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latribune.fr (avec agences) | 20/07/2012, 14:45 - 433 mots
Le montant exact de l'emprunt qui sera contracté par l'Espagne pour recapitaliser ses banques ne sera déterminé qu'en septembre, ont dit vendredi les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) après en avoir approuvé le principe. L'aide sera octroyée via le Fonds de soutien de la zone euro (FESF) puis le Mécanisme de stabilité (MES), appelé à lui succéder rapidement. Elle sera ensuite transmise au Fonds public d'aide pour les banques espagnoles, le Frob.
En contrepartie de l'octroi de ce prêt, qui pourra atteindre 100 milliards d'euros, la zone euro va imposer des conditions strictes "qui se concentreront sur le secteur financier": les banques espagnoles devront présenter des plans de restructuration conformes aux règles sur les aides d'Etat et mettre à l'écart leurs actifs douteux dans une structure de défaisance, ou "bad bank". La régulation et la supervision bancaire devront également être renforcées. Cela pourrait passer par des inspections de la Commission européenne dans tout établissement bancaire espagnol, d'après un projet de mémorandum qui a fait l'objet de fuites.
30 milliards d'euros en cas de besoin urgent cet été
Lors d'une précédente réunion téléphonique fin juin, la zone euro avait accepté de prêter jusqu'à 100 milliards d'euros pour aider Madrid à recapitaliser ses banques, en grande difficulté. L'eurogroupe a également confirmé sa promesse de débloquer 30 milliards d'euros au plus vite. Le FESF va "mettre de côté 30 milliards d'euros" fin juillet, en cas de besoin urgent de recapitalisation des banques espagnoles cet été, comme déjà annoncé.
Cette décision était largement attendue sachant que les Parlements allemand et finlandais -susceptibles de s'opposer à ce plan d'aide- l'ont approuvé. Le Bundestag allemand a donné son feu vert jeudi et le Parlement finlandais vendredi matin. Helsinki avait au préalable trouvé un accord avec Madrid sur des contreparties pour garantir sa participation à ce nouveau plan de sauvetage.
Les taux espagnols ont repassé les 7%
L'approbation de la zone euro survient au moment où l'Espagne est en grande difficulté, avec des taux d'emprunt qui sont repassés vendredi au-dessus de 7%, un niveau difficilement soutenable dans la durée. Cette situation reflète l'inquiétude des investisseurs pour qui les engagements pris auprès de l'Union européenne par Madrid sont inateignables.
L'Espagne doit s'efforcer de réduire son déficit public à 6,3% de son PIB cette année et à 4,5% en 2013. Son endettement doit passer à 79,8% du PIB en 2012 et 82,3% en 2013. Le gouvernement espagnol doit cependant ajuster prochainement ses prévisions en matière d'endettement pour tenir compte d'une récente révision à la hausse de ses prévisions de déficit sur les trois prochaines années ainsi que de l'aide à son secteur bancaire désormais actée.
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Machiavelli a écrit le 21/07/2012 à 09:08 :
L'Europe actuelle a été voulue et organisée principalement par le couple franco-allemand qui en a aussi édité les règles qui, bien sur, sont faites pour avantager les économies fortes, donc surtout l'Allemagne et surtout au début, la France. Il y a donc dés le départ un vice dans la construction. La plus-part des experts internationaux avaient prévu les évènements actuels. L'Euro se portant comme une fleur, on ne les avait pas écoutés. Et pourtant! Que faire maintenant? Les plans d'austérité successifs ne servent à rien tant que les déséquilibres des balances commerciales ne sont pas éliminés. Qui dit excédent (Allemagne, Pays-Bas, Finlande) dit forcement déficit (France, Belgique, Espagne, Italie (uniquement à cause de sa dette), Portugal, Grèce) Il faut par des mesures concrètes arriver à une plus grande convergence des économies de la Zone Euro. Une chaine ne peut être plus forte que le maillon le plus faible. Rendre les exportations pour les pays à balance commerciale excédentaire vers les pays à balance commerciale déficitaire moins intéressantes serait une première mesure à prendre. Laissons aux experts de Bruxelles le soin de décider des mesures les plus adéquates pour y arriver. Une modification des règles intracommunautaire dans ce sens me parait indispensable et urgente. Une vraie Union Fiscale est indispensable à toute Union Monétaire, sinon l'Union Monétaire est dégradée à une Zone de libre échange entre pays très différents et à compétitivité très différente. Ceci si nous voulons continuer dans la voie choisie. Sinon il faut retourner à l'Écu et chaque pays retrouvera une monnaie nationale. Les pays membres de l'union monétaire et leurs avantages ou handicaps naturels étant trop différents les uns des autres pour que le principe du chacun pour soi puisse fonctionner. Sans modification des traités les divergences des économies ne feront que croitre, les économies les plus fables n'étant plus protégées, ceci fragilise la Zone Euro. La crise de la dette actuelle en est la conséquence logique.
marie210917 a écrit le 20/07/2012 à 19:08 :
Lorsque l'on sait que bon nombre de transactions se fait en espèces et ce afin d'échapper au fisc on enrage de refiler de l'argent.... Que l'UE commence par faire son bouleau !
encorelibre a écrit le 20/07/2012 à 15:33 :
il est clair qu'une attaque spéculative de grande envergure est menée contre l'Espagne, pratiquement aucune mesure valable n'est prise en compte par le marché. Sans doute espère t'on faire tomber ce pays pour voir en même temps les deux autres gros morceaux s'écrouler, l'Italie et bien entendu la France. Mais question toujours sans réponse de la part des médias et prétendus experts économiques, qui est derrière cette attaque ? un autre ou toujours SOROS et compères ??? qui ?
numéro 6 a répondu le 20/07/2012 à 18:40:
Vous voulez dire le milliardaire soros ? Pourtant, l'Euro avait été créé pour éviter ce genre de manège, depuis qu'il a fait à l'époque chuter la livre sterling. Mais c'est intéressant votre commentaire, très constructif. A méditer
jb a répondu le 20/07/2012 à 18:45:
C'est rop tranquille. La Finance a besoin de crises pour prospérer. Elle met donc le doigt où ça fait mal: les maillons faibles de la zone Euro. Mais tant va la cruche à l'eau...
GERARDC27 a écrit le 20/07/2012 à 15:29 :
Comptez cent cinquante milliards.