Zone euro : le coup de gueule des économistes allemands

 |   |  563  mots
"L'horloge de la dette allemande" à Berlin. Copyright AFP
"L'horloge de la dette allemande" à Berlin. Copyright AFP (Crédits : AFP)
Huit jours après l'accord européen, 150 universitaires dénoncent dans une lettre ouverte les mesures de sauvetage pour la zone euro, notamment la mise en place d'une union bancaire et l'utilisation du mécanisme européen de stabilité (MES).

Les universitaires allemands font de la résistance. Dans un appel à paraître vendredi 6 juillet, quelque cent-cinquante économistes de langue allemande s'en prennent aux nouvelles orientations de la politique européenne. Une semaine après le dernier sommet européen, qui ouvrait la voie à une union bancaire et à un refinancement des Etats en crise par le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), ils font part de leur « forte inquiétude » face à la « mise en commun des garanties sur les dettes des banques » et l'utilisation du MES.

"L'appel de la dernière chance"


« Cet appel est celui de la dernière chance. La voix vers une union fiscale est bonne mais pas à n'importe quel prix. Tant qu'il n'y a pas de budget et de de politique financière commune, avec ce que cela requiert en termes de contrôle et de mécanisme de sanctions, il ne pourra y avoir d'union fiscale », précise Klaus F. Zimmermann, directeur de l'Institut d'Etudes du Travail (IZA), et ancien directeur du DIW berlinois, qui est un des signataires de l'appel. Une critique partagée par Charles Blankart, conseiller spécial au ministère de l'Economie et autre signataire de cet appel qui estime que les gouvernement auraient dû accepter la faillite de certaines banques.

Laisser les banques faire faillite

D'après lui,« les gouvernements nationaux ne pourront pas sauver toutes les banques, il y aura des faillites. Si on n'accepte pas ces faillites, on favorise le risque moral et donc les futures crises. » Un aléa moral qui a selon lui déjà coûté très cher aux contribuables européens : « tout a commencé avec la première aide de 110 milliards à la Grèce en 2010. Aujourd'hui, le MES représente 2.000 milliards d'euros de garanties, en incluant l'union bancaire, on atteint la somme délirante de 11.000 milliards, soit 100 fois l'aide initiale.L'Allemagne a un PIB de 2.300 milliards d'euros, c'est largement au-dessus de qu'elle peut supporter »

Une forte mobilisation des élites

Parmi les élites allemandes, cette mobilisation n'est pas la première du genre. Du président des exportateurs allemands Anton Börner, au « roi de la vis » Reinhold Würth, en passant par Hans-Olaf Henkel, ancien patron des patrons devenu un des leaders eurosceptiques, de nombreuses figures de la société civile s'en sont pris à l'euro ou aux choix des dirigeants européens. On se souvient aussi du recours de quatre universitaires devant la cour de Karlsruhe en mai 2010, pour faire annuler le premier plan de sauvetage grec. Récemment, le polémiste Thilo Sarrazin a fait un grand succès de librairie avec son ouvrage "l'Europe n'a pas besoin de l'euro" où il accuse le gouvernement allemand d'accepter de payer pour les pays de la zone euro par mauvaise conscience historique.

