La BCE prête à rouvrir en grand ses guichets aux banques

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Quelques milliards d'euros pour éviter un credit crunch des banques européennes / Photo Reuters
Quelques milliards d'euros pour éviter un "credit crunch" des banques européennes / Photo Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait à nouveau octroyer l'équivalent de 470 milliards d'euros de prêts à trois ans aux banques de la zone euro, selon les derniers sondages. Un montant très proche des 489 milliards injectés en décembre dernier.

Confrontée à une crise sans précédent, craignant un assèchement du crédit, la Banque centrale européenne aura, à n'en pas douter, innové ces dernières années. L'opération de prêts à trois ans proposée aux banques en quantité illimitée en est le dernier exemple. Mercredi 29 février, la BCE renouvellera l'expérience entamée le 21 décembre dernier. Et le montant alloué alimente toutes les spéculations, jusqu'à 1.000 milliards d'euros il y a encore quelques semaines... A la veille du week-end, le sondage réalisé par Bloomberg était beaucoup plus proche des 489 milliards d'euros octroyés à 1% lors de la première opération de refinancement à trois ans : avec une médiane de 470 milliards d'euros pour des prévisions allant de 300 à 750 milliards.

« La première opération de liquidités à trois ans a permis de redonner aux banques la capacité de se procurer de la liquidité en dehors de ce qu'elles pouvaient avoir grâce aux dépôts ou sur le marché interbancaire et de supprimer tout stress à ce sujet. De fait, les besoins de financement des banques ont été considérablement revus à la baisse depuis l'opération du 21 décembre », souligne Patrick Jacq, responsable de la stratégie taux chez BNP Paribas. En outre, les banques, dans ces conditions plus favorables, sont parvenues à émettre de la dette.
 

Un apport net de liquidités probablement en hausse

L'opération de mercredi pourrait tout de même être d'ampleur plus importante que la première, en terme d'apport net de liquidités. « Si le montant alloué est de 400 à 500 milliards d'euros, comme nous l'anticipons, l'addition en terme de liquidités nouvelles sera de 275 à 375 milliards d'euros. Une partie des opérations de refinancement à un mois et trois mois actuellement dans le système arrive à échéance et sera recyclée », explique Jacques Cailloux, chef économiste chez RBS. Lors de l'opération du 21 décembre dernier, l'apport net de liquidités avait été estimé à 190 milliards d'euros.

Soucieuse de l'évolution du marché du crédit, la BCE a fait en sorte qu'un plus grand nombre de banques puissent participer en assouplissant encore les critères d'éligibilité des actifs laissés en garantie de ces prêts (le collatéral), avec des mesures spéciales dans sept banques centrales nationales. Jusqu'alors, les petites banques qui n'avaient pas accès au guichet de la BCE pouvaient se refinancer sur le marché interbancaire. Reste que dans certains pays, celui-ci ne fonctionne pas, comme l'a souligné Mario Draghi le 9 février dernier, à l'issue de la réunion de conseil des gouverneurs.
 

Une psychologie de marché contre-intuitive

Faut-il craindre une surprise à la hausse ? « La psychologie actuelle du marché est contre-intuitive », constate Jacques Cailloux. « Cette nouvelle mesure d'intervention de la BCE est interprétée comme de l'octroi d'argent pas cher. Depuis deux mois, Mario Draghi lutte pour que la participation des banques à cette opération ne soit pas vue comme un mauvais signe quant à leur santé. Et le marché, jusque-là, semble jouer le jeu ». L'euro, à la veille du week-end semblait d'ailleurs prêt à franchir le cap de 1,35 dollar. Et l'appétit pour le risque semble être revenu sur les marchés d'actions.

A quoi serviront ces milliards ? Comment les 489 milliards d'euros injectés en décembre ont-ils été utilisés ? C'est la grande question. Les banques sont peu prolixes lorsqu'il s'agit de dire combien elles ont emprunté et l'utilisation de ces liquidités. Sur le marché obligataire, les taux de obligations d'Etat se sont nettement détendus depuis le 21 décembre. Madrid et Rome n'ont eu aucune difficulté à placer leur dette ces deux derniers mois. Dans certains pays, notamment en Espagne, les banques ont effectivement acheté des titres. « Mais il est aussi probable que, espérant la présence des banques, les investisseurs soient revenus. L'anticipation a créé l'effet d'entraînement », avance l'économiste de RBS.
 

