Et si Chypre sortait de la zone euro ?

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Beaucoup minimisent une éventuelle sortie de de l'île méditerranéenne de l'union méditérranéenne : la BCE l'envisage implicitement, le chancelier autrichien ouvertement. Mais quelles en seraient les conséquences pour la zone euro ...et pour Chypre? Explications.

Alors que Chypriotes et Européens s'affèrent pour trouver un « plan B », la perspective d'une « faillite » de Chypre et d'une sortie de l'île de la zone euro commence à s'inviter dans le débat. Mercredi, le chancelier autrichien Werner Faymann avait affirmé ne pas « pouvoir exclure cette hypothèse. » Ce jeudi, un « responsable européen » cité par Reuters expliquait que « l'effondrement du système bancaire chypriote contraindra le pays à quitter la zone euro. »

Or, comme la BCE a laissé jusqu'à lundi au pays pour trouver une solution à la recapitalisation de ses banques par l'UE et le FMI, il se peut, faute d'accord, que Chypre sorte dès mardi prochain de l'Union économique et monétaire. Selon le journal grec Kathimerini, l'option a été discutée mercredi dans une téléconférence au niveau européen. La question qui survient est alors de savoir si cette décision serait catastrophique. Voici quelles pourraient être les conséquences d'une sortie de la zone euro de la petite république.


1. Pour la zone euro

L'opinion la plus répandue est que la zone euro pourra survivre à la sortie de Chypre. Le premier ministre autrichien lui-même n'a pas voulu exclure cette possibilité. Il est vrai que l'île est microscopique avec ses 17 milliards de PIB. On peut considérer également que compte tenu du poids russe, de l'influence grecque et du caractère démesuré de ses banques, Chypre est un « cas spécial. » Les investisseurs, faisant le tri entre le bon grain et l'ivraie, ne ferait pas l'amalgame entre ce cas particulier et le reste de la zone euro. Du reste, l'absence de panique après le plan chypriote de ce week-end et son rejet par le parlement sur les marchés plaide pour ce scénario.

Restent beaucoup d'inconnus. Une sortie de Chypre serait la preuve en actes que l'euro n'est nullement un processus irréversible. Tout le discours des Européens et d'Angela Merkel déclarant que « si l'euro échoue, l'Europe échoue », sera désormais soumis au principe de réalité. La crédibilité de ce discours sera sur la table. Le « sauvetage de l'euro » réalisé l'été dernier par Mario Draghi et la BCE serait donc intrinsèquement mis en défaut. Ce serait donc l'occasion de tester la détermination de l'institution de Francfort à défendre ce qui reste de la zone euro via son programme OMT de rachat illimité d'obligations souveraines.

Il y a donc un risque que les spreads espagnols et italiens  (écart de taux avec le Bund allemand) remontent pour juger de cette détermination. Ce serait alors un échec pour la stratégie de « dissuasion » menée par la BCE depuis l'été 2012. Surtout, ce programme OMT est relié à une demande d'aide au MES et cette demande doit obtenir le feu vert du conseil européen et du... Bundestag. En pleine campagne électorale allemande, ceci serait un exercice à haut risque. L'incertitude pourrait repartir de plus belle.

Une perte substantielle pour les banques grecques

La faillite de Chypre, la redénomination des créances de ses banques dans sa nouvelle monnaie, vouée à ne pas valoir grand-chose, provoquerait une perte substantielle pour les banques grecques, engagées à hauteur de 12 milliards d'euros dans l'île. L'Europe devrait rouvrir la boîte de Pandore grecque, renégocier une nouvelle aide. Ce que les Européens voulaient à tout prix éviter, là encore avant les élections allemandes.

Vient ensuite le risque le plus extrême : l'existence d'un précédent. La zone euro pourrait progressivement se défaire selon la logique du « salami. » La sortie de la zone euro apparaîtrait comme une option pour des pays en difficultés et donnerait l'argument qu'elle est « possible » aux partis eurosceptiques qui sont en progrès un peu partout. Dans ce cas, l'argument du « cas unique » pourrait se retourner : Chypre serait alors un « cas unique » pour les conséquences catastrophique de cette sortie, mais l'affaire chypriote aurait démontré la possibilité juridique d'un abandon de l'euro. Peu à peu, les pays sortiraient comme cela a été le cas de l'Union latine ou de la zone sterling. L'UEM deviendrait une zone homogène autour de l'Allemagne.

