Croissance européenne : le massacre de la Saint Valentin

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L'austérité a porté ses premiers fruits : la rechute de l'économie européenne. Quant à son effet sur la "croissance future", il faudra encore attendre longtemps. Trop longtemps ?

Le massacre de la Saint Valentin. Ainsi pourrait-on résumer les chiffres de la croissance européenne pour le quatrième trimestre qui ont été publiées ce 14 février. Le recul de 0,6 % sur un trimestre de la richesse de la zone euro est la troisième plus forte dégringolade enregistrée depuis 1995, autrement dit, depuis qu'Eurostat a commencé à réaliser des statistiques sur la -à l'époque future- Union économique et monétaire. La chute est aussi sévère que celle du troisième trimestre 2008, celle de la faillite de Lehman Brothers et il n'y a guère que les deux trimestres qui ont suivi qui, à ce jour, ont été pires.

Trois trimestres de recul

La zone euro est devenue une zone de récession. Voici trois trimestres que son PIB se contracte. Et cette fois, la violente correction n'épargne personne, pas même la France et l'Allemagne qui pouvaient se vanter d'avoir surnagé jusqu'ici et qui, cette fois, subissent des reculs respectifs de 0,3 % et 0,6 % . La chute est d'autant plus inquiétante qu'elle est supérieure aux attentes des économistes.

Illusions

La Saint Valentin étant propice aux illusions, chacun semble se rassurer en voyant dans ce désastre le point haut de la crise. Car, les politiques comme les économistes l'assurent : l'avenir est radieux, « le pire est derrière nous » et « la crise est finie. » Les études n'en finissent donc pas de tomber pour assurer de l'absence de signification de ces chiffres, du rebond inévitable de l'économie et du caractère radieux de l'avenir. Par une ironie assez triste de l'histoire, les dirigeants européens, qui jadis se sont tous félicités de la « mort des vieilles lunes » communistes, en sont aujourd'hui réduits à promettre à leurs peuples des « lendemains qui chantent » grâce à la consolidation budgétaire.

L'argument de la pensée des dirigeants européens est simple : la réduction des déficits entraîne d'inévitables dommages collatéraux, mais c'est une potion nécessaire qui « crée les conditions de la croissance future. » On invoque alors l'amélioration du commerce extérieur de certains pays bien choisis, on en déduit une amélioration de la compétitivité, sésame absolu dans l'esprit économique contemporain pour la croissance et l'on peut enfin conclure, comme un éditorialiste français voici peu : « l'austérité, ça paie ! »

Effets collatéraux

Ces chiffres du 4ème trimestre 2012 doivent mettre fin à ce rêve éveillé. Quelques exemples suffiront à s'en convaincre. La Grèce, laboratoire de l'austérité, qui applique les recettes européennes depuis trois ans, continue de s'enfoncer dans l'abîme. A moins de considérer que le recul de 6 % du PIB sur un an enregistré fin 2012 est une forme de décollage au regard des -6,7 % du trimestre précédent ! Le chômage grec touche 27 % de la population active. En Italie, la potion du « professore » Monti appliquée depuis un an a produit pas moins de six trimestres consécutifs de contraction du PIB. Les tenants de l'austérité avaient crié victoire lors du recul de seulement ( !) 0,2 % au troisième trimestre : ils doivent déchanter aujourd'hui. Le PIB italien a reculé de 0,9 % au dernier trimestre de 2012. On pourrait également parler du Portugal, un temps modèle de la méthode européenne, qui lui aussi applique avec beaucoup d'application les méthodes de la Troïka depuis 2010 et qui a vu son PIB chuter de 1,8 % au dernier trimestre, la deuxième plus forte chute depuis 1995...

Du pétrole sur un incendie

Non, il faudra bien le reconnaître : l'austérité ne « paie» pas. Non que l'assainissement des finances publiques ne soit pas nécessaire, mais il faut, comme en tout, de la raison dans ce processus. Lorsque cette consolidation devient le problème, il est urgent de s'interroger. Le scénario qui se développe en Europe est un des pires qui soit : l'austérité à marche forcée imposée par l'Allemagne, après avoir ravagé les demandes intérieures des pays en crise, a atteint la confiance des pays plus « sains », y compris de l'Allemagne elle-même. L'investissement s'est stoppé dans les pays du nord, affaiblissant la demande de ces pays pour les produits des pays du sud et rendant ainsi tout à fait vain les prétendues « améliorations de la compétitivité » de ces Etats. Dès lors, la récession est au menu partout. Et comme l'on ne veut pas en démordre et que l'on continue d'affirmer que la seule priorité est la consolidation budgétaire, on presse encore la demande intérieure partout. Autant jeter un bidon de pétrole dans un incendie.

Que le début...

Les économistes et les dirigeants européens parient sur la confiance rétablie sur les marchés par le programme de rachat illimité de titres de la BCE, le fameux OMT. Selon eux, elle va se transmettre au reste de l'économie et finir par relancer la machine. Force est de constater qu'un tel calcul n'a pas fonctionné pour le moment. Rappelons simplement que lorsque ce « massacre » du quatrième trimestre est intervenu, tous les agents économiques avaient parfaitement connaissance de ce programme OMT. Son impact est donc fort limité.

La réalité, c'est que personne ne voit l'issue de ce tunnel. D'autant que le pacte budgétaire mis au point par Angela Merkel et approuvé avec retard, mais non sans bruit, par François Hollande, promet bien des difficultés. Il faut que les budgets nationaux ne dépassent pas un déficit structurel de 0,5 % du PIB au 1er janvier 2018. Voici qui promet de nouveaux "efforts". En fait, nous ne sommes qu'au début du processus. Décidément, les lendemains qui chantent vont être de plus en plus lointains...

Position morale

Cette stratégie, rappelons-le c'est celle d'Angela Merkel qui, au printemps 2010, a décidé de « punir » la Grèce de ses erreurs passées. Sans doute pour plaire à son opinion publique chauffée à blanc par une presse déchaînée. Bild Zeitung écrivait le 5 mars 2010, à l'occasion de la visite de Georges Papandréou à Berlin : « Cher Monsieur le Premier ministre, quand vous lirez ces lignes, vous aurez pénétré dans un pays très différent du vôtre. Vous êtes en Allemagne. (...) l'Allemagne a aussi des dettes, mais nous pouvons les honorer. Parce que nous nous levons tôt le matin et travaillons toute la journée. » C'est bien ces « Grecs paresseux » qu'Angela Merkel a voulu châtier en leur imposant un remède de cheval. Elle était alors persuadée - comme l'était aussi Nicolas Sarkozy - que la pilule amère que l'on faisait avaler à ce petit pays serait sans effet sur le reste de la zone euro. Au contraire, la chancelière pensait qu'en faisant un exemple, on prouverait aux marchés que l'euro est bien la monnaie de la vertu. La position franco-allemande était alors clairement une position morale, trempée dans cette conviction si ancrée outre-Rhin que seule la méthode allemande pour parvenir à la croissance est efficace.

