Merkel félicite l'Italie sur fond de divergences

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Changement de ton de la part d'Angela Merkel avec ses partenaires européens. Après avoir défendu la place de la Grèce dans la zone euro, la chancelière allemande a salué les efforts "impressionnants" de l'Italie. Mais les divergences sur le fond demeurent. Et loin de cet optimisme, les marchés gardent les yeux rivés sur la BCE.

Changement de ton dans la famille européenne. Après avoir défendu la place de la Grèce dans la zone euro, Angela Merkel s'est dite impressionnée par "les efforts de consolidation" et l'agenda des réformes du gouvernement italien. Avant d'affirmer qu'Italie et Allemagne entretenaient "une relation bilatérale exceptionnelle." Une manière de montrer que, désormais, l'Allemagne discute avec ses partenaires, plutôt que d'essayer de leur imposer son point de vue. En pleine osmose apparente, les deux chefs d'États ont par ailleurs tenu à afficher leur optimisme sur l'avenir de la zone euro.

Les divergences demeurent

Mais si le ton a changé, les points de vue, eux, n'ont pas bougé. Bien sûr, Mario Monti a accueilli les encouragements d'Angela Merkel par un compliment, en qualifiant l'Allemagne d'exemple. Mais les divergences sont vite réapparues lorsqu'il s'est agi d'évoquer l'octroi d'une licence bancaire au futur Mécanisme européen de stabilité (MES), souhaitée par l'Italie afin de mettre en place un mécanisme de secours permanent dans la zone euro. Jugeant ce dispositif incompatible avec les traités européens, la chancelière n'est pas revenue sur ses positions et a estimé que la zone euro était suffisamment "bien équipée" pour assurer sa stabilité.

Les marchés, peu impressionnés, regardent vers la BCE

Loin d'être impressionnées par cet optimisme affiché, les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé, l'oeil rivé sur la Banque centrale européenne. Les espoirs des économistes reposent en effet quasi exclusivement sur les actions sur le marché de la dette publique promises par Francfort. Espoirs entretenus par les propos de Mario Draghi qui a affirmé mercredi dans l'hebdomadaire allemand Die Zeit que la politique monétaire "nécessitait parfois des mesures exceptionnelles". Mais la réponse à ces espoirs devra sans doute attendre le 12 septembre, date à laquelle la décision préliminaire de la Cour constitutionnelles allemande sur la mise en place d'un mécanisme de secours permanent en zone euro ainsi que sur le pacte budgétaire sera rendue. Date aussi à laquelle les Pays-Bas éliront leur nouvelle majorité et feront peut-être pencher la balance du côté des pays du sud dans le jeu européen.

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a écrit le 31/08/2012 à 11:04 :
voilà maintenant l'allemagne qui se permet de jouer au maitre d'école et de distribuer bon point et image.... le général doit retourner dans sa tombe
a écrit le 30/08/2012 à 14:29 :
Ou plutôt ne serait-ce pas ceci qui se passe : çà commence sérieusement à sentir le brûlé pour Angela Merkel et elle se rend compte qu'elle va bientôt être totalement isolée, donc elle commence à changer d'attitude et à chercher des alliés avant qu'il ne soit top tard ??!
Réponse de le 30/08/2012 à 15:46 :
Disons que oui, tant que les élections aux Pays Bas n'auront pas eu lieu, elle reste dans ses petits souliers. Mais vu la dernière sortie de Draghi, je pense qu'elle agit en sous main et qu'on ne perd rien pour attendre !
a écrit le 30/08/2012 à 10:19 :
Cool les Italiens finalement! ...ils arrivent toujours à s'en sortir ..j'ai bcp d'estime pour ce pays.
Réponse de le 30/08/2012 à 11:29 :
Tout a fait de votre avis, les italiens travaillent beaucoup pour rejoindre les bons eleves europeens.L'Espagne devrait aussi s'en sortir car des efforts tout azimut sont entrepris pour caracoler avec les meilleurs..Bravo.

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