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latribune.fr, avec agences | 23/07/2012, 13:30 - 345 mots
La crise s'enflamme en Espagne. La journée de lundi a démarré par l'annonce d'une accélération de la récession au deuxième trimestre avec un recul du produit intérieur brut de 0,4% contre 0,3% au trimestre précédent. Dans la matinée, l'inquiétude sur le sort de l'Espagne se traduisait par des taux record atteints lors d'une émission de dette à 10 ans. Son rendement atteignait 7,466% (après avoir touché 7,5%), contre 7,226% vendredi. Un niveau jamais atteint depuis la création de l'euro. Parmi les sujets d'inquiétude: deux régions espagnoles - Valence et Murcie - ont demandé de l'aide au gouvernement.
13:30: Le ministre de l'Economie écarte un sauvetage global du pays
L'idée d'une aide globale, accordée à la quatrième économie européenne a été écartée par le ministre de l'Economie Luis de Guindos. "L'Espagne a la capacité de croissance et n'a pas les problèmes d'autres pays secourus et pour cela ne va pas être secouru", a-t-il affirmé devant la commission économique de la chambre des députés. "L'Espagne est un pays solvable. Et cette solvabilité va nous permettre de passer les difficultés dont nous souffrons en ce moment", a-t-il assuré. "Avec cette situation d'incertitude, de volatilité, il existe un comportement irrationnel (NDLR: des marchés). L'unique manière d'agir va bien au-delà de la capacité des gouvernements", a affirmé le ministre, faisant allusion à la Banque centrale européenne. Samedi, le ministre des Affaires étrangères José Manuel García-Margallo, avait de nouveau appelé la Banque centrale européenne à agir, notamment en achetant de la dette espagnole afin de mettre fin à la spéculation contre l'Espagne.
12:30: Les marchés européens s'affolent
La crise européenne fait chuter les principales places européennes. Le pays a annoncé une récession plus intense entre avril et juin qu'au premier trimestre. Ses taux de financement ont atteint un nouveau plus haut depuis la création de l'euro. Vers 12h, Paris dévissait de 2,14%, Francfort de 1,74%, Londres de 1,68%. Milan plongeait de plus de 5% et Madrid de 5,4%. Athènes de son côté dégringolait de 6%. Le spectre d'un plan de sauvetage européen à grande échelle plane au dessus de Madrid contribuant à alimenter les inquiétudes des investisseurs.
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GERARDC27 a écrit le 23/07/2012 à 15:11 :
Il y a au moins un domaine qui marche en Espagne et qui draine de la tune, c'est le sport.
letroll a répondu le 23/07/2012 à 15:30:
simple signe de décadence de nos sociétés, le peuple veut du pain et des jeux :-))
najbar a écrit le 23/07/2012 à 14:32 :
Et en Espagne... Résumons. L'état espagnol a demandé 100 milliards d'euros d'aide pour renflouer les banques. Ils auraient pu nationaliser les banques pour punir les actionnaires de leur erreur, puis renflouer. Non, les politiciens et hauts fonctionnaires espagnols ont préféré taper dans la caisse commune européenne et laisser aux actionnaires banquiers une porte de sortie. En contrepartie, les salaires des fonctionnaires se réduisent et la TVA augmente. Ben oui, il faut bien financer ! Les espagnols réagissent super bien si on y réfléchit. Ils se contentent de faire des grèves dont tout le monde se branle. Ils n'ont pas cassé grand chose. Imaginez les mêmes mesures prises en France pour sauver les actionnaires de la BNP, de la Société Générale et du Crédit Agricole. La France serait bloquée pendant un mois. Les PDG des banques démissionneraient. Les banlieues s'énerveraient et se mettraient à tout péter dans Paris et autour. Bref, ce serait un bon petit chaos bien de chez nous comme on sait faire. Plus de transport, l'armée et la police dans la rue... Non définitivement, les espagnols sont des couilles molles... car il y a vraiment matière à tout péter. Se faire déglinguer son pauvre misérable salaire pour sauvegarder les milliards d'euros de patrimoine des banquiers, j'avoue que ca donne quand même une sacrée justification pour s'énerver un peu... Tout ceci illustre la nature du monde moderne avec des géants économiques qui ont gangrené les Etats. Une toute petite minorité au pouvoir politique et économique sauvegarde coûte que coûte ses privilèges. Si encore ces gens avaient acquis par le biais de leur travail leur fortune, on pourrait accepter un minimum. Ce qui me dérange profondément, c'est que ces fortunes offrant le pouvoir de nuisance sur les masses ont été acquises et transmises. Je suis devenu définitivement contre le concept d'héritage. Bombarder un bien né en haut d'une pyramide sociale sans qu'il ait jamais réussi à prouver sa valeur dans le monde économique, cela introduit trop de distorsions et d'irresponsabilité. Ce système n'est pas viable.