La tentation du rendement

« En faisant ces opérations à long terme, et en raison d'une offre de papiers restreintes, la BCE a contribué à détendre les conditions de financement des entreprises ou des souverains. Il est clair que la liquidité ainsi obtenue a aussi en partie servi des stratégies de carry trade [ou portage, ndlr] »,  indique Patrick Jacq.  Les banques empruntant à 1% sur trois ans pour rechercher des investissements plus rémunérateurs, notamment du côté des emprunts d'Etat.

« Favoriser par ces opérations à trois ans le rachat d'obligations souveraines par les banques, ce n'est pas l'esprit de la BCE. Des politiques, peut-être... », commente Christian Parisot, économiste chez Aurel-BGC. « La BCE ne se préoccupe que de la liquidité interbancaire. Ce n'est qu'à la marge que l'opération a permis de financer des dettes d'Etat italiennes et espagnoles. Depuis le 9 janvier, les banques profitent d'un taux de réserves obligatoires divisé par deux. L'excès de liquidités a pu être placé en titres d'Etat ».
 

Le spectre du risque systémique désormais éloigné

Quoi qu'il en soit, l'opération à trois ans apparaît comme un succès. « Son principal aspect positif aura été de limiter le credit crunch et de restaurer la confiance sur les marchés financiers », assure Christian Parisot. « L'an dernier encore, certains investisseurs anglo-saxons, notamment les sicavs monétaires américaines, ne prêtaient plus aux banques européennes ou françaises. La BCE a permis un véritable revirement de psychologie, effaçant ainsi les craintes de risque systémique ».

« Aux yeux des Anglo-saxons, la BCE devait faire de l'assouplissement quantitatif (QE) à la manière de la Réserve fédérale », poursuit l'économiste. Comme la Fed, la BCE devait injecter les liquidités supplémentaires dans le système via ses rachats de titres. Ici, la BCE fait ses injections dans le marché interbancaire. Celles-ci pourraient être dangereuses en terme d'inflation, ndlr si les banques prêtaient à tout va. Mais ce n'est pas le cas. Et si cela le devenait, la banque centrale pourrait utiliser ses opérations au jour le jour pour reprendre une partie des liquidités.
 

Un assouplissement quantitatif indirect

« L'opération à trois ans ressemble à un QE indirect », observe également le stratégiste de BNP Paribas. Cela a un certain avantage pour la banque centrale. « Contrairement à la Fed ou à la Banque d'Angleterre, la BCE n'a pas à supporter le risque de crédit [des titres qu'elle aurait acquis sur le marché, ndlr]». Quant aux prêts accordés aux banques, ils le sont en contrepartie d'actifs laissés en garantie.

La suite ? « Elle dépendra de l'attitude des banques. Si ces dernières se bornent à faire du carry trade durant trois ans et ne restructurent pas leurs bilans, l'objectif visé par la BCE d'une réduction de la taille des bilans sans impact sur le marché du crédit ne sera pas atteint », rappelle Jacques Cailloux.
 

Le danger de la dépendance

« Il faut espérer que l'opération de mercredi soit la dernière », lance Patrick Jacq. « Sinon, cela montrera une dépendance des banques à la liquidité de la Banque centrale européenne. Ce n'est pas le rôle permanent de celle-ci, même si le risque pour elle est extrêmement limité ». Au sein même de la BCE, la volonté ne semble pas être aux prolongations.

« Nous avons pris des mesures claires et attendrons de voir leurs effets. Personnellement, je ne vois pas de besoin pour des actions supplémentaires », a ainsi confié Ewald Nowotny, l'un des membres du conseil à la veille du week-end. Les divergences semblent s'approfondir au sein de l'institution. Seules sept banques centrales nationales sur les 17 accepteront de prendre en charge le collatéral sur lequel les conditions ont été assouplies et dont le risque sera exclusivement porté au niveau national - autrement dit, non partagé au sein de l'Eurosystème -. Et la Bundesbank ne fait pas partie de ce petit cercle restreint.

