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Romaric Godin | 16/02/2012, 14:14 - 806 mots
Cette fois, la coupe est pleine. Le président de la république hellénique, Karolos Papoulias a, mercredi, déclaré officiellement devant un parterre de militaires grecs qu’il « n’acceptait pas » que son pays « soit insulté ». Et d’attaquer directement le ministre allemand des Finances qui, dimanche dernier, avait mis en doute les capacités d’Athènes à respecter les engagements : « qui donc est Monsieur Schäuble pour dénigrer notre pays ? Qui sont les Néerlandais ? Qui sont les Finlandais ? »
Agiter le spectre de la faillite
Cette réaction violente est la forme la plus visible et la plus éclatante du conflit qui oppose depuis quelques jours Berlin à Athènes. D’un côté, le ministère allemand des Finances instille progressivement l’idée qu’une faillite grecque est désormais la seule voie de sortie possible à la crise. Le calcul de Wolfgang Schäuble est double. En habituant les marchés à l’idée de la faillite, il la « dédramatise » et espère ainsi empêcher l’effet de contagion tant redouté.
Or, une faillite de Grèce avant le 20 mars, qui serait circonscrite aux Hellènes, permettrait au budget allemand d’économiser sa part dans la future aide à Athènes. Pour un Wolfgang Schäuble obsédé par sa propre consolidation budgétaire et par l’obligation constitutionnelle d’un déficit structurel de 0,35 % pour l’Etat fédéral en 2016, cette économie n’est pas à négliger. Du reste, depuis plusieurs jours, les marchés sont envahis de bruits indiquant que l’Allemagne est sur le point de lâcher la Grèce. Et la décision de reporter une réunion de l’Eurogroupe mercredi soir est venue alimenter ces rumeurs.
Effrayer Athènes
Mais en agitant le chiffon rouge de la faillite, la Wilhelmstrasse – le siège du ministère des Finances à Berlin – peut également espérer faire peur à la classe politique grecque. De cette crainte, on espère outre-Rhin obtenir de nouvelles garanties et, de fait, une tutelle européenne sur le budget grec. Ce que craint Wolfgang Schäuble, ce sont évidemment les élections grecques d’avril prochain qui s’annoncent dramatiques pour les partis traditionnels. Bild Zeitung, ce jeudi, pouvait ainsi s’alarmer des « Communistes, Antisémites et demi-criminels » qui arriveront alors au pouvoir. L’essentiel pour Berlin est donc d’obtenir l’assurance qu’il n’y aura pas de volte-face de la politique grecque une fois l’aide de 130 milliards d’euros versée.
L’assurance accordée par les deux grands partis ne suffit du reste pas à rassurer Wolfgang Schäuble qui préférerait l’idée qu’il avait déjà évoqué d’un « commissaire aux économies » (Sparkommissar) gérant le budget grec de façon autonome. Parallèlement au risque de faillite, les rumeurs de pertes de souveraineté de la Grèce se multiplient donc : le député européen CDU Elma Brok a réclamé le report des élections et on évoque une « priorité absolue du remboursement de la dette » comme condition au versement de l’aide en mars. Bref, avec cette stratégie, Wolfgang Schäuble espère sortir vainqueur à tous les coups, que l’aide soit versée ou non.
Une germanophobie historique
Evidemment, cette pression de Berlin exaspère à Athènes où désormais la germanophobie est de rigueur. Karolos Papoulias, ancien résistant, a, du reste, rappelé que son peuple avait « toujours été fier d’avoir défendu non seulement sa propre liberté, mais aussi celle de l’Europe ». Après l’appel à la manifestation de la figure tutélaire de la résistance, Manolis Glézos, les différends historiques entre l’Allemagne et la Grèce reviennent à l’ordre du jour. Ces différends sont, il faut l’avouer, lourds. Lors de la dernière guerre, c’est la résistance grecque à l’armée italienne qui avait obligé Hitler à retarder son offensive sur l’Union soviétique afin de venir prêter main forte aux troupes mussoliniennes. Un retard qui avait conduit l’opération Barbarossa de la Wehrmacht contre l'URSS à s’enliser durant l’hiver 1941 aux portes de Moscou.
