Pourquoi Angela Merkel soutient Mario Draghi

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Angela Merkel a donné un feu vert implicite à une intervention massive de la BCE. Derrière ces propos se cache une stratégie pour parvenir à sa réélection en 2013.

A peine rentrée de vacances, Angela Merkel semble avoir défini sa nouvelle ligne : défendre l'euro à tout prix pour rester au pouvoir après 2013. Les déclarations de la chancelière à Ottawa jeudi ont ravi les marchés. En donnant implicitement son feu vert à une intervention massive de la BCE sur le marché souverain et en ouvrant la voie à un assouplissement des conditions à la Grèce, la chancelière a montré qu'elle voulait éviter que l'automne prochain soit le dernier de la zone euro.

Equation d'Angela

Que cherche Angela Merkel ? Rien d'autre que sa reconduction au pouvoir lors du scrutin de septembre 2013. Pour cela, elle estime qu'elle ne doit pas être le fossoyeur de la BCE par des positions trop rigides. Pour deux raisons : elle s'aliénerait les électeurs centristes et elle se couperait de l'opposition sociale-démocrate avec qui elle pourrait conclure après l'élection une « grande coalition » comme entre 2005 et 2009. Mais elle sait aussi qu'elle doit donner des gages à son camp et ne pas donner l'impression au contribuable allemand qu'il est la vache à lait de l'Europe. Pour cela, il est impossible à la chancelière de demander au Bundestag une rallonge pour la Grèce ou pour le MES. Or, avec ses moyens actuellement prévus, le Mécanisme européen de stabilité, lorsqu'il naîtra enfin à l'automne, ne pourra guère empêcher une contagion de la crise à l'Espagne, à l'Italie voire à la France.

Calcul d'Angela

D'où l'idée de soutenir l'action de la BCE. Une intervention massive de la BCE aura ceci d'intéressant pour Angela Merkel qu'elle sera sans effet immédiat sur les portefeuilles des Allemands. D'ici à septembre 2013, il est peu probable que la BCE ait besoin d'argent public pour se renflouer et l'effet sur l'inflation de son intervention sera encore réduit. Quant aux risques à moyen terme, ce n'est pas la priorité actuelle de la chancelière. Même logique pour la Grèce : en accordant plus de temps à Athènes pour redresser ses comptes publics, on obtient un peu de calme avant le vrai début de la campagne électorale allemande.

Mauvaise humeur

Le pari est néanmoins risqué, car cette stratégie rompt ouvertement avec les postures ordolibérales qui sont celles de la CDU, de la CSU et du FDP, les trois partis de sa coalition. Depuis un mois, les ténors de la majorité au Bundestag critiquent le projet d'intervention de la BCE et regrettent que la position orthodoxe de la Bundesbank ne soit pas écoutée au sein de l'institution de Francfort. Ce matin, deux députés de la majorité s'insurgent dans la Süddeutsche Zeitung contre la répartition égale des droits de vote au sein du conseil des gouverneurs de la BCE. « Il n'est pas acceptable que la voix de l'Allemagne y porte autant que celle de Malte », martèle Johannes Singhammer, vice-président du groupe CDU/CSU au Bundestag. Le sentiment d'isolement en Europe des positions orthodoxes de l'Allemagne s'amplifie au sein de la majorité parlementaire.

« Une union à l'italienne » ?

En s'appuyant sur la BCE, Angela Merkel va tenter de faire avaler une couleuvre démesurée à son propre camp : l'abandon du principe de « stabilité » qui a permis à l'Allemagne de sortir de la grande inflation en 1924 et de construire son « miracle économique » dans les années 1950. Un véritable dogme outre-Rhin. L'économiste en chef de la Commerzbank Jörg Krämer a déjà mis en garde ce vendredi que la voie choisie par la chancelière était celle d'une « union monétaire à l'italienne : plus d'inflation et une monnaie plus faible pour sortir les pays endettés de la crise ».

La force d'Angela ? Elle-même

Sans doute y aura-t-il des remous, notamment dans les rangs de la CSU bavaroise, qui, en septembre 2013 devra aussi disputer une campagne électorale régionale difficile dans cet Etat conservateur. Mais pour faire accepter l'inacceptable par ses alliés, Angela Merkel a un argument de poids, le même depuis 10 ans : la droite allemande n'a pas d'alternative à l'ancienne physicienne est-allemande. En cas de désaveu de la chancelière par sa majorité, la droite serait absolument assurée d'une déroute lors des prochaines élections. Evidemment, les députés du Bundestag en campagne y réfléchiront à deux fois avant d'engager une épreuve de force avec la chancelière. A moins que la politique de la BCE ne provoque un sentiment profond de rejet dans la population. Mais nul doute qu'Angela Merkel tentera d'apaiser la situation en insistant sur les « conditions » de l'intervention de la BCE et sur les résultats de sa politique.
 