L'été dernier, plus de 200 patrons avaient signé la Berliner Erklärung, manifeste rédigé par la Fondation des entreprises familiales, qui dénonçait « la voie néfaste prise par Angela Merkel avec sa politique de sauvetage permanent de l'euro ». Il y a un mois, la Berliner Erklärung II enjoignaient les députés à ne pas ratifier le MES. Face aux critiques qui accusent l'Allemagne d'imposer un« diktat » allemand sur la politique européenne, Charles Blankart se dit perplexe : « on ne comprend pas l'Allemagne de l'étranger, ni à Londres et ni à Paris, l'Allemagne est exploitée par les autres pays européens».
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 13/11/2012 à 15:57 :
Il y a du vrai chez nos amis allemands même s'ils semblent parfois un peu raide. personne de ne se rend compte que le plan de secours consiste à sauver la finance - insatiable - une seconde fois et gager non plus les états (qui sont venus à leur secours en 2008) mais la structure supranationale qui peut les dompter. Mario Draghi ex Goldman Sachs (est-on ex de cette boite ?) fait mieux , la BCE couvre les banques au détriment des populations. C'est le dernier rempart, le prix du sauvetage grec est ... hallucinant au regard de la dette et du déficit d'origine...
a écrit le 09/08/2012 à 15:25 :
Le médef a mis en garde qu'il fallait sortir de l'économie administrée ou périr, c'est au choix. Les allemands ont réformé leur Etat en le rendant plus efficace et en soutenant l'activité. Sommes-nous suicidaires?
a écrit le 09/08/2012 à 15:23 :
La majorité des allemands ne veut plus financer des Etats à fonds perdus. D'ailleurs ils sont aussi très endettés, donc la marge de manoeuvre est faible. On arrive à la perte de crédit pour cette économie... ainsi les dettes supplémentaires agraveront la situation en faisant fuir les investissements. C'est un processus classique qui accompagne les dettes des Etats. Nous aurons donc des faillites en chaîne... La mauvaise gestion des finances va donc nous dévaster.
a écrit le 10/07/2012 à 11:13 :
il y a quelques correctifs à apporter à votre papier:
- le manifeste allemand a été signé par 170 économistes, pas 150
- l'extension de garantie des dettes bancaires en zone EU monterait à 23 000 milliards, pas 11 000 milliards
- le MES, mème s'il existe en papier, n'est pas ratifié par les Etats membres. Donc il n'existe pas en pratique
Je vous trouve très discret sur le scandale du Libor/ Euribor...
Bientot les BNP, Soc Gen et C Agricole seront mis au piquet, suivant les Barclays, Morgan, RBS, Deutchbank..
a écrit le 10/07/2012 à 10:13 :
étonnant non de voir qui sont les élites Allemande ! : de véritable chefs d'entreprises des créateurs de richesses, des dynasties familiales qui emploies des milliers de salariés. Nos élites à nous Français sont des ENARQUES qui décident et gouvernent en réduisant tous les jours un peux plus l'espace de liberté nécessaire et suffisant pour permettre le développement de la libre entreprise. c'est ça la différence entre eux et nous.
Réponse de le 09/08/2012 à 18:26 :
Enarques ou encore appelés les incompétents notoires
a écrit le 10/07/2012 à 9:28 :
Au jour d'aujourd'hui, les gouvernants ont imprime 11.000 milliards d'euros. Le PIB de l'Allemagne (le pays le plus riche d'Europe) est de 2.300 milliards d'euros. Vous comprenez maintenant pourquoi les chinois et les pays du golf achetent a tour de bras les Palaces, Chateaux, Equipe de foot, etc ...
a écrit le 06/07/2012 à 11:04 :
La disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, richesse naturelles et matières premières, taille du pays, etc, etc.)
S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable il n'en est pas de même pour d'autres pays de la zone Euro.
Des pays aussi peu industrialisés que le Portugal, la Grèce et autres ont donc peu de chance d'arriver à la même compétitivité que l'Allemagne ou la France (à moins de devenir des paradis fiscaux).
Leur demander d'augmenter leur compétitivité par le dumping social et par le dumping des salaires et illusoire. Des pays comme la Chine, l'Inde et autres pays asiatiques ne peuvent être égalés en ce qui concerne le dumping social.
Seule solution, les accords doivent être modifiés de façon à permettre aux pays ainsi désavantagés de développer et de protéger leur économie contre des économies plus fortes afin d'arriver au sein de l'Union Monétaire à une plus grande convergence des économies.
Il est aussi important d'arriver à un partage horizontal du travail pour éviter l'exil de jeunes hautement qualifiés du au chômage dans les pays périphériques.
Il faut tenir compte de la réalité, l'Allemagne (et la France) étant le pays économiquement le plus fort de la Zone Euro a pu profiter de l'endettement des autres pays pour développer son industrie aux dépens des autres économies de la Zone Euro.
Depuis 18 ans l'Allemagne a un excédent de la balance commerciale de 17 Milliards PAR MOIS en moyenne. Excédent réalisé principalement en Zone Euro et grâce à l'endettement d'autres pays importateurs de bien allemand (y compris l'armement pour la Grèce). Malheureusement les bénéfices ainsi réalisés par les grosses entreprises allemandes et aussi françaises ont très souvent été réinvesti en dehors de la Zone Euro, avec pour conséquence le chômage des jeunes dans les pays déficitaires.
Je ne pense pas que L'UE puisse survivre si l'Allemagne et la France n'acceptent pas de tenir compte de ces réalité et refusent de revoir les accords et de prendre les mesures qui s'imposent et qui permettrait de compenser ces disparités de compétitivité.
Réponse de le 06/07/2012 à 11:34 :
" S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable..." Peut-être, mais en attendant cela fait 40 ans que la France n'y arrive pas et nous ne semblons pas vraiment en bonne voie !
Réponse de le 06/07/2012 à 15:16 :
Court, bien dit et surtout réaliste : bravo
Réponse de le 06/07/2012 à 16:42 :
Il faudrait arrêter de copier/coller des articles et/ou commentaires...Machiavelli nous fait la même chose depuis des jours...sur ce même article j'entends...
a écrit le 06/07/2012 à 10:30 :
combien de temps laisserons nous faire les IRRESPONSABLES - RESPONSABLES de cette faillite ?
Il est grand temps que les peuples et nations souveraines renvoient à leurs chères études , ces technocrates de tous poils qui malgré des études trés poussées conduisent les pays à la ruine , nos enfants à un avenir de plus plus compromis ; nous finirons par les vomir - chassés par la honte et le déshonneur;;;

