, considérée comme avant-gardiste en matière de politique d'assouplissement quantitatif, si l'on tient compte du fait que la population et le PIB sont nettement moins importants dans la zone euro qu'aux Etats-Unis.

Autre avantage, la mesure a permis une meilleure répartition de la liquidité dans la zone euro, comme le souligne une étude de la Banque Sarasin. Les statistiques par pays montrent que ce sont surtout les banques italiennes et espagnoles qui se sont ruées sur les prêts à trois ans. Et c'est justement dans ces pays que la liquidité manquait. Les emprunts des banques italiennes ont en effet doublé depuis fin octobre. Ils ont également augmenté pour les établissements espagnols.

Les dépôts à la BCE, qui atteignent presque chaque semaine un nouveau record, inquiètent. Pourtant, ce ne sont ni les banques espagnoles, ni leurs homologues italiennes qui y parquent leurs fonds. Par conséquent, les établissements sont probablement en train d'acheter de la dette de leur Etat.

N'oublions pas que la bouffée d'oxygène fournie limite les craintes d'un assèchement du crédit («credit crunch») qui aurait pu renforcer la récession qui s'annonce en Europe.

La solution trouvée par la BCE est subtile parce qu'elle pourra probablement s'épargner un rachat de grande ampleur de titres de dettes souveraines des pays en difficulté. Elle s'évitera le débat juridico-politique de savoir si elle a le droit ou non de le faire. Et de mettre en rage la Bundesbank et tous les orthodoxes de la politique monétaire. Elle évite l'aléa moral découlant d'un rachat de dette publique, car les pays pourraient ainsi ne pas être incités à redoubler d'efforts pour faire diminuer leur dette. Mais elle crée un autre aléa moral pour les banques. Elle entraîne en outre des distorsions de marché, destinées à durer puisque les prêts sont offerts à horizon de trois ans et à un taux fixe de 1% et qui ne remontera donc pas si les taux directeurs de l'institution sont relevés.

Pour le moment, Mario Draghi s'est gardé d'attribuer la détente des taux aux liquidités fournies en décembre. Les marchés reconnaissent les progrès réalisés par les pays, a-t-il souligné lors de la conférence de presse de début janvier. Mais il a refusé d'établir une corrélation directe entre le reflux des taux et l'approvisionnement massif par la BCE des banques de la zone euro en liquidités.

Car la man?uvre a des côtés discutables. De l'avis même d'un investisseur qui n'est pas considéré comme l'un des plus scrupuleux: «Arrosées de liquidités obtenues à des taux d'intérêt très bas, elles ont pu prêter à l'Espagne ou à l'Italie à des taux élevés, ce qui leur permet de gros profits sans prendre le moindre risque, la BCE étant derrière pour les soutenir», dénonçait George Soros la semaine dernière à Davos.

Pour la prochaine opération de refinancement à trois ans en février, les analystes tablent déjà sur un montant de 1000 milliards d'euros. Soit plus du double de l'opération de décembre. Cette somme, qui dépasse le deuxième plan d'assouplissement quantitatif de la Fed (600 milliards de dollars), servira-t-elle à abreuver des banques en réel manque de liquidité et à sauver l'économie des ravages d'une crise bancaire? Ou à fournir à ces établissements des fonds à replacer dans la dette des pays du sud de l'Europe pour se faire de l'argent facile? Il est trop tôt pour le dire.

Pour l'ancien de Goldman Sachs, la fin - faire baisser les taux des pays en difficulté - justifie-t-elle les moyens - enrichir les banques au passage?

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a écrit le 06/02/2012 à 10:39 :
La zone euro moins peuplée que les Etats-Unis ? Il y a presque 500 millions d'européens (les 27 de l'UE), et moins de 300 millions pour les US ? Nous sommes plus nombreux, mais moins organisés. Combien d'habitants pour la zone euro (les 17) ? Est-il sûr le PIB cumulé de l'Allemagne, de la France, de l'Italie... soit inférieur à celui des US ?
a écrit le 04/02/2012 à 16:40 :
En tout cas je pense que les mesures prises par M Draghi sont plus adéquates que celles prises par M trichet à son époque. Et surtout plus adéquates que celles qu'aurait pris un certain Weber d'Outre Rhin s'il avait été élu president de la BCE.
Dieu nous en a gardé, merci!
Réponse de le 04/02/2012 à 17:50 :
Vous rigolerez moins le jour où vous aurez compris que votre épargne ne sera réduite qu'à du vent ! :)
Réponse de le 05/02/2012 à 4:15 :
@ Alrix, Quelle epargne?
Moi je suis content quand je peux payer mon loyer à la fin du mois. De plus
Je ne fais que comparer les methodes, Trichet a racheté avec l'argent du contribuable des emprunts Grecs qui ne seront jamais remboursés, Draghi prête à des banques à 1% pendant 3 ans de l'argent que d'autres banques déposent chez lui à 0,5%.
Vous savez que ce sont les Lombards qui on inventé le system des prêts.
Alors ce n'est pas un Teuton dont Dieu a bien voulu nous épargner (Weber) qui va dire à un Italien ce qu'il doit faire, quand-même!
Réponse de le 05/02/2012 à 10:17 :
Beh voyons ! Vous avez bien raison, imprimons des billets, chers monsieur, et rajoutons de la dette à la dette !:) Ceci n'est qu'un moyen de déguiser un défaut certains. enfin, ruiner les épargnants ne sert à rien, car c'est la même épargne qui constitue les fonds propres des banques et permettent à ces dernières de créer de nouvelles lignes de crédit. L'Europe est justement malade de sa surconsommation à crédit, et non d'un excès d'épargne !
a écrit le 04/02/2012 à 13:38 :
...Et M Trichet, j'aimerais bien lire leurs commentaires svp.
a écrit le 04/02/2012 à 9:12 :
@ Alrix, trois articles datés du 04.02.2012