L'erreur d'Angela

L'ennui, c'est que les marchés y ont vu la preuve du manque de solidarité allemande. Ils ont vendu les pays fragiles de la zone euro, et la crise s'est répandue comme une traînée de poudre. Au lieu, alors, de changer son fusil d'épaule et d'engager une vraie solidarité européenne et une politique de relance en Allemagne pour favoriser la demande ailleurs, la chancelière a accéléré le mouvement. Obsédée par le « moral hazard », l'incitation au péché en le récompensant, elle a réclamé l'austérité pour tous. Avec, à chaque fois, la bénédiction française - que le gouvernement soit de droite ou de gauche. Le « compromis » sur le budget européen de vendredi dernier est le dernier acte de cette stratégie qui est en réalité moins économique que morale. Mais la vertu ne paie pas toujours. Cette erreur avait déjà été celle des années 1930 quand les gouvernements européens avaient tous menés ensemble des politiques déflationnistes. Là aussi, l'austérité n'avait pas payé.

Risques politiques

Certes, après la pluie, le beau temps finit toujours par revenir. Mais à quoi servent quelques pâles rayons de soleil sur des plaines inondées ? Car cette cure d'austérité est en train de redéfinir dangereusement les lignes de fracture de la politique européenne, entre des partis de gouvernement enfermés dans cette posture morale sans issue et des partis populistes jouant sur les frustrations par des recettes faciles. Pour le moment, les premiers l'ont toujours emporté, mais les seconds ne cessent de grimper dans les scrutins sous les effets sociaux de l'austérité. Mais le danger est qu'un jour, l'exaspération amène une victoire de l'autre camp. Doit-on rappeler que Syriza (la gauche radicale grecque) n'a pas été loin de l'emporter en juin 2012 en Grèce et qu'il est en tête des sondages aujourd'hui, alors que les néo-nazis sont en troisième position ?
 

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a écrit le 15/02/2013 à 21:36 :
Ohhh Allemagne -0,6% ... Merkel est en train de perdre ses élections !!
a écrit le 15/02/2013 à 11:37 :
Extrait d'un article de La Tribune: "Interrogé sur le maintien ou non des prévisions alors que le FMI a estimé vendredi que la France ne parviendrait pas à ramener son déficit public sous la barre des 3% du produit intérieur brut et ferait moins bien en termes de croissance (+0,4%), Jean-Marc Ayrault a répondu: "oui, nous les maintenons, parce que c'est un objectif indispensable"
C'était le 22 décembre, nous sommes le 15 février, soit 7 seulement semaines après. Ayrault avait pourtant été prévenu par le FMI, n'y a eu aucun évènement majeur entre-temps, mais il a maintenu sa prévision. Alors, nul ou menteur ?
Réponse de le 15/02/2013 à 14:41 :
Un évènement majeur tout de même, la croissance qui vient d'être annoncée pour T4 2012. Croissance d'un niveau sensiblement inférieur aux dernières prévisions de tous les économistes, pour la totalité de la zone Euro (y compris pour le France : -0.3 %, mais aussi pour son premier partenaire commerciale l'Allemagne : -0,6 %). Est-il besoin de rappeler que certains de nos partenaires les plus proches en termes d'échange commerciaux se sont littéralement effondré en T4 (-0.9 % pour l'Italie, -1.8 % pour le Portugal). Si les pays du Sud sont en récession et que le locomotive allemande patine, les débouchés de nos entreprises s'amenuisent et la croissance française s?essouffle. Bien à vous.
a écrit le 15/02/2013 à 11:13 :
l'histoire on ne retiens pas grand chose de l'histoire , elle c'est arrêtée a 1939 en oubliant l'avant qui a conduit A .. l'histoire repasse les plats et en prime l'Europe qui a toujours jalousée le divin dollars endetté jusqu'à l'os , l'euro n'étant qu'une copie du dollars on a voulu imiter et on se retrouve avec un carcan impossible a surmonter vu les egoismes nationaux et les plèbes de hauts fonctionnaires qui érigent les dogmes économiques vide de sens , on atteint des sommets dans l'inconscience collective , après l'austeritée le bazar politique arrivera malgré toutes les tentatives pour éviter que les extrêmes deviennent majoritaires , ils le seront ou un 1789 violent viendra dans un pays pour rappeler qu'un peuple une fois en colère rien ne l'arrette , le printemps arabe devrait nous alerter , rien n'est éternel et en 1933 en europe on a meme pas imaginé le pire a l'époque , triste époque de bis repetitas , 1929 a été la pire crise connue ,il a fallu 3 ans aux politiques européens pour reconnaitre que la crise actuelle était aussi grave que celle de 1929 , on va assister a une guerre monétaire vu que les marges de manoeuvres sont devenues nulles car financer la croissance et la compétitivité par le déficit et l'impôt cela n'a aussi jamais marché mais aggravé la situation , il va falloir du courage ou gare a la colère des peuples qui se sentiront trahis ..
Réponse de le 15/02/2013 à 15:33 :
Excellent !
a écrit le 15/02/2013 à 10:49 :
A quand des politiques qui sauront prendre le temps de lire les plus grands économistes ?
Les économistes du FMI abreuvés par la seule pensée néo-libérale des Monétaristes de l'école de Chicago, ont eu besoin de 4 ans pour se rappeler le bon souvenir de Keynes et du multiplicateur d'investissement (chaque euro investi permet de tirer plus d'un euro [en fonction de : la vitesse de circulation de la monnaie, de l'ouverture des marchés à la concurrence internationale, de la demande effective...). Ils ont considérés, à tort, pendant 4 ans qu'un euro désinvesti était 1 euro de moins dans le circuit économique (vision purement libérale, totalement à côté de la plaque), 1 euros de moins d'investissement de la puissance publique, c'est 2 ou 3 ou 4 euros de moins dans le circuit économique.
A quand des politiques qui seront relire la Théorie Générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie ? La totalité des mécanismes économiques bénéfiques ou destructeurs y est expliqué depuis 1936. Il est juste alarmant de se rendre compte que nous sommes encore en capacité d'avoir des réflexions aussi peu poussées que la pensée économique Ricardienne qui prévalait jusqu?alors. La politique économique prônée par l'Allemagne nous ramène à un temps où l'on pensait encore que la monnaie n'était en rien un levier d'action.
Fort dommageable quand on sait que nous sommes la seule zone économique mondiale à refuser de nous servir de ce levier d'action quand tous nos grands partenaires (États-Unis, Japon, Chine et Grande-Bretagne) ont l'intelligence de se servir de tous les leviers à notre détriment. A nous européens : les sacrifices et les 25 Millions de chômeurs ; aux autres : la croissance, la production, le moindre effort, la moindre ouverture des marchés et le moindre chômage.
Alors OUI à l'effort et à la compétitivité, mais avec l'intelligence de se servir de tous les leviers. Rien ne sert de couper dans nos budgets nationaux, si nous ne nous appuyons pas sur le levier monétaire. la valorisation de notre monnaie est un facteur de compétitivité aussi puissant que les économies budgétaires (mais avec un effet négatif beaucoup plus faible).
Réponse de le 15/02/2013 à 11:45 :
Le coeficient multiplicateur pour la France est : 1 euro de déficit spllémentaire des budgets publics crée en moyenne 0,75 euro de PIB. Cherchez l'erreur.
Réponse de le 15/02/2013 à 12:34 :
Il me semble que le coefficient multiplicateur n'est en effet plus si multiplicateur que ça. Voir ce qui se passe actuellement aux US. De plus on sait ce que donne en France le mix de la relance keynésienne (même en période de croissance !), de la souplesse monétaire et du clientélisme politique : un cocktail explosif de dettes pour plus tard ! Nous ne sommes malheureusement pas assez sérieux et constants pour faire autre chose que de la rigueur fliquée par Markel.
Réponse de le 15/02/2013 à 13:06 :
@ saufque & Poppy: Je pense que vous décrivez un problématique vraiment très intéressante. A ma connaissance, il n'y pas d'études ou de théorie à ce sujet; mais je pense votre théorie est très intéressante; L'effet multiplicateur est malheureusement bien supérieur à 1, (disons 1.5) lorsque l'état réduit ses dépenses, donc c'est le vrai problème actuel pour réuire la part de l'état, mais la véritable catastrophe, c'est que l'investissement de l'état se mulitplie en dessous de 1 (disons 0.75) et donc étouffe une économie comme celle de la France
Réponse de le 15/02/2013 à 14:34 :
Pour la France, (estimations du Sénat) le multiplicateur d'investissement dans le cadre d'une relance française isolée, est proche de 1 (en cas d'augmentation de dépenses) et de 0,5 dans le cadre des allégements fiscaux.
L'investissement de l'Etat n'a donc pas un multiplicateur de 0,75 tel qu'il est écrit si dessus, mais plus proche de 1. Le 0,75 n'étant valable que dans le cadre d'une répartition 50/50 entre investissement public et baisse d'impôt (qui ne sont à proprement parler pas un investissement public). La baisse d'impôt ciblant particulièrement les catégories les plus aisées, il est d'ailleurs tout à fait normal que l'effet multiplicateur soit plus faible puisque le propension à épargner de la population concernée est plus forte.

