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Le chant du cygne de la croissance allemande ?

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Romaric Godin | 14/08/2012, 08:01 - 447 mots

L'Allemagne enregistre une hausse du PIB de 0,3% au deuxième trimestre? C'est mieux que prévu, mais cela pourrait ne pas durer.

Le ralentissement allemand a bien eu lieu, mais il ferait pâlir d'envie ses voisins. Avec une hausse de son PIB de 0,3 % au deuxième trimestre, le rythme de croissance de la république fédérale est plus faible que celui du trimestre précédent (+0,5 %). Objectivement, il est très faible. Si on exclu le recul du quatrième trimestre 2011, c'est même le plus faible taux de croissance trimestriel allemand depuis le troisième trimestre 2009. Pourtant, relativement au reste de la zone euro, l'Allemagne apparaît encore comme un roc de croissance. D'autant que les économistes tablaient sur une progression de 0,2 % seulement. Pas de quoi pavoiser. Sauf qu'en ces temps de récession en Europe du sud et de croissance zéro en France, le moindre mouvement positif prend des allures de glorieuse victoire.

Le commerce extérieur soutient la croissance

Destatis, l'Office fédéral des statistique rendra public la semaine prochaine le détail des contributions à cette croissance. Mais d'ores et déjà, il prévient : le moteur de la croissance allemande, c'est le commerce extérieur. L'extension de l'excédent commercial a compensé la chute des investissements, notamment dans les biens d'équipement, précise Destatis.

Phase difficile à venir

Du coup, l'Allemagne pourrait avoir manger son pain blanc et ce bon trimestre être trompeur. Devant la crise européenne et sa contagion au reste du monde, l'industrie allemande a cessé d'investir. Les importations de biens d'équipement ont alors chuté, tandis que les commandes à l'étranger étaient honorées, élargissant encore l'excédent commercial. Mais dans les mois qui viennent, les carnets de commande à l'export vont se vider : depuis décembre, les commandes à l'industrie allemandes reculent, de 7,6 % en juillet. C'est du reste la raison de la fin de l'investissement des entreprises. Viendra un moment où le recul des importations ne pourra plus être plus fort que celui des exportations, parce que la consommation se maintient outre-Rhin et parce que l'Allemagne doit importer son énergie. Alors, la compensation de la chute des investissements par l'excédent commercial ne sera plus possible. Les économistes d'Allianz, d'ordinaire assez optimistes, préviennent du reste : "la croissance allemande cale".

Soutien public

Reste un détail piquant : les dépenses publiques devraient être outre-Rhin, un élément notable de contribution à la croissance. En un an, du premier trimestre 2011 à celui de 2012, la consommation de l'Etat allemand a progressé de 1,9 %, contre 1,6 % pour le PIB. Autrement dit, Berlin ne suit pas vraiment les mots d'ordre d'austérité qu'elle lance au reste du continent. Mieux même, elle soutient son économie par de la dépense publique, même si ce soutien est faible et il faut rappeler que la réduction des déficits allemands s'expliquent plus par la hausse des recettes que par la baisse des dépenses.
 

 

Commentaires

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Laurent a écrit le 16/08/2012 à 17:08 :

Le saviez-vous? La France dont la balance des paiements est déficitaire a payé récemment 90 milliards à l'Allemagne et aux pays du Nord...

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ventrachoux a écrit le 16/08/2012 à 11:41 :

Le cygne est en bonne forme ! Les 30 plus importants groupes allemands qui forment la liste du DAX à la bourse de Frankfurt ont encore augmenté leur n CA de + 9 % par rapport au 2 eme trimestre de 2011 ( 312 millird) avec une marge en hausse de 12 auf 27 mia. Ce developement s´explique par de bonnes affaires hors de la zone Euro. Dans la zone Euro l´ augmentation n´a ete "que de 5 %" ( 121 mia). Il faudrait m arreter de lancer des rumeurs comme quoi l industrie allemande se trouve en difficulté ! La verité est que les grandes entreprises sont tellement diversifiées avec les unités de production dispersées dans tout le monde que les PB de la zone Euro n´auront pas d´influence catastrophique pour les 30 grands du DAX. .

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Dartagnond a écrit le 15/08/2012 à 10:07 :

Il est urgent de relocaliser vos correcteurs

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client a écrit le 15/08/2012 à 09:47 :

Avez vous déjà entendu le nom "Hoechst"? Savez-vous ce que cette entreprise est devenue? Cherchez un peu!!

arf a répondu le 15/08/2012 à 16:48:

que voulez-vous dire par là?

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hectopascal a écrit le 14/08/2012 à 18:43 :

L'Allemagne fait mieux que prevu mais ce succes economique s'est forge apres le 1945 sous les ruines par un travail de longue halaine , beaucoup de serieux, sueur,pragmatisme, honetete, fiabilite et un objectif structure devant eux. Etre toujours meilleur que la concurrence un petit quelque chose bien allemand..Surtout ne pas etre jaloux mais reflechir s'inspirer d'eux et faire aussi bien.

arf a répondu le 15/08/2012 à 01:38:

c'est pas de la jalousie de dire que les allemands on su bien profiter de la zone euro car c'est bien dans en Europe que l'Allemagne fait ses profits et et non en Chine ou leur balance commercial est déficitaire... Mais Achtung si leurs clients font faillites, il pourrait aussi y laisser des plumes.