Zone euro : l'inflation recule à 2,8%, l'activité privée ralentit
France : la consommation des ménages a reculé en novembre
Une usine Renault géante inaugurée à Tanger

l'Euro est par rapport à son cour de change initial encore surévalué. (1,20,-)
Il était même descendu jusqu'à 0,82,-
Pour quelle raison voulez vous un Euro surévalué m'échappe.
Cela ne ferait qu'augmenter les déficits des balances commerciales de la plupart des pays de l'Union Monétaire dont la France. Les seuls qui ont intérêt à un Euro fort ce sont les grosses entreprises, surtout allemandes qui, ayant délocalisé leur production en dehors de la Zone Euro et ne faisant souvent que finir le produit en Allemagne pour y appliquer le « Made in Germany », tirent profit d'un Euro surévalué. Il n'y a pour la Zone Euro dans son ensemble à vouloir un Euro surévalué qui lui ferait perdre en compétitivité. Le taux de chômage des jeunes en Espagne et Portugal est presque de 50%. Ce qui prouve bien que l'Euro est surévalué.
Bien sur on pourrait théoriquement baisser tous les salaires de 50%, dans la pratique cela n'est pas faisable, pensez aux personnes qui doivent rembourser des crédits calculés sur leurs revenus actuels.
Je pense que vous êtes victime du lavage de cerveau orchestré par les grosses entreprises qui ont profité de l'Euro fort pour délocaliser et qui maintenant se rendent compte que leur calcul était faux.
Réponse de le 04/02/2012 à 11:04 :
Cher Monsieur, je ne doute pas de mon manque d'intelligence et de la supériorité de la vôtre sur la mienne. Cependant, à moins de ne jamais se déplacer dans les supermarchés et de na pas payer l'essence à la pompe, il faut être sacrément aveugle ou idiot pour ne pas se rendre compte d'une hausse des prix, largement sous-estimée par des organismes officiels faisant office du miniver digne de 1984. Les problèmes que vous soulevez sont exacts. Mais ces derniers ont ni plus ni moins liés qu'à l'euro monnaie unique. En ce sens, l'Euro est la pire monnaie jamais créée, accentuant et aggravant les effets d'une crise qui ne cesse de perdurer. Après, penser que faire marcher la planche à billets est une solution miracle, il convient de se contenter de regarder l'état du RU et des EU pour constater que ceci n'est que contre-vérité. Idéologie, quand tu nous aveugles....
Réponse de le 04/02/2012 à 13:49 :
@ Alrix,
j'en déduis que vous êtes fonctionnaire ou retraité et donc à l'abri du chômage, puisque le prix de l'essence vous parait plus important que les 50% de chômage des jeunes.
Tant mieux pour vous, on ne peut tous être fonctionnaires ou retraités, helas!
Réponse de le 04/02/2012 à 14:35 :
Je ne vois pas en quoi l'inflation relance la croissance. Je pense que vous vous méprenez sur un point : la croissance ne vient pas de l?inflation, mais l'inflation est la résultante de la croissance, enfin en principe. Ce qui m'inquiète, c'est que vous ne semblez manifestement pas comprendre la supercherie comptable orchestrée par super Mario. Lorsque l'on se rendra compte de l'étendue de cette dernière, alors là, vous verrez les dégâts. Enfin, même pour un jeune, la hausse des prix des biens de premières nécessités et de l'essence sont tout aussi handicapantes que pour les "fonctionnaires" et les "retraités" que vous dénoncez tant. En effet, cette dernière leur impute un pouvoir d'achat déjà bien faible. Vouloir une amplification de cette dernière n'est qu'un leur.
Réponse de le 04/02/2012 à 16:38 :
@ Alrix,
pour le moment l'inflation n'est pas le problème, le problème majeure c'est le chômage des jeunes causé par la récession, occupons nous déjà des problèmes actuels, nos verrons pour l'inflation quand l'inflation sera la.
Mais vu que les économies de la Zone Euro sont en perte de vitesse, l'inflation est peu probable actuellement. Le chômage des jeunes lui il est bien la.
Chaque chose en son temps.
L'augmentation du prix de l'essence est due surtout au fait que 3 ou 4 Milliards de consommateurs supplémentaires arrivent en force d'Asie sur le marché. Et ils veulent tous rouler en voiture, heureusement pas tous en grosse cylindrée germanique.
Réponse de le 04/02/2012 à 17:35 :
Le problème du chômage des jeunes en est Europe tout de même lié à un problème monétaire. Et ce dernier s'appelle l'Euro, une monnaie qui est sensée réguler 17 économies aussi disparates que variées. En ce sens, seul un retour aux monnaies nationales, notamment en Europe du Sud, pourra résoudre le chômage de masse, les pays de cette zone retrouvant alors une monnaie reflétant leur réelles capacités économiques. Vouloir imposer l'Euro tel un dogme religieux ne pourra que mener ce dernier face à un mur !
Réponse de le 04/02/2012 à 17:37 :
Autre précision : l'augmentation du cours des matières premières ne s'explique qu'en partie avec l'augmentation de la demande en Asie. Les politiques de QE menés par la FED sont tout autant responsables de ladite inflation, et ce d'autant plus que les cours des matières premières sont exprimées en dollar. Benanke et Keynes, vos idoles, nous mènent donc droit dans une impasse !
Réponse de le 06/02/2012 à 17:27 :
@ Alrix,
plus on est à ce partager un gateaux et moins il y en a pour chacun.
Il y a 60 ans il y avait 3 ou 4 pays industrialisés et le reste laissait le peuple crever de faim pour pouvoir achter nos produits à pris d'or.
Le japonais sont arrivés, on rigolait de leurs produits au début, aprés on n'a plus rigolé.
Maintenant le rapport a complétement changé, heureusement je dirais.
Alors. c'est fini les années des vaches grasses, il faut partager le gateaux avec tout le monde. C'est tout et c'est simple. Bon appetit quand même.
Réponse de le 08/02/2012 à 8:54 :
Cartes, mais les effets de la politique monétaire menée actuellement amplifie largement les choses. En ceci, je pense qu'il est légitime de la critiquer !
a écrit le 04/02/2012 à 9:04 :
Comme les gouvernements ne font rien (ou pas assez vite) il fallait bien que la Banque Centrale agisse pour nous sortir de l'impasse. L'argent prêté par la BCE aux banques entraine une forte détente des taux d'emprunts des PIIGS ce qui par ricochet soulage l'ensemble des marchés. Si maintenant les media arrêtaient de nous faire peur avec la fin de l'euro la confiance reviendrait très vite et avec elle l'investissement des entreprises et des ménages. Avec un peu de chance la récession ne durera pas plus d'un trimestre et le chômage repartira sous peu à la baisse comme aux Etats-Unis. Merci Mario.
Réponse de le 05/02/2012 à 11:28 :
USA
243.000 emplois créés aux USA claironne BFM. Seul problème, et cela fait maintenant trois ans que cela dure, les emplois A TIERS TEMPS sont comptabilisés en vrais emplois... !!! Et en même temps, ils ont viré les chômeurs longue durée des stats: "it appears that the people not in the labor force exploded by an unprecedented record 1.2 million. No, that's not a typo: 1.2 million people dropped out of the labor force in one month!". Lire ici et ici sur les tiers temps... Je crois que c'est Egon von Greyhertz qui nous avait annoncé, il y a deux ans, que tous les gouvernements bidonneront leur chiffre du chômage... Il avait raison 100%.

