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latribune.fr (Source AFP) | 13/06/2012, 11:43 - 413 mots
Après l'Espagne, l'Italie se présente comme la nouvelle cible des marchés. Le Trésor italien a emprunté mercredi comme prévu 6,5 milliards d'euros à un an mais a vu ses taux d'intérêt s'envoler, a annoncé la Banque d'Italie. Les taux de ces obligations à douze mois se sont inscrits à 3,972% contre 2,34% lors de la dernière opération similaire le 11 mai. La demande des investisseurs est toutefois restée soutenue, s'élevant à 11,26 milliards d'euros.
Le prochain domino ?
L'Italie, qui avait réussi à regagner la confiance en début d'année grâce aux mesures de rigueur et aux réformes du gouvernement Monti, est revenue dans la ligne de mire des marchés depuis le début de la semaine, certains analystes craignant qu'elle ne soit le prochain domino de la zone euro à tomber, à présent que l'Espagne a accepté un plan d'aide pour ses banques. Ses taux à dix ans sont repassés au-dessus de la barre symbolique des 6% tandis que ses banques se sont retrouvées sous pression en Bourse.
Mario Monti rassurant, prochain test ce jeudi
Le chef du gouvernement italien Mario Monti a affirmé mardi soir dans une interview à la radio publique allemande ARD que l'Italie n'aurait pas besoin de l'aide du Fonds de soutien de la zone euro (FESF) "même à l'avenir", malgré l'envol de ses taux d'emprunt. Mercredi matin, devant les députés italiens, il s'est dit "très serein" pour le pays dans cette phase "cruciale" et a mis en avant les points forts de la péninsule, à savoir un déficit public et un taux de chômage inférieurs à la moyenne européenne, une dette privée "plus basse" et des banques pour la plupart "stables". L'Italie, qui croule sous une dette colossale représentant environ 120% de son PIB, reviendra sur le marché jeudi avec une émission à moyen et long terme.
La confiance de Berlin
L'Italie ne sera pas en "danger" si elle poursuit la politique de rigueur et de réformes structurelles entamée par le gouvernement de Mario Monti, juge de son côté le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble dans les colonnes de La Stampa de mercredi. "Avec le gouvernement Monti, l'Italie a fait des progrès énormes. Cela est reconnu partout en Europe et sur les marchés", estime-t-il. Wolfgang Schäuble indique toutefois "espérer que les forces politiques au sein du Parlement italien et l'opinion publique continuent à le soutenir avec vigueur car le chemin d'un retour à une croissance soutenable à travers des réformes structurelles, un amélioration de la compétitivité et une réduction du déficit est la bonne".
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obsercer1 a écrit le 14/06/2012 à 23:30 :
Il feraient mieux de taxer le vatican
prévisions a écrit le 13/06/2012 à 13:00 :
C'était prévu après l'Espagne, l'Italie et après la France
Pierre a écrit le 13/06/2012 à 12:29 :
Il existe l'économie européenne, zone zéro qui ne fonctionne que sur de la dette, et à côté les pouvoirs publics. En Italie, en France aussi l'électeur se rebelle en refusant le vote. Chez eux se crée un mouvement qui s'appelle Vafanculo et qui réclame une saine gestion de la comptabilité publique. Chez nous il est de notoriété publique que l'Etat est cher et inefficace, il est donc illégitime. Les victimes se comptent par millions, on se croirait chez mao zégingue, en particulier les jeunes. Vu les problématiques de niveau de vie il faudrait que les classes moyennes se défendent...
Henri a répondu le 13/06/2012 à 13:13 depuis un Iphone :
Chine Japon UK USA : pas mieux Et vous aurez noté, sauf amnésie sélective, que l'Espagne était louée pour son faible endettement public et son budget à l'équilibre ! Faites un petit effort de prise de recul ...
Henry II a répondu le 13/06/2012 à 14:37:
C'est d'ailleurs amusant. La droite est visiblement orpheline d'un modèle. Hier c'était le modèle libéral et financier anglo-saxon, adulé et montré en exemple. La grande Bretagne , malgré un État très amaigri n'arrive pas à se sortir de la récession. Idem pour les USA qui se maintiennent à flot en faisant tourner la planche à billet. Le modèle est maintenant un pays vieillissant dont la population diminue de manière alarmante: l'Allemagne. Mais c'est finalement le modèle le plus confortable et le plus rassurant. Les travailleurs "la ferment" et acceptent des salaires qui font du surplace, et les riches s'enrichissent de plus en plus. C'est parfait: discipline et ordre. La prise de risque et le bling bling de la croissance anglo-saxonne mettait mal à l'aise les conservateurs. On a abandonné les modèle anglo-saxon, déséquilibré car construit sur l'endettement privé, pour se jeter dans les bras du modèle germanique, adapté à un pays en déclin démographique qui doit exporter à tout prix puisque son marché intérieur diminue. Tout ça pour dire qu'il serait temps de se mettre à penser par nous même à des solutions adaptées à la France, arrêtons de vouloir singer ce que font les autres
Gina a répondu le 13/06/2012 à 16:26:
@ Henri II, La France ne singe rien du tout, nous avons notre modele a la francaise, et cela ne marche pas. Nos depenses publiques sont les plus hautes du G20.Il est temps de couper dans ces depenses publiques pour les generations futures
Henri a répondu le 13/06/2012 à 16:54 depuis un Iphone :
Ca c'est ben vrai : commençons par les niches fiscales !
Bernier a écrit le 13/06/2012 à 12:28 :
c'est du pousse au crime.