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Défaut de la Grèce et CDS : Stiglitz accuse la BCE

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L'Echo (Bruxelles)  |   -  678  mots
Les CDS sur la dette grecque ne vont pas se déclencher. Faut-il y déceler une sorte de complot ? Joseph Stiglitz ne se fait pas que des amis... Une tribune publiée cette semaine dans les colonnes de notre partenaire belge L'Echo.

Joseph Stiglitz n'a pas sa langue en poche. Dans , le prix Nobel d'économie égratigne la Banque centrale européenne et son manque de transparence.

Dans le dossier grec, Stiglitz estime que la position de l'institution de Francfort a été pour le moins curieuse. Elle s'est ainsi toujours opposée à ce fameux "événement de crédit", lié à un défaut de paiement de la Grèce, qui déclencherait les contrats de CDS.

Que n'a-t-on écrit sur ces "credit default swaps", ces contrats qui permettent de s'assurer contre un défaut de paiement ? Un produit qui a enfoncé des firmes comme AIG et Fortis en pleine tourmente financière en 2008, et qui a ensuite mis à mal des pays, comme la Grèce.

A la base, un CDS peut s'avérer utile. Il permet à un détenteur d'une obligation de se couvrir contre le défaut de paiement de l'émetteur. Comme un "bon père de famille" assure sa maison contre un incendie. Mais quand ce sont majoritairement des non-détenteurs de l'obligation qui se ruent sur les CDS, cela se corse. Il s'agit alors d'acteurs qui s'assurent contre un risque financier qu'ils ne courent pas. Ou comme l'indiquait Peter Praet, "c'est un peu comme si j'achetais une assurance contre le risque d'incendie de la maison d'une tierce personne". En d'autres mots, ce serait presqu'une incitation à mettre le feu à la maison du voisin.

Mais revenons à Athènes. Les banques européennes détiennent quelque 40 milliards d'euros de dette grecque. On aurait pu supposer que face au risque de défaut sur leurs obligations, les banquiers, en gestionnaires avisés, achètent une assurance sous forme de CDS.

"Dans ce cas, un régulateur qui prend en compte la stabilité financière du système veille en principe à ce que l'assureur paye en cas de perte. Pourtant la BCE veut que les banques ne soient pas dédommagées en cas de perte sur les obligations qu'elles détiennent", s'étonne Stiglitz.

Juges et parties ?

Alors plusieurs hypothèses existent. La première, selon le prix Nobel, est que les banques ne se sont pas assurées contre le défaut de paiement et que certaines ont adopté des positions spéculatives. Ou alors la BCE tente peut-être de protéger les banques qui ont émis les contrats d'assurance et qui sont donc censées devoir dédommager les acheteurs de contrats. Si tel est le cas, ce serait relativement grave. Enfin, dernière hypothèse, la BCE sait que le système financier manque de transparence et que les investisseurs ne peuvent évaluer les conséquences d'un défaut de paiement, ce qui pourrait entraîner un nouveau gel des marchés du crédit, de type Lehman Brothers.

Dans le milieu des économistes, certains s'interrogent aussi. Qui a acheté des CDS, qui a vendu, quel est le rôle de la BCE ? Et surtout comment se fait-il que les CDS ne se déclenchent pas alors que la Grèce a fait défaut sur des paiements de factures, de pensions et que des banques, à la suite d'une restructuration dite "volontaire", vont perdre 50 à 70% de leur mise ?

Pour couronner le tout, c'est l'International Swaps and Derivatives Association (ISDA), composée de banquiers, qui décide si un "événement de crédit" a bien eu lieu et si ce dernier permet d'activer les CDS. Des banquiers, juges et parties ? Stiglitz parle en tout cas d'un petit "comité secret".

La réplique de l'ISDA n'a guère tardé face aux accusations du Nobel d'économie avec un communiqué intitulé "A not so noble idea". L'ISDA y souligne notamment que les CDS grecs ne portent que sur 3,2 milliards de dollars. Pas de quoi ébranler le système.

Dans ce débat passionné, les grands perdants risquent d'être en définitive les CDS sur dettes souveraines. Dans le cas emblématique de la Grèce, ces produits auront en quelque sorte démontré leur inutilité. Alors pourquoi encore acheter un CDS sur le Portugal, l'Espagne ou la Belgique?