It appears the record surge in people not in the labor force is not the only outlier in today's data. For the other one we go to the Household Data Survey (Table 9), and specifically the breakdown between Full Time and Part Time Workers (defined as those "who usually work less than 35 hours per week"). We won't spend too much time on it, as it is self-explanatory. In January, the number of Part Time workers rose by 699K, the most ever, from 27,040K to 27,739K, the third highest number in the history of this series. How about Full time jobs? They went from 113,765 to 113,845. An 80K increase. So the epic January number of 141.6 million employed, which rose by 847K at the headline level: only about 10 % of that was full time jobs: surely an indicator of the resurgent US economy... in which employers can't even afford to give their workers full time employee benefits. We can't wait for Mr. Liesman to explain how this number, too, is unadulterated hogwash, and how it too is explained away to confirm economic strength. Incidentally this is not the first time we have discussed the issue of part vs full time workers: for more see here: "Charting America's Transformation To A Part-Time Worker Society, Following 6 Straight Months Of Full Time Job Declines"
Source :Zero Hedge
a écrit le 03/02/2012 à 19:49 :
@ Erick,
c'est expliqué dans l'article, ceux qui empruntent et ceux qui déposent ne sont pas les mêmes. Il y en a qui en ont de trop et d'autres pas assez.
C'est par manque de confiance entre elles que les banques qui en ont trop préfèrent déposer auprés de la BCE en qui elles ont confiance. Tout est la, une question de confiance. Elle préfèrent prêter à l'Allemagne à des taux négatifs, ce qui est encore plus con que de preter à la BCE à 0,5%!
La Draghi a joué un petit coup vache aux Allemands.
Par chance ce n'était pas Weber, il aurait laissé tout le monde crever de faim et de soif pour que l'Allemagne puisse s'en foutre encore plus plein la panse. (sich den Ranzen vollschlag)
a écrit le 03/02/2012 à 19:39 :
On l'a échappée belle, quand je pense que nous avons failli avoir l'Allemand Weber à la place de l'Italien Draghi.
a écrit le 03/02/2012 à 16:33 :
Etrange, 500 milliards de billets de Monopoly en plus plus 500 au printemps et personne pour nous parler de l'équivalent en baisse de pouvoir d'achat mécanique des euros actuels. Apparemment, l'idée d'un retour au franc qui créerait une dévaluation de 20 % est une monstruosité mais on vient de dévaluer l'euro de 30 % et tout le monde trouve cela formidable. Je suis content d'avoir beaucoup d'or.
Réponse de le 03/02/2012 à 19:38 :
L'Euro n'a pas du tout été dévalué, au contraire il est encore audessus de sa parité ideale qui, selon tous les experts tourne autour des 1,20 à 1,25 par rapport au US-Dollar. Qui a besoin d'un Euro fort?
Les pédérastre qui vont satisfaire leur vice en Thailande?
Réponse de le 03/02/2012 à 21:14 :
Et si vous comparez l'euro par rapport au Franc Suisse et au yen, alors, si, ce dernier a bien été dévalué. Arrêtez donc de comparer le Dollar et l'Euro, qui sont deux monnaies qui ne valent rien et qui sont gérées de manière assez hasardeuse par deux anciens de Goldmann Sachs.
Réponse de le 04/02/2012 à 2:29 :
@ Alrix ,