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Commentaires
a écrit le 24/01/2013 à 7:19 :
Le Modèle Allemand 1ere leçon: les Aufstocker !
Il n'y a pas de salaires minimum en Allemagne et les salaires horaires de 4,-Euro de l'heure ne sont pas rares. Sous certaines conditions ces salariés sont ce que l'on appelle en Allemagne des ? Aufstocker, c'est à dire que, à condition de n?avoir pas d'autres revenus, l'état renforce leur salaires par un appoint de façon à ce qu'ils arrivent au minimum vital (autour des 800,- Euro par mois en Allemagne).
En fait ce 'appoint' n'est rien d'autre qu'une subvention déguisée, puisque cela permet à certains employeurs de payer des salaires de misère et ainsi d?éviter une faillite certaine. Cela permet aussi à Merkel de fausser les statistiques du chômage, puisque sans cet appoint (aufstocken) ces emplois n'existeraient pas. ?.
Habitant en Allemagne mais étranger et contribuable, j?avais au départ un avis favorable sur cet appoint, depuis peu j'ai changé d'avis. Voici le pourquoi:
Un jeune homme d'origine turque, (ils sont souvent plus malin et plus intelligents que les Allemands et plus travailleurs aussi) a ouvert prés de chez moi un salon de coiffure, tenez vous bien, pour chiens. Il emploi deux charmantes jeunes filles (à regretter de ne pas être un chien et que je soupçonne d'être également d'origine turque) auxquelles il ne donne que 4,- Euro de l'heure, elles perçoivent donc le fameux appoint. (Les pourboires ne sont pas déclarés)
Ce qui en fait revient à dire que la coupe de poils pour chiens est subventionnée par le contribuable, et j'en suis un!
Je suppose que vous comprenez pourquoi j'ai changé d'avis?
Vous allez sans doute me demander: comment l'Allemagne peut-elle se permettre de subventionner ces emplois? En a-t-elle les moyens?
La réponse est simple: c'est grâce à son excédent de la balance commerciale, du aussi aux exportations d'armes et sous-marins, entre autres vers la Grèce, L'Allemagne ne sait pas quoi faire de son argent, et pendant que les Grecs se suicident parce-que ils ne savent pas comment nourrir leurs enfants, en Allemagne on subventionne les coupes de poils pour chiens.
Vous allez me dire que je suis méchant mais je m'en fout: À en venir à regretter le temps quand les Cosaques, envoyés par Staline à cet effet, essayaient d'inculquer quelques notions de modestie aux femmes allemandes dans les territoires libérés par l'armée rouge dont Berlin.
a écrit le 27/02/2012 à 8:19 :
Nous continuons à avoir un système de création monétaire top-down, je pense qu'il faut tenter le bottom-up, c'est à dire arrêter la création bancaire par les banques, mais le faire par une allocation universelle pour tous les citoyens, de cette façon l'inflation monétaire serait totalement dispersée dans la population, circulerait fortement, et l'inflation générée permettrait à l'économie de repartir, enfin, nous arrêterions ces effets de cycles désastreux liés à des émissions monétaires fortement fluctuantes d'une année sur l'autre, nous aurions enfin, une émission monétaire régulière.
Nous avons la technologie, il suffit de créer un compte universel à la banque de France pour chacun, qui servira de liaison avec les impôts et les aides sociales, tout l'argent qui part vers l'état part de ce compte, tout l'argent qui revient de l'état revient par ce compte.
Le système bancaire qu'on essaye de maintenir à flot désespérément en coulant l'économie est devenu absurde.
a écrit le 26/02/2012 à 22:46 :