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Commentaires

pm  a écrit le 16/02/2012 à 23:26 :

La plupart des commentateurs semble avoir/vouloir ignoré/er qu'il s'agit là d'un compte rendu journalistique; pas des propos de J.S..
Le fond tient peut être au fait que les CDS ont suivi la même dérive que les hypothèques américaines: produits dérivés.
Et pour les yaka/fokon (au moins un), la BCE, elle, a peut être compris que "bouter la Grèce hors de l'Europe", vu sa position géostratégique, n'est certainement pas LA bonne solution...

Maxim  a écrit le 15/02/2012 à 15:47 :

C'est tres bien de raisonner en aval! Sans vouloir etre vulgaire mais pour des raisons de clarte revenons en amont: " ce n'est pas apres s'etre fait dessus qu'il faut serrer les fesses, mais bien avant...". Les effets permettent en general d'emettre des hypotheses pour comprendre et definir la ou les causes de tout phenome. Le probleme de la Grce est tres simple a comprendre: on s'est fait ENFUMER comme des lapins de six semaines des le depart. Le pays est corrompu comme pas possible, le marche au black constitue pres de 80% de l'economie de ce pays, personnes ne paye d'impots dans ce pays, les morts touchent des pensions, l'immobilier n'est ni clairement repertorie, ni scrupuleusement reglemente, comment recouvrir l'impot dans de telles conditions? Il n'y a quasiment pas de grille de salaires, les hauts fonctionnaires se goinfrent sur notre gueule..... QUI A CUISINE LES COMPTES DE LA GRECE? ET COMMENT A T-ON PU FAIRE RENTRER UNE TELLE BOMBE A RETARDEMENT DANS LA ZONE EURO AU NEZ ET A LA BARBE DES GENS PRETENDUS ET RECONNUS INTELLIGENTS COMME NOTRE NOBEL A PERCUSSION TARDIVE? La question sur le declenchement ou non des CDS sur la dette de la Grece est une indication importante qui confirme bien que tout ce fiasco de l'economie de la grece a ete monte de toute piece pour plomber l'euro au frais des contribuables. A qui va t-on faire croire que la corruption generalisee de la Grece etait une realite inconnue de nos illustres specialistes, technocrates de tous bords, savants et autres imposteurs mondains? Ca ne sert a rien d'essayer de colmater les breches, il faut sortir la Grece de la Zone euro, pour qu'elle reapprenne le minimum de morale necessaire pour bien vivre avec les autres et non a leur detriment, la discipline fiscale et le sens de honnetete dans le business sans lequel il n'y a pas de TRUST! Continuer a soutenir la Grece, c'est comme se pointer avec un ane au prix de l'arc de triomphe et miser tout son pognon dessus. Le plus triste dans cette histoire, c'est tout un peuple de braves gens trahis par leurs mauvaises habitudes encouragees par des dirigeants vislards, cupides et incompetents. La situation de la grece a trop pourri et freine la reprise en europe, elle profite a nos competiteurs et adversaires. Parler c'est bien, bien parler c'est beau, mais agir c'est encore mille fois mieux. la faillite de la grece est desormais une realite, l'enteriner aura tres peu d'effets sur les marches, au contraire... Assez de paroles... DES ACTES!

long-dive  a répondu le 17/02/2012 à 4:13:

Commentaire très efficace.Merci.

Pour qui roule réellement M. Stiglitz? Le sait il lui même?  a écrit le 15/02/2012 à 12:25 :

Stiglizt a raison sur le principe, mais les principes on sait ce qu'en fait la Finance Mondiale, alors M. Stiglitz vous qui comme Clinton et malgré vos bouquins plein de bons sentiments, avez en premier la responsabilité de la destruction massive d'emplois et l'appauvrissement monétaire des populations d'Occident pour le plus grand enrichissement des firmes multinationales et des banquiers-financiers, votre réflexion est sans doute juste mais sur le reste je ne vous accorde aucun crédit.

bartg  a écrit le 15/02/2012 à 11:33 :

Enfin un qui commence a parler...et qui a acces aux medias. Ce probleme est connu depuis longtemps mais quid de nos journalistes d investigation eco .....A l image de Marianni Dexia Naif et trop obeissant....????

geocommente  a écrit le 15/02/2012 à 10:31 :

Manipulations dites vous ?!

ber075  a écrit le 15/02/2012 à 10:02 :

