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Avec des coûts de financement en baisse, l'Italie respire

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latribune.fr (Source AFP)  |   -  246  mots
L'Italie a remporté mercredi un nouveau succès sur le marché de la dette en empruntant 6 milliards d'euros à trois et sept ans, soit le maximum prévu, à des taux en forte baisse, a annoncé la Banque d'Italie.

Nouvelle des détentes des taux obligataires italiens. Le pays a réussi à emprunter 6 milliards d'euros à trois et sept ans, soit le maximum prévu, à des taux en forte baisse, a annoncé ce mercredi la Banque d'Italie.

Les taux des titres à trois ans se sont inscrits à 2,76% contre 3,41% lors de la dernière opération similaire en février dernier et ceux des titres à sept ans à 4,30% contre 5,62% en octobre 2011.

Le Trésor italien, qui comptait émettre entre 4,5 et 6 milliards d'euros, a atteint son objectif maximum grâce à une demande totale soutenue qui s'est élevée à 9,8 milliards d'euros.

Cette opération prouve une nouvelle fois le retour de la confiance des investisseurs, qui craignaient encore il y a à peine trois mois que le pays ne soit emporté par la crise de la dette en zone euro.

Mardi, le Trésor avait déjà remporté un franc succès sur le marché de la dette en levant comme prévu 12 milliards d'euros à des taux en chute libre, dont 8,5 milliards à un an et à 1,41 %.

L'Italie bénéficie depuis le début de l'année d'une très forte détente de ses taux d'emprunt qui évoluent pour les titres de référence à dix ans sous la barre des 5%, contre 7% fin 2011, un niveau jugé insoutenable sur la durée.

Le pays, qui ploie sous une dette colossale d'environ 1.900 milliards d'euros (120,1% de son PIB fin 2011), émettra au total cette année pour près de 450 milliards d'obligations à court et moyen-long terme.

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Commentaires

Bastien  a écrit le 14/03/2012 à 17:19 :

Mais on se fout de la gueule de qui ? C'est l'argent des rotatives virtuelles de la BCE qui vient d'acheter ces bons du Trésor pourris. De l'argent prêté à 1 % et avec lequel les banques se goinfrent sur des obligations souveraines pour empocher le delta, sachant que même si l'Italie plonge, les peuples passeront à la caisse. Nous payons la BCE et les banques. Vous n'en avez pas marre des boulets aux pieds ?

Draghi  a écrit le 14/03/2012 à 14:12 :

Je monétiserai encore plus d'ici quelques temps. il faut euthansier l'épargnant pour sauver les Etats !

yvan  a répondu le 14/03/2012 à 16:03:

Bonne remarque. Je compléterais avec un ajout au titre : "financement POUR L'INSTANT en baisse". Soit, tout relèvement va les mettre dans la situation de l'Espagne. Mais sans les châteaux.