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a écrit le 05/09/2012 à 8:21 :
En tant qu'allemand je me dis qu'après tout l'Allemagne peut quitter l'UE si cela bon lui semble.
Pour le moment tout va bien, avec nôtre excédent de la balance commerciale de 15 Milliards PAR MOIS et ceci depuis plus de quinze ans nous profitons plus que quiconque de l'UE et de l'Union Monétaire. Les quelques petits milliards que l'Allemagne doit verser à Bruxelles tous les ans ne sont rien par rapport à l'excèdent commercial que nous réalisons grâce à cette petite cotisation. Excèdent commercial énorme qui nous permet d'exporter nôtre chômage vers les pays économiquement plus faibles et qui, a cause (grâce) des traités imposés par l'axe franco-allemand, ne peuvent ni empêcher ni taxer l'avalanche de produits Made in Germany qui étouffe et empêche leur propres économies de se développer.
Alors pas de souci et que m'importe comment vont les autres pays et si en Espagne et au Portugal le chômage des jeunes dépasse déjà les 50%.
a écrit le 18/08/2012 à 18:03 :
Il était évident que l'on allait arriver à sortir l'Euro de l'ornière où il se trouve : personne ne veut être son fossoyeur !
Réponse de le 18/08/2012 à 18:11 :
Sortir de l'ornière, ceci est vite dit. Surtout que l'on ne sait pas de quoi demain sera fait !
a écrit le 18/08/2012 à 17:16 :
Voila un article amusant. Je transpose : Ce serait comme le gars qui fait un hold-up et qui crie : "La caisse, vite, sinon je me tire une balle dans la tête" ou encore un autre qui creuse un tunnel avec son équipe, arrive dans la salle devant le coffre ouvert, bourré de billets et de lingots et devant l'exitation générale s'exclame " Non, non, ça va pas les gars, si vous commencez à déconner, moi je me casse " Voilà la situation de l'allemagne, et cette problématique n'a rien à voir avec Merkel. Cette dernière veut se faire réélire et utilise l'intox nécessaire pour y parvenir, c'est tout. L'allemagne est devant le coffre mais si c'est le seul que compte l'Europe quelle part peut-elle prendre sans que cela se voit et crée un conflit avec les voisins ? En 1924 Churchill aux commandes -déjà- avait lui tout pris pour ruiner l'Allemagne à mort physique. Il n'avait pas hésité. Ce crime monétaire a favorisé la révolte socialiste dirigée par Hitler. Le Chancelier du renouveau organisant une zone géographique de respiration et rétablissant par des efforts surnaturels l'emploi pour tous ou presque en utilisant entre autres grands travaux la méthode des camps : on vient, on travaille et en récompense immédiate on mange sur place (la population crevait de faim). Hitler voudra par la suite faire rendre gorge à ceux qui avaient ruiné son pays. Par l'appropriation de leurs zones d'enrichissement. Il a voulu purger l'europe de la finance anglaise de Londres parmi laquelle se trouvaient beaucoup de juifs parmi d'autresmais qui en avaient donné l'inspiration et les techniques. Petite page d'histoire économique, d'histoire tout court qu'il est vrai l'on n'enseigne pas vraiment à nos chères têtes blondes et pour cause : ce n'est pas toujours reluisant. L'Allemagne d'aujourd'hui pense avoir enfin retourné la situation à son profit par un effort économique qui lui profite. L'Europe aura créé pour elle cette zone de domination que voulait ouvrir Hitler mais comme par le passé elle ne voit pas le piège. L'histoire se répète ... mais .... pas de la même manière.
a écrit le 18/08/2012 à 16:27 :
On va y arriver ! Mais ce ne sera pas avec nos sarkozy ou hollande mais avec la dame de fer allemande qui contre toute attente est revenue à la raison: il n y a pas assez d inflation et l euro est trop fort pour relancer l économie par rapport aux pays extra européens.
Madame Merkel chapeau bas!
Réponse de le 18/08/2012 à 17:23 :
La relance de l'inflation est une vraie-fausse bonne solution au problème, car le montant cumulé des différentes dettes est tel qu'il faudrait une inflation avec au moins 2 zéros pour résorber une partie de ces dernières, risquant de déstabiliser socialement plus d'un pays !
Réponse de le 18/08/2012 à 17:27 :
elle change sans cesse d'avis telle une girouette et vous la félicitez pour ça? De plus, admettons que la planche à billets se mettent en marche; les prix à la consommation vont augmenter mais les salaires suivront-ils?
Et pourquoi ne pas mettre en place des barrières douanières au sein de l'UE pour imports hors UE. Sans doute, que votre Merkel s'y oppose pour ne pas pénaliser les exports allemands...
Réponse de le 18/08/2012 à 17:38 :
@arf. Bien vu. La Chancelière ne change pas d'avis : elle cherche à gagner du temps, en ne cédant qu'au dernier moment. En attendant, elle préserve l'Euro, et donc, ses intérêts, qui ne sont pas ceux de l'Italie...
Réponse de le 18/08/2012 à 17:41 :
@ arf : ce qui m'agace avec l'Euro, c'est que tous les pays veulent en tirer avantage sans en subir les inconvénients. Merkel reflète tout à fait cet état d'esprit.
Réponse de le 19/08/2012 à 21:08 :
@lola :10% d inflation sur 10 ans ça fait 100% ça vous irez?
a écrit le 18/08/2012 à 9:07 :
"Il n?est pas acceptable que la voix de l?Allemagne y porte autant que celle de Malte" ... de Chypre ou de la Grèce. Le vice-président du groupe CDU/CSU au Bundestag a parfaitement raison et la construction européenne a été déraisonnable.
a écrit le 18/08/2012 à 6:55 :
Quand je lis les commentaires ci-dessous, je retiens les choses suivantes : d'une part, les français sont bien des gens arrogants, qui se croient d'une intelligence supérieure bien que ce ne soit pas le cas. D'autre part,les français ne font que critiquer, mais ne font rien et se comporteent comme de petits enfants gâtés abreuvés d'aides sociales infinançables.
De surcroît, quand je lis que des salaires sont ridiculement bas en Allemagne, je ferais remarquer que les petits emplois précaires en France le sont tout autant, et sont également le plus souvent par des personnes immigrées, qui, elles, ont au moins le courage de cumuler deux temps partiels mal rémunérés pour s'en sortir. De même, il est aisé de critiquer la politique économique de l'Allemagne lorsque la France s'apprêtait à ne rien faire, si ce n'est vivre sur une bulle immobilière créant un faux sentiment de richesse et l'endettement perpétuel de son Etat obèse. Bref, il serait plus judicieux aux français de critiquer et de remettre à plat leur fameux modèle que personne ne copie plutôt que de donner des leçons à la Terre entière !
Réponse de le 18/08/2012 à 10:11 :
Méthode Emile Coué de la Châtaigneraie !!!!!
Réponse de le 18/08/2012 à 11:11 :
Tout à fait d'accord avec Lola. Au lieu de chercher la petite bête aux allemands, on ferait mieux de nettoyer le gros tas de m...e devant notre porte.