vous voulez faire de Zone Euro un pardis fiscal?
La monnaie de référence a toujours été le Dollar US.
Réponse de le 04/02/2012 à 8:06 :
Je ne souhaite pas faire de la zone Euro un paradis fiscal. D'ailleurs, je cite le yen, et il me semble que le Japon ne soit pas un paradis fiscal. Arrêtez donc de dire n'importe quoi à cause d'aveuglement idéologique. Tout comme le Dollar, l'Euro n'est qu'une monnaie de papier basée sur du vent. Là se trouve sa grande faiblesse.
Réponse de le 04/02/2012 à 8:41 :
@ Alrix,
l'Euro est par rapport à son cour de change initial encore surévalué. (1,20,-)
Il était même descendu jusqu'à 0,82,-
Pour quelle raison voulez vous un Euro surévalué m'échappe.
Cela ne ferait qu'augmenter les déficits des balances commerciales de la plupart des pays de l'Union Monétaire dont la France. Les seuls qui ont intérêt à un Euro fort ce sont les grosses entreprises, surtout allemandes qui, ayant délocalisé leur production en dehors de la Zone Euro et ne faisant souvent que finir le produit en Allemagne pour y appliquer le « Made in Germany », tirent profit d'un Euro surévalué. Il n'y a pour la Zone Euro dans son ensemble à vouloir un Euro surévalué qui lui ferait perdre en compétitivité. Le taux de chômage des jeunes en Espagne et Portugal est presque de 50%. Ce qui prouve bien que l'Euro est surévalué.
Bien sur on pourrait théoriquement baisser tous les salaires de 50%, dans la pratique cela n'est pas faisable, pensez aux personnes qui doivent rembourser des crédits calculés sur leurs revenus actuels.
Je pense que vous êtes victime du lavage de cerveau orchestré par les grosses entreprises qui ont profité de l'Euro fort pour délocaliser et qui maintenant se rendent compte que leur calcul était faux.
Réponse de le 04/02/2012 à 13:22 :
Il est étrange de lire l?aveuglement des absolutistes de la monnaie unique. L'euro est formidable ? L'union européenne est un merveilleux succès ? Mais alors pourquoi donc toutes les nations européennes et leurs peuples sont-elles à l'agonie ? Y-a-t-il un seul moment où vous prenez du recul pour comparer 'avant' et 'après' ou votre existence entière n'est-elle qu'un dogme politico-religieux ?
Réponse de le 04/02/2012 à 14:38 :
Et encore, la religion relève de la vie privée et d'un choix. Ce n'est malheureusement pas le cas en ce qui concerne l'Euro, qui nous a été imposé par les technocrates français, soucieux de contenir la puissance allemande.....
a écrit le 03/02/2012 à 16:01 :
Petits arrangements entre amis (nos banquiers) payés par les peuples...avec la bénédicition de la commission européenne...elle est bien de ce côté là la racaille qu'il faut nettoyer au karcher!!!
a écrit le 03/02/2012 à 15:41 :
L'inconvénient majeur de l'injection massive de liquidités est de former des bulles qui éclateront forcément un jour ou l'autre...
a écrit le 03/02/2012 à 14:56 :
apparemment une grande partie des réponse est idéologique, et n' apas suivi le film!
l'argent que la BCE a prété aux banques récemment (500 Milliards) à 1% s'est retrouvé quasi instantannément de nouveau dans ses coffres reprété par les banques à 0,5% !
la BCE ne crée donc pas de papier! elle en a plein ses coffres!
Réponse de le 03/02/2012 à 15:40 :
Si on laisse l'idéologie un instant de coté, ce que vous décrivez sert à quoi ??!! J'emprunte à 1% et je place à 0.5%, je comprends pas bien le scénario du film ;-)
Réponse de le 03/02/2012 à 19:04 :
C'est un stratagème, les banquiers cherchent a sauver leur peau, coûte que coûte... ils ont tout de même assassinés quatre présidents américain (Abraham Lincoln, James Abram Garfield, William McKinley et John F. Kennedy) pour garder le pouvoir absolu, celui de la création monétaire, ils ont produit des guerres meurtrière pour sauver leur "petit bizness"
Réponse de le 03/02/2012 à 19:49 :
@ Erick,
c'est expliqué dans l'article, ceux qui empruntent et ceux qui déposent ne sont pas les mêmes. Il y en a qui en ont de trop et d'autres pas assez.
C'est par manque de confiance entre elles que les banques qui en ont trop préfèrent déposer auprés de la BCE en qui elles ont confiance. Tout est la, une question de confiance. Elle préfèrent prêter à l'Allemagne à des taux négatifs, ce qui est encore plus con que de preter à la BCE à 0,5%!
La Draghi a joué un petit coup vache aux Allemands.
Par chance ce n'était pas Weber, il aurait laissé tout le monde crever de faim et de soif pour que l'Allemagne puisse s'en foutre encore plus plein la panse. (sich den Ranzen vollschlag)
Réponse de le 05/02/2012 à 16:43 :
Visionnaire,
Thomas Jefferson, troisième président des Etats-Unis de 1801 à 1809, a fait la déclaration suivante en 1802 :

« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis. »
a écrit le 03/02/2012 à 14:07 :
Vous rêvez, Croire qu'il suffit d'imprimer de la monnaie a tour de bras et de l'offrir aux banquiers pour qu'ils relancent l'économie... c'est croire que PONZI est un sauveur béni...
Vous allez juste créer une inflation sur gigantesque que toute l'économie réelle va être emportée... et quant-il faudra expliquer aux épargnants que tous leur argent vaut "Rien" je vous conseil de vous équiper avec un gilet pare balle...
Réponse de le 03/02/2012 à 16:47 :
Ca ne sera pas la peine, d'ici là, (ils nous font le coup à chaque fois) lorsque la situation commencera à leur échapper, une petite guerre (qui d?ailleurs se prépare) sera toujours la bien venue pour occuper les jeunes impétueux, continuer le business en vendant des armes et faire tourner leurs usines, après montrer aux peuples encore vivant "un tient vaux mieux que deux tu l'auras" pour leur faire accepter leur condition et nous repartirons pour un nouveau cycle capitaliste qui finissent toujours par de très graves crises financières et guerres: 1870 ...1914/18 ; 1929 ... 1939/45 et maintenant....
a écrit le 03/02/2012 à 14:06 :
Comment faire confiance à un homme qui a travaillé pour une banque ayant mené le monde au bord du gouffre ?
a écrit le 03/02/2012 à 13:59 :
à quand la faillite de la bce? quand on a pas d'argent qui rentre, on n'emprunte nada, rien, on sert les vis et rentre le ventre.. trop dur à dire aux gens qui se levent tot et bossent dur hein? quand on gaspille n'importe comment l'argent réel.. allez va, on en reparle l'année prochaine quand faudra rembourser ça en plus du reste.
Réponse de le 04/02/2012 à 9:00 :
L'argent prété et l'argent reçu: Record battu ! La Tribune, 18/01/2012 |: Les banques placent 528 milliards d'euros de liquidités auprès de la BCE à 0,5% et la BCE le prête à 1% aux banques qui en ont besoin.
J'appelle ça avoir la bosse du commerce.
a écrit le 03/02/2012 à 13:08 :
? Erick a écrit le 03/02/2012 à 10:13 :
o "même imaginer que les banques utilisent l'argent de la BCE pour soutenir leurs cours"
Ce que vous dites est strictement interdit et est strictement contrôlé. Enfin un endroit où le régulateur fait son job.
Réponse de le 03/02/2012 à 15:44 :
Vu le niveau du régulateur je pense que nos amis banquiers ont de la marge ;-)
Ya pleins de méthodes pour arriver à ce résultat...
a écrit le 03/02/2012 à 13:04 :
? simple citoyen a écrit le 03/02/2012 et je l'approuve totalement. Combien sommes nous?
Parfois en peu de mots la situation s'en trouve éclairée, encore merci vous m'avez évité de l'écrire.
a écrit le 03/02/2012 à 12:10 :
"le pib de la zone euro et la population inférieurs aux US" ?????
Je ne peux pas lire un article écrit par quelqu'un qui a du avoir la scolarité d'un enfant desoeuvré du burkina fasso
Réponse de le 03/02/2012 à 12:58 :
population USA 313 000 000 / population zone euro 322 000 000, donc OK !
Mais ... PIB USA + de 15 000 milliards contre environ 2500 milliards pour zone euro.
Y'a pas photo !!! Attention, Niconos, tu es mûr pour le burkina fasso !!!
Réponse de le 03/02/2012 à 13:50 :
Je tiens à signaler que 2500 millilard, c'est juste le PIB de la France.
Donc Marcel, je vous attends demain à l'ouverture des cours.
Réponse de le 03/02/2012 à 16:09 :
I'm back ! Exact, erreur grossière de ma part, il s'agit du PIB trimestriel de la zone euro ! Mais 4 x 2500 = 10000, on est loin des 15000 milliards US. Je vous renvoie au site LE JOURNAL DU NET économie, vous trouverez tous les chiffres.
Je propose donc 1 partout, balle au centre !!! Il ne faut pas être méprisant comme ça envers les journalistes... Au moins, avant, on fait comme moi, on vérifie les chiffres ! Sans rancune ?
Réponse de le 03/02/2012 à 17:19 :
Oui, ça doit être une dizaine de milliers de milliards pour la zone euro voire une douzaine peut-être, mais bon on va pas chipoter pour si peu.... ;-).
Aucune rancune, et puis je vous ait répondu sur le ton de l'humour.
Au passage, je ne suis pas Niconos, juste un lecteur lambda.
Réponse de le 03/02/2012 à 17:45 :
Oups... "ai répondu".
a écrit le 03/02/2012 à 11:54 :
Une bonne partie de tout cet argent va certainement être prêté par les banques au MES qui, avec une telle force de frappe, ouvre de belles perspectives par intervention sur le marché secondaire de la dette européenne ; C?est peut-être la solution si, et seulement si, les états assainissent leurs finances en quelques années?
a écrit le 03/02/2012 à 11:39 :
Il fait du GS comme la FED....On joue sur le virtuel pour faire des profits virtuels qui vont dans les vraies poches d une minorite politico financiere.Vous avez dit eco reelle....connait pas...meme pas interressant il faut travailler et en plus pour trois fois rien....Bravo Super Mario
a écrit le 03/02/2012 à 11:07 :
Cet afflux de liquidités prêtées aux banques ne sert donc qu'à aider les états à placer leurs dettes et à gagner de l'argent facilement. Joli tour de passe-passe, avec 2 conséquences : les gouvernements ne seront pas incités à assainir leurs finances ; et l'argent ne sert pas au développement de l'économie.
a écrit le 03/02/2012 à 10:43 :
Ah parce que le fait d'avoir réussi en quelques semaines à avoir un bilan de la BCE plus chargé que celui de la FED est un exploit?
Mais vous nous prenez pour des idiots?
En attendant, rien, absolument rien n'est fait dans nos pays pour limiter le capitalisme de connivence qui tue celui des entrepreneurs et des vrais créateurs de richesse.
En attendant, rien, absolument rien n'est fait pour réduire la sphère d'influence des états et autres collectivités, qu'elles soient intra ou supra nationales.
En ateendant, rien, absolument rien n'est fait pour moraliser le système financier dont les principaux bénéficiaires ne sont poursuivi dans aucun des pays occidentaux, alors même qu'il y aurait largement matière à le faire.
A ce rythme là, on pourrait aussi bien nous donner des numéros et organiser un tirage mensuel pour savoir qui bossera à l'une des nombreuses taches totalement indispensable que notre état sait créer pour continuer à justifier son enflement sans limite.
Réponse de le 03/02/2012 à 14:04 :
+1000
a écrit le 03/02/2012 à 10:23 :
Dans moins de 10 ans il comparaîtra au TPI...
a écrit le 03/02/2012 à 10:08 :
Ou comment un italien va transformer l'Euro en Lire italienne des années 80. Quant à Michel Castel, on peut toujours lui permettre de croire au Père-Noël. Le délire interventionniste des keynésiens n'a plus de limite !:)
a écrit le 03/02/2012 à 10:06 :
Voyez, c'est là que ça me gène : "Par conséquent, les établissements sont probablement en train d'acheter de la dette de leur Etat.". Dans la série des incantations, nous allons aussi pouvoir en "déduire" que les banques ne vont pas augmenter leurs taux d'intérêts, que le chômage va baisser, ... Je vous laisse trouver d'autres choses toutes aussi supputées.
a écrit le 03/02/2012 à 9:56 :
Il n'a pas de mal à être meilleur que TRICHET qui,n'osant déplaire aux allemands avait les yeux rivés uniquement sur l'inflation, jouant sur le seul levier des taux d'intérêt avec une frilosité de grand papa et précipitant la zone dans la récession.
Réponse de le 03/02/2012 à 10:40 :
A priori, vous n'avez pas compris que ce gavage des banques est fait pour : 1) remplacer une grosse partie de leur "actifs devenus subitement pourris", 2) compenser les pertes dues à la récession en cours. 3) leur permettre de passer plus facilement dans les critères de bâle3, même si tout va être fait pour en réduire les contraintes. Par contre, vous allez pouvoir apprécier ce que signifie la socialisation des pertes en cours...
Réponse de le 03/02/2012 à 11:42 :
Pas etre trop dur avec Gerard car Pas facile de comprendre avec les news eco en France qui sont d une pauvrete...elles repetent ce que dit Barouin...alors niveau zero accepte
Réponse de le 03/02/2012 à 13:25 :
Bartg, veuillez argumenter votre réponse critique plutôt qu'un commentaire de comptoir facile et anonyme. Vous en sortirez grandi.
Réponse de le 03/02/2012 à 13:42 :
On devrait mettre en place un forum avec inscription ici, ça limiterait ce genre d'attaques gratuites.
Réponse de le 03/02/2012 à 13:44 :
Gérard, l'argumentation de Bartg est celle d'Yvan apparement. Et comme moi, il ne comprend pas votre adhésion à cette politique de socialisation des pertes et de privatisation des gains. à moins que vous y voyez votre intérêt...
Réponse de le 03/02/2012 à 13:46 :
Yvan, mon propos n'était de me lancer dans un énième explication sur les soucis supposés des banques européennes. Reconnaissez toutefois à Monti le courage de bousculer l'orthodoxie allemande d'une BCE entièrement tournée vers leurs seuls intérêts pour tenter d'en faire un véritable outil de croissance. Puisse-t-il réussir.
Réponse de le 03/02/2012 à 14:06 :
C'est mieux que rien ,mais ce serait mieux que le quantitative easing soit fait directement au profit de la collectivité(prêts à l'économie réelle à taux très bas et pour diminuer la dette publique)qu'au profit des banques privées.Il est vrai que supermario est l'ancien directeur de Goldman Sachs pour l'Europe.Ah conflit d'intérêts quand tu nous tiens!.
Réponse de le 03/02/2012 à 14:10 :
la faute à qui si la france ne fait pas les réformes que l'allemagne a entrepris dans la sueur et les larmes il y'a 20 ans? à part pleurnicher que c'est la faute à, la faute de .. faudrait peutr être que nos elus se bouge un peu pour de bons en arretant de penser à leur réelection et comment sortir pour de vrai la france de l'ornière. Et je pense pas que c'est en continuant sur le modèle actuel à savoir emprunter plus pour financer la vie courante qu'on va subitement redecouvrir la croissance face à des chinois et indiens qui ont des règles et des normes qui leurs sont profitables bien que coupables. alors j'ai pas fait de grandes études mais je sais à peu près que des moins et des moins, ça fait pas un plus en argent réel!
Réponse de le 03/02/2012 à 14:42 :
Gérard. Les Allemands savent peut-être "aussi" que chaque éclatement de bulle produit une aggravation de la pauvreté générale au profit de seulement certains.. Non? Par contre, un bon coup d'hyper-inflation mondiale permettrait de faire fondre les plus grosses fortunes, je vous l'accorde. Un forum sur La Tribune... Mon rêve !!! Mais avec des admin sérieux ... et donc, sans pitié. Je suis POUR les règles lorsqu'elles profitent à tout le monde.
a écrit le 03/02/2012 à 9:45 :
Cela a tellement bien fonctionné aux EU qu'il fallait évidemment faire pareil chez nous.