'péroraison mensongére de Stiglitz'?Facile d'accuser
un prix Nobel d'économie, surtoutquand on ne peut peut
pas avancer le chiffre des investissements en CDS sur la Grece.
Ledit chiffre n'étant pas public puisque les transactions
sont passées uniquement de gré à gré. Seules les 5 grandes banques
americaines qui detiennet le marché des cds connaissent le vrai
chiffre.
Si le défaut de la Grece est prononcé
et que les cds se declenchent qui seraient les perdants?
Les hedges funds chez qui les banques americaines se sont couverts
des montants qu'elles ont elles meme vendus aux banques européennes,
et les banques européennes (francaises en tete)
qui n'arriveraient probablement pas à faire valoir leur contrat cds.
En effet l'histoire passée des cds montre qu'en moyenne
10% des montants notionnels achetés donnaient vraiement lieu
à un remboursement en cas de déclenchement de cds.
Sans oublier (merci Mr Stiglitz) la bce qui a déjà racheté
200 Me d'obligations souveraines douteuses sur le marché secondaire
auprès des banques européennes.

Mensonge, la preuve  a répondu le 15/02/2012 à 13:39:

Ne dites pas n'importe quoi. Si le montant des investissements en CDS est inconnu comme vous le prétendez, Stigltiz ne le connaît pas non plus, ce qui confirme qu'il raconte n'importe quoi, sans fondement et sans preuve. Stiglitz, le Nobel des clowns à roulette néo-keynésiens ! Quant à la BCE, elle a échangé pour près de 300 milliards de titres souverains contre des liquidités. Et alors ? Ce sera autant de monnaie détruite d'ici 30 ans quand tout cela se sera tassé.

lécureuil  a répondu le 15/02/2012 à 14:36:

Le montant exact des sommes que les banques américaines devraient verser en cas de déclenchement des CDS est inconnu mais on le suppose suffisamment élevé pour les mettre dans une situation périlleuse.

Les engagements qu'elles ont pris au titre des CDS ne sont pas provisionnés dans leurs comptes à la hauteur du risque réel que représente un défaut grec. Risque qui, d'ailleurs, voit sa probabilité augmenter de jour en jour...

C'est bien là ce qui est dénoncé par J. Stiglitz.
Si la Grèce était officiellement déclarée en défaut de paiement, le déclenchement des CDS mettrait au tapis des très grandes (systémiques ?) banques américaines. D'où un tsunami d'une ampleur non mesurable pour la finance mondiale.

Alors, c'est pour éviter cela que notre BCE et nos politiques, gentiment, décotent la dette grecque d'au moins 70% pour l'instant... sans parler de défaut. Car c'est un mot tabou.

Quand on sait d'où sont issus messieurs Draghi, Monti and Co, on devine sans peine quels intérêts ils défendent.

A vous de voir...

et ça continue...  a répondu le 15/02/2012 à 21:07:

"Le montant exact des sommes à verser en cas de déclenchement des CDS est inconnu mais on le suppose suffisamment élevé." Voilà encore un exemple de faux raisonnement digne d'une secte païenne qui ignore le réel, avec ses croyances, ses dogmes, ses grands prêtres auto-proclamés...

Patou  a écrit le 15/02/2012 à 9:27 :

On a assassiné la Grèce et les Grecs économiquement, et il n'y a pas de coupable, mais à qui profite le crime, c'est comme pour le 11 septembre WTC, c'est des terroristes...

Nombreux coupables  a répondu le 15/02/2012 à 14:43:

La classe politique, les hauts fonctionnaires, les syndicats et tous ceux qui ont profité des largesses scandaleuses et injustes de l'Etat-providence grec sont évidemment responsables. A eux de payer la gabegie maintenant, par la baisse drastique des dépenses publiques, se traduisant par des coupes profondes dans leurs comptes courants. Si on doit l'aider, la Grèce doit quand même faire l'effort de respecter ses engagements et de rembourser sa dette. Il n'y a pas d'autre alternative.

Virgile  a écrit le 15/02/2012 à 6:12 :

Qui pourrait me dire quand l'économie a été déclarée "science" ?

klop  a répondu le 15/02/2012 à 11:15:

En effet, l'économie d'entreprise ou de marché n'est pas une science. En revanche, la science économique (équilibre général etc.), oui. C'est une science sociale.

JB38  a répondu le 15/02/2012 à 15:25:

Moi, le jour où elle a remplacé l'Astrologie.

odette  a répondu le 15/02/2012 à 16:13:

Klop, "équilibre général " à condition de ne pas être environné de voleurs-financiers ! Qui font une politique " entre-soi pour le bien mondial "- je pense que c'est possible qu'à une moindre échelle d'un pays seulement .