Par ailleurs, certaines orientations peuvent modifier de façon profonde l'effet du multiplicateur :
1- Tout d'abord, le Delta de Production = k x Delta de l?investissement
où k=1/(1-c) et c=propension marginale à consommer
Cela signifie que le multiplicateur sera potentiellement sensiblement plus élevé si les Investissements visent des catégories de population ayant une plus forte propension à consommer (typiquement : les investissements dans des secteurs ayant grandement besoins de main d??uvre bénéficiant d'un niveau de salaire globalement inférieur au salaire médian, auront des effets multiplicateurs globalement plus élevé)
2- le Sénat estimait en 2008, qu'une relance à l'échelle européenne aurait un effet multiplicateur 2 fois plus élevé que dans le cadre d'une relance franco-française. Cela s'explique par le taux d'ouverture de l'économie française (environ 30 % sur l'extérieur, dont une grosse partie vers l'Europe) bien plus élevé que le taux d'ouverture de l'conomie européenne dans son ensemble (10 %).
Contrairement à ce qui est écrit ci-dessus, la France ne doit pas investir seule (comme ce fût son erreur en 1981 notamment) mais en étroite relation avec ses partenaires dont l'Allemagne.
Par ailleurs, une action économique ne doit pas se limiter aux seuls effets de l'investissement étatique. Un niveau plus soutenable pour notre monnaie aurait des effets totalement similaire en permettant de relancer la production par des débouchés supérieurs à l'export.