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Corso a écrit le 14/08/2012 à 16:19 :

Il est inexact de dire que la croissance allemande serait soutenue par les investissements publics. L'état fédéral par obligation pratique soutient ses Landers qui soutiennent leurs banques qui soutiennent les milliers d'entreprises qui s'écroulent. On laisse alors choir les petites, ce qui apporte une clientèle inespérée aux grandes qu'il faut bien quand même soutenir s'il est décidé qu'elles en valent la peine. Ce sont alors des milliards dépensés comme avec le processus Continental/Deutsche bank que j'ai souvent décrit par lesquels le gouvernement allemand soutient ses entreprises. Il ne s'agit pas d'investissement de création mais d'investissements en déperdition. Dans ce sens le soutient public va à la croissance car s'il ne se faisait pas ce serait toute la confiance en la structure allemande qui s'écroulerait ce qui coûterait bien plus cher que l'argent investi en simple soutient. Cependant l'on ne peut déduire une action progressive d'une telle structure nationale de défaisance. Les difficultés pour les allemands sont devant. Le secteur automobile en premier devra licencier. VW a plus de 500 0000 employés dans le monde comme signalé il y a peu par mes soins. Nos petits problèmes français font bien pâle figure en comparaison. Les investisseurs commencent à le comprendre.

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arlaten a écrit le 14/08/2012 à 15:28 :

J'adore quand des lecteurs sans doute tous férus de sciences économiques soumettent à leurs analyses "politicailles" des fondamentaux de la dite science: et oui, cher Georges, la dépense publique est bien un soutien de croissance (de même que l'endettement par exemple). Et oui cher Ignare et si le principe de précaution est inscrit dans notre constitution, la législation allemande sur l'environnement et la santé est plus contraignante que la nôtre (Et eux arrêtent même le nucléaire)

Oups a répondu le 16/08/2012 à 17:05:

QU'ENTENDEZ VOUS PAR DEPENSE PUBLIQUE UTILE, LES PROJETS NON RENTABLES? Ne savez-vous pas que le gouvernement Sarkozi a eu toutes les peines du monde à trouver de la rentabilité, c'est à dire un mieux être pour la société française dans les fameux pôles de compétitivité...

Yves a répondu le 16/08/2012 à 17:10:

Faux, l'endettement en particulier à crédit comme le fait la France est un apauvrissement de la Nation. De plus, il génère des impôts et des intérêts. ça c'est du verbiage...

halley a répondu le 23/08/2012 à 14:39:

@Yves. Tout à fait d'accord. Plus encore si notre dette est due à des dépenses de fonctionnement, ce qui est en grande partie le cas.

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audacieux a écrit le 14/08/2012 à 13:54 :

Très audacieuse analyse ... Allemagne a de-corrélé sa croissance du reste de l?Europe, en particulier grâce à sa présence sur les marchés émergents, qui ont des taux réels de croissance largement au dessus des chiffres officiels. Déduire d'une phase habituelle du cycle productif des difficultés ressemble plus à lire dans le marc à café. Allemagne devra peut être trafiquer ses chiffres pour ne pas être embêtée avec l?Europe des loosers ... mais c'est tout

marchés a répondu le 14/08/2012 à 15:30:

jusqu'à maintenant c'est avec l'eurozone et puis l'euroland que se ré"alisent les 3/4 des échanges de nos voisins et même pour les cercles europhobes c'est une réalité qu'ils doivent incorporer à leurs vues (courtes)

José a répondu le 14/08/2012 à 15:54:

(on écrit losers) A condition que la croissance des pays émergents, soumise aux exportations vers la première économie mondiale (l'Europe en tant qu'entité) et les USA soutenus à coups de QE, ne vacille pas!

@marchés a répondu le 14/08/2012 à 19:15:

En fait, deux visions possibles soit on ne regarde que les chiffres du commerce exterieur (et de son excédent) pour l'allemagne et la on est à 80% pour l'Europe et 20% pour le reste du monde en 2010 mais on reste dans une vision passéiste et non globalisée de l'economie mondiale, soit on rajoute les "relais de croissance"que l'Allemagne a jalonné dans les émergents et ce ratio monte bien plus. Mais il est vrai que ces flux sont plus difficilement quantifiables et que les eurosceptiques les sur estiment. La vérité est probablement différente ...entre audacieux et vous. @josé ... bien plus d'interdépendance que vous ne le croyez ... interessez vous à l'iphone, c'est marrant comme ecosystème ^^

halley a répondu le 23/08/2012 à 14:33:

@marchés Cela n'empêche pas qu'en ce qui concerne la France nous avions des réformes à mener : retraites, rationalisation des dépenses de l'Etat, maîtrise du coût du travail, compétitivité des entreprises, développement de la R&D, droit du travail... Et tout cela était nécessaire avant même la crise ! Nous n'avons presque rien fait grâce à des gouvernements de droite trop timorés et des politiques de gauche d'un conservatisme sans égal en Europe. Je passe sur les corps intermédiaires politisés et totalement déconnectés des réalités économiques. Résultat : nous cumulons les effets de la crise et des problèmes structurels profonds. C'est toute la conception de l'économie et de l'entreprise qui est à revoir en France. Et cela concerne autant une grande partie des salariés qui ont une vision de l'entreprise totalement datée, que les chefs d'entreprises dont la gestion est extrêmement médiocre, en particulier en ce qui concerne l'investissement. A ce titre, on a beaucoup accusé les banques de ne pas suffisamment participer au financement des entreprises. Mais que dire quand on constate que les chefs d'entreprises français dont les sociétés fonctionnent préfèrent se sortir des salaires mirobolants plutôt que d'investir dans leur propre business ? Comment voulez vous qu'ils obtiennent la confiance des banques si eux même ne croient pas au potentiel de développement de leur société ? C'est là toute la différence avec les entrepreneurs allemands. Alors certes, peut-être les allemands ne réussiront pas leur pari... En revanche, les français échoueront avec certitude !

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GEORGES a écrit le 14/08/2012 à 13:48 :

depenses publiques qui soutiennent la croissance????Celle lá , elle fallait qu´elle soit ecrite

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Professore a écrit le 14/08/2012 à 11:09 :

la réduction des déficits allemands s?expliquent ... ce pluriel est bien singulier Sur le fond je vous signale que l'Allemagne peut être sanctionnée par Bruxelles pour excédent excessif du commerce extérieur ! Source : Financial Times Deutschland

ignare a répondu le 14/08/2012 à 13:04:

Professore , celà ne risque pas d'arriver à la France . Le principe de précaution , inscrit dans la costitution , est notre Saint Christophe . ah mais !!!

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tedy a écrit le 14/08/2012 à 11:05 :

cet article fait un amalgame plutôt inapproprié, concernant les dépenses publiques allemandes qui soutiennent la croissance et le fait que l?Allemagne demande aux autres pays européens de réduire leurs déficits le problème ce n'est pas la dépense publique , la dépense publique peut soutenir la croissance. Le problème c'est qu'il ne faut pas payer cette dépense publique par l?emprunt. Si une hausse des dépenses publiques est payé par une hausse des recettes publiques pourquoi pas, si le pays peut payé cette hausse des recettes. la baisse des déficits publiques dans les autres pays européens doit se faire par une baisse des dépenses publiques, du fait que ces pays vivent au dessus de leurs moyens. Ils n'ont pas la possibilité d'augmenter leurs recettes pour payer leurs dépenses . a mon avis il faut souligner que la baisse de la croissance allemande malgré le soutien de la dépense publique est liée à la récession subit par les autres pays européens. Les économies européennes sont liées.

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Alain a écrit le 14/08/2012 à 10:50 :

Ne pas confondre cygne et signe s.v.p., les vacances n'excusent pas tout...

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Max a écrit le 14/08/2012 à 10:48 depuis un Iphone :

On ne dit pas plutôt "chant du cygne"? Ce n'est pas parce qu'on est en Août que la relecture doit être faite par des stagiaires! Une application qui se veut destinée aux décideurs et aux "CSP+" ne devrait pas voir ses articles maculés d'erreurs typographiques de de fautes de français monumentales (la palme revient aux accords improbables du participe passé). Je ne vous félicite pas.

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Maxou a écrit le 14/08/2012 à 10:44 :

Le chant du "signe" au lieu de "chant du cygne"???? Qui s'occupe des corrections par chez vous?

joke a répondu le 14/08/2012 à 18:08:

c'était un jeu de mot non?

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hectopascal a écrit le 14/08/2012 à 10:38 :

Bon exemple allemand a suivre pour les pays qui se sont mis en difficulte par leur manque de pragmtisme..L'italie fait ses reformes, l'Espagne aussi et je leurs souhaite le redressement economique merite.Pour d'autres pays se sera trse difficile.

vido a répondu le 14/08/2012 à 14:55:

Oui la France va devoir se reformer bon gré mal gré. Par contre j ai de sérieux doute sur la pertinence d'un modèle économique purement exportateur les pays émergents veulent développer leur industrie et n ont aucune envie d'être submergés de produits européens. Leur protectionnisme risque fort de compromettre cet objectif. Pour êtreexportateur il faut bien d'autres pays acceptent d être déficitaires. mais la France est loin de ce genre de considération. Nous devons travailler à rééquilibrer travailler notre balance

arf a répondu le 15/08/2012 à 01:42:

pour ça, il faut faire comme les allemands, un que le consommateur achete français dès que possible et de deux que les multinationales françaises fassent travailler des PME et TPE françaises.

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@Yves. Tout à fait d'accord. Plus encore si notre dette est due à des dépenses de fonctionnement, ce qui est en grande partie le cas.

par halley le 23/08/2012 à 14:39

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