La résistance grecque, féroce, avait été également férocement réprimée et la demande de réparations est une pomme de discorde fréquente entre les deux pays, Berlin estimant avoir payé dans le cadre de l’accord de Paris de janvier 1946. Le souvenir des déportations et des exécutions est encore très vivace en Grèce, renforcée sans doute par la guerre civile qui a suivi le conflit mondial. Mais les tensions entre Athènes et Berlin ne datent pas d’hier.
L'Union européenne suit l'Allemagne
Lors de sa faillite de 1893, ce sont les Allemands qui avait organisé – déjà – un comité de créanciers qui avaient une vue sur les finances publiques. Sans compter le souvenir encore odieux aux Grecs de la monarchie du roi Otton, roi bavarois de 1833 à 1862 qui a géré le pays comme une propriété personnelle.
Le terrain est donc miné. D’autant que l’Union européenne semble désormais jouer le jeu de Berlin en Grèce. Progressivement, l’exclusion de fait du pays de la zone euro semble une perspective possible. Le ministre grec des Finances, Evangelios Venizelos, a prévenu : « certains ne veulent plus de nous ». La meilleure façon d’y parvenir est sans doute de remuer les vieux souvenirs.
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pauolo a écrit le 17/02/2012 à 13:48 :
honte à l'Allemagne!
yvan a répondu le 17/02/2012 à 21:46:
La France ferait mieux de balayer devant sa porte entre la collaboration et la colonisation
@Yvan a répondu le 18/02/2012 à 10:06:
EUH????? Alors la faudra qu on m explique la reaction des B..... Rappel des faits La Grece a vecu avec les credits de l europe pour payer ses fonctionnaire, c est un pays qui ne collecte PAS L IMPOT.... Aujourd hui on dit stop et on impose a ce pays de faire les reformes qu'ils s etaient engagé a faire et n ont pas faite et vous ralez....
JR a écrit le 17/02/2012 à 08:31 :
Très intéressant :) John Ross (Inities...)
Tomibiker a écrit le 17/02/2012 à 07:10 :
Cela ne fera que la 6 fois que la Grèce fera défaut, donc rien de nouveau, car il n'est pas possible de mettre encore des centaines de milliards, les Européens ont déjà mis trois plans de plus de 100 milliards, cela fait plus de 100% du pib, cela ne va pas, le pays doit sortir de l'euro, car si l'ajustement n'est pas nominal par la monnaie (dévaluation de la drachme) mais réel, et là cela fait mal.
pierre 2 a écrit le 17/02/2012 à 00:33 :
Wolfgang est comme Diafoirus dans le médecin malgré lui, quand le patient fait une hémorragie il préconise une saignée. Les banques ont fait un abandon de créance de 100 milliards d?euros (qu?elles peuvent assumer).Le prêt qui sera consenti de 130 milliards d?euros est indispensable à la Grèce sinon elle sombrera. Les Grecs doivent commencer par virer les politiciens corrompus qui ont jeté l?argent et les subventions par la fenêtre. Les élections sont aussi indispensables pour changer de gouvernement qui ne sait plus où il en est .La France va perdre 40 M d?euros (et les Allemands plus), mais elle ferait bien de regarder son endettement abyssal, car nous ne sommes pas loin d?être dans la même situation. Les politiques de tous bords sont en train de nous endormir vis-à-vis de cet endettement. Heureusement que les Français sont riches et peu endettés. Ce n?est pas le cas de la Grèce.
Tomibiker a répondu le 17/02/2012 à 07:11:
POur guerrir un poivrot on ne lui offre pas encore des litres de spiritueux on lui administre une potion de sevrage, c'est la même chose pour la Grèce on ne lui offre pas encore de l'argent on pratique l'austérité, la rigueur !