Je suis quand même stupéfait de la mentalité (bien française) de rejeter sur les autre ses propres lacunes: est-ce que les allemands sont responsables de la débandade grecque ? non ! Est-ce qu'ils sont responsables de l'éclatement de la bulle immobilière espagnole et de la ruine de ce pays ? Non ! Est-ce qu'ils sont responsables du laxisme italien en matière de dette ? Non ! Est-ce qu'ils sont responsables de notre dette, accumulée depuis 35 ans, parce que la pays a un système social de luxe qu'il ne peut se permettre ? Non ! Quel est le tort des allemands ? S'être mieux adaptés que nous à la mondialisation et être de super industriels ? Ils ont fait les bons choix eux, pas une raison d'en faire des affameurs du peuple.

Non mais, très franchement, moi j'ai un ami qui vient me demander du fric parce qu'il est surendetté et menacé d'être jeté à la rue, ça me touche et j'ai envie de l'aider. Par contre, si je sais qu'il roule en 4x4, qu'il va faire la fête a Ibiza et que sa nénette s'habille chez Prada, je lui dis de remettre de l'ordre dans ses comptes, parce que j'ai pas envie que mon argent serve à financer son train de vie (supérieur au mien). En clair : de rouler en Dacia, d'aller au camping des flots bleus et de s'habiller chez Lecler. Mais si, pour cela, je me fais traiter de salaud et de nazi parce que j'ai ces exigences, moi l'ami je le laisse dans sa mouise.
Réponse de le 18/08/2012 à 11:43 :
Que la France ait vécu au dessus de ses moyens, certes (ce n'est pas le seul même si ce n'est pas une excuse), que l'Allemagne ait fait le ménage chez elle, certes; mais il faut pas oublier que l'euro a profité essentiellement à l'Allemagne lui rapportant plusieurs points de PIB. ce ne sont pas les français moyens qui sont en cause; ce sont les hommes politiques et les milieux affairistes qui ont poussés à l'endettement pour soit leur réélection, soit leur profits. Lola, arrêtez vos imprécations, exposez votre commentaires sans hurler au loup; vous gagnerez en crédibilité. Autre point précédent: vous parliez des profs agrégés (3500 euros en fin de carrière + 500 euros d'heures sup); parlez vous des médecins, chirurgiens, dentistes, kinés qui gagnent 2 à 5 fois plus et qui sont également payés par la dette compte tenu du système actuel de la sécurité sociale. Le fait d'équilibrer les comptes devrait être un principe de bon sens tout partis politiques confondus; cela fera le ménage dans certaines aides abusives mais aussi en conséquence dans le bilan des commerçants revendeurs, artisans et autres entreprises......CQFD
Réponse de le 18/08/2012 à 12:03 :
100% avec Lola et coco (bravo pour l'exemple)...
Réponse de le 18/08/2012 à 13:55 :
"De surcroît, quand je lis que des salaires sont ridiculement bas en Allemagne, je ferais remarquer que les petits emplois précaires en France le sont tout autant, et sont également le plus souvent par des personnes immigrées"
= En Allemagne, il n'y a pas de salaire minimum, donc cela veut dire que des personnes peuvent être payés au lance-pierres (de 3 à 7 euros de l'heure) et ces emplois sont souvent occupés par des immigrés. En France, toutes origines confondues le salaire horaire minimum est le SMIC. Ce n'est pas du tout pareil. Ci-contre un exemple d'un accord récent: "Sous l'initiative d'Ilse Aigner et d'Ursula Van der Leyen, respectivement ministres de l'Agriculture et du Travail, le Gouvernement allemand a décidé, le 7 décembre 2011, de faciliter l'embauche de travailleurs bulgares et roumains. Les exploitants agricoles, forestiers et les horticulteurs pourront désormais embaucher toute personne pendant six mois maximum sans règles précises. Ils ne seront soumis à aucun taux horaire de rémunération ni obligation de demande de carte de séjour pour les salariés étrangers."
Réponse de le 18/08/2012 à 14:13 :
Les politiques sont là pour vous dire ce que vous avez envie d'entendre. C'est la seule façon pour eux d'être élus (regardez où en est ce pauvre Bayrou qui a essayé de dire la vérité pendant la présidentielle). Et qu'est-ce que veulent entendre les français moyens ? "je vous protégerai, je ferai en sorte que vous ne souffriez pas trop, votez pour moi !". Les politiques ont menti en permanence aux français ou plutôt ont oublié de leur dire la vérité. Et quelle est cette vérité : pour survivre dans ce monde ouvert que la gauche et la droite ont accepté, la France doit (devait) profondément changer. Pour moi, la France va être dans une situation comparable à l'Italie et l'Espagne d'ici peu car incapable de changer justement. Les français sont intoxiqués d'avantages et d'acquis qui sont totalement incompatibles avec la situation réelle du pays et de l'économie mondiale. Ils pensent que ces avantages leur sont dus au même titre que les droits de l'homme et que ceux qui veulent les remettre en cause sont des dictateurs et des monstres capitalistes. Tant pis pour le bon sens qui veut qu'on ne peut dépenser deux sous lorsque l'on en a dans sa poche. Alors,la solution de facilité pour ces français moyens plein d'amertume, c'est de trouver des boucs émissaires : les riches et les allemands par exemple, encouragés par les politiques de gauche qui surfent sur le populisme et qui espèrent détourner l'attention de leurs propres mensonges. Tout cela va très mal se terminer.
Réponse de le 18/08/2012 à 14:35 :
@Lola, les racistes anti-latins, pro-germaniques dans votre genre ont bien le droit de s'exprimer mais pas d'insulter à tout va les Français, qualifiés, bien sûr, de "moyens". Donnez des arguments, plutôt que des clichés. Et au pire du pire, on ne saurait trop conseiller à tous les anti-français primaires admirateurs de l'Allemagne de faire preuve de dynamisme et d'esprit d'entreprise, en partant outre-Rhin. Quoi qu'il en soit, la politique allemande de déflation et dévaluation interne par la TVA sociale (sans concertation avec ses partenaires) est - qu'on aime les Allemands ou non - une stratégie mercantiliste, non coopérative et de captation des richesses. Ils le savent, contrairement aux gens dans votre genre, et savent bien que la fin de la récré a été sifflée : profiter de la monnaie unique et de l'absence de réévaluation monétaire pour pilonner commercialement les voisins, ça s'appelle du vampirisme. Faut pas ensuite jouer les vierges effarouchées quand vous avez rendus exhangues vos partenaires.
Réponse de le 18/08/2012 à 17:18 :