J'ai enfin compris pourquoi Sarkozy avait poussé l'AMF à autoriser à nouveau les VAD (ventes à découvert) pour 10 grandes banques la semaine dernière : avec 500 milliards à 1% ça va être la ruée spéculative dans les salles de marché. C'est une déviance anti économique invraisemblable : la BCE prête à 1% à des banques privées qui vont ensuite prêter cet argent à des taux maxi ....et une partie aux états à 4% pour la France, 7% pour l'Italie et ...20% pour la Grèce. C'est une vraie martingale (avec notre argent!) qui doit cesser . Sarkozy est vraiment un jouet du lobby financier. Hollande doit faire sa "loi bancaire" d'urgence ,son "Glass Steagall act" le plus vite possible pour arrêter cette folie : séparation des banques d'affaire et de dépôt avant juin comme il a promis ,voir dans la semaine de son élection. C'est une urgence .Informez vous ,le "Glass Steagall act" de Roosevelt est resté en vigueur pendant ....60 ans et a été abrogé en ......1998 aux Etats Unis .informez vous!
Réponse de le 27/02/2012 à 5:56 :
Je crains malheureusement qu'Hollande ne fasse pas mieux. La finance trop corrompu la classe politique pour sauver ses propres intérêts....
Réponse de le 27/02/2012 à 9:09 :
Informez vous oui... lors du dernier LTRO les banques ont redéposé les sommes emprunté à la BCE et ils n'osent pas du tout prêter aux Etats...c'est à cause de commentaires sans aucune données qui amènent les gens à adhérer le FN ....
a écrit le 26/02/2012 à 19:40 :
La politique actuelle de la BCE est adaptée à la situation. Mario Draghi est un professionnel qui a déjà et aura encore, beaucoup de réussite dans sa gestion de la BCE..
Réponse de le 27/02/2012 à 6:14 :
Nous rigolerons bien quand vous irez payer votre litre de gasoil à 1600 ? le litre. Arrêtez donc de croire en des politiques monétaires qui n'ont jamais marché et qui ne marcheront jamais !
Réponse de le 27/02/2012 à 11:37 :
Super Mario est un pur produit de Goldman Sachs, vous savez ceux qui créent les bulles, qui maquillent les comptes des états et qui spéculent contre leurs clients ... avec lui la BCE est au service des financiers et joue contre les peuples d'Europe ..
Réponse de le 27/02/2012 à 13:37 :
Le troll ... C'est mondial ... (essayez de vous renseigner sur une certaine crise en cours...) Ne nous trompons pas d'ennemi.
Réponse de le 14/03/2012 à 9:36 :
un argument de taille (professionnel). Il s'est aussi jongler
a écrit le 26/02/2012 à 18:30 :
Cela fait maintenant plus de 4 ans que les banques centrales soutiennent à bout de bras les banques privées, en injectant toujours plus de liquidités. Ceci est extrèmement néfaste, car cela nuit au bon fonctionnement du système bancaire : les mauvaises banques, en quasi faillite, doivent être liquidées de façon ordonnée afin de laisser la place aux banques bien gérées. Or avec ces injections et aides massives on maintient en vie toutes ces banques zombies, comme au Japon dans les années 1990 avec le manque de succès que l'on sait, et cela se fait au détriment des partivuliers qui voient flamber les prix du pétrole et des aliments. Cette politique de facilité et de court terme est une catastrophe à long terme, c'est un échec depuis plus de 4 ans déjà : aucun progrès du monde financier, au contraire on s'enfonce de plus en plus dans la crise (cf Grèce, déficit aux public de 10% USA etc).
a écrit le 26/02/2012 à 18:10 :
C'est ainsi qu'avant notre entrée dans l'Euro, le problème d'une "concurrence libre et non faussée" ne se posai pas puisque la concurrence était totale! Maintenant on cherche a la maitriser artificiellement par une "commission" dite de Bruxelles et en versant des subsides au plus malheureux, les poussant a s'endetter pour rattraper un "certain" retard!
En fait, ils (les dogmatiques) ont préféré forcer la convergence des nations par le biais de la monnaie plutôt que chercher la convergence dans le but d'obtenir cette monnaie!
Nous ne sommes pas a la fin des problèmes, Il serait plus sage de sortir provisoirement de la monnaie "unique" vers une monnaie "commune" et de reprendre diplomatiquement nos convergences dans une paix sociale retrouvé.
a écrit le 26/02/2012 à 17:59 :