2. Pour Chypre

Pour Chypre, la sortie de la zone euro serait une mesure d'urgence. Asséché de liquidités, le pays serait contraint d'avoir recours à sa propre monnaie pour faire fonctionner son économie. Cette sortie serait sans doute accompagnée d'un strict contrôle des capitaux. Mais rapidement, la nouvelle livre chypriote ne vaudrait pas grand-chose. Ceci permettrait rapidement d'assainir le secteur financier en réduisant à néant ses créances qui seraient unilatéralement redénominer en livres (ce qui posera des problèmes juridiques complexes).

Mais le pays serait gangréné par une inflation alimentée par le renchérissement des importations nécessaires, notamment de produits énergétiques. La avantage que cela procurait pour le tourisme? Certes, mais le tourisme de masse nécessite des investissements dont les financements seraient bien difficiles à trouver. L'amélioration mécanique de la compétitivité pour Chypre serait sans effet car le pays exporte trop peu (pas plus de 600 millions d'euros d'exportations de biens) et ne dispose pas de capacité de production suffisante. Le manque d'investissement et le renchérissement de l'énergie plongeront, quoi qu'il en soit, l'industrie et l'agriculture chypriotes, dans une crise profonde.


De fortes tensions sociales inévitables
Surtout, Chypre perdrait son seul secteur dynamique avec le tourisme : la finance. Chypre reviendrait trente ans en arrière, lorsque son économie était centrée sur le tourisme. Les Russes avaient choisi Chypre dans les années 1990 pour sa stabilité monétaire, alors que l'ex-URSS avait un système bancaire instable et frappé par la crise de 1998. Une fois les dépôts étrangers convertis en nouvelles livres chypriotes, les investisseurs internationaux ne viendront plus placer leur fortune à Chypre. Conséquence : un assèchement des entrées de capitaux déjà insuffisants puisque la balance des paiements chypriote est déficitaire.

Du coup, la république de Chypre pourrait devenir un bateau ivre, soumis à . Un bateau ivre à vendre au plus offrant. Car la seule chance de l'île deviendra ses réserves de gaz. Réserves qui seraient sans doute rapidement à vendre au plus offrant. Sans doute la Russie qui, faute de ne plus avoir avec Chypre un véritable coffre-fort, y verrait bien un point d'appui stratégique. Un récent sondage montre cependant que 67 % des Chypriotes seraient favorables à une sortie de la zone euro et à un resserrement des liens avec la Russie

 

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Commentaires
a écrit le 23/03/2013 à 13:01 :
" 67 % des Chypriotes seraient favorables à une sortie de la zone euro et à un resserrement des liens avec la Russie" Et combien de français ? 70 %

a écrit le 22/03/2013 à 17:31 :
Les mafias russe ne sont que de simples capitalistes
a écrit le 22/03/2013 à 17:27 :
Euro monnaie d'escroc
a écrit le 22/03/2013 à 17:15 :
on pourrait une fois dep lus dire qu'ils se débrouillent, marre de payer pour les autres, pour les erreurs manifestes. Mais le peuple n'est pas responsable, ce sont les banques qui dans ce cas particulier ont dérivé, et surtout, ce n'est pas par hasard que la russie est préte à les aider financièrement, c'est une plaque tournante du blanchiment, argent suspect...donc mieux vaut les aider et maitriser les flux financiers...
a écrit le 22/03/2013 à 16:02 :
Les US ont bien laisse tombe JP Morgan. Au debut ce fait mal, mais ca purge le systeme.
a écrit le 22/03/2013 à 13:31 :
Quand Chypre aura quitté l'euro, certains comprendront enfin pourquoi c'est la pire des solutions...
a écrit le 22/03/2013 à 12:32 :
Cet article n'a pas été relu par un correcteur, il est assez pénible à lire.

