Les taux d'emprunt espagnols flambent

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Les taux d'emprunt espagnols à 12 et 18 mois s'envolent ce mardi dans le cadre d'une émission de 3 milliards d'euros. Si cette tendance haussière se poursuit, Madrid pourrait, dans le pire scénario, être contrainte de demander une nouvelle aide internationale, à l'instar de la Grèce ou du Portugal.

L'Espagne emprunte au prix fort. Lors de l'émission de 3 milliards d'euros en bons du Trésor ce mardi, des taux inégalés depuis la création de la monnaie unique ont été atteints pour les emprunts à un an. Pour ceux à 18 mois, le rendement s'établit à un plus haut depuis novembre. Le Trésor espagnol a en effet adjugé 2,40 milliards d'euros de bons à 12 mois avec un rendement moyen de 5,074%, contre 2,985% lors d'une précédente opération de même maturité le mois dernier.

Madrid a également placé 640 millions d'euros de bons à 18 mois à un rendement moyen de 5,107%, contre 3,302% précédemment. En revanche, la demande s'est améliorée, avec taux de couverture à 2,2, contre 1,8 précédemment, pour l'opération 12 mois et à 4,4 contre 3,2 pour l'opération à 18 mois. La veille, le taux des obligations à 10 ans a dépassé le seuil des 7%, une première depuis la création de la zone euro, tandis que l'écart (ou "spread") avec l'Allemagne atteignait le niveau record de 5,89 points de pourcentage.

Madrid, bientôt à la même enseigne que la Grèce, l'Irlande ou le Portugal?

Cette adjudication intervient alors que le plan de 100 milliards d'euros d'aide accordée par les ministres des Finances de la zone euro au secteur bancaire espagnol doit être précisé. L'incertitude est d'autant plus grande que le pays connaît est retourné en situation de récession au premier trimestre, et que l'économie ne devrait pas se redresser avant l'année prochaine.

Si ses difficultés pour se financer sur les marchés persistent, Madrid, pourrait, comme la Athènes, Dublin et Lisbonne avant elle, être contrainte de demander une aide internationale. Grèce, Irlande et Portugal ont bénéficié d'un soutien financier après que leurs propres taux ont dépassé les 8%. Mais une intervention de la BCE, qui pourrait réactiver son programme de rachat de dette publique serait de nature à calmer le jeu et rassurer les investisseurs. Ce fut le cas par exemple pour l'Italie, fin 2011, quand ses taux d'emprunts avaient dépassé les 7%. Jeudi, une nouvelle adjudication sera suivie de près en Espagne où doivent être émis des titres à deux, trois et cinq ans.