@Tombkiller a répondu le 18/02/2012 à 10:07:
+ 1000
La Palisse a écrit le 16/02/2012 à 22:23 :
Quand on exporte à tout va et à credit et que l'on fait des bénéfices qui n'en sont pas parce-que les exportations ne peuvent être payée cela donne l'union monétaire. L'Allemagne et ses 15 Milliards d'excédent commercial par mois, cela fait forcement un trou ou déficit de 15 Milliards par mois ailleurs. Principe des vases communiquants. Eleve que l'on voudrait modele et qui en fait est la cause des problèmes. A quand une loi qui interdit les déséquilibres des balances commerciales pour en finir avec ce cannibalisme économique ou les gros bouffent les petits.
Tomibiker a répondu le 17/02/2012 à 07:18:
Votre raisonnement ne tient pas la route, vous voudriez punir le paysan qui produit des fruits et des légumes et les vend et exporte ses fruits, c'est exactement le discours des socialistes, si vous êtes mauvais il ne faut pas attaquer l'intelligent, mais bien éduquer et instruire l'élève cancre, et pas attaquer l'élève brillant, or c'est exactement ce que vous faites. Les excédents sont la démonstration brillante de l'excellente qualité des produits allemands qui sont devenus l'entreprise à tout faire du monde oû tout le monde va se servir en voiture outillage, instrument chimie et ils commercent avec le monde entier l'Europe diminue mois après mois dans la balance commerciale, l'Inde, la Chine, l'Indonésie, la Russie, le Brésil sont les marché de demain, les autres pays européens sont des cacahuètes, la France c'est 70 millions d'habitants, endettés ruinés, de même pour l'Italie, la Grèce, l'Espagne, le Portugal alors que la CHine c'est 1.5 milliards de consommateurs potentiels et ils deviennent de plus en plus riches, tandis qu'en France on a choisi la politique de dépenses effrénées, de gaspillage de redistribution de taxation des riches, alors ils partent d'égalitarisme matériel autrement dit je ne parie pas un kopeck sur la France et en plus ils veulent travailler 35 heures et prendre la retraite à 55 ans, c'est pas comme cela que l'on engrange des excédents !
Tahi a répondu le 17/02/2012 à 09:22:
Tomibiker, faut demander l'asile économique au Brésil!
Tahi a répondu le 17/02/2012 à 09:39:
à Lapalisse : une brève de métro, "la mondialisation, c'est comme le bac, le problème, c'est quand les autres commencent à bosser..." à Tomibiker : seul un mauvais bachelier peut croire qu'une politique générale d'excédent puisse exister ou que l'économie consiste à attribuer des bons ou mauvais points. Sur ce point, Lapalisse à raison. Les déséquilibres ont des incidences en économie, même ceux qui semblent résulter d'une pratique vertueuse. Et les déséquilibres sont inévitables en économie, il en apparaît tout le temps. Il est important de les comprendre et de leur apporter une contrepartie. Sur ce point, l'économie est autant une discipline pratique que morale.
Ernest a écrit le 16/02/2012 à 21:57 :
nos soi-disants représentants, les médias, l'éducation, les discours..tout est comme un mauvais film ou l'essentiel n'est quasiment jamais ni commenté, ni expliqué, jamais exposé.. L'essentiel sont les jeux faits avec les manipulations sur la monnaie. Salbuchi l'argentin lui, donne une explication:http://www.youtube.com/watch?v=ru22NEl-STE
Bastien a écrit le 16/02/2012 à 20:45 :
Mais non, vous devez faire erreur. L'Union européenne était faite précisément pour éviter toute forme de guerre entre les pays et que le miel et le lait coulent à flot. Il ne saurait être question que des millions de personnes aient choisi un système totalitaire... Si ?!