1) Les investisseurs, faisant le tri entre le bon grain et l'ivraie, ne ferait pas l'amalgame (ne feraient pas)
2) Restent beaucoup d'inconnus. (inconnues)
3) La sortie de la zone euro apparaîtrait comme une option pour des pays en difficultés (pas de s)
4) Dans ce cas, l'argument du « cas unique » pourrait se retourner (un argument ne se retourne pas tout seul, une personne retourne un argument)
5) ses créances qui seraient unilatéralement redénominer en livres (redénominées)
6) La avantage que cela procurait pour le tourisme? (charabia total)
7) Du coup, la république de Chypre pourrait devenir un bateau ivre, soumis à . Un bateau ivre à vendre au plus offrant. (repentir mal édité)
8) Réserves qui seraient sans doute rapidement à vendre au plus offrant. (répétition de la phrase précédente)
9) seraient favorables à une sortie de la zone euro et à un resserrement des liens avec la Russie (manque le point final.)
Réponse de le 23/03/2013 à 0:47 :
D'ôtemps qu'ile exisstent dès correcteur ortografiques...!
a écrit le 22/03/2013 à 12:11 :
Et pendant que nos eurocrates étranglent les classes moyennes européennes, les milliardaires s'enrichissent partout ailleurs dans le monde,...
a écrit le 22/03/2013 à 11:51 :
Bon, la Turquie pourra occuper la totalité de l'ile de Chypre avant son annexion.
a écrit le 22/03/2013 à 11:26 :
C'est drôle mais Romaric Godin semble un peu imbu de lui même car quand il voit des commentaires pertinents sur ses propres articles, il ne les actualise pas ou très tardivement.
a écrit le 22/03/2013 à 10:56 :
Ni Chypre, NI la Grèce, Ni le Portugal, NI l'Italie sur la base de leurs situations respectives n'auraient du enter dans la zone euro, et en regardant de plus près ni l'Irlande ni l'Espagne, n'auraient du y rentrer. En clair, l'Allemagne a créé une zone euro à la mesure des ses propres intérêts, pour lui permettre d'écouler sa camelote notamment les grosses bagnoles et a donc volontairment fermé les yeux sur les faiblesses de ces pays et sur la fraude et l'évasion fiscale qui favorisaient la croissance type poudre de perlimpinpin et spéculation immobilière. L'Allemagne (c'est à dire les firmes allemandes), a- t-elle investi industriellement dans la zone euro? NON sauf dans les pays aux salaires égaux à ceux des pays émergents issus de la scission d'anciens pays de l'Est.Et la France dans tout ça, eh bien ses politiques (plus intéressé par la politique politicienne et le financement occulte des partis), ses démagogues et ses technocrates et ses syndicats réactionnaires de gauche (yen a) ainsi que les insuffisancs des entreprises françaises en commençant par l'export et la qualité du management ont fait le reste. L'euro est une défaite, une cuisante défaite, pour la France, et sa parité actuelle avec le dollar US qui donne la primauté à la sous traitance en zone dollar ou hors zone euro la fait régresser socialement et économiquement. En clair La France comme les pays que j'ai cité au départ, doivent sortir de la zone euro, dare dare, et peut être même de l'UE, il faut en effet remettre des frontières notamment fiscales et sociales ce qui ne nous évitera pas la remise en question tout au contraire mais pas celle que veut l'UMP, qui est en clair le retour à la Restauration ou à la Monarchie de Juillet ou au pire à l'affairisme de Napoléon III.
Réponse de le 23/03/2013 à 0:56 :
Vous parlez de remettre en place des "frontières fiscales et sociales": ceci est absurde car dès l'instauration de telles frontières, les investisseurs étrangers iront investir ailleurs ce qui se traduira par encore plus de difficultés pour des pays comme la France: Une sortie de l'UE pour notre pays serait d'ailleurs une hérésie: n'oubliez pas l'époque des fameuses "dévaluations compétitives du franc" qui n'ont abouti à chaque fois à rien de tangible à part entrainer une inflation galopante. Aujourd'hui, bon gré mal gré, il faut rester arrimé au bateau Europe et essayer d'infléchir la potion trop rigoriste pour certains pays que veut faire avaler le docteur Angela!
a écrit le 22/03/2013 à 10:13 :
les dirigeants européens prennent les chypriotes pour des citoyens de seconde zone , et se préparent à abandonner ce petit pays maintenant qu'ils ont vu qu'ils ne pourront plus y faire prospérer leurs amis banksters .