@ Truk : je pense que je n'ai aucune leçon de morale à recevoir de votre part. Si toutefois vous ne voulez pas vous rendre à l?évidence, à savoir que les français vivent au dessus de leurs moyens tout en pensant que la richesse ne se créée qu'à partir d'un papier toilette, que puis-dire ? Après, prendre les allemands pour des bouc-émissaires, c'est bien beau, mais ça ne fait pas avancer la résolution du problème. Au demeurant, je vous trouve bien sectaire. J'ai fait exprès d'utiliser une figure de style dans mon commentaire non pas par "racisme anti-latin", mais dans le but de aire réfléchir davantage en arrêtant de penser que des trucs simplistes seraient forcément la solution adéquate pour résoudre un problème qui dépasse l'entendement et le commun des mortels, c'est à dire la crise actuelle. Après, si seule l'injure vous convient car n'étant incapable de vous remettre en question, alors je ne puis rien pour vous alors même que ceci ne met guère en valeur vos fabuleuses capacités intellectuelles.
Réponse de le 18/08/2012 à 17:45 :
Bonjour Truck, je me présente, je m'appelle coco, j'ai 42 ans, je ne suis jamais allé en Allemagne, je n'ai pas d'amis (ou ennemis) allemands et je suis fier de mon pays, la France. Mais comme dirait le diction, "qui aime bien, châtie bien". Et ce que je vois (ou entends) en France me désole, en particulier votre post. Vous reprochez aux allemands d'avoir mis en oeuvre la TVA sociale, un geste déloyal selon vous qui aurait vampiriser ses partenaires. Rien ne nous empêchait de faire la même chose et se battre à armes égales avec eux. Mais nous, on a préféré faire les 35 heures (et on ne leur a pas demandé la permission, comme eux pour la TVA sociale). Et cette politique répugnante de captation de richesse, eh ben figurez vous qu'on va la mettre en oeuvre avec 10 ans de retard, le temps de comprendre qu'on s'était planté dans les grandes largeurs. Il 'y a pas un problème d'intelligence et de compétences là ? Par ailleurs, j'aimerais que l'on ne me fasse pas passer pou un admirateur du IIIème Reich et qu'on ne m'invite à quitter mon pays lorsque je dis une vérité (même si elle blesse). Ce n'est certainement pas comme cela qu'on avancera.
Réponse de le 18/08/2012 à 18:26 :
@coco et lola. Où sont vos raisonnements ? Où sont vos arguments ? Je vous dis que les dirigeants allemands ont choisi d'utiliser l'Euro - qui revient à figer les parités, donc à empêcher toute réévaluation de la monnaie allemande face à la monnaie française ou italienne - pour pilonner leurs voisins. Ce n'est d'ailleurs même pas moi qui le dis, mais aussi la commission européenne. Ou Christine Lagarde en son temps. Et vous me répondez qu'il ne faut pas prendre les Allemands pour ceci ou cela. C'est hors-sujet. Donc, je répète : quand un pays mène une politique mercantiliste (que lui permet son vieillissement accéléré), il ne faut pas qu'il s'étonne d'étouffer ses partenaires. En l'occurrence, les leçons de rigueur de l'Allemagne au reste de l'Europe sont indécentes : qu'on leur retire l'Euro, et ils savent bien que leur économie s'effondrera, de 5% à 7% par an selon les estimations. Avec un Deutsche Mark réévalué de 50 à 30% selon les cas face au Franc ou à la Lire - c'est à dire le niveau auquel devrait être la monnaie allemande par rapport aux monnaies du sud de l'Europe - leur commerce extérieur s'effondrerait. Donc, je n'ai pas de problème avec les Allemands qui se défendent bien, mais avec les Français qui n'ont de cesse de s'auto-dénigrer et d'avoir la peur de ne pas dire ce qui fâche. Quand un ami s'est foutu de votre tête, votre devoir, ce n'est pas de vous taire, mais de lui faire comprendre qu'il faut qu'il arrête.
Réponse de le 18/08/2012 à 19:22 :
Truk, ce que j'essaie de vous dire SIMPLEMENT, c'est que la supériorité actuelle de l' Allemagne est le résultat de bonnes décisions qui ont été prises côté allemand et de mauvaises décisions qui ont été prises du côté de ses partenaires (notamment la France). Et qu'il est plus judicieux de critiquer nos dirigeants pour leur incompétence que d'incriminer bêtement les allemands pour leur réussite. Reste que si la France s'en donnait les moyens, elle pourrait rivalise sans problème avec l'Allemagne (en utilisant d'autres armes). Mais il faut regarder la réalité en face pour pouvoir rebondir.
Réponse de le 18/08/2012 à 20:16 :
@ Truk : en effet, les allemands on su adapter leur politique économique à l'Euro en menant une politique mercantiliste. Mais qu'à fait la France pour riposter à sa pire amie ? Rien. on s'imaginait que l'on pouvait vire comme avant, sans adapter notre économie, tout en pensant que l'Allemagne paierait en dernier recours. Incroyable !
Réponse de le 18/08/2012 à 21:37 :
@ Lola et coco, Truk essaye de vous expliquer que l'Allemagne s'est servie de l'Euro afin d'accroître son emprise sur l'Europe et qu'a aucun moment elle a joué la carte de l'Europe (en plus il argumente contrairement à vous). La voix dans laquelle s'est engagée l'Allemagne en faisant cavalier seul et ne défendant que ses propres intérêts a justement favorisée la crise actuelle en Europe. @ Lola, vous n'avez pas répondu quand je vous démontrais dans un précédent post que les immigrés des pays de l'est ou turques étaient exploités en Allemagne. Vous deviez être à courts d'arguments sans doute? A tient un autre article pour vous : "Le secteur français des viandes a déposé une plainte en manquement d'Etat contre l'Allemagne auprès de la Commission européenne. Motif invoqué : les distorsions de concurrence liées à l'emploi d'une main d'?uvre à très bas salaire par les abattoirs allemands, majoritairement originaire d'Europe de l'Est." 26.11.2011 Si vous voulez d'autres exemples, faîtes moi le savoir. Merci
Réponse de le 18/08/2012 à 21:47 :
@ arf et à truk : je suis d'accord avec vous sur le fond, mais cependant, qu'on fait les dirigeants français durant la même période si ce n'est verser dans la démagogie et l'immobilisme ? Voilà où je vous lais en venir dans mon premier post !
Réponse de le 18/08/2012 à 22:38 :
@ arf : mais attendez, c'est un concurrent l'Allemagne non ? Vous vouliez qu'elle se bride et qu'elle nous attende ? qu'elle embauche 1 million de fonctionnaires de plus pour se mettre à notre niveau et qu'elle fasse les 35 heures ? Bien sur qu'elle défend d'abord ses intérêts et c'est tout à fait normal. Mais, apparemment, en Europe, on a pas le droit d'être meilleur que ses voisins. Réussir, c'est manquer de solidarité !
Réponse de le 18/08/2012 à 23:55 :
L'Allemagne à fait preuve de générosité pendant 10 ans pour réintégrer la pétrie Est du pays. Ensuite, elle a fait preuve de rigueur pendant 10ans pour résorber les dépenses de la réunification et redynamiser son économie. Certes, un euro affaibli par les pays du Sud. Mais, il n'en reste pas moins que le travail et les efforts ont été fait. En France, nous préférons attendre d'être au pied du mur pour commencer à réformer, mais nous allons devoir le faire. Tous les gouvernement depuis 30 ans ont confondu keynesianisme (relance par l'investissement) et laxisme budgétaire (dépenses excessive, même en période de croissance). L'heure de payer la facture, et celui qui va la présenter n'est pas le plus courageux mais celui qui y sera contraint. Trop souvent, on veut nous faire croire qu'il s'agit d'une question de modèle social, c'est faux c'est une question de rigueur de gestion. Le Canada est libéral et équilibre ses comptes publics, la Suède est très social democrate et équilibre ses comptes. En France, libéral ou social démocrate aucun gouvernement n'equilibre ses comptes.
