Union européenne

Budget européen : Pourquoi Sarkozy veut -3% et Bruxelles demande +7%

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Florence Autret, à Bruxelles | 25/04/2012, 19:28 - 531 mots

Tout en voulant réduire leur contribution, les Etats membres tentent d'épuiser au maximum leurs « droits » sur le budget européen.

Après la crise de l'euro, le psychodrame budgétaire? Le second pourrait en effet contester à la première le statut de feuilleton politique de l'année 2012 à Bruxelles tant les tensions entre les capitales nationales, d'un côté, et les institutions européennes, de l'autre, s'annoncent vives. Le budget européen ne représente pourtant qu'un point de PIB mais en cette période de disette financière, il fait figure de manne. Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas annoncé au début du mois qu'il entendait réduire de 600 millions d'euros la contribution française aux politiques européennes, soit une baisse de 3%. Paris décaisse chaque année 19 milliards pour les financer, dont 13 lui reviennent (10 sous la forme de subventions agricoles).

Episodes houleux en perspective

Mercredi, la Commission européenne a demandé, elle, une hausse de... 6,8% du budget européen pour 2013. Voilà qui annonce quelques épisodes houleux pour les mois à venir. Cette hausse du budget aura beau être présentée ici et là comme l'ultime manifestation de la folie dépensière de Bruxelles, elle est en réalité l'expression d'engagements pris au cours des années passées par les Vingt-Sept. « Nos paiements d'aujourd'hui sont nos engagements d'hier », rappelait mercredi un porte-parole de la Commission européenne. La Commission ne propose d'ailleurs qu'une augmentation de 2%, « l'inflation », précise-t-elle, des engagements nouveaux en 2013.Tel est le point de départ des discussions. L'expérience de 2011 laisse penser qu'elles seront âpres.

Flegme

La demande du président de la République de couper de 3% la contribution française est accueillie à Bruxelles avec un certain flegme. Les gouvernements ne peuvent revoir leurs engagements unilatéralement. Tout doit se passer dans le cadre de la négociation à Vingt-Sept. Mais le fait est que les ressources apportées par Paris au budget européen ont fait un bond de 20% depuis 2004 alors que les sommes reçues restaient stables. L'Allemagne peut en dire autant.

Ruée sur les financements avant expiration

Tout en pestant contre la hausse des paiements, Paris comme les autres tient à ne pas perdre une goutte du jus des subventions européennes et s'est jeté sur le robinet européen en décembre 2011... au risque de devoir endurer une négociation périlleuse quelques mois plus tard. Voilà comment : entre le 15 et le 31 décembre 2011, la Commission a vu fondre sur elle une pluie de factures venant... des Etats membres. Au total 15 milliards de demandes de paiements, soit quatre fois plus que les paiements moyens à attendre en deux semaines. Pourquoi une telle ruée? Parce que les promesses de financement ne sont pas tenues éternellement et qu'elles finissent par expirer. Celui qui n'est pas venu réclamer son dû, perd à un moment ses droits. Alors que les gouvernements menacent, d'un côté, de couper les vivres aux bénéficiaires des fonds européens, ils sont donc tentés, d'un autre, de « traire la vache » autant que possible, notait mercredi une source européenne.

5 milliards de factures impayées

Bruxelles n'a pas fini de mettre de l'ordre dans ces factures. Il lui reste 5 milliards à financer pour lesquels, elle va devoir demander un budget rectificatif, attendu à la rentrée, qui sera négocié parallèlement au budget 2013, lequel, s'il est très inférieur aux demandes de la Commission, appellera une correction d'autant plus grande en 2014. Et ainsi de suite.

Commentaires

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spama a écrit le 26/04/2012 à 16:07 :

« Nos paiements d'aujourd'hui sont nos engagements d'hier » Malheureusement beaucoup de choix politiques se font avec une vision à court terme, et c'est encore plus le cas aujourd'hui avec les elections, véritable tribune aux plus démagogues d'entre nous.. On ne veut pas payer aujourd'hui pcq ce n'etait pas le même gouvernement hier, mais cela reste pour tant le même pays. L'Europe peut vraiment etre un atout, il ne faut pas se défiler et assumer ses choix

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manix a écrit le 26/04/2012 à 11:42 :

Sarkozy et Merkel se sont battus en début d'année pour sauver l'Euro, et maintenant Bruxelles demande encore plus, mais c'est quoi cette commission européenne.

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jean a écrit le 26/04/2012 à 11:39 :

Finalement Marine Le Pen a raison Bruxelles veut mettre tous les pays européens à sa botte.

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nadine a écrit le 26/04/2012 à 11:37 :

Alors les pays doivent diminuer leurs budgets et donc faire des efforts, et Bruxelles ne se priverait de rien en ne faisant aucun éffort. Avec des mentalités de ce genre si l'Europe éclate il ne faudra pas s'en étonner. Si la commission persiste dans ce mauvais sens, je prédis une révolution de l'Europe.

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pas d'accord a écrit le 26/04/2012 à 11:25 :

Bruxelles n'a qu'à faire comme tous les pays en donnant l'exemple et en se mettant à la diète et on reparlera de dépenses après un assainissement.des bilans.

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Supreme a écrit le 26/04/2012 à 10:31 depuis un Iphone :

« Nos paiements d'aujourd'hui sont nos engagements d'hier », rappelait mercredi un porte-parole de la Commission européenne ! Donc la commission s'engage sur des dépenses futures et en augmentation sans en avoir le budget au préalable ? Et après elle nous demande la maitrise de nos dépense...Mais c'est quoi ce truc?

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européiste a écrit le 26/04/2012 à 09:54 :

J'ai beau être un défenseur de la construction européenne, je trouve choquant que la Commission refuse de se mettre à la diète alors qu'elle exige des efforts à la limite du supportable aux administrations publiques de toute l'Europe. Faites de que je dit, pas ce que je demande! Honte à Bruxelles! A croire que nos technocrates font tout pour dégouter les citoyens de l'Europe.

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bon débarras a écrit le 26/04/2012 à 09:48 :

Bruxelles est dans les choux et sera bientôt comme les états en défaut.

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caroline a écrit le 26/04/2012 à 09:39 :

Sarkozy a raison. La France et l'Allemagne ne doivent pas devenir les vaches à lait de l'Europe, alors que leurs peuples font des sacrifices pour diminuer les déficits.

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matheo a écrit le 26/04/2012 à 08:57 :

avant de demander une augmentation du budget il faut que la commission européen fasse du ménage dans tous les priviléges que cette institution posséde.regarder les priviléges en salaire et en heure que tous ses salariés et élus ont .LE demenagement tous les six mois,le salaire du president qui ne sert à rien,celui du président de la commission,les indemnitéS du président tournant donc TROIS PRESIDENTS ETC ETC

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mimosa a écrit le 26/04/2012 à 00:00 :

demandez à hollande combien il veuT ? Ce sera plus intéressant comme débat ? " question à la tribune"

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lemans a écrit le 25/04/2012 à 21:16 :

Tout simplement parceque la France est en faillite.

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Ben voilà !! a écrit le 25/04/2012 à 20:28 :

Paris décaisse chaque année 19 milliards pour financer les politiques européennes, dont 13 lui reviennent (10 sous la forme de subventions agricoles). Bilan de la France pour l'Europe (que l'on ne voulait pas en 2005, mais qu'à vendu Sarkozy malgré tout), moins 6 milliards que l'on aurait pu mettre pour le maintien de nos entreprises en France.

paxttel a répondu le 25/04/2012 à 23:59:

les casques bleu, les institutions tu les payes avec de la monnaie de singe ?

Cyrille a répondu le 26/04/2012 à 08:03:

La question n'est pas de savoir ce que l'Europe doit payer mais qui doit le faire !!! Les autres pays de l'union n'ont pas tous un déficit vis à vis des financements européens. On paie, tout comme l'Allemagne, pour les autres actuellement : c'est la crise et c'est le principe de l'union. Maintenant, quand on regarde cela ressemble à un mauvais transfert de trésorerie : les sous sortent d'un compte pour renflouer un autre en perdant de la valeur en passant. Pour info les casques bleus sont affiliés aux nations unies pas à l'UE...

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par spama le 26/04/2012 à 16:07

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