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latribune.fr (avec agences) | 03/07/2012, 17:31 - 409 mots
Alors qu'en France et aux Etats-Unis, la croissance risque d'être moins élevée que prévue cette année, en Grèce, c'est la récession qui devrait s'aggraver. Le ministre adjoint des Finances Christos Staïkouras a fait savoir ce mardi que le gouvernement tablait désormais sur un recul de 6,7% du produit intérieur brut contre -4,5% prévu par la banque de Grèce il y a deux mois. Le ministre faisait référence à une étude du centre de recherches KEPE (le centre de planification et de recherches économiques) qui fait également état d'un recul du PIB de 6,5% au premier trimestre et prévoit -9,1% au troisième.
La Banque de Grèce avait prévu en avril l'aggravation de la récession, estimant que le PIB chuterait de "près de 5%" en 2012, soit plus que les estimations initiales (près de 3%), après un recul de 11% sur les deux dernières années. Le pays connaît sa cinquième année consécutive de récession, entamée lors de la crise des banques en 2008 et aggravée depuis 2010, année du déclenchement de la crise de la dette, qui a contraint le pays à recourir à des prêts internationaux concédés par l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.
"Ces chiffres sont écoeurants"
"La situation de l'économie reste critique (...) et particulièrement difficile", a indiqué Christos Staïkouras lors d'une conférence sur la croissance organisée à Athènes par l'hebdomadaire britannique The Economist. "Ces chiffres sont écoeurants", a déploré le ministre qui a rappelé que le chômage en Grèce a atteint 22% en mars. Le nouveau gouvernement grec de coalition dirigé par le conservateur Antonis Samaras, issu des législatives du 17 juin, s'est engagé à poursuivre les réformes prévues dans le plan d'assainissement de l'économie dicté par les créanciers, UE et FMI, tout en réclamant "des changements afin de favoriser la croissance". "Il est nécessaire de suivre des politiques orientées vers la croissance, de changer les politiques injustes et de les réadapter afin d'arrêter la récession" a ainsi affirmé Christos Staïkouras.
Le ministre adjoint des Finances a en outre souligné que le plan UE-FMI devait être complété par des politiques "pour favoriser l'emploi". "Il faut se mettre d'accord le plus tôt possible avec la troïka (les experts de l'UE, de la BCE et du FMI qui ont commencé mardi à contrôler les comptes grecs) pour élaborer de nouvelles politiques afin que le plan d'assainissement de l'économie soit viable", a ajouté le nouveau ministre.
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John Locke a écrit le 04/07/2012 à 15:00 :
Le remède est en train de tuer le malade, la situation s'améliorerait si le coüt des emprunts grecs était moins élevé.
Machiavelli a écrit le 04/07/2012 à 06:25 :
La disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, richesse naturelles et matières premières, taille du pays, etc, etc.) S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable il n'en est pas de même pour d'autres pays de la zone Euro. Des pays aussi peu industrialisés que le Portugal, la Grèce et autres ont donc peu de chance d'arriver à la même compétitivité que l'Allemagne ou la France (à moins de devenir des paradis fiscaux). Leur demander d'augmenter leur compétitivité par le dumping social et par le dumping des salaires et illusoire. Des pays comme la Chine, l'Inde et autres pays asiatiques ne peuvent être égalés en ce qui concerne le dumping social. Seule solution, les accords doivent être modifiés de façon à permettre aux pays ainsi désavantagés de développer et de protéger leur économie contre des économies plus fortes afin d'arriver au sein de l'Union Monétaire à une plus grande convergence des économies. Il est aussi important d'arriver à un partage horizontal du travail pour éviter l'exil de jeunes hautement qualifiés du au chômage dans les pays périphériques. Il faut tenir compte de la réalité, l'Allemagne (et la France) étant le pays économiquement le plus fort de la Zone Euro a pu profiter de l'endettement des autres pays pour développer son industrie aux dépens des autres économies de la Zone Euro. Depuis 18 ans l'Allemagne a un excédent de la balance commerciale de 17 Milliards PAR MOIS en moyenne. Excédent réalisé principalement en Zone Euro et grâce à l'endettement d'autres pays importateurs de bien allemand (y compris l'armement pour la Grèce). Malheureusement les bénéfices ainsi réalisés par les grosses entreprises allemandes et aussi françaises ont très souvent été réinvesti en dehors de la Zone Euro, avec pour conséquence le chômage des jeunes dans les pays déficitaires. Je ne pense pas que L'UE puisse survivre si l'Allemagne et la France n'acceptent pas de tenir compte de ces réalité et refusent de revoir les accords et de prendre les mesures qui s'imposent et qui permettrait de compenser ces disparités de compétitivité.
Stanley Walker a répondu le 25/07/2012 à 14:32:
Enfin une analyse intéressante et poussée. C'est sans doute une partie voir le n?ud du problème qui avait été soulevé des les années 90 par certaines analyses qui prévoyaient un renforcement des économies du centre au détriment des pays "périphériques" du fait du manque d'effet de compensation. J'ajouterai toutefois que l'Europe bien qu'actuellement peu armée sur ces questions n'est la seule à se les poser. Dans tous les grands pays tels que la Chine, les états unis Canada , Inde Brésil etc.. ces problématiques de compétitivé, concurrence, diversité culturelle ou géographique se pose entre régions / provinces / états. Ces pays ont construit des organisation politiques , des états centraux qui parviennent - sans doute imparfaitement - à compenser certains de ces effets même dans des pays où des cultures / langues régionales coexistent, parfois aussi fortes et différentes qu'entre les pays d'Europe eux mêmes. (C'est sans doute pourquoi personne ne regarde les Etats Unis sous l'angle de la crise de la dette alors que nombres d'états sont en cessation de paiement) L'Europe doit trouver son modèle, son organisation lui permettant une unité politique et économique dans sa diversité culturelle.
K a écrit le 03/07/2012 à 22:28 depuis un Iphone :
K
gaston a écrit le 03/07/2012 à 19:38 :
Ce qui est écoeurant, c'est la persistance des membres de la Troika, ainsi que celle des poitiques"élus" compatibles Troika, à perserverer dans cette voie meutrière et odieuse.. Le retour de baton - quand il arrivera - va ètre à la mesure.