Sans doute Chypre n'aura d'autre solution que de devenir un porte avion russe ou chinois en Méditerranée.Bonjour l'ambiance dans la région avec une Grèce à l'agonie,une Turquie conquérante, des pays arabes voisins en plein délire islamiste , et une Union Européenne divisée et discréditée .
a écrit le 22/03/2013 à 9:49 :
Ce qui est marrant, c'est que Chypre n'est dans l'euro que depuis... 2008, et c'est déjà la catastrophe : la taxe envisagée sur les dépôts aurait été équivalente à une dévaluation interne de 10%, au bout de seulement 5 ans passés dans l'euro ! Et il est probable que cette "dévaluation" aurait été insuffisante... Si ce n'est pas une illustration évidente de l'absurdité économique de cette monnaie unique, je ne sais pas ce qu'il faut...
a écrit le 22/03/2013 à 9:43 :
Pour une fois , les participants à l'émission TV5 "C dans l'air" évoquent clairement ? à propos de CHYPRE ? une éventuelle sortie de l'euro en la présentant , selon certains ,comme une "catastrophe" pour ce Pays .Je ne suis pas d'accord avec ceux d'entre eux qui défendent cette thèse , en accord d'ailleurs avec certains rédacteurs de VA et d'autres . En effet , si la solution était de revenir aux monnaies nationales , comme autrefois ,avant qu'on nous fasse signer des traités que j'ai toujours refusé de signer ( comme beaucoup d'autres ! ) , non par connaissance prémonitoire de la situation actuelle , mais par méfiance sur des textes incompréhensibles -( pour moi , du moins ) Il suffit de voir le délitement actuel de l'Europe de Bruxelles . confirmé par le silence ou les moqueries de tous ceux qui ne souhaitent qu'une chose : que ça continue ( et leurs avantages financiers ) ! Quitter cette Europe et cet euro là , est préconisé par beaucoup , et pas seulement par le FN ! Contrairement à ce qui est parfois prétendu ,ce n'est pas une solution plus coûteuse pour nous ( la dévaluation existe déjà , au sein de cette Europe de Bruxelles ) et ce n'est surtout pas être contre l'Europe ,indispensable pour la réussite de tous dans un monde qui change sous nos yeux Oui ," l'union fait la force " N'ayons donc pas peur !!!
Réponse de le 22/03/2013 à 12:19 :
Vu l'émission aussi. Ce que je traduis des propos échangés est que Chypre a des chances de servir de test grandeur réelle de sortie de l'Euro d'un pays. Sa faible surface politique et économique permettant aux autres pays européens de les "inciter fortement" à sortir puisque seul le pays peut décider de le faire, les autres ne pouvant les virer. Ceci servira à roder les modèles qui pourraient être appliqués à des pays plus importants, en particulier les re-calculs de parité monétaire et ce qui a trait aux dettes. En sachant que je maintiens que ce sont les allemands qui vont être les premiers à sortir officiellement de l'UE après cette vérification en grandeur réelle avec Chypre et avant qu'ils soient amenés à sortir le cash qui n'est que virtuel pour l'instant dans le MES et autres équivalents.
a écrit le 22/03/2013 à 9:16 :
et de nombreux mafieux russes seraient ruines!! ( et qques oligarques certainement aussi)
a écrit le 22/03/2013 à 8:42 :
La crise chypriote est le symbole le plus patent de l?échec complet de la zone Euro en tant que havre de développement économique stable et harmonieux. Et le véritable scandale de cette crise, est que les dirigeants des états européens refusent toujours de l?admettre et sont prêts à faire absolument n?importe quoi pour se donner l?illusion que la folie de l?Euro peut continuer.
Réponse de le 22/03/2013 à 9:36 :
S'il ya échec de la zone euro c'est essentiellement du aux dirigeants des europeens du sud qui ont emprunté massivement gràce à l'euro et accumulé des dettes au delà du raisonnable. Certes rien n'avait été prévu pour empécher ces dérives. Nous sommes devant le mur et les règles se mettent en place; période de souffrance après la gabegie mais la rédemption est à ce prix.
Réponse de le 22/03/2013 à 10:09 :
La zone euro n'est pas une ZMO, c'est pourtant simple à comprendre, non ? En revanche l'UE est une dictature, ca aussi c'est simple à comprendre.
Réponse de le 22/03/2013 à 11:04 :
Et une fois la situation assainie, quid des differences de competitivites entre pays a structures economiques completement differentes ?
Cela ne choque t' il pas votre raisonnement qu' une meme monnaie puisse s' appliquer en Grece, Allemagne ou Espagne ?

