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latribune.fr (avec agences) | 06/07/2012, 12:04 - 251 mots
"La Finlande ne s'accrochera pas à l'euro à n'importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie unique européenne". L'affirmation de la ministre des Finances finlandaise, Jutta Urpilainen, retranscrite ce vendredi dans le quotidien économique Kauppalehti annonce clairement la couleur. Si elle estime que "que l'euro est bénéfique pour la Finlande", la ministre considère que son pays n'a pas prendre en charge la "responsabilité collective pour les dettes", ni les "risques d'autres pays".
Helsinki a opposé son refus catégorique à tout rachat de titres souverains sur le marché secondaire, via le Mécanisme européen de stabilité, ce qui constituait pourtant l'une des principales avancées du sommet européen qui s'est tenu fin juin à Bruxelles. Dans un autre entretien, publié jeudi, Jutta Urpilainen défendait la position finlandaise qui représente la "ligne dure" en Europe. "Nous sommes constructifs et nous voulons résoudre la crise, mais pas à n'importe quelles conditions", affirmait-elle.
Accords bilatéraux
Déjà, l'an dernier, le gouvernement finlandais avait obtenu un accord bilatéral avec la Grèce lorsqu'un deuxième plan d'aide avait été décidé. Au terme de ce traité, Athènes garantissait au pays de lui rembourser les sommes avancées. D'autres accords de même ordre sont à l'étude avec l'Espagne en échange d'une aide aux banques ibériques.
Enfin, parmi les autres objets de défiance: la taxe Tobin. Le gouvernement s'opposait en février dernier à la taxe sur les transactions financières sur lesquels les membres de la zone euro se sont finalement accordés fin juin, mais qui doit encore être ratifiée dans chaque pays.
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bellini a écrit le 06/07/2012 à 14:12 :
Voila le bon scenario. Une zone monétaire non solidaire ne peut durer longtemps. La Finlande sort, puis l'Allemagne, puis... et on fait une monnaie commune pour empecher les dévaluations sauvages. Mais l'idéologie a fait faire n'importe quoi. Rappelons nous du rapport Attali de 2008: "L?Italie, le Portugal, la Grèce et plusieurs nouveaux États membres ont eux aussi mené des réformes courageuses, pour contrôler leurs dépenses publiques, moderniser leur administration, et mieux recruter leurs agents publics. L?Espagne a ?uvré pour l?accès de tous à la propriété du logement, dans une économie en quasi plein-emploi?." Attali Monti et les autres avaient un peu bu sans doute...
ventrachoux a écrit le 06/07/2012 à 13:52 :
Jour apres jour on realise que le Big Bang de l´Euro est devenu inévitable. Ca fait des années que Olaf Henkel l áncien patron de IBM Allemagne et le patron du syndycat des patrons avait annoncé l´explosion de l´Euro en 2 zones : le Neuro et le Südo. La seule question qu il ne pouvait repondre etait de deviner dans quel camp la France tomberait. Entre temps , depuis le mois dernier, la question ne se pose même plus. . .
Madrai a répondu le 06/07/2012 à 14:08:
Je pense surtout qu'il y aura une résurrection du Franc, de la peseta, de la lire,...Bref, un retour aux monnaies nationales. Car même dans les deux zones Euros séparées, les écarts de compétitivité resteront importants et les économies trop disparates.
jeff a répondu le 06/07/2012 à 14:09:
ça fait 5 ans que la France a choisi le camp de la Südo avec les dépenses inconsidérées de Sarkozy. On a pas attendu l'arrivée des socialos, qui pour le coup mettent en place une rigueur nécessaire depuis longtemps, pour avoir des problèmes de dette. Après à titre perso, je suis partisan de l'adoption du dollar US pour la France: nous aurions une monnaie internationalement réputée mais moins forte que celle des Allemands. Nos gains de compétitivité à l'export seraient énormes. Idem pour Airbus, nous pourrions vendre nos avions sans risque de couverture de change. En plus avec le dollar, les gens ne seraient pas très perdu.
Machiavelli a écrit le 06/07/2012 à 13:38 :
La disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, richesse naturelles et matières premières, taille du pays, etc, etc.) S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable il n'en est pas de même pour d'autres pays de la zone Euro. Des pays aussi peu industrialisés que le Portugal, la Grèce et autres ont donc peu de chance d'arriver à la même compétitivité que l'Allemagne ou la France (à moins de devenir des paradis fiscaux). Leur demander d'augmenter leur compétitivité par le dumping social et par le dumping des salaires et illusoire. Des pays comme la Chine, l'Inde et autres pays asiatiques ne peuvent être égalés en ce qui concerne le dumping social. Seule solution, les accords doivent être modifiés de façon à permettre aux pays ainsi désavantagés de développer et de protéger leur économie contre des économies plus fortes afin d'arriver au sein de l'Union Monétaire à une plus grande convergence des économies. Il est aussi important d'arriver à un partage horizontal du travail pour éviter l'exil de jeunes hautement qualifiés du au chômage dans les pays périphériques. Il faut tenir compte de la réalité, l'Allemagne (et la France) étant le pays économiquement le plus fort de la Zone Euro a pu profiter de l'endettement des autres pays pour développer son industrie aux dépens des autres économies de la Zone Euro. Depuis 18 ans l'Allemagne a un excédent de la balance commerciale de 17 Milliards PAR MOIS en moyenne. Excédent réalisé principalement en Zone Euro et grâce à l'endettement d'autres pays importateurs de bien allemand (y compris l'armement pour la Grèce). Malheureusement les bénéfices ainsi réalisés par les grosses entreprises allemandes et aussi françaises ont très souvent été réinvesti en dehors de la Zone Euro, avec pour conséquence le chômage des jeunes dans les pays déficitaires. Je ne pense pas que L'UE puisse survivre si l'Allemagne et la France n'acceptent pas de tenir compte de ces réalité et refusent de revoir les accords et de prendre les mesures qui s'imposent et qui permettrait de compenser ces disparités de compétitivité.
ventreachoux a répondu le 06/07/2012 à 14:16:
Je cite : taille du marché intérieur, position géographique, richesse naturelles et matières premières, taille du pays, etc, etc C´est marrant aucun de ces criteres de repond a la Finlande. Et portant elle a des finances saines ! Comme quoi ce nß est pas une uniquement une question de taille ou de position geographique mais avant tout une question de bonne gestion en empechant le gaspillage et la courrption.
france a écrit le 06/07/2012 à 13:24 :
bravo a la finlande... un exemple pour la france
patou110 a écrit le 06/07/2012 à 13:24 :
bravo clap clap