Réponse de le 19/08/2012 à 9:43 :
la france privilégie la paresse et l'assistance.l'allemagne privilégie le travail
Réponse de le 25/08/2012 à 23:15 :
@dédé : avec deux fois plus que nous de travailleurs a temps partiel (donc bien plus faignants que des français à 35h ) , l'Allemagne n'est pas si travailleuse que cela ... C'est juste une autre façon de partager le travail qui va mieux aux employeurs : 40h (ahh les 40h ... encore que avec les accords par branche c'est parfois plus parfois moins) et 20h voir moins pour beaucoup d'autres qui galérent gravement ... C'est du partage du temps de travail quand même ... mais qui convient mieux aux dogmes conservateurs ... bien moins aux citoyens ...
Réponse de le 25/08/2012 à 23:38 :
arf et truk , je suis 100 % d'accord avec vous , vous avez bien diagnostiqué les raisons de la réussite Allemande. La bonne gestion de Lola Coco et consorts a aidé , quoique avec une dette à 83% et nous à 88% du PIB l'effet de cette bonne gestion n'est pas si efficace , ils n'ont pas eu tant que cela d'exercice en positif ... Le Japon a aussi une dette élevé (bcp plus 200% du PIB) mais des excedents commerciaux qu'il place en bons du trésor américain sans sourciller alors que les USA avec leur deficit à 7% et leur dette à 100% du PIB ne sont pas en exemple de bonne gestion du tout (et pour les reformes rien a part se batailler sur l'emplafonnement du plafond de la dette ils ne font rein non plus ) ... L'Allemagne a aussi des excédents qu'elle pourrait investir en partie dans la dette de certains pays Européens qu'elle a vampirisé comme truk l'a expliqué ... ce qui aiderait a résoudre cette crise ... mais elle ne veut pas ... peut être pour éviter que l'Euro ne remonte trop ?
a écrit le 17/08/2012 à 23:20 :
J'ai un fort doute sur une justification des propos d'Angela par des visées électorales.
Voyons un peu ce qui se passe :
1. Les pays de la zone euro spécialistes de la dépense sans compter (la France en fait partie) réclament plus d'action directe de la BCE (le Portugal est en retrait dans cette action, à noter en passant).
2. Angela dit d'abord non, ce qui correspond au sentiment général (ne pas se laisser faire) outre-Rhin.
3. Draghi, se sentant obligé de dire quelque chose, annonce une intervention prochaine de la BCE dont on ignore encore la ligne conductrice (mais on peut en deviner deux ou trois plausibles).
4. Les marchés croient dur comme fer que Draghi ne peut plus reculer. Les investisseurs anticipent et font grimper les indices; il est effectivement trop tard pour reculer car en cas de déception, c'est la réédition du krach de 1929 assuré !
5. ENTRETEMPS, l'activité commerciale ralentit un peu en Chine, véritable baromètre pour les USA et le Dow Jones. Ces derniers avaient craint les dérives de la zone euro, ils pensent que l'affaire est réglée; et, quasi sûrs que la BCE va agir, ils s'inquiètent surtout de la Chine et attendent une action de soutien monétaire chinoise. Pire, ils en sont certains, et anticipent encore, d'où une nouvelle grimpette des indices.
6. LE PIEGE EST DESORMAIS REFERME. Angela, qui soutenait logiquement une thèse à laquelle une majorité d'allemands est fidèle, doit maintenant trouver une issue, d'où son soutien (contre toute attente) à la "prochaine" action de Draghi.
Il est maintenant évident que si jamais la BCE déçoit, c'est la cata... sauf pour Angela, qui aura fait bonne figure juste assez pour ne pas affronter les quémandeurs de la zone euro (dont la France).
Ca, c'est de la politique étrangère de haut niveau !!!
Réponse de le 18/08/2012 à 2:47 :
Une analyse judicieuse !
Mais quel pourrait être l'envergure de cette intervention dont parle monsieur Draghi ? Une institution aussi importante soit elle, peut elle vraiment agir de tel sorte à contenir l'économie mondiale ?!
A mon humble avis, tout ceci n'est que du vent...le but derrière tout ceci est seulement de gagner du temps. Sachant qu'il fallut plus de 400 milliard pour renflouer les caisses de la Grèce (qui je le rappelle représente 2% du PIB européen) pour, enfin de compte, donner des résultat très négligeable. Combien faudrait il pour redresser une économie tel que celle de l?Espagne, ou pire encore, l'Italie.
Personnellement, j'affirmerais que l'éclatement de l'euro est inévitable. Ce serait la seule solution afin remédier à la dette. Mais ça sera accompagné de dévaluations monstrueuses.
Il serait, à très court terme, plus sage de transférer tout ses fonds hors de la zone euro. (Au US par exemple).
Réponse de le 18/08/2012 à 7:02 :
Personnellement, je ne vois pas en quoi la planche à billets résoudra quoi que se soit. Seuls quelques monétaristes ou néo-keynésiens le croient encore. Ce qu'ils oublient de dire en parallèle c'est que la monétisation ne fait qu'aggraver la dette, et non l'inverse, alors même qu'elle favorise l?apparition de nouvelles bulles, qui, lorsqu'elles éclatent, ont des conséquences à chaque fois particulièrement graves. Au surplus, une inflation trop forte risque d'appauvrir les classes moyennes et populaires, ce qui peut créer des mouvements de révoltes (cf les fameuses révolutions arabes de 2011). En un mot, ceci est une mauvaise solution pour un vrai problème : le surendettement des divers agents économiques, qu'ils soient privés ou publics. Au surplus, une politique monétaire trop expansionniste en zone Euro risque de déplaire énormément à d'autres pays d'Europe du Nord : l'éclatement de la zone Euro, c'est donc bien maintenant. Le reste n'est que verbiage pour gagner du temps !
Réponse de le 18/08/2012 à 12:46 :
Lola passer de 1% d'inflation (hors energie) a 3% ne tuera personne. Vous avez raison cela ne resoudra pas le fond de la construction de l'europe et le gouvernement allemand pose de bonnes questions mais il y a un temps pour tout du court et du long terme. Pendant que nos hommes politiques pensent a leur election racontent n'importe quoi et tergiversent, tous les pays d'europe les uns apres les autres se rapprochent de l'abime . L'appauvrissememt dont vous parlez est la !!! Grace a cette inaction millions de gens ont ete jete dans la pauvrete des gens ne mangent pas a leur faim dans le sud et le BIT alerte sur les premiers signes du travail infantil au portugal et demande - on croit rever - au gouvernement portugais de desserer l'etau (il devrait aller en parler a d'autres gouvernements)