Curieux  a écrit le 14/02/2012 à 23:20 :

C'est curieux ! On observe toujours un gros lâché de marxistes à chaque péroraison mensongère de Stiglitz.

Virgile  a répondu le 15/02/2012 à 6:08:

... et des pets de chat en lieu et place d'arguments.

Odeurs  a répondu le 15/02/2012 à 13:40:

Les pets de Stiglitz sont effectivement malodorants.

ber075  a écrit le 14/02/2012 à 21:22 :

D'après le magazine Forbes (magazine d'anneries?) du 15 juillet 2011, se basant sur une estimation de BullionVault, le montant (notionnel) des CDS souscrits pour la dette grecque atteindrait au moins 680 milliards d'euros..
Isda est surement très loin du compte..

Bastien  a répondu le 15/02/2012 à 7:40:

Oui, c'est très exactement le bon chiffre en effet, mais il ne correspond pas à la valeur des CDS eux-mêmes mais à leur garantie à payer. D'où la décision inepte de l'ISDA.

Nobel du mensonge  a écrit le 14/02/2012 à 14:59 :

Comment les CDS pourraient-ils "mettre à mal des pays comme la Grèce" ? Il faut vraiment ignorer le fonctionnement de ces outils pour affirmer des telles âneries. Des pays comme la Grèce se sont mis à mal tout seul, en gérant n'importe comment leur budget public. Pas besoin d'accuser la finance et délirer sur un complot secret de banquiers. Puisque Stiglitz ne peut ignorer le fonctionnement des CDS et leurs conséquences réelles, il ment, tout simplement. La vraie question est : pourquoi ment-il ? Pour quelle "religion" politicienne roule-t-il ? Quand sera-t-il sanctionné sévèrement pour ses mensonges ?

yvan  a répondu le 14/02/2012 à 15:39:

Je vous sens fébrile face à la réalité. Vous avez en effet raison d'avoir peur de perdre. Sinon, je vous rappelle que Goldman Sachs a bien aidé la Grèce à se faire enfoncer. Mais je suppose qu'il vaut mieux l' "oublier". Soyez néanmoins heureux de la crise actuelle qui montre les limites de votre modèle. Là, les responsabilités sont déjà en cours de redescentes et ce n'est pas prêt de s'arrêter.

au terrible  a répondu le 14/02/2012 à 16:06:

La réalité trafiquée à la sauce Stiglitz : quand les faits ne collent pas à l'idéologie, puisque l'idéologie a toujours raison, on tord la vérité et on invente des complots. Pas de doute, il s'agit bien d'une religion.

daniel  a répondu le 14/02/2012 à 18:33:

Tout à fait d accord yvan , et j' ajouterai que désormais les fossoyeurs de la grece ( Golman sach et consorts ) sont à l oeuvre au coeur meme de notre Europe BCE et ITALIE
Le positif de tout ceci est que Enfin ces sujets soient en surface et que peu à peu les citoyens que nous sommes s initient meme modestement aux rouages d une économie que trop Virtuelle , absconde et Trop peu compréhensible , sachons quand meme que les Banques ont à Peine 60 maxi 70% des fonds qu elles pretent ( je ne suis pas un expert seulement un citoyen qui essaie de comprendre à quelle sauce il a déjà été mangé )

ber075  a répondu le 14/02/2012 à 21:25:

Non les fonds propres des banques avec bale 3,
c'est au mini 9% des fonds de leurs engagements.
Avec le principe des réserves fractionnaires et leur hors bilan elles tournent
avec 5% de fonds propres, par rapport à leur engagement je crois plutôt..