il est vrai qu'ils auront pu se mette à l'abri , grace aux privilèges dont ils auront bénèficiès
Réponse de le 06/07/2012 à 11:09 :
à nadirub : Voir un jour les Responsables avoir Honte ou se sentir ""déshonnorés"" ou lâchés par leurs ""successeurs"" .......alors ,je crois que ,ce jour-là, on vivra une VRAIE révolution AU SENS NOBLE du terme !!!! Ce serait l ' EDEN !.....Pas demain , la veille !!!!!!!!! comme l'on dit ,par chez nous !!!
a écrit le 06/07/2012 à 9:03 :
Je suis très vieux. Tant mieux: je mourrai avant que la dictature bancaire soit ouvertement installée, mes enfants esclaves. L'Europe sera pire que l'URSS ! Quand notre argent sera complètement dématérialisé, nous serons perdus. Nous ne serons plus que des numéros.
MES = dictature.
a écrit le 06/07/2012 à 8:00 :
Il faudrait remettre la zone euro dans le droit chemin de la création de richesses. Au lieu de cela nous avons un suicide collectif organisé par le politique...
a écrit le 05/07/2012 à 23:44 :
Ca commence à sentir la panique : les banques italiennes exsangues se prêtent de l'argent avec la caution de l'état italien.
L'état italien apporte ça en collatéral à la BCE en échange d'un prêt du même montant. L'état italien prête à son tour cet argent aux banques !
Ça vous semble du délire ? Ben non ! C'est ce qu'il se passe en ce moment. L'euro est un mort vivant ...
Réponse de le 06/07/2012 à 7:51 :
Ca s'appelle de la "détente quantitative" (Quantitavive Easing en Anglais). C'est à peu de chose près ce qui se fait entre la Fed et le Trésor aux USA.
Réponse de le 06/07/2012 à 9:30 :
Moi j appelle cela de la cavalerie!
Réponse de le 06/07/2012 à 9:32 :
Un ponzi scheme institutionnalise, on cree de l'argent sans aucune contrepartie reelle
Réponse de le 06/07/2012 à 9:33 :
Et le Japon et UK...
Ça pue : la banque de Chine baisse ses taux et sa consommation d'énergie dit exactement le contraire des chiffres officiels de croissance.
On va se prendre une récession généralisée !
Réponse de le 06/07/2012 à 16:39 :
C'est bien possible, je vais de temps en temps en Chine, et la bulle immobilière est réelle...que ce soit sur du batiment industriel ou de l'habitat. Les chiffres faussés des Grecs ne seront rien au regard du tsunami pékinois, car cette bulle-là ce sera quelques milliers de milliards ...
a écrit le 05/07/2012 à 23:07 :
Empêcher aux français d'acheter de bonnes voitures, en l'occurence allemandes, voila une bonne politique bolchévique... la lada pour la population, la fortune pour les apparatchiks de l'appareil d'Etat.
a écrit le 05/07/2012 à 22:58 :
On note les propos bellicistes de Madrai, qui non content de refuser l'emploi aux jeunes veut leur imposer une guerre contre l'allemagne. On croit rêver... C'est Bureaucratoolland! vive les individus fonctionnarisés. Que les allemands refusent l'obscurantisme est une bonne chose, car la population française est du même avis. A quand la révolution? Et que dire des économistes américains qui désespèrent de la zone euro, zone perdue pour l'humanité!
Réponse de le 05/07/2012 à 23:08 :
Florent, c'était du second degré ...ton commentaire c'est peut être du 3ième degré ?
a écrit le 05/07/2012 à 22:58 :
Voila une chose qui devrait conduire tous les tenants de l'euro à la réflexion. Peut-être est-il temps de sortir du dogme et de faire le bilan des avantages et inconvénients de la monnaie unique.
Pour l'instant, le sujet est tabou, mais pourra-t-il le rester longtemps?
a écrit le 05/07/2012 à 21:50 :
les économistes en question se plaignent de l'incompréhension des européens, mais ils feraient bien d'être moins hypocrites ou plus lucides : globalement les prêts aux pays endettés sont faits par TOUS les pays de l?euro-land en fonction de leur pois économique, les Allemands se retrouvent de plus gros créditeurs car ils exportent pour plus de la moitié en zone euro. Ils ont prêté pour financer leurs exportations en feignant de croire à la solvabilité infinie de leurs clients. Leurs banques sont exposées : ils devraient leur laisser faire faillite, elles ont voulu gagner beaucoup elles peuvent perdre en cas de défauts. Il leur faut reconnaître leurs pertes en reconnaissant leur défaut ou continuer à prêter, en s'appuyant sur les autres européens pour récupereR leur mise : mais DE GRACE PAS DE DISCOURS MORALISATEUR OU SENTIMENTAL !
