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Par latribune.fr avec AFP
L'adoption à l'arraché par le parlement grec d'un nouveau plan de rigueur et dérégulation imposé par UE et FMI a fait s'effondrer en une nuit l'édifice politique grec, passé d'un bipolarisme rigide à une dispersion généralisée pour cause de dissidences anti-austérité.Pour la première fois depuis 1993, plus aucun parti ne détenait de majorité absolue au parlement lundi matin: réduit à 131 sièges, sur 300, le Pasok socialiste a sacrifié celle qu'il détenait depuis sa victoire de 2009 en radiant 22 députés qui ont refusé de voter en faveur du mémorandum économique UE-FMI.
La Nouvelle-démocratie, conservatrice, a aussi été décimée, perdant 21 parlementaires sur 83 dans la bataille.
Soit une majorité théorique réduite à 193 sièges pour le gouvernement socialiste-conservateur de Lucas Papademos, chargé d'engager le pays sur la route du redressement depuis l'éviction du Premier ministre socialiste élu, Georges Papandréou.
En novembre, cet héritier d'une des grandes dynasties politiques grecques avait été la première victime de la recomposition en cours, pour avoir mis le pays à l'heure d'une austérité enterrant ses promesses électorales socio-démocrates, et engagé des réformes sapant la logique clientéliste du système partisan.
Pour Thanassis Diamantopoulos, professeur de sciences politiques à l'université d'Athènes, l'ampleur de la fronde parlementaire a créé "un vide politique sans précédent".
Du bipolarisme au multipartisme centrifuge
"La Grèce est en train de passer du bipolarisme le plus rigide en Europe à un multipartisme pulvérisé et centrifuge", juge-t-il.
"Réticences idéologiques, volonté de capitaliser le mécontentement social, voire simple peur" face aux fréquentes agressions physiques visant désormais les élus, rendus responsables de la débâcle économique: les motivations des dissidents sont selon lui aussi diverses que leur parcours.
"Dans les deux camps, la plupart sont ceux qui étaient les plus fidèles à la ligne du parti et à leurs chefs", et n'ont pas supporté les volte-face, relève pour sa part le politologue Georges Séfertzis.
"Le poids à porter était devenu trop lourd, avec la généralisation dans la société grecque du sentiment que le programme économique imposé au pays est inefficace, et un fort courant de résistance à ce qui est perçu comme une humiliation nationale", juge-t-il.
Notamment à droite, où le dirigeant conservateur Antonis Samaras ne s'est rallié que tardivement aux recettes UE-FMI, après des mois d'opposition frontale.
Ironie du sort, son rival d'extrême-droite Georges Karatzaféris qui a négocié le virage inverse en quittant vendredi l'exécutif Papademos a lui aussi perdu deux députés (sur 16), mais parce qu'ils ont soutenu le plan de rigueur.
Des élections en avril
"Après une crise politique de cette envergure, on peut difficilement éviter des élections, elles sont quasi-obligatoires" juge le politologue Ilias Nikolapopoulos.
Le porte-parole du gouvernement, Pantelis Kapsis, a de fait annoncé lundi que le scrutin serait organisé "en avril", dans le délai prévu lors de la formation du gouvernement Papademos en novembre, et comme l'avait encore réclamé vendredi M. Samaras, qui part favori.
Mais pour M. Séfertzis, la date des élections est encore en jeu, au vu du bouleversement généralisé du paysage politique, et de l'ampleur des réactions sociales à prévoir lorsque les mesures votées, prévoyant notamment des baisses de salaires dans le privé, commenceront à être appliquées.
M. Samaras "doit être en train de faire et refaire ses comptes", estime-t-il.
Voire, selon ces analystes, de lancer des ponts vers le ministre socialiste des Finances, Evangélos Vénizélos, successeur le plus probable de M. Papandréou à la tête du Pasok, en vue de préparer une alliance gouvernementale qui replacerait l'axe politique du pays au centre.
hector49 a écrit le 14/02/2012 à 11:43 :
La dette des uns est le bénéfice des autres.
JB38 a écrit le 14/02/2012 à 09:34 :
300 Députés pour un pays comme la Grèce, c'est peut-être beaucoup...La nature a horreur du vide, l'Armée sera toujours là pour le combler. Ils étaient pas beaux les colonels aux lunettes noires (Ray-Ban américaines?)
jpde a écrit le 14/02/2012 à 08:54 :
la Grèce est restée marquée par son passé et ses héritages: poids des patriarcats et des potentats, structures familiales de type balkanique, faiblesse des démocrates et des idéologies républicaines, Etat obèse mais inapte à équilibrer des budgets( et celà depuis la création du royaume):bref la crise amènera une heure de vérité
AAubut a écrit le 14/02/2012 à 00:47 :
Errata: La possibilité de faire défaut existe mais n'est pas inhérente au système que je propose...