Iwao a écrit le 16/02/2012 à 19:28 :
L'orthodoxie grecque a toujours été circonscrite à la religion. Tout le reste de ce qui est grec est totalement byzantin, levantin ou florentin, en bref impossible à démêler. Malheureusement, après trente années d'embrouillaminis de combines, d?excès et de tricheries, la réalité économique a réveillé brutalement les grecs. Le piège à cafards de l'euro (on y entre facilement, mais on n'en sort pas vivant) si bien appâté en dons, subventions, et facilités en tout genres pendant plusieurs décennies est à court de ressources et s'est refermé sur ce pays de cigales sympathiques. Il leur faudra en tirer les conséquences et je crois que les allemands, néerlandais et autres finlandais n'ont pas tort de vouloir les laisser se débrouiller seuls.
BABU a écrit le 16/02/2012 à 18:05 :
Je ne vois pas ou est le problême ,il suffit d'etaler dans le temps l'allegement de la dette privée et les nouveaux concours !
Bastien a répondu le 16/02/2012 à 20:45:
Le taux d'emprunt grec à 1 an est de 520 %. Vous voulez étaler quoi ? De la crème à bronzer ?
Tomibiker a répondu le 17/02/2012 à 07:20:
La Grèce est en faillite vous ne prêtez pas à un débiteur qui ne remboursera jamais, donc c'est justifié pour un débiteur de prêter c'est encore drôle qu'on lui prête !
Opinion a écrit le 16/02/2012 à 17:54 :
Waoo qu'elle est belle notre Europe "des peuples" "de paix" ... Bref bonjour le délire. Que les Grecs soient "GRECS" je ne vois pas ou est la surprise, les petites magouilles à la Française ont connait alors jeter la pierre me semble un peu rapide; en plus ils sont dans cette situation parce qu'il FALLAIT qu'il rentre en Europe, et ce sont les plus grands escrocs GSachs qui ont fait le boulot (rien de Grec)! Bref nous voilà maintenant avec Hittler en tête d'affiche, bonjour la folie !
JPDE a écrit le 16/02/2012 à 17:52 :
"vieux souvenirs" ce sont les vieux démons que les pères de l'Europe avaient jugulés:on en voit revenir ces temps -ci, mais on peut dire que les Allemands comme les Grecs sauront raison garder; quant aux autres il faut les stimuler et le Parlement européen, la Commission, son président, ils ont du travail .
Gérard a écrit le 16/02/2012 à 17:23 :
Vivement le défaut grec et la sortie du pays de l'Euro. La baisse du niveau de vie des Grecs qui va en découler sera une telle surprise pour les autres peuples tentés par une sortie de l'Euro ( si si il y en a même chez nous ! ) que les opinions vont très vite se retourner pour supplier leurs dirigeants de rester dans l'Euro. Rien de plus versatile que l'opinion publique.
Bastien a répondu le 16/02/2012 à 20:47:
Parce que vous croyez que votre euro d'aujourd'hui est le même que celui de Novembre 2011, avant que la BCE crée ad nihilo 487 milliards d'euros de Monopoly ?
pierre 2 a répondu le 17/02/2012 à 00:10:
"ex nihilo " Bastien,mais c'est normal car la BCE est une banque centrale et à ce titre une banque d'émission de monnaie.Elle est donc dans son role.
mathieu a répondu le 17/02/2012 à 13:03:
Une banque centrale dont le role premier est si ma mémoire est bonne de lutter contre l'inflation ;)
lécureuil a répondu le 17/02/2012 à 18:17:
La création monétaire n'engendre pas nécessairement d'inflation. Tant que la monnaie créée ne rentre pas dans l'économie "réelle", les prix n'augmentent pas. Ce qui s'apprécie ce sont les actifs (bourse, immo, matières premières, produits dérivés, etc...). Et d'ailleurs, quand on voit l'évolution des actifs, on voit bien où est passée l'argent récemment créé par la BCE et confié aux banques.