Réponse de le 05/07/2012 à 22:46 :
http://thegap-cosmosophy.blogspot.fr/2012/07/pourquoi-lallemagne-peut-quitter-la.html
Réponse de le 06/07/2012 à 8:49 :
Mais pourquoi la France n exporte pas en Europe??? parce que les allemands leur ont interdit? On est les champions du monde de la jalousie; de se trouver des mauvaises excuses en critiquant les voisins qui reussissent...on va aller loin avec cette mentalite
Réponse de le 06/07/2012 à 9:35 :
La part des exportations allemandes qui vont en zone euro est 39%.
En 1991 (sur la même base géographique) : 50%
Voilà le succès de l'euro pour l'Allemagne.
Réponse de le 06/07/2012 à 11:05 :
Étrange...
60% de l'excedent allemand se fait dans l'UE
Or si vous retirez l'euro zone, il ne reste pas grand chose de significatif dans l'UE à part UK ...
Réponse de le 06/07/2012 à 17:54 :
Non: l'UE hors la zone euro c'est la Grande Bretagne, toute l'Europe de l'Est, les Etats baltes, la Suède et le Danemark. Ca fait du monde, et du beau.
a écrit le 05/07/2012 à 21:17 :
Ce qui est attristant est le manque total de compréhension des Allemands de la part des médias, du monde politique français et de quelques illuminés Hollandistes. Effarant et puéril tous ces gros malins du café du commerce qui prédisent la chute de l'économie allemande alors que nous sommes les pieds dans le bourbier de nos fameux acquis sociaux, l'augmentation continuelle de la dépense publique, la démagogie anti entrepreneurs la plus idiote du monde et toujours aucune volonté de réformer. L'Euro ne passera pas l'hiver si rien ne change en France.
Réponse de le 05/07/2012 à 21:53 :
Les elites du capital allemande conduisent une guerre econommique et de clases en Europe, ca c est un chose clair comme le soleil, maais la France, ne veux pas le voir . Cettes declarations son fits pour se moquer de les pays conquis
Réponse de le 06/07/2012 à 11:39 :
La réaction des français est toujours la même depuis des décennies : la jalousie et la mauvaise foi. D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez remarquer, mais depuis que les américains sont dans le marasme économique, on n'entend plus trop de critiques. Les français ont un sérieux problème avec la réussite des autres... et du coup aussi avec la leur en interne. Tout ce qui marche, tous ceux qui réussissent sont suspects. C'est ça l'égalitarisme !
Réponse de le 06/07/2012 à 13:33 :
Oui enfin si on se rappelle bien : primo pas mal de blaireaux passent leur temps à baver sur leurs compatriotes au lieu de proposer quelque chose de constructif, secundo il y a quelques temps vous ne juriez que par le modèle anglo-saxon, puis avant le miracle espagnol (budget positif) puis avant ça japonais puis avant ça encore allemand etc.
Bref des girouettes !
a écrit le 05/07/2012 à 20:59 :
L'allemagne se fait exploiter par ses voisins europeens....Ce qu'il ne faut pas lire.L'allemagne exporte 60% de sa prod en ue,de fait c grace aux mechants voisins europeens qu'elle peut avoir un excedent budgetaire. En plus elle syphonne toutes l'industrie europeenne,sans oublier que l'euro c'es le mark,d'ou la soliditee de l'economie allemande avec cette monnaie,vu que pour eux rien n'a change....
Et parler de solidaritee allemande....Quand on voit l'etat des pays dit aides....en plus si les pays voisins s'ecroulent,l'allemagne s'ecroule....
Réponse de le 05/07/2012 à 21:24 :
Oui, l'Allemagne est responsable le de tout. La France, et les autres pays européens du Sud, n'y sont pour rien s'ils ont dépensé plus que de raison. C'est de la faute de la très méchante Allemagne encore. Moi, je propose que l'on déclare la guerre militaire totale à l'encontre de nos ennemis héréditaires. Vous en pensez-quoi ? Ceci relancerez notre économie par le biais de l'industrie de l'armement en plus. Vite, dépêchons, envoyons nos jeunes au front !
Réponse de le 05/07/2012 à 21:36 :
Si l'Allemagne exporte en Europe, c'est que les européens veulent bien acheter allemand. Aucun client n'est obligé d'acheter dans tel ou tel pays à ce que je sache... Mais pourtant, les consommateurs et les entreprises achètent quand même allemand, et tout le monde se doute pourquoi.