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Commentaires
a écrit le 19/06/2012 à 19:48 :
L'Espagne a tout pour se sauver. Des immeuble vides dans des zones vides ! Le Perou ! Il reste aux Espagnols à inviter quelques millions de Chinois à habiter dans les immeubles vides et à travailler dans les ateliers construits en bas des immeubles pour faire de l'Espagne une puissance industrielle égale à celle de l'Italie. Le made in spain, va compléter le made in Italy. Et n'est ce pas la solution à tous les problèmes pour tout le monde. La remise au travail !
a écrit le 19/06/2012 à 19:02 :
Der Morgenthau-Plan oder warum Europa verblutet.
Die Euro- und EU-Verträge, von der deutsch-französische Achse entworfen und durchgesetzt, führen zu eine Art Morgenthau-Plan für die Peripherieländer der Währungsunion.
Die wirtschaftlich schwache Euro-Länder werden, weil ihre Wirtschaft gegen die stärkere Wirtschaften nicht geschützt ist, immer schwächer. Dies führt dazu dass vielen jungen und gut ausgebildete Menschen aus diesen Länder keine andere Alternative bleibt als Europa den Rücken zu kehren und ihr Glück auf andere Kontinente zu suchen.
Diese Hämorrhagie ist nicht nur eine menschliche Tragödie aber auch wirtschaftlich nachteilig für Europa.
Was Europa braucht sind Vertragsänderungen die zu einer Wirtschaftskonvergenz innerhalb der Währungsunion führen und zu einer horizontalen Arbeitsteilung. Vertragsänderungen die den natürlichen Standortsnachteile der Peripherieländer entgegen wirken.
a écrit le 19/06/2012 à 18:24 :
L' équipe de foot espagnole n'a plus la même "vista" qu'en Afrique du Sud. Les joueurs seraient-ils angoissés eux aussi pour l'avenir de leur pays.
Réponse de le 19/06/2012 à 18:52 :
Non, il sont angoissés par la perte de leur niveau de vie !
Si l espagne fait faillite que va t il arriver a leur club ????
a écrit le 19/06/2012 à 17:41 :
Regardez bien, car ce sera ensuite le tour de la France socialiste. "Normal" non ?
Réponse de le 19/06/2012 à 18:08 :
France socialiste, UK conservateur Nippon centre droit...peu importe les récipients, les carottes sont cuites !
Si ça vous soulage de penser que le problème de la France date du 6 mai 2012 à 20h00, et que la France est une île, rendormez-vous du sommeil de l'innocent mon brave...
Réponse de le 19/06/2012 à 18:12 :
Et alors ? On s'en fout, la vie continue. CQFD
a écrit le 19/06/2012 à 16:54 :
C'est 1 trillion qu'il faut pour redresser l'Espagne soit 1000 milliards d'euros voire plus. L'on parle aimablement du dizième de cette somme. L'Espagne traîne en route, elle a laissé monter le chômage pour ne pas faire les réformes financières sur les banques et caisses d'épargne, pensant que sa démographie favorable (peu d'enfants) veillerait à limiter son impact, préférant ainsi sauver les "classes moyennes" en réalité quelques milliardaires. Désormais le pays est obligé de payer et les retraites, et le chômage, et la remise en forme de la croissance, et la restructuration des banques. Le pays hésite à mettre en cause Santander pourtant le plus gros profiteur de la bulle espagnole. La situation s'embourbe. Comme va le connaître l'Allemagne il lui faudra fermer toutes les caisses d'épargne et ne conserver qu'une ou deux banques en vendant toutes les autres. Cela ne sauvera pas l'Espagne dont le sort est décidé depuis longtemps, mais évitera un soulèvement à la population.
a écrit le 19/06/2012 à 16:19 :
il faut supprimer l'obligation faite au pays de la zone Euro de se financer exclusivement auprès des banques commerciales. ce monoploe est inacceptable surtout de la part d'une Europe si prompt à donner des leçon de libéralisme. d'ailleurs la GB elle a été beaucoup plus intelligente : la Bank of England peut financer directement l'Etat britannique, et du coup si les taux "de marché" ne sont as assez attractifs, eh bien l'Etat UK se finance auprès de la BoE. simple, mais c'est un pays plus libérale que le notre qui nous montre la voie à suivre sur ce point particulier.
Réponse de le 19/06/2012 à 16:40 :
Comme les politiques sont incapables de se restreindre, de restreindre leur depenses et promesses electorales , leur donner l'acces direct à la banque centrale est la pire des catastrophes. La crise que nous traversons démontre leur hypocrisie.
Certe ainsi ils pourraient se refinance à 0 mais c'est la brouette de billets qu'il faudra pour acheter sa baguette!!!
Réponse de le 19/06/2012 à 16:43 :
Exactement,et l'argument disant que si les etats se financent via la bce deviennent irresponsable,est caduque,ca ne repose sur rien. On peut tres bien se financer via une banque centrle a un taux(1%,comme l'argent pretait aux banques....) et gerer l'argent public d'une bonne maniere.Surtout que la enfin,on aura un peu plus de marge de manoeuvre pour mettre en place un nouveau systeme economique
Réponse de le 19/06/2012 à 16:51 :
@Hypocrisie:Comment croyez vous que la france se financait avant la loi pompidou de 73? Via la banque de france a un taux de 0%,et a ce que je sache l'economie francaise n'a pas sombre dans le chaos
Réponse de le 19/06/2012 à 16:53 :
@hypocrisie : les états de la zone euro ne sont pas plus irresponsables que les autres pays du monde. en revanche avec cette régle inepte issue de copinage entre puissants qui a instauré le monopole des banques commerciales, les états de l'Euroland se battent dans l'économie mondialisée actuelle avec une entrave inacceptable.
Réponse de le 19/06/2012 à 18:37 :
C'est marrant ça, parce que le RPR voulait absolument voir la disparition des banques nationales. Je rappelle juste les propos de Chirac, qui, lorsqu'on lui demandait s'il ne craignait pas un "non" au référendum a répondu "Ce serait une belle connerie". RPR et maintenant UMPS, il est important de ne pas avoir la mémoire courte ! Par vos votes, vous êtes directement responsables de la crise.
Réponse de le 20/06/2012 à 9:05 :
@Bastien, mais vous pas responsable bien sur, vous êtes le génie qui nous prédit aujourd'hui ce qu'il fallait faire hier.
a écrit le 19/06/2012 à 15:59 :
Pourquoi cette tendance se poursuivrait elle? L'europe investit des milliards dans les banques,a l'instar de la grece,du portugal et de l'irlande,pour eviter ce scenario.Noonnnn,ca serait trop gros,si le meme scenario se produisait a chaques fois,enrichissant toujours les memes,les speculateurs et les agences de notation qui font egalement de la speculation a cote de leur "metier" de notation.... Allez a qui le tour? Normalement c l'italie et apres la france pour ensuite se diriger vers le danemark et d'autres pays ayant un systeme de protection sociale....En attendnat le R-U dont l'economie est en recession et les perspectives economiques guere rejouissante,beneficie d'une etrange clemence des marches....
Réponse de le 19/06/2012 à 16:35 :
Il n'ya pas de clemence des marches, c'est que l'UK a dimnunué sa dette lie a la depense de l@etat. La France augmente, ici nous travaillons jusqu'a 65 ans. c'est tout.
Réponse de le 19/06/2012 à 17:05 :
votre argument est un peu bateau : le gentil et travailleur british contre le vilain et fainéant de français. le dette de l'état britannique est supérieure à la dette de l'état français, et bien d'autres indicateurs ne sont pas bon. la différence de taux et de notation ne se justifie par aucun indicateur macro-économique.
Réponse de le 19/06/2012 à 18:02 :
Votre interlocuteur oublie comme souvent la dette privée britannique...

Beaucoup de gens répètent ce qu'ils entendent dans les flash d'informations à la radio ou à la TV.
On ne peut pas les accabler, juste les plaindre de croire encore les bonimenteurs qui colportent sans discernement les théories économiques de ceux qui précédemment nous ont conduit au bord du précipice et à qui on a confié, triste paradoxe, la tâche de nous en éloigner !


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