Erawan a écrit le 16/02/2012 à 17:16 :
Tout à fait d'accord avec Emile, l'Europe était un enfant anormal de la fin du dernier millénaire, qui n'a plus lieu d'être. Il n'y a qu'à voir l'avidité de la structure européenne, ses enfants les fonctionnaires européens, mangent de l'intérieur le corps social de la mère, telles les mouches parasites qui déciment nos abeilles. Oui les constituants de cette europe "anormale" sont les Borealis Apocephalus des peuples européens industrieux. Les deux ne peuvent cohabiter, l'un se nourrissant de l'autre sans la moindre empathie, ni clémence jusqu'à anihilation totale.
Soclare a écrit le 16/02/2012 à 17:02 :
Le peuple Grec ne vie plus en démocratie, les élus de ce pays censés les protéger et créer la monnaie pour faire fonctionner leur économie sont à genoux devant leur créanciers, cela même qui ont détourner la planche a billets de ce jadis grand pays ! Henri Ford à un jour écrit ceci: Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin " Il est temps d'ouvrir les yeux, dans toute l'Europe et le monde entier car demain nous auront du mal à justifier ce monde abjecte a nos enfants devenus esclave d'une minorité d'escrocs !
cjesus a écrit le 16/02/2012 à 16:53 :
Quand un travailleur acharné et un paresseux profiteur se rencontrent, il y a forcément des étincelles .
letroll a répondu le 16/02/2012 à 18:49:
faut arrêter avec ces clichés, la réalité est beaucoup plus complexe que ça et les grecs sont aussi des bosseurs
YAYOU a répondu le 16/02/2012 à 19:28:
un peu rapide tout de même, elargissez votre point de vue et developper votre argumentaire svp !
mathieu a répondu le 17/02/2012 à 13:14:
Si j'en crois quelques articles parus récemment, les Grecs travaillent plus que les Allemands. je cite: "Les Allemands travaillent beaucoup moins (sur l'année, sur leur vie) que les Européens du sud. Ils ne travaillent pas non plus plus intensément", écrit Patrick Artus, chef économiste de la banque française Natixis et rédacteur de cette étude qui s'appuie notamment sur des chiffres de l'OCDE et d'Eurostat." Quelques chiffres: La durée annuelle moyenne du travail d'un Allemand (1.390 heures) est ainsi beaucoup plus faible que celle d'un Grec (2.119 heures),... ou d'un Français (1.554 heures), attestent les chiffres publiés en 2010 par l'OCDE. L'age légal de départ en retraite est plus tardif en Allemagne, mais l'age légal est comparable (62.2 contre 61.5). Bref, attention aux clichés.
Emile a écrit le 16/02/2012 à 16:26 :
L'Europe est morte à Athenes, vous croyez que le peuples vont suivre longtemps la mise en place d'un système totalitaire et anti-démocratique. Si cela continu comme cela la guerre civile guette tous les pays du sud (Grèce, Italie, Espagne, Portugal et la France). L'Allemagne sombre de nouveau dans ces délires hégémoniques, il manque juste des POLITIQUES dignes de ce nom pour leur dire leurs quatre vérités. Si ils veulent vraiment la mort de l'Europe, ils sont sur la bonne voie. L'humiliation des peuples finit toujours par ce payer.
ne pleurez pas a répondu le 16/02/2012 à 17:09:
C'est dur pour les grecques mais chez nous c'est le calme avant la tempete economico financiere. Il faudrait des reformes structurelles de reduction des depenses rapidede l'etat et collectivites locales et faire venir des entreprises privées en France or Sarko ne fait rien et Hollande promet des depenses dans la fonction publique!!!! j
letroll a écrit le 16/02/2012 à 16:17 :
la bonne stratégie pour les grecs ? foutus pour foutus, ils ont intérêt à déclarer un défaut de paiement unilatéral et immédiat , et attendre que la réaction en chaine s'enclenche. la mort d'une partie de leurs créanciers va leur permettre de se désendetter rapidement. ça risque d'être dur pour l'Allemagne
assez d'accord a répondu le 16/02/2012 à 17:20:
je serais assez d'accord. Mais cela ne peut etre valable que si en parallèle ils mettent en place une vrai politique de redressement, defaçon à pouvoir ensuite dire aux Allemands : "maintenant nous sommes redressés, malgré vous, et nous n'oublierons pas!"
babu a répondu le 16/02/2012 à 18:11:
s'ils le font,il y aura inflation galopante donc un surcout fabuleux des imports ,une impossibilité de trouver le plus petit preteur ...le defaut c'est l'entrée de l'europe dans le moyen age ...il est de beaucoup preferable pour eux de reduire pour partie les gains trés importants (il est vrai mal repartis ...à eux de revoir cette repartition )et surtout de solliciter l'aide des pays europeens pour construire une administrationefficace -par exemple la france qui en matiere d'administration a plus qu'il n'en faudrait -
Pascal a répondu le 16/02/2012 à 20:15:
"la mort d'une partie de leurs créanciers".. le créancier peut mourrir, mais une autre institution rachètera et présentera la créance.
lécureuil a répondu le 17/02/2012 à 17:39:
@babu : Ce que vous dites n'est pas forcément certain... Et la question mérite de se poser. En effet, vaut-il mieux continuer à prêter à l'Espagne qui n'a pas encore fait défaut mais qui a 25% de chômage ou alors prêter à la Grèce qui, certes, aura fait défaut mais ne sera plus endettée ? Je pose la question.
val47 a écrit le 16/02/2012 à 16:11 :
C'est un article riche d'enseignement
Vercaud a écrit le 16/02/2012 à 16:08 :
Cette partie de poker, les grecs l'ont initiée il y a quelques mois en sous estimant l'importance de la défense de leur image après les hésitations dramatiques de Papandreou en plein G20. Depuis ils n'ont jamais repris la main face à l'Europe et à son opinion. Il eut pourtant été assez simple de jouer le peuple grec comme rempart contre la finance aveugle mais voilà, ils ont laissé s'installer l'image du grec soit fainéant vivant sur le dos des européens soit roublard et corrompu ne payant pas ses impôts: le boulevard était grand ouvert . Comme quoi, face au vide, ce sont toujours les préjugés qui reprennent le dessus !
PaulDe a répondu le 16/02/2012 à 16:55:
joliment bien dit
babu a répondu le 16/02/2012 à 18:16:
la finance y laisse 75% de ses creances ,difficile de dire qu'elle saigne les grecs !!c'est toujours le même discours populiste celui qui se surendette le fait parcequ'on l'a forcé ...le risque c'est qu'aprés le preteur ne préte plus et c'est le plus gros problême auquel la gréce sera confrontée aprés que le contribuable europeen aura cessé de completer son budjet !
dd a écrit le 16/02/2012 à 15:57 :
Tres inquietants ces retours d histoire douloureuse pour tous.
Pourquoi la tension monte ? a écrit le 16/02/2012 à 15:56 :
Parce que les tocards corrompus qui servent de politiciens à la Grèce, ainsi que leurs complices profiteurs, doivent être mis sous tutelle ferme par l'Europe, mis hors de capacité de poursuivre l'oeuvre de destruction de leur peuple.
complices profiteurs a répondu le 16/02/2012 à 16:25:
l'exemple scandaleux des multimilliardaires Grecs ( ex armateurs) qui refusent de payer leurs impots.
GS is BS a répondu le 16/02/2012 à 16:26:
Donc mise sous tutelle de Goldman Sachs qui a aidé aussi a trafiquer les comptes grecs.
PaulDe a répondu le 16/02/2012 à 17:03:
Tout cela illustre le fait qu'un dépassement de budget, avec une mentalité dédouanant le recours à l'inflation, est le fait de sociétés où la corruption et la démagogie règnent. Si en ce moment les populations méditerranéennes souffrent devant l'exigeance de rigueur des pays du nord, à long terme c'est, pour tous une promesse de plus grande justice sociale.
Pessimiste a répondu le 16/02/2012 à 18:01:
ou pas...
Chamrousse a répondu le 16/02/2012 à 22:46:
Et qu'elle est la position de la France sur la Grèce ?