a écrit le 03/02/2012 à 9:14 :
Je ne comprends certains commentaires béats en faveur de Monsieur Draghi. En effet, sa politique de QE ne va qu'entraîner la création de nouvelles bulles, amenant tôt ou tard à l'éclatement de ces dernières, et ruinant davantage par la même occasion une économie déjà bien fragile. Ce que fait monsieur Draghi, n'en déplaise à certains, n'est ni plus ni moins que de la cavalerie. A quand le mur ????
a écrit le 03/02/2012 à 9:13 :
A voir les marchés actions on peur même imaginer que les banques utilisent l'argent de la BCE pour soutenir leurs cours??? racheter leurs actions sur le marché??? Coup de génie de Super Mario ou coup de Grâce? la pyramide semble bien fragile?
Réponse de le 03/02/2012 à 12:44 :
Erick a raison mais en plus il est très probable que cet "quantitative easing" de la bce,a provoqué une injection d'argent ,de la part des banques,dans la spéculation notamment sur la bourse et le pétrole qui ont sensiblement augmenté depuis décembre alors que l'économie réelle est près de tomber en récession.Ceci n'est pas logique.On avait vu la même chose lors des quantitative easing de la Fed aux Usa.
Réponse de le 03/02/2012 à 14:13 :
je pense pas eric, c'est juste les speculateurs eclair qui achètent suite à cet effet d'annonce car c'est obligé que le cours augmente sur cet effet d'annonce. je lui donne aps 15 jours pour redescendre. je suis qu'une petite employée de banque et ça fait deux mois que je sais quand il faut acheter et quand il faut vendre les actions de mon entreprise. Si j'avais 100000 e à mettre,j'aurai déjà fait de belles plus value. mais helas, je n'ai qu'un pauvre pee qui dévisse sans fin avec quelques subresauts. pas besoin d'être specialiste pour faires des petits coups regulièrement sur ce genre d'annonce, suffit de lire la presse.
Réponse de le 03/02/2012 à 14:34 :
Bravo et merci, Bancoillico, de participer au mouvement de concentration et sa continuation. Vous vous tirez une balle dans le pied et vous chercherez certainement comme responsable ... le revolver.
a écrit le 03/02/2012 à 9:08 :
Un article d'une stupidité sans pareille, un Italien à la tête de la BCE démontre déjà avec quel sérieux la BCE fait son travail. Un enfant de 4 ans, sait que lorsque l'on inonde le marché de pommes, la valeur de la pomme ne vaut plus rien, c'est exactement ce que fait cet Italien, il inonde les états d'argent qui vient de la planche à billets, sans contrepartie commerciale, il met de l'argent à disposition des banques commerciales pour boucher les déficits des états, on sait où cela a conduite à de l'hyperinflation, autrement dit il a signé l'arrêt de mort des états providences, car comme disait keynes, la ruine des épargnants et des rentiers arrivent.
Réponse de le 03/02/2012 à 13:39 :
Comme tu as raison. Super Mario est un ancien de Goldman Sachs...Je pense qu'il a de vieux réflexes qui lui sont restés. Malheureusement pour nous, sauf pour Eiffel ;-).
a écrit le 03/02/2012 à 9:05 :
Dans ses futures interventions à 3 ans la BCE devrait introduire une petite partie d?action sélective pour soutenir directement l'activité de la zone euro utilement en refinançant des crédits correspondant à des investissements liés aux économies d'énergie et à tous les besoins liés au sauvetage de la planète au lieu de refinancer à l'aveugle des systèmes bancaires.
Pour éviter la récession et l?échec des plans de redressement il faut faciliter le financement des investissements et tout spécialement à ceux qui desserreraient la contrainte énergétique de toute l'Europe, traiteraient des questions de pollution et participeraient à la réalisation d?infrastructures trans-européennes dans les transports notamment.
Les montants portent annuellement sur de 2 à 3 % du PIB européen et ce pendant une décennie ou une décennie et demie. Dans ce total, moins de 2 % selon différents rapports porteraient sur des investissements liés à la transition énergétique et écologique. Un plan européen en la matière ?déjà largement esquissé par la Commission et en attente de publication - devait en arrêter les grands principes et les enveloppes. Chaque pays après le déclinerait selon ses besoins propres et en fonction de ses spécificités.