... preuve en est ... vous n'entendez pas Merkel à ce sujet ... sur la planche à billet !
a écrit le 26/02/2012 à 17:55 :
pallier au défaut de la Grèce, éviter les faillites des banques du continent européen... a t' elle le choix !?
a écrit le 26/02/2012 à 17:51 :
"La BCE prête à rouvrir en grand ses guichets aux banques"... pour pallier au défaut de la Grèce !?
a écrit le 26/02/2012 à 17:39 :
Rien de mieux pour faire monter la bourse.... Hmmm depuis janvier je me régale....
a écrit le 26/02/2012 à 16:12 :
C'est de l'escroquerie mais c'est tout à fait légal.
a écrit le 26/02/2012 à 15:51 :
Le problème de ces prets et qu'il n'y a aucune contrepartie sur l'utilisation que peuvent en faire les banques. La dernière série de pret a quasiment instantanément été reversé par les banques sur les comptes rémunérés qu'elles ont a la Bce. Preuve que ces prets ne correspondent pas à des demandes pressantes : des etats, des entreprises, des collectivités locales, des organismes de sécurité sociale. Il y a une grosse probabilité que ces prets aille alimenter des bulles spéculatives. D'ailleurs depuis le 20 Décembre le Cac a pris 500 points. Le bilan de la bce est déjà le double de celui de la Fed. Tout cela fait courrir de gros risques sur l'inflation à long terme, les bulles spéculatives , limites beaucoup les capacités futures de monétisation des dettes. Ces prets de profitent semble t il que très peu à l'économie réelle. cela ressemble aussi beaucoup à des recapitalisations cachées des banques européennes dans la mesure où on prete à 1% et que le taux d'inflation est supérieur à 2% et est sur une pente croissante. Sans doute pour permettre de satisfaire facilement des critères de Bale III ? Beaucoup de non dit derrière ces prêts. Pourquoi y a t il une crise du 'credit crunch'? Est ce lié à des pratiques d'ententes monopolistiques des banques pour le plus financer les rendements inférieurs à 10%? En quoi ces prets peuvent ils suivant la théorie économique éviter le 'credit crunch'? Aucun historique il me semble dans l'histoire économique.
Réponse de le 26/02/2012 à 17:57 :
ca ou la faillite !
Réponse de le 26/02/2012 à 18:31 :
Parfaitement.
Réponse de le 26/02/2012 à 20:15 :
@ber75 Vous résumer serait de dire que les banques empruntent de l'argent à taux négatif..Un vrai conte de fée cette action de la BCE .Les états en rêveraient...
a écrit le 26/02/2012 à 14:55 :
J'aurai besoin d'un petit pret à pas cher aussi..comment puis je postuler à mon tour?????
Réponse de le 26/02/2012 à 18:32 :
Créez une banque et on vous prétera massivement.
a écrit le 26/02/2012 à 14:15 :
Qu'est ce fiare la bouille de Sarkosy sur votre sujet ? Je me commence à me poser des questions sur votre intrégritée.
Réponse de le 26/02/2012 à 18:05 :
ce n'est pas Nicolas ... mais Ms Bean !
a écrit le 26/02/2012 à 13:36 :
Création de monnaie par le crédit, créant ainsi une quantité de monnaie par les intérêts versés sans aucune création de richesses! Voilà qui a terme va encore appauvrir les créateurs de richesse, thésauriser le peu d?intérêt monétaire entre quelque mains inquiète sur l'avenir! Assécher la circulation de la monnaie indispensable au échange! Cycle infernal qui va bientôt obligé chaque région a créer ses propres moyens d'échange, comme des tickets restau par exemple!
a écrit le 26/02/2012 à 13:25 :
Et les banques vont à nouveau prêter aux états à des taux prohibitif.
A part les anglais qui ont gardé la banque d'Angleterre, leur monnaie et leur Reine adulée par 85% de la population.
Pauvre Europe, pauvre France en déclin depuis 1789.
Réponse de le 26/02/2012 à 19:26 :
Vous lisez trop Zemmour !
a écrit le 26/02/2012 à 13:08 :
Ce mec est un dingue ! Il a décidé de ruiner les européens par l'hyperinflation pour contenter les banques et permettre aux Etats de continuer à s'endetter. Vite, achetez de l'Or !