Wish  a répondu le 15/02/2012 à 9:15:

Pour information Daniel le rapport pret/fond propre que l'on appelle leverage est de 50.4 pour la SG, 32.8 pour CA, et 27.2 pour la BNP. Cela signifie que la SG prete 50.4 fois son montant de fonds propres, soit un tiers1 de +/- 2 %
Seule 8 banques ont un tiers1 superieure a 8%, elles sont toutes Americaines avec en tete la New york Mellon.

wanderer  a répondu le 15/02/2012 à 9:44:

Comment les CDS pourraient-ils "mettre à mal des pays comme la Grèce" ?
Bonne question.
Les spéculateurs achètent massivement des CDS.
Ceci fait monter leur prix.
Pour les « vrais » investisseurs, les taux d?intérêt ? intégrant le cout de l?assurance CDS » augmentent.
Ceci renforce encore leur défiance le tout agrémenté d?une campagne média alarmiste savamment organisé.
Le pays est étranglé ; il fait défaut et les CDS sont liquidés = tout benef
En droit, ceci s?appelle de la manipulation de cours et pour vous et moi c?est un délit.
Pas pour les hedge qui s?en donnent à c?ur joie jusqu?au jour ou ?
Il est clair que pour la Grèce, « certains » ont entendu plomber les Hedge funds US (Sarko ??? avec la bienveillance de Merkel) en mettant en place un « vrai-faux » défaut. C?est la réponse du berger?.
Pour info, je cite « Malgré une décote sur les emprunts d'Etat grecs relevée à 50% au lieu de 21%, l'Isda a jugé jeudi peu probable le déclenchement d'un évènement de crédit. «Il s'agit toujours d'un accord volontaire, pour ce que nous pouvons en voir, et nous sommes donc dans la même position que lors de l'accord sur les 21%», a indiqué David Green, responsable juridique de l'Association des professionnels des dérivés. »
Et encore « Début novembre 2011, l'ISDA annonce que la décision d'un renoncement des institutions bancaires européennes à 50% de la dette souveraine de la Grèce « ne constitue pas un évènement de crédit » et, par voie de conséquence, n'active pas le règlement des CDS2. Ce choix, provoquant la colère d'une partie du milieu financier de Wall Street, a précipité la chute de son président Conrad Voldstad et la nomination, à sa place, de Robert Pickel, déjà président de l'association de 2001 à 2009. »
1/ ceci ne veut pas dire que tout va bien. Les spéculateurs aggravent ce qui va mal.
2/ Qu?importe. Comme je l?ai écrit à maintes reprises sur la toile, le terrain de jeu s?est déplacé sur la spéculation sur le pétrole. Un mois de février froid. Des tensions en Iran et toc?.
Ensuite ce sera certainement à nouveau les matières premières agricoles >>dans 12/18 mois

Bravo ! Pile dans le mille !  a répondu le 15/02/2012 à 13:47:

"Les spéculateurs achètent massivement des CDS. Ceci fait monter leur prix." Voilà l'ânerie habituelle des petits commentateurs qui se croient très malins mais n'y connaissent absolument rien. Les CDS n'ont pas de cotation en propre : ils ne peuvent ni monter ni descendre en fonction de leurs flux acheteurs ou vendeurs. Tout le reste du raisonnement est pur délire pseudo-économique, évidemment.

François  a répondu le 16/02/2012 à 0:20:

+1 avec le commentateur précédent.
Il faut au moins googliser (même si la maîtrise des cds entre autres nécessite plus que ça) avant de faire 20 lignes fausses de a à z, sinon on est ridicule.

wanderer  a répondu le 17/02/2012 à 13:26:

Et comment se détermine le prix du CDS, uniquement sur des hypothèses stochastiques ?. Bien sur que l'offre et la demande interviennent.
Vous croyez peut être que votre prime d'assurance auto est uniquement fonction de votre sinistralité probable.
Oui dans un premier temps, mais ensuite c'est le marché qui fait les prix.
Prêtez bien attention à cette question de la définition juridique du défaut et la position de l'ISDA
Il n'est pas exclu dans les prochains mois que le défaut pur et simple de la Grèce soit à nouveau envisagé, soit en raison de la pression des détenteurs de CDS (spéculatifs ou non) couroucés par ce tour de passe-passe, soit par le fazit que les spéculatifs se seront retirés.

Ce que d'aucuns s'autorisent à penser puisque ce serait aujourd'hui le marché du pétrole qui fait l'objet des mouvements spéculatifs causés par ces mêmes acteurs.


