Crise européenne

La Bundesbank, seule contre tous

Marc Meillassoux, à Berlin | 05/09/2012, 10:50 - 521 mots

A la veille du conseil de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi, à l'issue duquel Mario Draghi, son président, dévoilera le plan d'action de la BCE, la position de la Bundesbank à travers son président Jens Weidmann est de plus en plus isolée, en particulier après les récentes prises de positions de la chancelière allemande.

Que pense réellement Angela Merkel, lorsqu'elle affirme que Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, « dispose de toute son influence au sein de la BCE » ? N'a-t-elle pas reçu, comme l'affirme le Bildam Samstag, la démission de celui qui venait de s'en prendre violemment à la politique de la BCE de rachat d'obligations d'Etat qui rendrait « accro comme à une drogue » ?

Une démission n'est pas à l'ordre du jour

Pour l'instant, Jens Weidmann ne semble pas vouloir devenir le troisième ancien patron de la « Buba » démissionnaire en deux ans, après Axel Weber (Bundesbank) et Jürgen Stark (BCE), même si le pourfendeur de la planche à billets est considérablement marginalisé. A preuve, même le successeur de Jürgen Stark à la BCE, Jörg Asmussen, s'est déclaré en faveur de la politique de Mario Dragui, laissant le président de la Buba à ses états d'âmes.

En confirmant que le chef de la BCE agit « dans le cadre de son mandat » lorsqu'il vole au secours des Etats en difficultés, la chancelière allemande prend pour la première fois ses distances avec son ancien conseiller personnel. Ironie du sort, Angela Merkel tourne également le dos au dogme monétaire allemand, imposé par la Bundesbank à l'époque de l'adoption de l'euro.

« La position de Weidmann est de plus en plus isolée en Europe, mais pas en Allemagne, car le financement par la BCE des Etats surendettés va dans le sens d'une union des transferts, ce qu'ont toujours refusé les Allemands », explique le professeur Sabine Von Oppeln de la FreieUniversität de Berlin.

Merkel privilégie la survie de l'euro

Si Angela Merkel est foncièrement opposée à un rachat d'obligations publiques par la BCE, les alternatives ne sont pas légions : elle ne possède plus de majorité au Bundestag pour faire passer un éventuel nouveau plan d'aide, elle connait de vives résistances dans son propre camp (notamment la branche bavaroise de la CDU, la CSU) et l'opinion allemande ne voudrait pas d'une Europe fédérale dirigé par Bruxelles si elle devait être consultée, une éventualité qui reste toutefois peu probable.

Dans son éditorial de mardi, le quotidien économique Handelsblatt estime en effet que Merkel, contrainte à choisir entre le sauvetage de l'euro et la protection des dépôts allemands, a préféré sacrifier la position nationale jugeant le coût d'une mésaventure européenne insurmontable.

Vers des annonces conciliantes de la BCE

Le président de la Bundesbank, qui n'a finalement pas opté pour la politique de la chaise vide comme ses anciens prédécesseurs, a peut-être sauvé ce qui pouvait l'être à travers sa sortie médiatique: « La dernière stratégie de Weidmann a été de rendre le débat public plutôt que de s'opposer seulement au conseil des gouverneurs. Il laisse la main à Mario Draghi mais celui-ci ne pourra mener sa politique que de manière limitée, probablement sans intervention massive de la BCE », juge pour sa part Ferdinand Fichtner, chef du département politique de l'institut DIW.

Les annonces de Mario Draghi pourraient donc se montrer conciliantes, c'est à dire une intervention de la BCE en cas d'évolution négative des taux qui mettrait en danger la zone euro sans pour autant ouvrir complètement le robinet à liquidités.

Commentaires

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Azo a écrit le 05/09/2012 à 16:35 :

l'erreur sur l'Euro est d'avoir voulu construire une Europe monétaire avant de construire une europe économique et sociale (on ne met pas d'essence dans la voiture avant qu'elle soit assembée) ; D'avoir également voulu une Europe démographique forte en invitant un max de pays à la former sans vérifier leur état de santé avant. Il y a eu une volonté de construire mais sans le leadership indispensable. Il aurait fallu penser à la structure avant de donner de l'argent à tout va. Chaque région à ses atouts: Une Europe du Nord fortement Industrielle et une Europe Méditrranéenne plus accès sur le tourisme par exemple... ca pourrait le faire! Mais quel est le positionnement de l'Europe dans le monde? La Qualité & l'innovation à mon sens: Quelle est sa mission? pacifier le monde: nous sommes au carrefour du monde!!! Le pire c'est que tous les chefs d'états membres n'ont cessés de clamer oui à l'europe mais les politiques successivement menées étaient "nationales" seulement...hé oui electorat oblige!!!! Solidarité européenne? A quelle heure? Qui connait le nom du président actuel de l'Europe? Qui se sent profondément "Européen" plutôt que français ou autre? il fallait lancer le chantier de l'Europe oui, mais c'est dans la méthode qu'il y a fort à redire: et maintenant la loi du plus fort sévit... le plus fort c'est uniquement l'argent!!!! Le patriotisme est ici synonyme d'égoisme et la situation impose un changement rapide des règles mais encore faut il que les dirigeants soient solidaires, sur la même longueur d'onde et avec une véritable vision à long terme (contradictoire avec leurs obj électoraux)....c'est pas gagné!!!!

Pas d'erreur a répondu le 05/09/2012 à 17:14:

Erreur ? Certainement pas, lorsqu'on sait que Mundell, père de la théorie de la zone monétaire optimale, avait été conseiller auprès de la CEE pour l'étude de l'union monétaire. On a mis en place l'Euro sachant pertinemment que si les Etats ne faisaient pas les fameuses réformes structurelles (comme l'ont fait l'Allemagne et quelques pays du nord) tôt ou tard, on arriverait à une perte de compétitivité entraînant la destruction de l'économie des pays concernés. Quant à la prétendue mission de pacification du monde de l'UE, les faits montrent au contraire que cette union est une "va-t-en guerre" alignée sur la politique étrangère des USA. Pour le reste, je vous rejoins parfaitement sur les prétendus solidarité européenne et sentiment d'appartenance à l'Europe qui n'existent que dans le vocabulaire des européistes.

Clyde a répondu le 05/09/2012 à 17:14:

L'Europe est un continent et une civilisation, aucunement un pays. Le peuple européen n'existe pas (aucun sentiment d'appartenance créé par la langue, l'histoire et la culture, ce qui ne se décrète pas) et n'existera jamais au delà de vos chimères. L'Europe est constituée de nations, rien d'autres. Vouloir construire un supra pays, c'est digne d'eurobéat, rien d'autre. Une seule Europe peut réussir, celle des nations qui respecte les choix des peuples et la démocratie. Le fédéralisme, c'est une idiotie sans nom qui ne respecte rien, il n'y a qu'à entendre les propos de Monti.

LaChalinière a répondu le 05/09/2012 à 17:29:

Je n'ai pas envie de me sentir plus Européen que Français.L'Europe n'est ni une langue, ni une nationalité, ni un but ou alors il faut y integrer les Russes !

??? a répondu le 05/09/2012 à 21:25:

Que ce soit l'Europe ou une nation ... nous ne sommes de plus en plus qu'une somme d'individus cupides et avides de biens matériels ...

peuplesd'europeunissonsnous a répondu le 05/09/2012 à 23:01:

Un pays / une nationalité ce sont des constructions politiques. il y a 150 la nationalité allemande n'existait pas l'italienne non plus. Quant a la Francaise elle rassemblait (et rassemble toujours) des peuples tres divers qui n´ont véritablement partagé le français qu'avec l'ecole publique universelle en France. Encore aujourd'hui les bons parisiens devraient ils interdire aux Catalans de parler la meme langue que leurs voisins d'outre pyrenées ? Ou les basques de partager la meme culture pluri millénaire que leurs voisins de nationalite espagnole ? la liste serait longue des identités dites regionales en France qui repose sur de véritables cultures et langues dont l'histoire a fait qu'elles se sont faites assimilées par tel état ou tel état ? En quoi le fédéralisme ne respecterait pas les peuples ? Par definition le fédéralisme est un concept opposé un état centralise jacobin comme l'etat a la Française qui pousse effectivement a l'uniformisation. Tous les états fédéraux du monde le font : la Russie est une fédération de republiques aux langues multiples qui se sont "taper dessus" tout autant que les Europeens. Idem en Chine. L'inde est unie depuis l'independance parle plus de langues que l'Europe et y a plus de religions encore que nous. Si comme clyde le dit l'Europe est une civilisation (et j'abonde) une nationalité européenne peut bien exister et elle ne retirera rien à personne. COmme la nationalité Française ne retire rien aux peuples de France.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

churchill a écrit le 05/09/2012 à 16:21 :

si l'allemagne sort de l'euro, on risque de rire! les ' crises' actuelles c'est meme pas l'apero, parce que la, plus personne ne voudra plus rien preter a plus personne ;-)))))

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Yves a écrit le 05/09/2012 à 15:18 :

De toutes façons, l'épée de Damoclès allemande sur la BCE est en place. Même si le tribunal de Karlsruhe répond positivement, il suffira à A Merkel de rappeler le pourcentage d?allemands qui souhaitent sortir de l'euro, et de sa probable concrétisation sous forme de référendum...

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Alan John a écrit le 05/09/2012 à 14:53 :

Seule contre tous peut-etre mais comme ce sont eux qui payent, eux tout seul ont plus de poids que tous les autres" blabateurs " reunis

churchill a répondu le 05/09/2012 à 16:23:

dans les pays latins, les gens qui ne veulent rien payer mais qui aiment bien vivre se plaisent a donner des lecons de morale culpabilisatrice deplacees.... oui, sauf qu'avec les allemands, ca ne marche pas ;-)

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

phidias a écrit le 05/09/2012 à 14:49 :

Allons, Hollande aura son sucre d'orge en forme de pacte qui ne refuse pas la croissance, d'ailleurs tout le monde est pour la croissance, mais il va manger son chapeau sur tout le reste, son matraquage fiscal imbécile, sans réduction de dépenses l'a mis dans la position de l'accusé d'incompétence crasse, et de tueur de compétitivité. Il ne s'en relèvera pas. Sa crédibilité est au niveau zéro pour les autres chefs d'Etats Européens, Mario Monti, qui lui a su faire, le reçoit pour mieux imposer son image à lui, face à un Président Français en perte d'image, en insuffisance d'idées, et en incapacité d'agir. François Hollande est un mauvais Président, paresseux, peureux de tout, et qui transpose son indécision matrimoniale sur ses responsabilités d'élu. Un magnifique syndrome de faiblesse mentale.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

DEUFRA2011 a écrit le 05/09/2012 à 14:37 :

Si les contribuables de la Grece, l'Espagne, l'Italie et la France payeraient leurs impôts il n'y aurait pas de problèmes de dettes dans ces pays. Comme ils l'ont compris les Allemands se demandent pourquoi il doivent toujours payer pour la dette des autres qui ne savent pas gérer leurs pays. Le probléme n'est pas le pauvre taxiste d'Athènes mais le milliardaire Grècque qui ne paie pas ses impôts et fui avec son argent en Suisse. Idem pour les autres pays.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

PAB a écrit le 05/09/2012 à 13:25 :

La planche à billets ne résoudra pas le problème de fond qui est que le libre-échange provoque un puissant déséquilibre des échanges entre les pays en voie de développement et les pays avancés ce qui se traduit par une importante perte du pouvoir d'achat des salariés de ces derniers. Les salariés des pays avancés s'appauvrissent et doivent emprunter de plus en plus pour continuer à consommer. Les USA en sont la parfaite illustration avec les subprimes, les prêts à la consommation puis maintenant avec les emprunts étudiants où l'encourt dépasse les 1000 milliards de dollars. Les USA hypothèquent l'avenir même de leurs futurs travailleurs, comment voulez-vous que l'économie se relève dans de telles conditions ?

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

alex a écrit le 05/09/2012 à 13:14 :

Moi j?espère que l?Allemagne va continuer a bloquer la décision de laisser la BCE acheter des titres d?État. Parce que j'attends avec impatience, le jour ou l?État français fera faillite. Il y a que comme ça que les français comprendront. La France comprendra ses erreurs le jour ou elle ira emprunter sur les marchés et que les marches lui diront non.

Merci a répondu le 05/09/2012 à 16:20:

pertinent !

Sub a répondu le 05/09/2012 à 16:24:

La BCE a déjà (dans un passé proche) acheté des titres d'état à court terme sur le marché secondaire (sur le primaire ils ne peuvent pas). Ca ne sera pas une innovation majeure ...

churchill a répondu le 05/09/2012 à 16:26:

quand les marches se rendront compte que l'espagne et l'italie sont sur la voie de la redemption, ils vont s'en prendre a l'enfant malade de l'europe; il va rire, le flanby, avec des taux a 7% ( contre 2.5 actuellement) ;-)))

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

pmxr a écrit le 05/09/2012 à 12:35 :

Nous sommes dans un brouillard économique sans nom .... impossible de prendre une décision d'investissement... d'ailleurs les banques aussi donc pas la peine de demander des sous ... la réponse sera non !

afflelou a répondu le 05/09/2012 à 13:41:

faites vous éclairer par Goldman Sachs !

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

jb a écrit le 05/09/2012 à 12:30 :

La Buba a des états d'âme, qu'en pense la BdF?

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

RPR a écrit le 05/09/2012 à 12:20 :

la mise en place d'une monnaie commune, signifie mise en place d'une politique monétaire commune. les économies des 17 pays ayant adoptés l'euro sont très différentes en terme de structure (spécialité / moyen de production / éducation / r&d / infrastructure / etc.). vouloir aligner 16 pays sur les désidératas d'un seul quelqu'il soit est infaisable et irréaliste. chacun des 17 pays doit faire un pas vers les autres et accepter des compromis. hors jusqu'à ce jour les 17 l'ont joué egoïste l'allemagne comme tous les autres. le résultat nous le voyons aujourd'hui : l'euro est clairement au bord de l'implosion si l'égoïsme national de chcaun continue comme avant. Mr Weideman continue contre vents et marées de défendre une vision purement germanique de l'euro, c'est une erreur comme l'attitude des français ou des autre snations sont tout autant des erreurs.

pmxr a répondu le 05/09/2012 à 12:42:

r&d ? on choisit quoi ? 1)Repas et dormir... 2) recherche et développement...3) rien à déclarer... etc

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

jeff a écrit le 05/09/2012 à 12:19 :

Normal, les faucons allemands sont excessifs dans leur rôle de gardiens du temple de l?orthodoxie monétaire. Paris, Rome et Madrid ne prétendent pas verser dans l'excès inverse, à savoir dépenser sans compter et faire tourner la planche à billets. Ils demandent juste que les efforts d'austérité se fassent en bonne et dur forme avec une BCE qui "calme" les marchés financiers quand ceux-ci s'emballent. l'objectif est de maintenir des taux d'intérêts stables pour ne pas alourdir le poids de la dette, et de maintenir un semblant de confiance pour que l'économie redémarre. Sinon tous les efforts faits pour être plus compétitif seront réduits à néant.

pmxr a répondu le 05/09/2012 à 12:39:

Rome et Madrid font des efforts ... mais la cigale française augmente les impôts et aussi les dépenses !!!!!!!!!!!

compétitif a répondu le 05/09/2012 à 12:56:

Lisez-donc l'article de la Tribune: La France sort du top 20 des pays les plus compétitifs au monde... Et pour L'italie et L'Espagne, le classement n'est pas joyeux. Ce n'est pas la politique monétaire commune, l'euro ou la bce qui portent la résponsabilité pour la situation économique inquiétante. Un semblant de confiance ne fera rien redémarrer. Et surtout: Les semblants d'efforts non plus!

Clyde a répondu le 05/09/2012 à 14:59:

@ compétitif. Votre pseudo rend votre intervention d'autant plus drôle que c'est justement la politique monétaire et l'euro qui tue la compétitivité des plus faibles. Des économies différentes sous la camisole d'une même politique monétaire et d'une même monnaie, c'est justement le problème. L'euro est trop fort pour les pays du sud qui ont perdu toute leur compétitivité tandis que les Allemands en tiraient les bénéfices. Un pays a besoin d'une politique monétaire (taux d'intérêt, de change) adapté à sa propre économie. Là, ce n'est pas le cas, raison majeure pour laquelle ça ne fonctionne pas. Jamais une monnaie n'a survécu sans être dans une zone monétaire optimale. La zone euro n'en réunit aucune condition.

compétitif a répondu le 05/09/2012 à 15:29:

Amusant: la compétitivité des plus faibles! Vous êtes aussi adepte de la croissance - négative-? Avec ces termes creux, il vous reste un semblant de croissance et de compétitivité.Mais: Ces pays ne sont PAS compétitifs. Lors de la création de la zone euro, ils ne l'étaient pas plus. Par contre, la politique monétaire (accommodante) de la BCE ouvrait des possibilités très importants de financements et d'investissements. Faible d'esprit sont ceux qui n'ont pas investi dans l'avenir et dans les outils pour améliorer leurs compétitivité. Mais, il y eu du béton qui a coulé....Les banques ont accordé des prêts...

churchill a répondu le 05/09/2012 à 16:30:

jeff, personne n'est dupe, hollande ne veut rien reformer ( ou si, ' a la grecque', en embauchant 70 000 fonctionnaire de plus alors qu'ils vivent deja sur les fonds de l'aide versee!) ; ce qui gene le plus les allemands, c'est pas l'espagne ou l'italie...

Clyde a répondu le 05/09/2012 à 17:08:

@ compétitif: une contrevérité martelée ne rend pas des faits plus vrais. Avant l'Euro, les pays du Sud étaient bien plus compétitifs grâce notamment à une monnaie moins forte et qui correspondait à la valeur de leur économie. Là, ils subissent l'euro, une monnaie trop forte qui les envoie dans le ravin les uns après les autres. Et je vous renvoie à la zone monétaire optimale, ça vous éclairera.

Clyde a répondu le 05/09/2012 à 17:08:

@ compétitif: une contrevérité martelée ne rend pas des faits plus vrais. Avant l'Euro, les pays du Sud étaient bien plus compétitifs grâce notamment à une monnaie moins forte et qui correspondait à la valeur de leur économie. Là, ils subissent l'euro, une monnaie trop forte qui les envoie dans le ravin les uns après les autres. Et je vous renvoie à la zone monétaire optimale, ça vous éclairera.

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

pmxr a écrit le 05/09/2012 à 12:17 :

La Buba ... agit en fonction de la popularité d'Angela !

DEUFRA2011 a répondu le 05/09/2012 à 14:58:

Cela n'est pas le cas en Allemagne. Les disputes entre la BuBa et le gouvernement Allemand ont toujours été très explosif et la BuBa n'a jamais cédé à la pression des politiques. La BuBa a toujours defendu la stabilité de la monnaie (=DM). Malheureusement aujourd'hui Draghi (Italien et ancien soldat de Goldman Sachs) peut agir comme cela lui plait avec les voix des pays du sud de l'Europe. Malheureusement la France fait aujurd'hui partie de ce club. Les Allemands ont été trompé quand on leut a voler leur monnaie. Mitterrand en faisait une condition lors de la réunification de l'Allemagne. Certains ont des mémoires très courtes.

churchill a répondu le 05/09/2012 à 16:31:

y a bien qu'un francais pour sortir des reflexions comme ca! le copinage en allemagne ne fonctionne pas ' a la francaise'

Pour être alerté par email d'une réaction à ce commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Pour être alerté d'une réaction à votre commentaire, merci de renseigner votre adresse email ci-dessous :

Retour en haut de page
Dernier commentaire

Un pays / une nationalité ce sont des constructions politiques. il y a 150 la nationalité allemande n'existait pas l'italienne non plus. Quant a la Francaise elle rassemblait (et rassemble toujours) des peuples tres divers qui n´ont véritablement partagé le...

par peuplesd'europeunissonsnous le 05/09/2012 à 23:01

Voir tous les commentaires (33)
LA TRIBUNE BOURSE
  • CAC 40
  • Internationaux
  • Indicateurs
Palmarès
Valeurs Cours Variation
CARREFOUR 24,42 € +4,70 % up
GEMALTO 64,31 € +2,58 % up
SCHNEIDER ELECTRIC 62,81 € +2,21 % up
CAP GEMINI 38,73 € -3,21 % down
SAINT GOBAIN 32,54 € -1,71 % down
STMICROELECTRONICS 7,55 € -1,64 % down
Accéder à la plateforme bourse
Libellé Cours Var. Var.
1er janv.
NASDAQ Com.. 0 (c) 0,00 % 0,00 %
NASDAQ 100 0 (c) 0,00 % 0,00 %
S&P 500 1 655 Pts (c) -0,83 % +18,81 %
DOW JONES 15 307 Pts (c) -0,52 % +17,43 %
FTSE 100 0 (c) 0,00 % 0,00 %
NIKKEI 15 627 Pts (c) +1,60 % +50,33 %
RTS Moscou 1 469 Pts (c) +2,61 % -6,17 %
Toronto S&.. 12 753 Pts (c) +0,08 % +1,59 %
Accéder aux indices internationaux
Matières premières
Libellé Cours Variation
Or 1 366,10 $ -0,77% down
Brent 102,75 $ -1,17% down
Wti 94,81 $ -1,35% down
Argent 22,27 $ -0,91% down
Platine 1 463,00 $ +0,21% up
Devises
USD EUR JPY GBP CHF CNY
USD - 0,7780 103,0450 0,6647 0,9780 6,1308
EUR 1,2853 - 132,4480 0,8543 1,2570 7,8878
JPY 0,0097 0,0075 - 0,0065 0,0095 0,0595
GBP 1,5044 1,1699 155,0180 - 1,4714 9,2364
CHF 1,0219 0,7948 105,3350 0,6790 - 6,2768
CNY 0,1631 0,1268 16,7972 0,1083 0,1593 -
Accéder aux devises et matières premières