Les Etats ne peuvent plus soutenir financièrement ces investissements conséquents par des incitations fiscales fortes. Il faut impérativement y associer les circuits financiers et plus spécialement celui du crédit. Pour faciliter ce dernier, il faudrait assurer un accès au refinancement systématique auprès de la BCE pour les crédits finançant de tels projets. De plus, il faudrait que ce soit à un taux inférieur au taux de refinancement ordinaire, par exemple à seulement 66 % de celui qu?elle demande pour ses refinancements les plus longs. Il ya aurait là un signal et un levier qui redonnerait des perspectives à de nombreuses entreprises et serait un message volontariste ? mais réaliste - que les peuples européens attendent.
a écrit le 03/02/2012 à 8:56 :
Draghi est en train de transformer la BCE en Bad Bank (devinez qui va payer pour replâtrer l'édifice ?) et l'auteur de l'article trouve ça formidable !!!??
Réponse de le 03/02/2012 à 10:41 :
Ce que super Mario fait est la bonne solution et de toute façon, il n'y en a pas d'autre de crédible et de valable.
Réponse de le 03/02/2012 à 11:21 :
"There Is No Alternative". Margaret Tatcher, sort de ce corps ... :-)
Réponse de le 03/02/2012 à 13:36 :
Si il y en a une autre...c'est la restructuration de toutes les dettes. Car à ce rythme, on va dépasser les Etats-unis au niveau de la dette.
a écrit le 03/02/2012 à 8:38 :
Enrichir les banques sur le dos des peuples. Après les USA, le plus gros hold-up de l'histoire continu de plus belle, avec à la baguette Goldman Sachs. Il n'y a plus qu'à attendre l'hyper-inflation qui ne va pas tarder à arriver. Les Alllemands ne vont pas être contents. Le dollar et l'euro ne valent plus rien ! « Une monnaie papier, basée sur la seule confiance dans le gouvernement qui l?imprime, finit toujours par retourner à sa valeur intrinsèque, c?est-à-dire zéro. » On y arrive.
a écrit le 03/02/2012 à 8:36 :
La population de la zone Euro "nettement moins important" que celle des Etats-Unis: 329 millions pour l'UEM contre 308 m pour les USA.... Nettement moins important, en effet...
a écrit le 03/02/2012 à 8:35 :
que les banques pretent plus cher aux etats qu'elles n'empruntent à la BCE ,il n'y a rien d'anormal ert c'est demagogique d'affirmer le contraire !
d'abord les durés ne sont pas comparables ,la BCE prete à 3ans ,les emprunts d'etat sont souvent à 10ans .Ensuite préter comporte un risque ,preter aux etats aussi et il faut payer le cout des pertes .
a écrit le 03/02/2012 à 8:24 :
Super Mario est un professionnel comme je n'ai pas arrêté de le commenter en ces termes sur les différents articles de la Tribune. De même, pour Mario Monti. Nous devrons également mettre des professionnels en économie à la barre en France . Dans ce qu'ils font, il y a intelligence et pragmatisme.
Réponse de le 03/02/2012 à 9:41 :
Cher Eiffel,
Vos commentaires ne manquent jamais d'attirer mon attention.
Continuez, avec un peu de pédagogie en plus à l' attention des adeptes du ''contre pour ce qui est pour et pour tout ce qui est contre''
Merci.
Réponse de le 03/02/2012 à 10:39 :
@E. Broom. L'économie est un savant mélange d'intuition, de connaissances, d'expérience, de logique s'appuyant sur des concepts simples et rationnels. Je vais essayer d'argumenter plus, vous avez raison.
Réponse de le 03/02/2012 à 21:17 :
Et quelle est la logique de la politique monétaire de Monsieur Draghi, Eiffel, si ce n'est vouloir créer de l'inflation pour mieux ruiner les gens ?
a écrit le 03/02/2012 à 8:09 :
C'est d'une bétise sans nom cet article... On loue le président de la BCE... C'est hallucinant, alors que celui-ci fait tourner la planche à billet, ce qui ne correspond pas à la réalité. Donc il crée de l'argent fictive pour augmenter les possibilités d'emprunter, donc encore de la dette... Il augmente la dette, et la politique d'austérité sans croissance ne peut réduire celle-ci. La BCE nous entraine dans une mort certaine, tout se fissure, on renfloue de partout : Grèce, Portugal, Irlande, de nombreuses banques européennes... Pour exemple Dexia qui a fait faillite, a été renationalisée et ses actifs pourris vont etre repris par la banque postale et la caisse des dépots et consignations !!! Non seulement le citoyen passe à la caisse une fois, mais on le met en situation de ruine et prendra tout sur la gueule un jour ou l'autre... Ne comprenez vous pas qu'ils déplacent la dette ?????? Et qu'ils l'augmentent ????? La machine se fissure, les comptes des banques sont trafiqué, elles feront faillites un jour ou l'autre...
a écrit le 03/02/2012 à 7:58 :
Défaut ou pas défaut : les dessous de l?affaire grecque : bel article sur L.I.E.S.I.
Réponse de le 03/02/2012 à 9:52 :
merde! sur hahaped j?ai appris des détails choquants. Je ne sais même quoi penser?

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