Réponse de le 15/02/2013 à 15:33 :
Comme d hab la specificite francaise comme pour tchernobyl...On est les champions du monde du multiplicateur car le senat (sert il à qqchose à part d etre une maison de retraite anticipee pour politiciens fatigues mais avec des copains 1 mds/an...) le dit
Aux USA 7 $ pour 1$ de croissance...maiis ce ne sont que des americains donc idiots tandis que nos senateurs....
Réponse de le 15/02/2013 à 15:48 :
Le Sénat ne fait là que reprendre la définition keynésienne du taux multiplicateur dans le contexte d'un plan de relance coordonné au niveau européen en 2008. Plusieurs remarques: 1/ Le plan de relance évoqué n'a pas fonctionné. 2/ L'intérêt et les résultats du taux multiplicateur keynésien tels qu'évoqués par le Sénat sont contestés par des écoles économiques. Ce n'est pas parce que le Sénat et l'OFCE préfèrent citer Keynes que Keynes a forcément raison. 3/ Le rapport du Sénat date d'une époque où la capacité d'endettement public était vue comme illimitée. Ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui. Ce rapport me semble obsolète.
a écrit le 15/02/2013 à 10:38 :
FH va finir par avoir la peau d'Angela. En faisant plonger la France vers la récession, il va arriver à faire tanguer l'Allemagne dans la même direction, juste pour les élections de septembre. Logiquement Angela ne devrait pas pouvoir être réélue! (selon la fameuse maxime qu'un chef excécutif n'est pas réélu quand ça va mal). Sans rancune.
Réponse de le 15/02/2013 à 14:43 :
Surtout qu'avec un euro fort il vaudrait mieux, tout compte fait, ne plus acheter à l'Allemagne.
a écrit le 15/02/2013 à 10:08 :
Enfin un article qui a le mérite de regarder avec un oeil autre qu' économiquement correct.
La position de Merkel est une posture qui lui est dictée par son électorat et qu'elle doit caresser dans le sens du poil s'il elle veut être réélue. Economiquement, c'est un suicide, l'Allemagne, en affaiblissant ses voisins coupe la branche sur laquelle son"miracle" économique est assis. La preuve, son PIB recule. L'Ump est aux fraises Marine se frotte les mains, Hollande est aux pâquerettes, Mélenchon attend son heure. Un vrai choix?
Réponse de le 15/02/2013 à 10:32 :
Arrêtons de nous imaginer être l?unique marché d?importance pour les Allemands, nous continuerons d?acheter leurs voitures, leurs machines outils et cela mis à part, l?exportation allemande ne se fait pas qu?en France. Cette prétention à s?imaginer que nous pouvons faire chanter les Allemands est stupide. La branche s?étend sur de nombreux pays depuis l?Europe communautaire aux confins de l?Asie en passant par les Amériques et nous ? A part notre grande gueule ??? Ah oui, notre Dieu Ganesh revient la hotte plein de beaux contrats.
Réponse de le 15/02/2013 à 15:36 :
+1 avec Takaakroire..... Pour echapper à la réalité on accuse tout le monde...Ce n est pas parce nous sommes francais que nous sommes champion du monde d office et partout...le monde change et les autres ne sont pas des idiots...ils ont appris de nous...mais nous ont depasse...alors au lieu de crier...courrons le plus vite possible
a écrit le 15/02/2013 à 9:57 :
Bien dommage que les gouvernants Français qui se sont succédé depuis quatre décennies, n'aient pas emboité le pas à l'Allemagne et pris modèle sur ce pays lorsqu'il en était encore temps.
Nos apprentis responsables économistes ont tous préféré saccager les outils industriels de production, (même au prix de millions de chômeurs) au profit de je ne sais quel modèle tertiaire qui ne produit pas grand chose et tout fonctionnaire très onéreux et qui au bout du compte grèvent l'économie d'un pays et fini par coûter très cher au peuple; car la dette de 2000 milliards d'euros, il faudra bien finir par la payer un jour.
Réponse de le 15/02/2013 à 12:50 :
Avant de reciter les poncifs de la bien pensance liberale, renseignez vous un peu sur ce ' modele allemand' .
Son succes economique se fait sur le dos du ' peuple' que vous mentionnez a tout bout de champ.
Réponse de le 15/02/2013 à 14:50 :
@Zest
Je sais, j'ai l'habitude des griefs de personnes souvent planquées ou à charge des crochets de l'état, qui tirent leurs revenus et privilèges indécents de de leurs compatriotes productifs!.
Réponse de le 15/02/2013 à 15:03 :
@Zest
Les travailleurs Allemands sont mieux lotis que les Français, et je peux vous certifier qu'il n'y a pas photo, pour avoir travaillé personnellement 38 ans en Allemagne.
http://bercy.blog.lemonde.fr/.../salaires-cout-du-travail-les-differentiels-fra..
Réponse de le 15/02/2013 à 15:41 :
Pour etre proche d allemand...moins d apparat ...mais plus de solidite là ou il faut.
Juste un exemple. Notre SS extraordinaire mais pourrit par les detournements d argent...bcp moins d IRM/habitant qu'en allemagne ...demandez vous pourquoi?
Perso la mentalité me parait plus saine meme si tout n est pas rose... (entre la france et les us?)
Réponse de le 15/02/2013 à 16:20 :
Le financier a raison, personnellement (je suis ancien commerçant) étant frontalier, j'ai deux fils et une belle fille qui travaillent en Allemagne, et ils y trouvent leur compte.
La France n'a plus rien à offrir à ses jeunes, même diplômés, ce pays est en voie de paupérisation très avancé, seuls les employés de l'état y trouvent encore leur compte, et encore quand ils ne sont pas en emploi précaire avec un salaire plus raz que les pâquerettes.
a écrit le 15/02/2013 à 9:52 :
les allemands mettent la pression colossale pour que les pays abaissent leur point mort ( enfin si on peut appeler ca comme ca)... quand repartira, ca ira vite dans l'autre sens... mais il faut attendre le seul pays qui n'a encore rien ft car il a une exception culturelle qui consiste a ne rien faire en attendant que la croissance revienne et qu'il puisse sse financer via eurobonds
a écrit le 15/02/2013 à 9:32 :
Les 3/4 des commentaires si dessous son pathetique, tous comme l'article d'ailleurs... Mais c'est bien Francais, on tape sur le voisin qui reussis plutot que de se remettre en question et de se positionner pour profiter de la situation....
Réponse de le 15/02/2013 à 12:48 :
J' aime vos arguments ....
D' autre part, dans un monde ou les economies sont imbriquees, il n' est pas absurde a mon sens de regarder ce que fait son voisin, surtout dans une Europe ou l' egoisme national reigne.
Enfin par ' voisin qui reussis' , vous entendez bien sur l' Allemagne et son fameux modele social en pleine deliquescence ?
Réponse de le 15/02/2013 à 15:35 :
Zest + un
a écrit le 15/02/2013 à 9:25 :
Il me semble que l'auteur a déja écrit plusieurs fois le même article...

