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Romaric Godin | 13/06/2012, 12:22 - 548 mots
Après le bâton, la carotte ? Voici des semaines que les dirigeants européens font les gros yeux aux électeurs grecs, les enjoignent d'être « responsables » et de « respecter leurs engagements » sous peine de subir les pires châtiments : l'arrêt des versements de fonds européens, la sortie de la zone euro et l'apocalypse financière.
Bruxelles prête à renégocier ?
A quatre jours du scrutin du 17 juin, le ton pourrait pourtant changer. Selon le Financial Times Deutschland (FTD) de ce mercredi, citant des sources européennes, Bruxelles pourrait finalement accepter de renégocier le fameux mémorandum qui est au centre de la campagne politique hellénique. « Quel que soit le résultat des élections de dimanche, le nouveau gouvernement grec demandera une renégociation », affirment ces sources.
Le mémorandum déjà caduc
C'est que, toujours selon le FTD, la Grèce est, de toutes façons, déjà en dehors des clous fixés par le mémorandum. Mardi, le ministre fédéral des Finances, Wolfgang Schäuble, a déclaré devant des parlementaires conservateurs allemands, que la Troïka établira, lors de sa prochaine visite en Grèce, que les conditions ne sont pas remplies. Les deux mois de campagne électorale et la mise en place après le scrutin du 6 mai d'un gouvernement intérimaire n'auront certes pas favorisé la bonne gestion des comptes helléniques.
Moins de déficit, mais...
Pourtant, sur les cinq premiers mois de l'année, le déficit public grec s'est amélioré à 10,8 milliards d'euros sur les cinq premiers mois de l'année, contre 12,9 milliards d'euros sur la même période de 2011. Le déficit primaire, c'est-à-dire hors service de la dette, a également reculé de 4,23 à 2,36 milliards d'euros. Mais cette performance ne s'explique que par le recul des investissements publics et les recettes sont également en recul. La poursuite de la récession, la hausse du chômage va encore peser sur le déficit, alors que la situation politique empêche la mise en place des « réformes » réclamées par la Troïka, notamment dans le secteur bancaire.
Bruxelles entre dans le jeu politique grec
Bruxelles, en réalité, tente surtout d'envoyer un message favorable aux deux partis qu'elle soutient plus ou moins ouvertement, la Nouvelle Démocratie (ND) et le Pasok. Ces deux partis acceptent le mémorandum, tout en réclamant un adoucissement, notamment sur le rythme des efforts demandés. Cet article du FTD pourrait leur donner un argument en leur faveur : si Andonis Samaras, le leader de la ND devient premier ministre, les conditions d'application du mémorandum moins rigoureuses. Les Grecs resteraient ainsi dans la zone euro, tout en souffrant (un peu) moins. On sait que l'enjeu du vote grec est la première place, qui offre 50 sièges essentiels à la formation de la future majorité. Un tel espoir peut permettre de rassembler les voix nécessaire à faire passer la ND devant le parti de la gauche radicale, Syriza.
Effet boomerang ?
Pas sûr que cette stratégie fonctionne. Syriza a redit ce mardi qu'elle ne voulait pas une sortie de la Grèce de la zone euro. Si Bruxelles veut également éviter un premier exemple de départ de l'Union économique et monétaire, elle devra négocier aussi avec la gauche radicale si celle-ci forme un gouvernement. Alexis Tsipras, le chef de Syriza, aura alors beau jeu de dire qu'il sera mieux placé qu'Andonis Samaras pour arracher plus de concessions de l'Europe. La carotte pourrait alors faire l'effet d'un boomerang.
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marie210917 a écrit le 13/06/2012 à 17:33 :
Qui a poussé pour que la grèce entre dans l'UE ? comme à l'accoutumé ... les socialistes. L'allemagne avait pourtant prévenu... mais nos braves bobos de gauche ont privilégié le soutien à leur pote de l'époque (socialiste lui aussi). Les avoir aux manettes de l'état France m'angoisse
ombrelle a répondu le 13/06/2012 à 17:45:
vous n'avez pas tort!
ombrelle a écrit le 13/06/2012 à 17:10 :
Je connais des Grecs qui paient des impôts, qui bossent et qui sont navrés de la situation... J'en connais qui disent que la Grèce a vingt cinq ans de retard, tout en ayant un confort matériel que nous ne connaissons pas chez les Français dans nos régions pauvres. J'en ai connu l'été passé qui disaient "la crise? on s'en fout" sic. Et d'autres qui disaient en septembre: on devient pire qu'en Albanie.
Dave a écrit le 13/06/2012 à 13:39 :
Nous avons en Europe des pays entiers qui foutent le camp. En comparaison avec une allemagne qui elle fonctionne. Quelle conclusion? Des millions de gens pour victimes... c'est pas du travail à la caucescu ça? Et puis on fait disparaître les chômeurs des chiffres en les éparpillant: un peu de pré-retraités, un peu de radiés, un peu de fonctionnaires, un peu en formations bidon. Cela vous suffit pas une zone pareille?
hector31 a écrit le 13/06/2012 à 13:19 :
Maintenir ce pays sous perfusion permanente est un véritable suicide économique! Il faudra des années aux grecs pour mettre leur pays à niveau car les mentalités sont plus difficiles à bouger que les montagnes! Ils ont tout compris du fonctionnement de l'Europe et en profitent au maximum! Pourvu que ça dure!
churchill a écrit le 13/06/2012 à 12:52 :
ils ne paient pas leurs impots, qu'ils se debrouillent tout seuls
Frére Jacques a répondu le 13/06/2012 à 13:11:
Je ne savait pas que churchill était le perroquet de Mme Lagarde.