AAubut a écrit le 14/02/2012 à 00:43 :
Le système financier mondial est absolument aberrant depuis les dernières décennies. Pour simplifier le modèle: 1000 personnes empruntent a la banque 1000 euros ( ou quelque autre monnaie ), la banque créée 1000 euros et vous demande de la rembourser 1050 euros dans 3 années. Les trois années passées, les 1000 emprunteurs ont toujours 1000000 entre eux mais doivent rembourser 1050000. Or les 50000 euros de l'intérêt n'ont jamais été créés! Ceux qui ont réussi a prendre au moins l'intérêt dû aux autres pourront payer, les autres feront faillite! Changez les chiffres comme vous voulez, la faillite de certains est une certitude mathématique. Au lieu de laisser les financiers concevoir un système financier, demandez plutôt a un mathématicien! Je ne suis pas mathématicien, mais dans mon scénario, l'emprunteur demande 1050 euros, la banque créé 1050 euros, remet 1000 euros au client et garde les 50 pour ses frais d'opération. Tout est réglé instantanément, aucune possibilité de faire défaut! Mais les banquiers n'apprécieront sûrement pas mon idée!
gaeloup a écrit le 13/02/2012 à 20:23 :
L'aveuglement il viendrait pas plutôt des médias français qui refusent de voir dans la crise la responsabilité d'états providence devenus obèses? Le pln d'austérité grec n'en est pas un tant que les dépenses dépassent les recettes. Augmenter les impôts est suicidaire quand on se trouve en récession. Ce sont les dépenses qu'il faut diminuer et non les impôts qu'il faut augmenter. Et pour diminuer les dépenses de l'état, privatiser tout ce qui peut l'être. Bref l'inverse du keynésianisme qui montre une fois de plus son inanité mais qui continue de faire les beaux jours de la pensée unique médiatique française. Espérons que cette mentalité change avant la faillite française, programmée sinon à brèce échéance. Au vu des débats pour la présidentielle, c'est pas gagné...
Pinas Solal a écrit le 13/02/2012 à 19:14 :
"L'austérité à fait exploser" les fautes dans les titres de La Tribune !
YAYOU a répondu le 13/02/2012 à 21:56:
je ne vois pas de faute moi...???
Triple A a répondu le 13/02/2012 à 22:52 depuis un Iphone :
À n'est pas égal à a.
AAubut a répondu le 13/02/2012 à 23:12:
Il me semble qu'on utilise l'accent grave sur le a seulement quand il est utilisé comme préposition ( à gauche, à coté...) or, dans le titre il était utilisé comme verbe, donc il ne doit pas avoir d'accent.
arcesilas a répondu le 14/02/2012 à 13:08:
Ah! et ben, on commence à comprendre kek'chose dans le fonctionnement du trou noir grec. :-)
Sortir de l'Euro c'est possible a écrit le 13/02/2012 à 19:03 :
Traité de l?Union Européenne Article 50 Tout état membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles de se retirer de l?Union. L?état membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil Européen. A la lumière, des orientations du conseil européen, l?Union négocie et conclut avec cet état un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l?Union. Cet accord est négocié conformément à l?article 188 N, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l?Union européenne. Il est conclu au nom de l?Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.
villeroy a écrit le 13/02/2012 à 18:38 :
Que donnent les paris chez les bookies britanniques sur la mise en oeuvre effective de ces mesures a) votées par ce parlement grec sortant et b) revues par celui qui sortira des urnes en Avril ? Au demeurant, fallait-il encore plus charger cette mule mourant des remèdes de cheval prescrits par les docteurs Knock de l'UE, du FMI ?
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Ah! et ben, on commence à comprendre kek'chose dans le fonctionnement du trou noir grec. :-)
par arcesilas le 14/02/2012 à 13:08
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jpaul lyon a écrit le 14/02/2012 à 11:45 :
Cette élection , si elle n'est pas repoussée pour cause nationale comme les soucis économiques du pays , sera à suivre avec attention et devra surement répondre à cette question : un peuple est il souverain en Europe en 2012? On va finir par envier les anglais ....