Donc il faudrait s'endetter encore plus pour espérer sortir d'une crise largement due à des endettements trops grands ? Et être un peu plus solidaires (pour pouvoir s'endetter encore plus) ? J'ai du mal à croire à cette solution.
Et puis bien sur quand les beaux jours seront revenus, nous serons alors tous très sérieux et, promis juré, nous commencerons alors à rembourser nos montagnes de dettes encore plus grosses ? J'entends déja tous ceux qui ne voudront pas faire de l'austérité pour ne pas "casser la croissance" si fragile. Ce n'est pas comme si on n'avait pas déja connu ça...
Réponse de le 15/02/2013 à 11:19 :
+ 1000
a écrit le 15/02/2013 à 9:13 :
1930 n'a pas servi de leçon. Alors on recommence. mais l'Allemagne est un pays de vieux, conservateurs et ne cherchant en rien l'harmonie européenne, Le retour du bâton arrive et ca va faire mal. Excellent article !
Réponse de le 15/02/2013 à 10:40 :
Comme quoi on peu lire la Tribune et ne rien comprendre a l?économie.
En attendant la France sombre mais le peuple lui est content on nourris ses fantasmes en tirant a boulet rouge au choix sur les boches, les ricains, les rosbeefs, la finance.
Réponse de le 15/02/2013 à 11:06 :
Bof!!!, on s'en fout de l'économie, nous on le mariage pour tous, c'est ça qui est important!.
a écrit le 15/02/2013 à 9:10 :
Excellent article, courageux et lucide. On en redemande.Merci M. Godin de nous avoir rappelé l'enchainement de cette catastrophe.
a écrit le 15/02/2013 à 8:53 :
Comme d'habitude feu sur le boches.. mais quelles sont vos propositions pour sortir de cette m... Mr Godin? On a le coupable idéal mais on fait quoi maintenant? On ouvre bien grand encore une fois la vanne du crédit? On s'endette encore plus? On fait une relance Keynésienne qui ne profitera qu' a la Chine?
Réponse de le 15/02/2013 à 16:00 :
Romaric Godin n'use pas de la langue de bois, est-ce cela qui vous gêne ? Vous vous croyiez au pays des bisounours ?
a écrit le 15/02/2013 à 8:12 :
avec l'axe Cameron Merkel + la zone de libre échange US Europe que Bruxelles remet sur la table pour l'intérêt bien compris des Anglais et des Allemands, La France la "cocue" de l'Europe
a écrit le 15/02/2013 à 8:03 :
Nous sommes dans l'Europe dont rêvait Guillaume II, dominée par l'Allemagne, elle a imposé sa monnaie et son mode de gestion. Problème, une monnaie surévaluée ne permet pas aux économies du centre et du sud de l'Europe de s'en sortir. Le sort de l'Euro finira bien par être mis sur la table, contrairement à ce que pleurnichent les euros maniaques ce ne serait pas une catastrophe mais le début de la solution. Ceci étant, cela ne dispensera pas la France, si elle ne veut pas devenir un pays vieux et pauvre, de revoir la manière dont elle traite les entreprises (impôts, carcan légal et social).
a écrit le 15/02/2013 à 7:51 :
En zone euro, les rentiers sont en train de remporter une bataille contre les actifs et les jeunes. Mais comme le soulignait François Lenglet mardi soir, ce genre de "victoire" se termine généralement en catastrophe, y compris pour les rentiers !
Réponse de le 15/02/2013 à 10:24 :
Je trouve que les analyses de François Lenglet ont changé depuis qu'il est fonctionnaire.
Réponse de le 15/02/2013 à 10:27 :
Travaillez déja autant que les rentiers que vous critiquez et vous verrez sans aucun doute votre situation s'améliorer !! Double avantage : si vous travaillez très dur vous n'aurez plus le temps d'être jaloux et envieux de ceux qui ont reussis !!!
Réponse de le 15/02/2013 à 10:46 :
Sauf que les rentiers sont souvent des héritiers......J'aimerais bien bien travailler autant qu'eux.
Réponse de le 15/02/2013 à 11:09 :
Il y rentier et rentier, de quel rentier parlez vous?, du retraité qui a 850 euros par mois pour vivre ou le rentier qui dispose d'un revenu de 10000 euros par mois?.
Réponse de le 15/02/2013 à 11:58 :
Je connais des héritiers chefs d'entreprises qui bossent très très dur pour essayer de maintenir ce qui leur a été transmis et je sais que ceux là sont dans le collimateur d'une
kyrielle de jaloux . Sans rancune "guerre des générations" ce mal est typiquement Français
et dépendant de l'éducation !!
Réponse de le 15/02/2013 à 13:56 :
"Je connais des héritiers chefs d'entreprises qui bossent très très dur" Oui ce sont les patrons de PME qui gagnet 313 fois moins que Carlos Goshn.
Réponse de le 16/02/2013 à 0:05 :
Les rentiers..... les personnes qui bossent deux fois moins pour gagner autant que les autre ?
a écrit le 15/02/2013 à 7:45 :
Bien sûr que l'austérité est mauvaise pour la croissance, c'est presque une lapalissade. Mais je trouve amusant que cet article sorte précisément, comme par magie, au moment où le gouvernement revient sur son engagement de se limiter à 3% de déficit, Quel heureux hasard !!!
Alors espérons que ça serve de leçon à ceux qui font du matraquage fiscal leur cheval de bataille, au lieu de réduire leur train de vie. Mais c'est vrai que le matraquage fiscal a ça de bien qu'il permet d'assener des messages politiques qui brosse l'électorat de gauche dans le sens du poil
a écrit le 15/02/2013 à 7:39 :
Les problèmes de l'Union Monétaire proviennent du fait que les décisions ont presque toujours été prises dans l?intérêt de l'axe franco-allemand et par l'axe franco-allemand
Le système du chacun pour soi avantage forcement les plus forts. Le plus fort, du à différents facteurs, entre autres naturels donc immuables, le plus fort je disais est l'Allemagne. - - Ainsi les accords, voulus, décidés, imposés aux autres membres par l'axe franco-allemand (Mitterrand doit bien le regretter dans sa tombe mais la France à l'époque avait aussi un excédent de la balance commerciale) ces accords doivent être modifiés de façon à arriver à une convergence économique au sein de l'Union Monétaire si nous voulons sauver celle-ci.
Le dumping social et le dumping des salaires imposés par Merkel et Sarkozy n'est pas la bonne solution, comme nous pouvons le constater, puisque il aboutit à un chômage des jeunes de plus de 50% dans plusieurs pays de l'Union (60% en Espagne) et à l'exode et le brain drain vers d'autres continents, dans les bras de nos concurrents les plus directs.
Les décisions doivent être prise dans l?intérêt de la majorité et non des plus forts.
a écrit le 15/02/2013 à 7:18 :
N'empêche, malgré les difficultés européennes, si la France laissait les gens travailler, réduisait l'état providence, baissait les impôts?évidemment, il ne faut pas s'attendre à faire 35h/semaine avec 5 semaines de vacances + RTT, mais l'avenir, notre avenir à tous (jeunes, moins jeunes, retraités) en vaut la peine !!
a écrit le 15/02/2013 à 3:23 :
La méthode européenne de la chancelière allemande: faire passer les intérêts allemands d'abord, fussent-ils contraires à ceux de la majorité des pays européens. Toute la gestion de la crise européenne s'est faite sur ce mode. Toutes les concessions arrachées à Angela Merkel n'ont été que moindres maux pour l'Allemagne qui a sauvé l'essentiel et imposé ses choix, ceux de la désinflation compétitive interne à la zone euro. Ceci montre que le champ d'expression du pouvoir considérable qu'a acquis l'Allemagne avec la crise européenne n'a (presque) plus de limites...
Mitterrand a livré l'Europe enchaînée par l'Euro à l'Allemagne et au cannibalisme parce-que il croyait et espérait pouvoir jouer le charognard et profiter aussi de la proie.
Il s'est trompé nôtre grand stratège, tel est pris qui croyait prendre!
a écrit le 15/02/2013 à 3:19 :
Soyons honnêtes et précis, vous ecrivez : "Cette stratégie, rappelons-le c'est celle d'Angela Merkel"
il faudrait écrire : Cette stratégie, rappelons-le c'est celle de Merkozy!
La Tribune oublie volontiers le rôle de vassale que se plaisait à jouer Sarkozy.
Merkel n'aurait jamais pu imposer sa volonté si elle n'avait pas eu le soutien
inconditionnel de Sarkozy, quoi qu'elle fasse.
Réponse de le 15/02/2013 à 14:38 :
1) On a réussi à virer Sarkozy, reste à faire virer Merkel puis Cameron ! [La France je n'en parle plus, j'ai trop honte. Si çà continue comme çà, c'est l'extrême-droite contre l'extrême-gauche qu'on aura au 2nd tour des prochaines présidentielles] 2) il n'y a pas besoin d'être sorti de l'ENA (au contraire même !) ou d'être un grand économiste pour avoir prévu cette situation depuis longtemps. Il suffit juste d'être un peu au courant de l'économie, d'avoir du bon sens et de lever la tête du guidon pour voir un peu plus loin. Çà fait maintenant presque 3 ans que cette situation était prévisible [et je peux vous prédire que çà ne va pas s'arranger] !!
Réponse de le 15/02/2013 à 15:40 :
Photoscope en accord avec vous
Réponse de le 16/02/2013 à 0:07 :
ça fait 30 ans que cette situation est prévisible !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 15/02/2013 à 3:17 :
les nations d'europe du nord(les allemands?)ne veulent pas laisser de detes à leurs enfants,ils sont dogmatiques;les gentils français théorisent et dépensent sans compter,mais en contant
a écrit le 15/02/2013 à 2:12 :
On tue l?activité et on baisse les dépenses? on sacrifie les chômeurs précipités dans la misère parce que les seigneurs de l?Etat sont au radiateur? Etat cher et inefficace. C?est le plus mauvais de toutes les démocraties en phase de totalitarisation?
a écrit le 15/02/2013 à 2:12 :
On tue l?activité et on baisse les dépenses? on sacrifie les chômeurs précipités dans la misère parce que les seigneurs de l?Etat sont au radiateur? Etat cher et inefficace. C?est le plus mauvais de toutes les démocraties en phase de totalitarisation?
a écrit le 15/02/2013 à 0:18 :
Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

- « Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d?Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

- « L?Europe est la réponse d?avenir à la question du chômage. En s?appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

- « Maastricht constitue les trois clefs de l?avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d?impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

- « Les droits sociaux resteront les mêmes ? on conservera la Sécurité sociale ?, l?Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

- « Pour la France, l?Union Economique et Monétaire, c?est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

- « C?est principalement peut-être sur l?Europe sociale qu?on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l?Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l?Europe sera moins sociale demain qu?aujourd?hui ? Alors que ce sera plus d?emplois, plus de protection sociale et moins d?exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

- « Si aujourd?hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d?intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)
Réponse de le 15/02/2013 à 8:12 :
Excellent commentaire, reprendre les promesses de nos hommes politiques quant à l'Euro est édifiant. Une société privée qui aurait un tel décalage entre ses promesses et la réalité de ses prestations aurait déjà disparu et ses dirigeants seraient poursuivis en justice; Évidemment, nos génies politiques (sauf évidemment Pierre Bérégovoy, malheureusement décédé) sont toujours là, toujours pleins d?assurance et de mépris pour ceux qui ne pensent pas comme eux.
Réponse de le 15/02/2013 à 8:52 :
+1000
a écrit le 14/02/2013 à 23:39 :
Il ne peut pas y avoir de croissance avec une imposition aussi lourde. Faut être malade pour entreprendre en France avec autant de charges et d'impôts. La France devient un champ de ruines, un pays ruiné où la misère suinte un peu partout. Et cette situation va encore s'aggraver d'une façon plus terrible encore. Je ne voudrais pas avoir vingt ans aujourd'hui. Pas d'avenir. Pas de futur. Le désespoir.
Réponse de le 15/02/2013 à 15:42 :
...La Grèce, quoi! ça nous pend au nez! !! comme 1+1 = 2 !!
a écrit le 14/02/2013 à 23:29 :
La seule question qui vaille : comment allons-nous sortir de cet impressionnant bourbier ? Car, à ce jour, aucun début de solution crédible n'apparaît. 2013 risque de se poursuivre en cauchemar...
a écrit le 14/02/2013 à 22:58 :
Article trÚs intéressant qui démontre bien échec de la politique austérité, histoire recommence si la crise financiÚre de 1929 à été éviter c est au détriment des états, les concequences sont les même 1931 l GB dévalue sa monnaie puis le japon puis les USA l Allemagne est au fond du trou d'image de guerre oblige la France semble se sortir d affaire erreur 1936 est en embuscade. Voila même sonne Japon remplace la GB, les pays Europe du Sud Allemagne et Allemagne la France, tous les ingrédients du désastre dont reunie en espérant que nous éviterons un conflit arme.
a écrit le 14/02/2013 à 22:04 :
C'est comme si quelqu'un avait la grippe et qu'on lui prescrit 10g de paracétamol toute les deux heures. Le paracétamol est une bonne solution, ce qui pose problème c'est le dosage.
Et bien l'austérité dans l'union européenne pose problème au niveau du dosage.
a écrit le 14/02/2013 à 21:58 :
Elle est très bien, cette crise, néanmoins. Elle nous renvoie à nos vraies valeurs. Et pas la peine de prier ou de tomber dans l'extrémisme, ce serait encore pire.
a écrit le 14/02/2013 à 21:51 :
Pardonnez mon ignorance économique, mais à mon sens, l'Europe finance encore la crise des subprimes et la faillite d'une des plus grandes banques américaines, on est en 2008 cela fais 5 ans "seulement".
Au regard de 1929, l'effet a été atténué par l'intervention des états,l'injection de liquidités aux banques par le contribuable via le fond de secours a stabilisé les marchés et les banques, mais si l'état garanti, le contribuable paye.
Si on considère l'économie mondiale, les états unis et l'europe ont des déficits, la chine des épargnants.Le mur budgétaire américain a été repoussé, l'européen aussi.Dans quelques années, les chinois seront payés avec de la monnaie de singe.
En espérant que les ravages sociaux, ne se retournent pas contre les démocraties dans les urnes et amènent au pouvoir en europe des nationalistes,là l'europe se cambrerai sur elle même au risque du pire, une guerre entre nous.
a écrit le 14/02/2013 à 20:22 :
Qui a rason, qui a tort????? En tous les cas, l'EZ et l'EU souffre et ce malgré presque 200 miiliards d'excédents de la BC allemande!
a écrit le 14/02/2013 à 20:11 :
Bon on résume. ça fait 4 ans qu'on suit en Europe les remèdes "de droite". Les "médecins" disaient que les saignées suffiraient à remettre le malade sur pied, il est en train de crever pour de bon. Et si on essayait une médecine plus scientifique? relance massive des investissements d'avenir, réduction des dépenses là où ce n'est pas stratégique, étalement sur le moyen terme du désendettement, protectionnisme de "convalescence".
a écrit le 14/02/2013 à 20:00 :
Pronostic pour la France en 2013: envolée des déficits, poursuite de la baisse du PIB, perte du double A, augmentation des taux d'emprunt au delà de ceux de l'Italie, accélération de l'exil fiscal et industriel, hausse du chômage et troubles sociaux. Nous serons classés par Bruxelles au même niveau que l'Espagne pendant que l'Italie sera redevenu un pays solvable et jugé sérieux. Nous aurons la visite du FMI et de la BCE, et le gouvernement accusera l'Euro.
a écrit le 14/02/2013 à 19:58 :
François Hollande passe à l?Heure de vérité... Jusqu?à quand l?opinion publique acceptera que les responsables politiques leur racontent des histoires ? cf http://www.jeanmarc-sylvestre.com/2013/02/14/francois-hollande-passe-a-lheure-de-verite#more-
a écrit le 14/02/2013 à 19:36 :
C'est la faute de l'Allemagne qui veut encore donner des leçons aux pays européens. Ne serait-ce pas plutôt la faute de la France qui n'en fait qu'à sa tête et se pique de contraindre ses citoyens à un jeune zélé, pendant que vogue la galère de l'état ampoulé.
Réponse de le 14/02/2013 à 20:05 :
Très juste, Enquila. J'ai toujours dit que c'était de la faute des autres et je reste persuadé.
Réponse de le 15/02/2013 à 8:53 :
Cynique !
a écrit le 14/02/2013 à 19:24 :
On aimerait un article aussi long sur les conséquences actuelles et futures des dettes publiques.Quand on oublie un élément fondamental on peut tenir n'importe quel raisonnement.
Réponse de le 14/02/2013 à 20:08 :
Lecteur, avec 600 000 (au bas mot) de titrisation bancaire qui ne valent plus grand chose, annoncez le montant total des dettes publiques, qu'on se marre.
Réponse de le 14/02/2013 à 20:11 :
Lecteur, avec 600 000 milliards de dollars de titrisation (au bas mot et sans compter les pétro-dollars) qui ne valent plus grand-chose, il serait pertinent de nous donner le total des dettes publiques, tiens..?? Non..?? Le shadow-banking et les paradis fiascaux semblent dérisoires aussi sur ce coup-là...
Réponse de le 14/02/2013 à 22:44 :
Les USA ont une dette a 110% du PIB, le Japon 200% ... et alors ils rôtissent en enfer comme Angela et Lecteur le promettent ?
a écrit le 14/02/2013 à 19:13 :
Mais quel culot pour la France socialiste de se plaindre de l?austérité. Qui subit cette austérité de notre petit bonhomme indécis ? l?Etat ? les prétendus élites politiques de ce pays ? Députés, sénateurs, conseillers régionaux, hauts fonctionnaires de tout poil ? Ce sont les profiteurs qui refusent sous tous les prétextes de se mettre à l?austérité qui clament le plus fort. Le piège à c...., ils voudraient continuer à dépenser sans compter. La catastrophe
a écrit le 14/02/2013 à 19:11 :
C'est assez marrant ! La France est le pays qui dépense le plus et qui voit sa situation se dégrader lentement mais surement. Beh,oui, en fait, c'est là le problème du keynésianisme dévoyé (j'ai bien dit dévoyé) : il mène à une situation d'agonie lente et certaine.
Réponse de le 14/02/2013 à 20:04 :
mouais... l'Allemagne s'est enfoncée deux fois plus vite que la France au 4ème trimestre: -0,6% contre -0,3%
Réponse de le 14/02/2013 à 22:48 :
France "keynésianiste" , bof pas vraiment .. -0,3% de croissance. Allemagne rigoureuse vertueuse, anti-Keynes -0,6% ... encore bof . C'est bien les théories mais a conditions que les faits les corroborent , sinon cela sent un peut le foireux. Et comme personne n'avait prédit ces -0,6% Allemands , je doute que MDR sache prédire quoi que ce soit de valable.
Réponse de le 15/02/2013 à 7:36 :
@N'importe quoi : il est vrai qu'en France,seuls les socialistes comme vous ont le monopole de l'intelligence. En attendant, notre industrie périclite inexorablement mais surement, les investisseurs n'osent plus investir, et nous sommes tout de même en récession malgré nos depenses publiques faramineuses. Quand ces dernières ne pourront plus être financées par le crédit à outrance, l'économie française s' effondrera pour de bon. A moins que la BCE ne mène une politique monétaire zimbabwéene.
Réponse de le 15/02/2013 à 21:35 :
Oui l'industrie française n'a jamais autant périclité depuis 10 ans .... de droite.
a écrit le 14/02/2013 à 18:51 :
Austérité ou la pensée unique des politiciens européens voilà où cela nous mène.
Réponse de le 14/02/2013 à 19:19 :
Les soi disant experts economiques commencent à changer de mode de pensée et comme d'habitude de façon moutonniers. Vous verrez de plus en plus ces experts à la tele professer le contraire de ce qu'iis ont dit hier :à bas la rigueur !
Pas besoin d'aller chercher Syriza, connaissez vous JL Melenchon ?
a écrit le 14/02/2013 à 18:50 :
La solidarité n'existe pas entre peuples de nations différentes, la crise de l'Euro en est la parfaite illustration. Pourquoi les allemands devraient-ils se sentir solidaires des peuples des pays du sud ? Au nom de quoi, devraient-ils payer pour les pays du sud ? On nous a vendu quelque chose qui n'existe pas, c'est aussi simple que cela. Partant de là, il faut admettre que l'UE ne fonctionnera jamais et qu'il est temps d'en sortir.
a écrit le 14/02/2013 à 18:43 :
C'est vrai que l'auteur de l'article doit être d'une intelligence digne d'un nobel d'économie. Pour le moment lorsque l'on regarde les chiffre, il vaut toujours mieux être en Allemagne qu'en France d'un point de vue économique, il n'y a plus de déficit public en France on est toujours à 75 tendant vers les 100 milliards, 4 millions de chômeurs, c'est vrai on commence à s'immoler par le feux, comme au temps de la tunisie avec le slogan "ah la révolution, ah voilà les cons", ensuite, la dette ne fait que d'augmenter plus de 1800 milliards d'euros, c'est du lourd ce ne sont plus des francs, malheureusement, on oubliera pas l'orgie de fonctionnaire, c'est vrai que pour le journaliste lorsque l'on pèse 1 quintal, sa recette consiste à donner encore plus à manger à l'obèse jusqu'à ce qu'il explose, c'est sa recette 200 kilos 250 kilos et boum cela fait de la croissance, c'est vrai la croissance par la dette ! c'est très malin !
Réponse de le 14/02/2013 à 20:23 :
Et au niveau social, ou vaut il mieux etre ?
21% des actifs sont des travailleurs pauvres en Allemagne ( 7% en France ), soit autant qu' au UK. Est ce cela que vous voulez pour votre pays ?
Réponse de le 14/02/2013 à 21:26 :
Les allemands ont juste une meilleure capacité de résilience que les râleurs français qui crient avant d'avoir mal : les travailleurs pauvres sont 1,5 fois plus nombreux en Allemagne qu'en France (pour une différence de population de 20% seulement), le taux global de pauvreté y est plus élevé aussi et frappe en particulier les personnes âgées, ce qui n'est pas le cas en France (500.000 vieux "seulement" au minimum vieillesse en France sur 14 millions de retraités) 5 millions d'allemands sont sortis de la classe moyenne en 10 ans, l'espérance de vie en bonne santé recule chez nos voisins etc. Après vous pouvez juger que c'est un progrès ...tous les chiffres que je donne sont publiés dans la presse économique. Vous pouvez les nier aussi.
Réponse de le 15/02/2013 à 7:19 :
Et combien de travailleurs pauvres en France ? 50 % ?
Réponse de le 15/02/2013 à 12:42 :
@combien.
Tentez de lire les posts precedants le votre avant de poser une question.
a écrit le 14/02/2013 à 18:38 :
Les résultats d'une austérité à marche forcée sont au rendez-vous! Serions-nous dirigé par des gens stupides?
Réponse de le 14/02/2013 à 20:05 :
+1000
a écrit le 14/02/2013 à 18:37 :
c'est la faute a Angéla qui impose l'austérité Famby a raison quand il dit qu'il faut de la croissance la question 'est qu'il ne sait pas comment faire. c'est la ou ça coince cars qu'on le veuille ou non il faut assainir les économies sur endettées. simplement l'enfumage n'est plus suffisant. bonjour les dégâts
a écrit le 14/02/2013 à 18:28 :
Réveil des nationalismes de tout poil, de quoi sera fait demain?
a écrit le 14/02/2013 à 18:26 :
Toujours les mêmes salades pour nous faire croire que l'union européenne ne fonctionne pas parce qu'il n'y a pas eu et n'y a toujours pas assez d'union européenne. Quand vos politiques nuls et toute la clique d'économistes incapables qui les suivent vous ont vendu l'union avec le lait et le miel coulant dans de vertes prairies, combien vous ont prévenu de l'enfer à venir ? Deux : Philippe Seguin et Le Pen, les deux ayant été traîné dans la boue à l'époque, le premier désavoué et crucifié par son propre camp et le second qualifié de tous les maux, coupable même des invasions de sauterelles et des tremblements de terre en Afghanistan. Et maintenant, les mêmes qui vous enterrent vous chantent que cela vous servira à mieux respirer demain. Quand vous serez écrasés à dix mètres, on verra quel sera votre avenir. Quand allez vous vous réveiller ?
Réponse de le 14/02/2013 à 19:21 :
Vous oubliez Chevènement et notre seul prix Nobel d'économie, Maurice Allais, largement ostracisé par l'intelligentsia de l'époque, alors sous l'emprise de l'euphorie ultra-libérale.
a écrit le 14/02/2013 à 18:25 :
L'Austérité ne paye pas " forcément! l'histoire se répète (1930), mais apparemment l'expérience ne sert jamais...
Réponse de le 14/02/2013 à 20:05 :
+1000 aussi!
a écrit le 14/02/2013 à 18:24 :
l'austérité, ça se paie très cher !
a écrit le 14/02/2013 à 18:19 :
Nous sommes pris entre deux objectifs a priori opposés, la réduction de la dette, et le redémarrage de la croissance. Le dilemme de la poule et de l'oeuf. Les uns prônent la croissance d'abord, les autres la dette d'abord. On tire dans deux directions différentes, mais plus fort pour la dette, au lieu de faire l'un après l'autre. Car personne n'a confiance dans les autres, et chacun est en place pour un temps limité et doit se faire réélire. On finira par suivre qui ? les USA ? Ou on finira comme l?âne de Buridan.
a écrit le 14/02/2013 à 18:15 :
@Coup de gueule !
Le coefficient multiplicateur (cf: Keynes), ça vous dit quelque chose ? Apparemment non. Les pays avec les plus faibles taux de prélèvement obligatoire sont dans une situation pire que la France. Votre raisonnement est donc nul et non avenu ! :D
Réponse de le 14/02/2013 à 19:08 :
Vous parlez de l Allemagne ou des Pays Bas par ex?
Réponse de le 14/02/2013 à 19:08 :
C'est vrai qu'en France, on ne prélève pas assez d'impôts. Il en faudrait davantage, surtout sur les plus riches, et leur confisquer le capital qui ne sert à rien.
Réponse de le 14/02/2013 à 19:15 :
Et bien c'est tres exactement Keynes qu'on vous colle dans le crane depuis le plus jeune age et c'est tres exactement ce qui echoue depuis 40 ans... J'ai envie de le voir a l'oeuvre, le fameux multiplicateur de Keynes...
Réponse de le 14/02/2013 à 19:20 :
Faut voyager un peu.
Réponse de le 14/02/2013 à 20:14 :
Oui bon l'Allemagne s'effondre bien plus vite qu'elle ne l'aurait jamais cru. La récession fin 2012 a été deux fois plus forte qu'en France.
Faut arrêter d'idéaliser. hier l'Angleterre, aujourd'hui l'Allemagne
Réponse de le 14/02/2013 à 21:35 :
Un lien à lire absolument. Comme quoi, Keynes n'était pas pour une augmentation immodérée des impôts, n'en déplaise aux néo-keynésiens : http://theoreme-du-bien-etre.net/2012/12/07/john-maynard-keynes-contre-le-socialisme/
Réponse de le 15/02/2013 à 7:38 :
En même temps, avec l'INSEE qui est uax ordres, il est facile de faire mieux que les autres en trafiquant les chiffres.
a écrit le 14/02/2013 à 18:07 :
La France et en particulier Hollande et son gouvernement de majorette ont asséché la source que représenté le secteur marchand en augmentant les impôts et taxes au lieu de s'attaquer à la dépense publique c'est-à-dire l'état et les services publiques ou les réformes structurelles sont indispensables (licenciement d'agents publiques, fermetures d'administrations publiques, privatisation des services publiques comme l'éducation nationale etc) Le secteur marchand crée la richesse tandis que l'état et les services publiques créent la dépense. Pas besoin de sortir de polytechnique pour le comprendre. Dans une situation de quasi faillite la France finira par faire sa révolution sous la contrainte et à marche forcé. Une période très difficile à venir pour les français hic !
a écrit le 14/02/2013 à 18:06 :
C'est bien gentil pour l'Allemagne tout ça mais c'est oublier un peu vite l'irresponsabilité de Hollande sur le déficit. Les marchés ont sanctionné le manque de leadership de l'Europe, est-ce vraiment la faute de l'Allemagne ?
a écrit le 14/02/2013 à 18:04 :
Beh ouai ! Va falloir s'y faire ! L'euro est bel et bien un frankenstein financier. En même temps, qui l' a voulu, si ce ne sont nos ministres actuellement au gouvernement quand ils avaient 20 ans de moins ????
a écrit le 14/02/2013 à 17:55 :
Des rustines espérées pour que "ça dure"..??

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