Réponse de le 26/02/2012 à 16:44 :
les paris sont ouverts !! pour l'instant l'inflation n'a pas encore démarré, l'argent circule peu , mais ... à quand le vrai démarrage de l'hyperinflation, ici et aux USA ? six mois ? un an ?
Réponse de le 26/02/2012 à 17:42 :
C'est des actions qu'il faut acheter en ce moment..... L'argent injecté fait monter ce genre d'actifs.... Et les USA s'appretent à le refaire dans quelques mois.... A vos PEA....
Réponse de le 26/02/2012 à 18:33 :
L'or noir c'est beaucoup mieux.
Réponse de le 27/02/2012 à 7:01 :
@ Najbar : Lol et quand vous perdrez votre fric lors de l'éclatement de cette nouvelle bulle (jamais les cours n'ont été aussi déconnectés de l'économie réelle....), que ferez-vous ????
a écrit le 26/02/2012 à 13:01 :
La BCE joue le rôle de la FED en se servant des banques. Il faut espérer que les banques sauront se montrer rigoureuses à l'égard des pays qui ne respecteraient pas une discipline budgétaire efficace.
a écrit le 26/02/2012 à 11:34 :
Quand on voit ces centaines de milliards d'euros qui apparaissent en claquant des doigts, sans contrepartie, on se rend bien compte que Maddoff n'etait qu'un simple amateur ...
Réponse de le 26/02/2012 à 14:29 :
D'où l'intérêt de se ruer sur l'or seul actif sans passif.
a écrit le 26/02/2012 à 11:19 :
"Il faut espérer que l'opération de mercredi soit la dernière " ... Je serais dirigeant de banque, je m'octroierais une prime rapide avant que ça change...
a écrit le 26/02/2012 à 10:59 :
N'etant pas specialiste en economie, j'ai du mal a comprendre. ? La BCE et les autres banques centrales peuvent elle continuer a creer de l'argent virtuel a volonte ? Quel pourrait etre le revers de la medaille ? Si quelqu'un pouvait m'expliquer, merci d'avance.
Réponse de le 26/02/2012 à 13:03 :
Bonne question aLAN HOHN
Réponse de le 26/02/2012 à 13:29 :
A volonté oui, jusqu'à qu'une bulle financière apparaisse et éclate, laissant au grand jour le trop grand écart pris entre le virtuel, et l'économie réelle. L'autre revers, c'est l'inflation. Un excès de liquidité spolie les épargnants, mais diminue en contrepartie la valeur d'une dette (par exemple).
Réponse de le 26/02/2012 à 13:55 :
Revoir ce qu'a fait Maddoff, on assiste ainsi a une pratique administrative et systemeatique de cavalerie financiere sans contrepartie materielle, un jour ou l'autre tout cela va s'effondrer. Et ce jour sera bientot, en 2012.
Réponse de le 26/02/2012 à 14:30 :
Je tente de vous donner une approche . il faut savoir que le fonctionnement de notre économie tient sur la dette ( je rentre un salaire pour payer un bien qui lui même à été fabriqué par un prestataire qui lui même détient une dette pour payer le matériel ou son personnel ...donc de la dette sur la ligne et dans tous les sens ... Et de l'échange .
Dans ceux qui ne jouent pas ce jeu d'un argent qui circule ; je pense que c'est un argent qui fonctionne à des vitesses différentes ( spéculation sur le change , intérêts de dettes , levier ..et je ne sais de plus original encore ) . le premier représente le rôle normal d'une monnaie et l'autre la spéculation sur ce même moyen d?échange .
le plus belle exemple est la monnaie japonaise dans le pays : moyen d'échange quasiment respecté (aucun billet abimé ) et paradoxalement un endettement du pays à 220 pour cent du PIB (monnaie de singe alors?) . Tout ça pour dire que l'argent comme moyen d'échange dans les pays induit le mot confiance et rectitude( enfin sérieux plutôt) ... Imprimer pour le bien d'un continent est gage de confiance.... ou de défiance (l'Europe serait peut être un leurre.....).
Dans les deux cas avoir de la dette est toujours la meilleure solution
......
Réponse de le 26/02/2012 à 16:52 :
orthographe: le plus BEL exemple!!!
Réponse de le 26/02/2012 à 19:47 :
Merci a tous .

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