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Appel à la grève dans l'industrie allemande pour des augmentations de salaires

AFP - Des salariés de ThyssenKrupp en grève en Allemagne à l'appel du syndicat IG Metall (image d'archive)
AFP - Des salariés de ThyssenKrupp en grève en Allemagne à l'appel du syndicat IG Metall (image d'archive) (Crédits : AFP)
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Un bras de fer oppose syndicats et patronats allemands depuis plusieurs mois sur l'augmentation des salaires dans l'industrie. Le secteur sera en grève dès samedi, a annoncé le syndicat IG Metall. Siemens, ThyssenKrupp et Continental devraient notamment être touchés.

Nouvel épisode dans la bataille qui oppose les syndicats du secteur de l'industrie au patronat sur la question des salaires en Allemagne. Le puissant syndicat allemand IG Metall a annoncé ce vendredi une vague de débrayages à partir de samedi minuit (22H00 GMT) dans l'industrie à travers tout le pays, pour obtenir les hausses de salaire réclamées. "Les salariés de différentes entreprises vont se mettre en grève pour protester contre les offres insuffisantes du patronat", a annoncé IG Metall dans un communiqué. Les premiers débrayages prévus toucheront notamment de grands groupes, comme MAN à Augsburg (Sud), Siemens via sa filiale Osram à Berlin, ThyssenKrupp à Andernach (Ouest), Continental à Gifhorn (Nord) ou encore Bosch à Salzgitter (Nord).

Plus de 3,5 millions de salariés concernés

IG Metall et le patronat en sont au troisième round de négociations à propos de la convention collective de l'énorme secteur de la métallurgie, qui comprend les machines-outils, la mécanique, l'automobile, l'électroménager ou encore les semi-conducteurs et emploie plus de 3,5 millions de salariés dans le pays. Le syndicat a rejeté mi-avril une proposition patronale d'une hausse des salaires de 3% sur 14 mois, alors qu'il réclame 6,5%.

Ces négociations salariales, menées en parallèle dans plusieurs Länder, sont un temps fort de l'actualité sociale allemande et ont valeur de test pour nombre d'autres secteurs de l'économie. Début avril, au terme de plusieurs semaines de négociations ponctuées de grèves dans tout le pays, les deux millions de salariés de la fonction publique d'outre-Rhin avaient obtenu des hausses de salaires de 6,3% sur deux ans. L'accord avait été critiqué par les employeurs du secteur de la métallurgie qui y voient un mauvais exemple pour leurs propres négociations.

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Commentaires

Plafonner les cadres  a écrit le 28/04/2012 à 13:25 :

En Allemagne, c'es tcomme en France il faut remonter le SMIC à 1 800 euro / mois et plafonner les salaires des cadres à 2 800 euro par mois. En meme temps il fauit aussi plafonner les retraites à 1 800 euro / mois. VOILA c'est simple pour apaiser les pays en voie de déclin. SINON certains pays d'europe finiront comme toute dictature des voyous, en guerres civiles puis peut être pire.

Corso  a écrit le 28/04/2012 à 12:40 :

L'on voit que les statistiques lâchées par Eurostat n'ont peut être pas pour seule mission que d'informer le bon peuple ... mais aussi de le manipuler. Les allemands doivent se séparer de 5 % pour le moins de leur masse salariale non productive pour transformer leur économie industrielle vers l'exemple du modèle français. Le chômage à 10 % étant devenu une variable d'ajustement subie, mais, grâce à de savantes manipulations cyniques, acceptée ! L'Espagne donne la démonstration que l'on peut aller à 25 % sans grands troubles pourvu que l' on prenne soin de décliner une justification internationale. En effet on pensera alors que ce n'est plus le gouvernement qui est fautif, mais d'autres, mals définis, ailleurs, loin. Alors on acceptera le phénomère pourtant irréel écomonquement du chômage. L'Allemagne fait ce constat. Son équilibre social est coûteux : en dette sans investissement pertinent à long terme et en paupérisation des populations de travailleurs désormais majoritairement pauvres. Le modèle français aligne lui une strate très aisée, une autre privilégiée et heureuse, puis une plus faible et enfin celle du chômage. Le bilan n'est pas formidable pourtant il l'est beaucoup plus que celui de notre voisin car la population augmente (donc la base de croissance), l'immigration déferle, les campagnes finissent de se vider au profit d'une véritable et puissante industrie agricole (une industra) alors qu'était là le principal point, vu comme noir, du pays. La ressource de la France est grandissante, celle de l'Allemagne avec son économie de bazar, selon le terme économique consacré, baisse. Il est temps d'adopter le modèle français et de se séparer de ces masses laborieuses si peu rentables. Dont acte : pas d'augmentation !

churchill  a écrit le 28/04/2012 à 11:22 :

6% sur 2 ans, ca ft 3% par an, comme la france! meme avec ca ils restent competitifs !

esclavage outre-rhin  a écrit le 27/04/2012 à 20:54 :

au lieu d'être payé 1 euro l'heure, ils demandent 2 ?, est-ce bien raisonnable ?

churchill  a répondu le 28/04/2012 à 11:23:

je doute fort qu'un salarie chez siemens gagne 1 euro de l'heure; chez schlecker, peut etre, mais ils ne sont pas forcement concernes par la meme convention

merlin  a écrit le 27/04/2012 à 19:40 :

Alors, personne ne fait de commentaires sur le "modèle " allemand ?

OBJECTIF  a écrit le 27/04/2012 à 17:30 :

Ils veulent profiter de l'euro allemand.Non?