L'action decisive de la BCE il y a 4 ans aurait sans doute permis a la crise de se limiter a la grece alors meme que l'espagne l'irlande commencaient a sortir la tete de l'eau. Mme merkel et mr sarkozy ont empeche cette action , laisser planer le doute de leurs actions arrivant toujours apres coup. Les agents economiques ,marches entreprises consommateurs ont tous perdu confiance et depuis l'activite economique est simplement bloquee ce qui voue a l'echec les sacrifices faits. Les faits sont la ! Investissement prive em chute libre baisse des salaires du prives bref l'ajustement du secteur public a contamine toute l'economie dans des economies deja fragiles

Il est pathetique de voir que pour un agent politique particulier toute l'europe soit sur le point de sombrer. Le monde nous regarde et ricanne la 1ere puissance du monde incapable de gerer un. Probleme financier de l'ordre de 0,003% du pib (deficit grec rapporte au pib europeen en 2008).
Réponse de le 18/08/2012 à 12:55 :
Ah j'oublais vous parlez de l'endttement des agents vous avez raison. Mais les marches visiblememt sont aussi miopes ... Les pays les plus emettes ne sont pas ceux qu'on croie. La dette globale de l'italie est inferieue a celle des pays bas ou de l'allemagne du fait dune epargne tres importante des menages et entreprises italiennes.

Donc ce devrait etre aux pays bas de voir leur tauxm d'interet augmenter et appliquer des plans de desendettement. Cela ne se passe pas ? Pourquoi ?
les marches sont imparfaits, la bce doit pouvoir retablir l'equilibre


La fed la bamque du japon font ces actions depuis des annees. L'inflation au japon est nulle. Et faible aux us

Alors apres tant d'annees perdues ou les chiffres prouvent l'echec complet de la politique d'ajustement menee, ilest temps de tenter autre chose
Réponse de le 18/08/2012 à 14:31 :
Excellente analyse Stanley. Une partie de la maison brûle et certains en sont encore à s'il faut appeler les pompiers. L'eau des lances anti-incendie pourraient esquinter la tapisserie du salon....
Réponse de le 18/08/2012 à 17:57 :
@ Staneley : eu eégard le montant des dettes, une inflation de 3 % par an serait de toute manière inefficace. I Au demeurant, je vous rappelle que l'inflation actuelle dépasse les 2 % par an.Il faudrait une inflation à 2 chiffres pour que les effets, notamment sur les dettes des Etats commencent à se faire sentir réellement. Franchement, qui peut dire que ceci soit louable, si ce n'est quelques illuminés qui n'ont pas besoin d'acheter de quoi manger, sans compter les risques politiques que ceci créerait.... Quant à la monétisation des dettes, elle ne résout nullement le problème de solvabilité de l'Etat et ne permet pas de relancer la croissance. L'exemple du Japon nous le rappelle.
Réponse de le 18/08/2012 à 20:27 :
@Lola - La planche à billets ne fonctionnerait, en cas de rupture avec la monnaie unique, que pour subsituer une monnaie à une autre, à parité égale à l'heure H. Donc, pour commencer, tout va bien. C''est après que ça se gâte ! L'euro resterait monnaie de référence pour la zone éponyme. Si jamais, par exemple, le franc français perd la confiance sur les marchés du Forex, le franc français chutera en parité. Et l'inverse est également vrai. Ca n'empêche pas de vivre, bien au contraire...
@Lola encore - Oui, nous sommes dans une situation incroyable où l'absence totale de pouvoir aux manetttes fait que les pays de la zone euro tentent de gagner du temps, faute d'avoir une solution radicale ! C'est gravissime, à tel point qu'on peut se demander si nous ne vivons pas le film 'Y a-t-il- un pilote dans l'avion ?'... Les Français ont dit 'amen' à l'Europe, voici le résultat....
@tous - La situation actuelle est TOTALEMENT inédite. Jamais, dans l'histoire moderne, ce qui est en train de se passer n'est arrivé. L'Europe monétaire est à vau-l'eau, nous subissons un phénomène de bipolarisation de l'économie mondiale dominante menée par la Chine et les USA, ces derniers vivant encore dans la dépense (à crédit) grâce aux premiers. Les pays émergents ('BRICS') vont submerger les pays vieillisants. Et l'Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas et le Luxembourg sont plus performants que la France. Tout va si vite que même les commentateurs "avertis" (ou prétendus tels, les vrais sont bien rares) ne savent plus quoi inventer pour commenter l'activité quotidienne !!!
Conclusion ? Eh bien la France est à deux trains de retard. Nous nous sommes empêtrés dans des circonvolutions politicardes sans dimenson depuis Chirac. Nous n'avons pas compris que le monde entier n'avait plus d'yeux pour ce pays. Et nous avons encore cru à notre aura. Le résultat des courses sera terrible pour nos compatriotres car nous n'aurons plus aucun atout à jeter sur la table du grand jeu de cartes qui vient de se déclencher à l'échelon de la planète.
Réponse de le 18/08/2012 à 21:02 :
@ Pascal C : je suis entièrement d'accord avec vous. Je pense que les Docteurs Merkel et Draghi vont encore faire une injection de morphine. Il n'est pas dit que le malade, l'Euro, s'en remette....
Réponse de le 19/08/2012 à 10:33 :
@ lola
Comme vous le noterez j'ai moi meme indique que le quantitative easng de la BCE n'etait pas la panacee. mais il viserait casser la spirale infernale actuelle qu'on osberve et qu'il faut casser maintenant car elle a deja fait assez de degats comme cela. Je vous concede encore une fois Cela ne reglera pas les problemes politiques , et de notre Classe dirigeante europeenne qui a une vue si courte.

Le statusmquo monetaire que vous semblez suggerer est totalement contreproducif et encore une fois les faits sont la pour nous le prouver. Faut il attendre les 50% de chomage en Espagne ?

L'action de la bce ne serait pas de faire de la croissance magique. Mais avec de stabiliser les marches financiers. Il est clair qu'avec des taux d'interet reel a 8% aucune croissane n'est a attendre , aucun investissement non plus ni publics (austerite) ni prives (8% de gains en dormant). C'est le B A baSeule la BCE peut aujourd'hui reduire ces taux. Et si cela devait produire de l'inflation tant pis ou tant mieux dirai je.

Cqfd
Réponse de le 19/08/2012 à 11:22 :
Et encore, la planche à billets, déjà utilisée par deux fois par notre cher Monsieur Draghi, par deux LTRO successifs, n'as pas eu les effets escomptés, si ce n'est calmer les marchés pour quelques semaines. Donc, soit nous revoyons encore des LTRO de la même espèce qui profiteront sur un laps de temps assez court tout compte fait, aux différents marchés, soit il ne se passe rien et l?effondrement sera plus rapide. Sans compter que cette volonté de relancer l'inflation me semble non seulement dangereuse, mais aussi purement hypothétique; En effet, il n'est pas pas dit que la masse de liquidité qui va arriver soit bien réinjectée dans l'économie, mais qu'elle ne profite qu'aux joueurs de casinos professionnels de certaines banques..... Bref, je crois que nous ne sommes vraiment pas sortis de l'auberge ! Seules l'économie "réelle" risque encore de trinquer davantage, tout ceci pour sauver une monnaie papier discutable !
Réponse de le 20/08/2012 à 0:59 :
Lola vous ne savez pas ce qu'est la quantitave easing. Elle a fait des prets aux banques dans l'espoir que celles ci preteraient aux etats. Rate ! Ces dernieres ont toutes mis l'argent en depot ! Ceci car Mme Merkel et M schauble ont interdit une intervention directe sur les marches.

Totale trappe a liquidite, elle pourrait faire cela 15 fois cela ne relanceraig ni l'inflation ni l'economie.
Encore une fois il faut une ingervention decisive via la bce de rachat des dettes pour faire chuter les taux d'interet et changer les anticipations des agents economiques et que comme vous le dites l'economie reelle reparte. Pour l'instant cette politique du status quo monetaire et de l'austerite budgetaire de 400 millions d'europeens a abouti a simplement bloque toute l'economie , reelle. Personne n'investit, la consommation chute dans beaucoup de pays et la production avec.

Que suggerz vous donc pour relancer la machine si on ne peut pas baisser les taux d'interet offerts aux pays en crise ? Si les pays riches du nord comme la RfA les pays bas ne relancent pas leurs economies et leur consommation interieure?