Les allemands sont les plus gros contributeurs aux budgets européens, et les grecs vivent aujourd'hui principalement avec l'argent des allemands et des français. Ceux qui payent des impôts en Allemagne et travaillent jusqu'à 67 ans ont en marre de payer pour les grecs qui partent à la retraite à 50 ans ! Ca se comprend.
Réponse de le 06/07/2012 à 10:04 :
@JG
Comparer l'Allemagne à la France n'a pas de sens. La démographie est très différente et l?orientation de celle-ci ne présage pas d?un avenir radieux pour les allemands
Par ailleurs, dire que les Allemands travaillent jusqu'à 67 ans est aujourd'hui faux. L'age legal de la retraite vient de passer de 65 ans à 67 ans mais cela va se faire très progressivement en ajoutant d'abord 1 mois par années puis 2 mois.
De plus, le système allemand comprend de nombreuses dérogations. Jusqu'à présent , les allemands pouvaient partir à 63 ans si ils avaient cotisés 35 ans. L?age moyen de départ à la retraite se situe à 62 ans
a écrit le 05/07/2012 à 20:36 :
Après s'être bien engraissés grâce à la monnaie commune et en pratiquant le dumping social, les grands patrons allemands crachent dans la soupe. Dans ce cas, autant les entraîner avec nous dans le chaos.
Réponse de le 05/07/2012 à 21:41 :
J'ai plutôt une préférence pour le modèle social allemand et scandinave que pour le modèle social espagnol ou grec avec ces 25% de chômeurs. Je préfère habiter dans un pays qui travaille et qui a peu de chômeur (même s'il fait froid et si ce n'est pas la fiesta tous les soirs), qu'un pays où l'on fait la sieste et où personne ne paye ses impôts. Je préfère un pays ou les droits de chacun sont respectés plutôt qu'un pays où il y a de la corruption, des mafias, l'omerta, des arrangements entre amis et passe-droits, et toute forme de clientélisme...
Réponse de le 06/07/2012 à 8:45 :
Je crois qu.on ne peut pas faire plus de stéréotypes que vous dans ce commentaire... Rassurez.moi c.est de l.humour. Par ex la ville européenne la plus réputée pour ses fêtes et ses nuits où on trouve la jeunesse européenne délurée c.est berlin pas palerme. Le pays d.europe ou le nombre d.heures travaillée par semaine est le plus important c.est la grèce et le plus faible c'est la suède. Le clientelisme existe aussi en europe du nord mais avec des formes moins triviales que la mafia... La situation est bien plus compliquée que ces stéréotypes qui nous détournes des solutions à la crise. Si l'union avait été plus solidaire dès le départ l.incendie actuel n.aurait été qu.un feu de paille.
Réponse de le 06/07/2012 à 9:35 :
C'est tellement plus facile d'être xénophobe, surtout vis à vis de gens qui ont un phototype foncé...
a écrit le 05/07/2012 à 20:29 :
La France continue à dépenser et à mener grand train (millefeuilles des collectivités entre autres) pensant que la RFA viendra toujours à la rescousse. Mais il ne pas trop tirer sur la ficelle. Les meilleures choses ont une fin.
Réponse de le 06/07/2012 à 6:57 :
La RFA ?... Elle n'existe plus depuis bien longtemps, tout comme la RDA !
Réponse de le 06/07/2012 à 9:39 :
Vous êtes mignons tous les deux : l'Allemagne est toujours une république fédérale comme la France est toujours la république française (d'après moi plutôt Ripoublique...)
Donc RFA est correct !
Les Länder allemands sont certes mieux gérés que les duchés socialistes mais il n'en reste pas moins que leur endettement et la situation des caisses d'épargnes régionales sont très préoccupants !
a écrit le 05/07/2012 à 20:26 :
Ils ont bien raison ces 150 universitaires, la capitalisme fonctionne si et seulement si on laisse faire faillite les entreprises ou les banques qui le doivent, si l'on sauve coûte que coûte tout le monde alors nous coulerons tous, c'est assez simple à comprendre pourtant !!!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :