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La BCE appelle les États à se coordonner pour aider les banques

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La Banque centrale européenne (BCE) a appelé ce jeudi les autorités politiques de la zone euro à créer un organe chargé de coordonner les aides aux banques en difficulté.

La Banque centrale européenne a fait ce jeudi son intervention la plus marquante à ce jour dans le débat sur le partage des coûts du renflouement des établissements financiers: elle a appelé les autorités politiques de la zone euro à partager les aides aux banques en difficulté. Mario Draghi prêche ainsi la création d'un organe chargé de coordonner les aides aux banques en difficulté. Fermement rejetée par les principaux Etats membres de la zone pendant la crise financière, l'idée d'un fonds de sauvetage commun chapeautant l'ensemble des banques de la région a été relancée récemment, certains responsables la considérant comme le seul remède susceptible d'apaiser les craintes des investisseurs quant à la fragilité du secteur.

"La thèse du renforcement de la supervision bancaire et de la résolution à l'échelon de la zone euro est devenue beaucoup plus claire (avec la crise)", a déclaré le président de la BCE, Mario Draghi, lors d'une conférence sur l'intégration financière. "Les travaux sur ce sujet devraient être des plus bénéfiques dans la conjoncture actuelle", a-t-il ajouté.

Vers un régime de résolution paneuropéen harmonié

Le vice-président de la BCE, Vitor Constancio, a détaillé de son côté les priorités de l'institution. "La prochaine étape consiste à aller aussi loin que possible vers un régime de résolution paneuropéen qui soit harmonisé", a-t-il dit. "De plus, pour les banques d'importance systémique les plus importantes, soit environ 36 banques, nous avons vraiment besoin d'un fonds de résolution car c'est la seule manière de résoudre la très épineuse question du partage du fardeau en période de crise."

Nadia Calvino, numéro deux de la direction du Marché intérieur et des services à la Commission européenne, a pris acte de la résistance opposée à l'idée d'un partage des coûts de renflouement et de démantèlement des banques mais elle a ajouté que "l'état d'esprit pourrait être en train de changer".

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Commentaires

la vraie urgence  a écrit le 27/04/2012 à 7:52 :

Aider les banques, ! non mais ça va pas , quand on voit les salaires que perçoivent leurs hauts dirigeants !!!. l'urgence est d'aider les enfants des familles pauvres , qui n'ont pas eu la chance de naître dans une famille aisée et cultivée et dont les probablitié de réussites sé réduisent à 0 dans cette société injuste qui ne voit que par une pseudo élite

samarinda  a écrit le 27/04/2012 à 5:56 :

Si ces banques sont en difficultés et je pense à Dexia le pb de les renflouer en permanence n'est pas une bonne solution car sur le fond elle sont malades de leur propre organisation. Il est préférable qu'elles soient reprises par une autre entité avec peut-être l'aide de la BCE en fonction des actifs. Toutes les solutions actuelles montrent qu'elles sont toujours aussi malades on maintient un puits sans fond à la charge de l'Etat c'est à dire à la charge du contribuable qui ne veut plus payer pour des erreurs qui ne peuvent plus être redressées.

Patrickb  a écrit le 26/04/2012 à 21:46 :

Je vis une partie de l'année en Amérique du Nord où une voisine noire me disait : du temps de l'esclavage officiel, il nous amnaient en bateau. Maintenant, pour la même chose, ils nous font payer le billet d'avion !! Aider les banques à nous empapaouter un peu plus je suppose :-)

revolution  a écrit le 26/04/2012 à 19:35 :

Déjà que l'on ne peut plus aider un pauvre dans le besoin (pas un assisté, il y a de pauvres travailleurs aussi) ... Alors Aider les banques ?? NON !!

revolution  a écrit le 26/04/2012 à 19:35 :

Déjà que l'on ne peut plus aider un pauvre dans le besoin (pas un assisté, il y a de pauvres travailleurs aussi) ... Alors Aider les banques ?? NON !!

...  a écrit le 26/04/2012 à 19:25 :

La BCE qui prône le capitalisme et le libéralisme n'a pas bien compris, dans ce système soit tu es bon, soit tu crèves, donc laissons les crever d'autant plus qu'ils sont la base su système.

pmxr  a écrit le 26/04/2012 à 18:38 :

http://cafecroissant.fr/2008/dis-papa-cest-quoi-largent/

D'accord sur le constat pas les solutions !

pmxr  a écrit le 26/04/2012 à 18:34 :

ENFIN !

Jules  a répondu le 27/04/2012 à 0:24:

C'est l'internationale des banques

bili hari  a écrit le 26/04/2012 à 18:31 :

Non merci, l'Europe n'a pas été créée pour que les français participent au sauvetage des banques grecques.. Nous allons avoir suffisament à faire avec Dexia..

corentin  a écrit le 26/04/2012 à 18:05 :

se coordonner pour aider les gens à trouver du travail, pour éradiquer la pauvreté, pour construire un service de santé européen, pour bâtir l'école européenne du futur... j'arrête là mais j'ai plein d'autres idées. Mais je ne suis pas la BCE! Qu'est ce qu'on se marre!!!

Bx  a écrit le 26/04/2012 à 17:35 :

La BCE appelle les États à se coordonner pour aider les banques.

Les banques empruntent à 1% à la BCE puis prêtent à x% aux Etats, sans leur faire de cadeau. Les Etats et leurs citoyens devraient reprendre la main sur leur avenir.

letroll  a répondu le 26/04/2012 à 18:07:

les états devraient plutôt se coordonner pour organiser un défaut de paiement général

bili hari  a répondu le 26/04/2012 à 18:30:

.. oui?? et quid des défaut des pays quand on s'embourbe 75% de perte des actifs prêtés? cela ne vaut pas un petit quelque chose??? Ce que vous dites serait effectivement scandaleux si tous les budgets étaient en équilibre, et si le risque de défaut était nul, ce qui n'est évidemment pas le cas.. dans l'attente, et conscient de votre préoccupation de ne pas léser les états, vous pourriez peut-être commencer par rembourser votre quote part citoyenne de la dette française, soit 30 000 euros! (à multiplier par le nombre de personnes du foyer)