Je ne vois pas

Rassurez vous l'hyperinflatiion n'est pas a nos portes : avec une demande en chute libre, des salaires nominaux en chute aussi et la veritable trappe a liquidite qu'on observe je pense que nous sommes loin de la surchauffe.


a écrit le 17/08/2012 à 19:35 :
elle sent le vent du boulet économique souffler à ses oreilles; l'Allemagne ne sera pas épargné ni à court terme et encore largement moins à moyen et long terme par la récession/déflation/dénatalité qui est déjà inéluctablement enclenchée en Allemagne; et en 2013, ils seront en pleine période difficile vu ce qu'ils ont déjà ?uvré; en résumé elle a probablement perdu les élections; au suivant...
Réponse de le 17/08/2012 à 21:06 :
Vous êtes dans la lignée du français moyen qui espère l'effondrement de l'Allemagne, et qui alors applaudira et même sabrera le champagne... Tout cela pour justifier sa propre inaction. Êtes vous bien sûre que la France soit en meilleure posture, pour pouvoir lui donner des lecons? Et le pragmatisme allemand, qui est tout sauf légendaire, vous en faites quoi? Vous croyez qu'ils font fi de leur problème démographique? C'est bien mal les connaître!
Réponse de le 17/08/2012 à 23:05 :
je ne pense pas que le français moyen ni même l'européen moyen soit vraiment informés de la politique récessioniste et déflationniste que mène l'Allemagne depuis plusieurs années; au détriment de l'industrie et de la jeunesse des autres pays autres que l'Allemagne. Je pense que l'Allemagne à très mal évalué la puissance économique et démographique de la France et des autres pays d'Europe du Sud. Ils persistent dans l'erreur, c'est dommage.
Réponse de le 17/08/2012 à 23:46 :
Tout a fait d'accord avec Gertrude !
Réponse de le 18/08/2012 à 1:42 :
ben oui, mini-job à 400 euros, intérimaires payés au lance-pierres et le pire dans tout ça, c'est que généralement ces postes sont occupés par des étrangers (pays de l'est).
D'ou une concurrence faussée, par exemple dans le domaine agricole, des polonais sont payés à 3 euros de l'heure, dans l'intérim des salaires bruts de 6-7 euros de l'heure.
Dans l'automobile, bon nombre de pièces sont produites dans les pays de l'est, réemballés en Allemagne et vendu sous le made in Germany avec de superbes marges.
Réponse de le 18/08/2012 à 9:52 :
Mais on trouve aussi des tableaux de bord entiers fabriqués.... en France! Tout est imbriqué, rien n'est aussi simple! Vous pointez des défauts allemands pour mieux cacher les français. Et quant aux euro-jobs allemands et autres salaires de misère, ils touchent une allocation complémentaire. La logique est: tu bosses d'abord, ensuite on t'aide. Pas l'impression que ça se passe comme ça en France... L'Allemagne ne fait que défendre ses intérêts, avec sa propre recette, que nous n'avions qu'à appliquer nous aussi. C'est trop facile de critiquer son voisin parce qu'il a une plus belle voiture que soi. Là où je vous rejoint, c'est comme ils sont quasiment les seuls a avoir suivi cette politique en Europe, ils vont se retrouver en difficulté car leurs débouchés commerciaux sont compromis par l'Etat de leurs partenaires ayant préféré continuer à engraisser un État obèse et tentaculaire. Mais les connaissant, ils vont s'en sortir, et bien mieux que nous!
Réponse de le 18/08/2012 à 13:32 :
Je ne suis pas jaloux de leurs voitures et ils peuvent se les garder. "Sous l'initiative d'Ilse Aigner et d'Ursula Van der Leyen, respectivement ministres de l'Agriculture et du Travail, le Gouvernement allemand a décidé, le 7 décembre 2011, de faciliter l'embauche de travailleurs bulgares et roumains. Les exploitants agricoles, forestiers et les horticulteurs pourront désormais embaucher toute personne pendant six mois maximum sans règles précises. Ils ne seront soumis à aucun taux horaire de rémunération ni obligation de demande de carte de séjour pour les salariés étrangers."
Et ceci n'est qu'un exemple, en intérim les salaires sont de 6-7 euros bruts de l'heure sans aucune allocation complémentaire.
Réponse de le 18/08/2012 à 17:39 :
Comme le black en France, en somme...
a écrit le 17/08/2012 à 18:32 :
Un gentil scénario mais completement à coté de la réalité !
Un chancelier allemand fait d´abord ce son parti veut et ce que le parlement décide..
Pas le contraire et cela a ete reconfirmé recemment par la cour constitutionelle de
Karlsruhe.
Ouvrir les vannes de la BCE avec l´accord de Angela ? = ca serait sa fin immediate !
a écrit le 17/08/2012 à 18:12 :
Cette chancelière pragmatique et non dogmatique à toute mon admiration. Elle m'a déjà agréablement surpris plus d'une fois. Si elle perd les élections en Allemagne, il faudrait l'inviter en France pour remettre nos propres finances sur le droit chemin.
Réponse de le 17/08/2012 à 18:45 :
Bah c'est sûr qu'au pays des aveugles, la borgne passerait vite pour une Reine !
a écrit le 17/08/2012 à 17:42 :
C'est pathétique, prête à faire crever tous les peuples européens et leurs enfants pour une ré-élection. Je suis content de ne pas être allemand parce que j'aurais la nausée.
Réponse de le 17/08/2012 à 18:48 :
C'est différent en France ? Replongez-vous dans notre belle histoire !
Réponse de le 17/08/2012 à 18:54 :
C'est la dose d'impôts que l'on va se ramasser pour compenser 70 ans de gestion calamiteuse en France qui me donne la nausée.
Réponse de le 17/08/2012 à 19:10 :
Bah faut pas avoir l'estomac aussi fragile parceque des impôts, vous allez en manger matin, midi, soir !
a écrit le 17/08/2012 à 17:40 :
Il n'est pas si sur que les autres peuples que l'Europe et Merkel a malmené et mis au chomage pardonnent aux prochaines elections Europeennes ou autres. Les extremes droites ont un bel avenir.
Réponse de le 17/08/2012 à 23:42 :
Qu'ils arrêtent d'acheter des bagnoles Allemandes (VW OPEL FORD Allemagne, BM et Mercedes) pour protester !!
a écrit le 17/08/2012 à 16:45 :
Et quel serait le crédit d'une BCE intervenant "massivement"?
a écrit le 17/08/2012 à 16:45 :
Et quel serait le crédit d'une BCE intervenant "massivement"?
Réponse de le 17/08/2012 à 23:44 :
Le même que la FED ... donc excelleeeent ... (tout ce qui est américain est bien , tout ce qui est Allemand est excellent)
a écrit le 17/08/2012 à 16:34 :
Dites, Mr Godin, vous ne prenez pas vos désirs pour de réalités...Il ne me semble pas du tout que l'Allemagne prenne cette voie. Un article de propagande?

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