Espagne : Fitch dégrade 18 banques, le taux à 10 ans s'envole

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Le plan de sauvetage espagnol aura réjoui les Bourses quelques heures seulement : le taux à 10 ans de l'Espagne a atteint un plus haut, ce mardi. La dégradation de 18 banques espagnoles par Fitch n'a pas rassuré les investisseurs.

Le taux à 10 ans de l' Espagne a atteint un plus haut depuis la création de la zone euro ce mardi en milieu d'après-midi, la méfiance des marchés à l'égard de la dette du pays s'accentuant malgré l'annonce du plan de sauvetage des banques. L'annonce de Fitch Ratings du déclassement ce mardi de 18 banques espagnoles, moins d'une semaine après avoir fait de même avec la note souveraine de l' Espagne a provoqué le recul momentané des Bourses européennes et une hausse record du rendement de l'emprunt de référence espagnol. Vers 16H10 (14H10 GMT), le rendement espagnol se tendait à 6,756% contre 6,487% lundi soir.

Après Santander et BBVA lundi - qui bénéficient tout de même d'une note supérieure à celle de la dette souveraine -, Fitch a notamment dégradé CaixaBank, Bankia et Banco Popular Espanol. "L' Espagne devrait rester en récession pour le restant de 2012 ainsi qu'en 2013 alors que les prévisions précédentes tablaient sur une légère reprise de l'économie en 2013", indique l'agence de notation dans un communiqué.

Une situation "pire que la semaine dernière"

"La situation de l' Espagne est finalement pire que la semaine dernière", a commenté Nordine Naam, stratégiste obligataire chez Natixis, à l'agence Reuters. Selon lui, le plan annoncé samedi n'a pas apaisé les craintes sur la situation du pays. Au contraire, il a soulevé davantage de questions que de réponses, soulignent les opérateurs dans les salles de marché.

Le plan de sauvetage des banques espagnoles, susceptible de mobiliser jusqu'à 100 milliards d'euros, a eu un effet positif très éphémère sur les marchés. Celui-ci a duré à peine quelques heures lundi matin. "Depuis, les incertitudes ont redoublé sur le financement et les responsables auraient mieux fait d'annoncer un plan détaillé pour éviter toutes ces interrogations", a souligné Nordine Naam.

Parmi les principales interrogations, les investisseurs se demandent quelle instance va émettre les nouveaux titres de la dette pour recapitaliser les banques espagnoles: le FESF (fonds de secours de la zone euro) ou le Mécanisme européen de stabilité (MES)? Autre question: qui aura le titre d'emprunteur senior, c'est-à-dire le premier à être remboursé en cas de défaut.

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a écrit le 13/06/2012 à 14:27 :
L'Espagne entre dans le piège. Le pays choisit la plus mauvaise solution dans sa partie d'échecs, il veut faire dame rapidement au lieu d'accepter l'effort. Pour ne pas pénaliser ses classes moyennes -et les salaires qui vont avec- dont on a dit au président qu'elles étaient la clé de sa réelection, le pays met ses banques en première ligne. On leur prêtera de l'argent alors que la valeur des actifs de contrepartie vont diminuer pour deux raisons : une partie va être vendue et la déflation va au surplus en rogner la valorisation. Faire durer, donc, est le choix; c'est avec l'espoir d'une reprise à 2 ans, 3 peut-être. Malheureusement nous sommes dans un cycle très long de croissance moyenne molle pour 12, 15 ans ! Si les prêts et les ventes permettront de rembourser les premières échéances la suite sera nettement plus délicate, justifiant un nouveau prêt et d'autres ventes d'actifs. Ainsi l'Espagne effiloche ses actifs immobiliers et ses entreprises. L'invasion économique, plus efficace qu'une guerre, sera totale. Un gouvernement sans entreprise, privé de moyens de redistribution pour sa population n'existe plus de fait et un pays avec un gouvernement fantôche perd son âme nationale puisqu'à jamais dépendant. Le Portugal qui n'a pas les même problèmes sera emporté économiquement par la chute de son grand voisin. Il n'y aura pas besoin de le pousser. Les investissements Amérique du Sud seront stoppés ou repris par les nations victorieuses et ces pays à leur tour envahis encore plus. La guerre économique mondiale est déclarée depuis belle lurette, mais l'on en voit maintenant plus clairement les effets.
a écrit le 13/06/2012 à 7:44 :
De toute facon, ils regleront le pribleme de la meme facon qu a chaque fois depuis 3 ans. les europeistes ont tjs la meme solution: renflouer a coup de centaines de milliards. Oui bien sur qu il faut arreter avec l euro. C etait une betise sans nom cette monnaie commune (et non pas unique pour les connaisseurs). Et oui bien sur ca coutera cher de revenir sux monnaies nationales, mais ca coutera bcp plus cher le sauver a tout prix et internellement. Pcq oui c est eternel. Si on veut sauver l euro, on est parti pour des plans de renflouement eternels. Et je vous rapelle que tout cet argent n est que de l endettement supplementaire, a chaque fois. Voila notre avenir dans l euro, jamais de vrai croissance durable, un deficit public important pour tjs, une dette qui grimpe sans cesse, une balance commerciale ultra deficitaire pr tjs (et oui car l euro est hyper surevalue pour la competitivite de la france. Pas pour l allemagne. Et vs aurez beau dire ya qu a faire comme l allemagne, c est juste impossible. Nous ne sommes pas l allemagne. Les peuples, les pays sont differents. Ils ont cet atout, nous ne l avons pas, mais on en a d autres que eux ils n ont pas.) l ue est une absurdite car unir des dizaines de pays differents en voulant leur appliquer une politique commune avec une monnaie commune, c est absurde et c est contre le bon sens, c est contre nature.
a écrit le 12/06/2012 à 21:58 :
Pourquoi ne pas dire que l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la France, la Grèce sont en faillite que leurs banques sont en faillites et les faire sortir de l'euro au lieu de nous seriner chaque mois une baisse de la crédibilité du système qui est gangréné par le cancer on arrive gentiment dans la phase finale du patient, la fin arrive.
a écrit le 12/06/2012 à 18:58 :
La mécanique est bien rôdée. Pendant les soldes les affaires continuent.

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