Un commentaire parmi d'autres que je trouve bien informé?:
http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110712trib000635763/une-bande-organisee-de-speculateurs-cherche-a-faire-tomber-les-pays-de-la-zone-euro.html

leraleur  a écrit le 14/02/2012 à 13:46 :

Le fait de ne pas vouloir payer les CDS est très grave !
Quel gros institutionnel voudra encore des obligations en EUROs ?
C'est une rupture de contrat qui peut ruiner des fonds de pensions .Les hedgesfonds, on s'en fout ...
A lieu d'interdire bêtement les produits dérivés, il faut empêcher leurs excès : n'autoriser leur existance qu'à hauteur des sous-jascents existant réellement !
Pourquoi un marché de 100 fois le pétrole mondial, de 100 fois les obligations grecques ?

yvan  a répondu le 14/02/2012 à 14:06:

Clair, Leraleur, qu'interdire les excès de la finance ... est un doux rêve. American, peut-être.. ;-) . Sinon, je vous rassure, les CDS même hors "produits" européens vont se faire bloquer dans le paiement et cela a déjà été le cas sur des montants mineurs, donc, non relayés. L'équilibre de la toupie en dépend.

leraleur  a répondu le 14/02/2012 à 15:35:

Des "fonds vautours " vont exiger leur du .Il fond attaquer la Grèce non pas à la Haye mais probablement en Angleterre...
Les CDS ou le nominal des obligations !
Il faudra payer ...ou monaitiser .

KCM67  a répondu le 14/02/2012 à 16:17:

Payer? avec quoi? Ya plus de blé. Monaitiser? Je suis sûr que toutes les forêts de la planète ne sufffirait pas à imprimer les billets. Et même si, mon rouleau de PQ me servirait alors à acheter ma baguette car il aurait plus de valeur...

wanderer  a répondu le 17/02/2012 à 13:45:

Parfaitement exact :

Cela vaut chez nous pour l?assurance-vie mais les contraintes de dispersion et la gestion prudente des assureurs (Européens > pas les guignols d?AIG) font que la pilule sera amère mais pas plus.

Maintenant si des fonds de pension se sont commis à des spéculations hasardeuses pour avoir du rendement, ils se retrouvent dans la même situation que les hedge funds.

Malheureusement, si ces derniers prennent et font courir des risques à leurs clients, c?est en connaissance de cause (ou presque?)

Pour les fonds de pension, c?est « contraints et forcés »qu?ils prennent ces risques.
En effet, un placement de bon père de famille (ou supposé tel = dette souveraine euro !!!) offre un rendement moyen qui ne permet pas d?assurer un maintien du pouvoir d?achat des retraites par capitalisation compte tenu de l?allongement de la durée de vie (qui pèse sur les régimes en capitalisation comme sur les régimes en répartition)

D?où la volonté de faire cracher du 15 % sur actions (illusoire aujourd?hui) ou la prise de risques excessifs.

Soclare  a écrit le 14/02/2012 à 12:41 :

Je crains que ce soit plus grave que ce que les banquiers veulent nous faire croire, un défaut de la Grèce déclencherai une réaction en chaîne dont personne ne connait n'y l'importance, ni l'intensité, ni l'impact sur la vie des peuples travailleurs...
Il suffit de regarder les positions de chacun pour comprendre que les banquiers serre les fesses à l'idée d'un défaut !
Hors, l'affirmation que les banques sont exposées à "pas grand chose" est un intox
des plus minable qu'il soit... Et je pèse mes mots !

yvan  a répondu le 14/02/2012 à 13:11:

En effet, Soclare. Et cela montre, une fois de plus, que les banques, qui ont joyeusement cultivé le secret, y sont maintenant, vu la situation, obligées sous peine de fuite de leurs clients. Concernant le défaut, il vous faut aussi considérer que si le défaut des états, souvent légitime, venait à se généraliser, le Ponzi actuel s'écroulerait aussi. Le FMI a été créé dans ce sens, je vous le rappelle. Il FAUT pouvoir payer même si l'étalement de la dette doit se faire sur des générations et même si elles doivent naitre déjà largement endettées. Hors, ce qui marche à peu près en période de croissance, ne marche plus à cause de ses mêmes "solutions". Voyez, là aussi, la crainte des récessions et les QE résultants. J'ignore jusqu'à quand ce cercle vicieux tournera à vide, mais il aurait été raisonnable de ne pas le lancer...

jeronimot  a répondu le 14/02/2012 à 22:31:

http://www.jeronimot.com/documents/memoire_dea_mfb_jerome_soulat_1994.pdf

wanderer  a répondu le 17/02/2012 à 13:57:

Beau travail Jerome ! (avec cette chère Thérèse)
A raviver tous les 15 ans !

yvan  a écrit le 14/02/2012 à 12:17 :

Un prix nobel qui ignore..?? Et en est donc réduit à de la ... spéculation. Amusant, non..??