Réponse de le 22/03/2013 à 11:06 :
Je ne sais pas si vous savez ce que c'est vraiment une dictature ! Déjà vous auriez la gestapo ou la stasi chez vous après de tels propos ! Reprenez vos esprits !
Réponse de le 22/03/2013 à 11:12 :
ZMO: Zone Monétaire Optimale. Et vous avez raison, la zone euro n'en est pas une et n'en sera jamais une. Par conséquent, ça ne fonctionnera jamais bien.
Réponse de le 22/03/2013 à 11:56 :
Il faudrait peut être se poser la question de l'origine de ces différences de compétivité ! de plus, ce n'est pas tant la différence de compétitivité que l'orientation de notre production ! A toujours rejeter la responsabilité sur les autres, on stagne ! et ce ne sont pas des propos de droite mais de gauche responsable et réaliste !
Réponse de le 22/03/2013 à 12:05 :
Si vous préférez despotisme éclairé, je vous le concède. En revanche, ne vous faites pas de souci, nous sommes tous suivis à la trace.
Réponse de le 22/03/2013 à 14:18 :
On ne rejette pas la responsabilité sur d'autres. On veut juste reprendre notre destin en main. VIVE LA FRANCE LIBRE.
Réponse de le 23/03/2013 à 1:01 :
Vive la France libre! ....au sein de l'Europe libre du joug teuton!
a écrit le 22/03/2013 à 1:39 :
En parcourant les nouvelles éparses il apparait qu'une partie des Euros de la troïka serviraient a rembourser un emprunt aux Russes , par contre sous condition que Chypre sorte de l'UE , les même Russes gardent leurs réserves en Euro , prolongent la période de leur prêt aux Chypriotes et leurs avances un autre prêt sur l'exclusivité des ressources énergétiques Chypriotes en gaz naturel principalement et la construction d'une base navale , bilan l'Europe économise et les Chypre envoie la troïka se faire voir chez les Grecques ....
Réponse de le 22/03/2013 à 12:58 :
Si Chypre se transforme en porte avion russe, GB et US qui ont des bases militaires sur l'ile vont pas être contents! Risquent même de nous envoyer un retour de baton. L'idéal serait qu'ils virent leurs bons soldats Draghi et Merkel.
a écrit le 22/03/2013 à 0:22 :
bla bla bla
le rouble chypriote vaudra 1 rouble un point c'est tout et nous serons ravis de pouvoir ouvrir des comptes en rouble en europe pour nous protéger du despotisme de nos dirigeants qui ne cessent de créer une taxe par jour
a écrit le 22/03/2013 à 0:20 :
Les banques chypriotes vont continuer de tenir des comptes en devises étrangères, dollar, euro, sterling, etc. pour leurs clients et instaurer un contôle des changes drastique de sorte que les capitaux ne puissent pas fuir. Les retraits en monnaie nationale seront aussi limités afin de contrôler l'inflation. Reste à déterminer un taux de change. Seuls les départements spéculatifs des banques devront fermer et leurs clients constater leurs pertes. Les banques chypriotes comme celles d'Icelande ne sont pas too-big-to-fail.
a écrit le 21/03/2013 à 23:31 :
La veulerie des politiques et technocrates de cet "Euroland"est terrifiante par son pouvoir de perversion. Le despotisme de Merkel avec Draghi est devenu manifeste et reconnu. L'Euro est un instrument monétaire créé et régi sur le modèle du Mark, la BCE n'étant qu'un faux nez d'institution indépendante. C'est un instrument de pouvoir impérial sur les pays de sa zone, de surcroît de prétention fallacieuse comme la prétention de fabriquer une intégration économique qui engendrerait l'intégration politique en Europe. L'on a obtenu en un demi-siècle un délétère et glauque foirail, à force d'ajouter des antagonismes ou incompatibilités jusqu'à l'obésité paralysante actuelle. Et on l'a fait en piétinant les principes d'éthique sinon moraux jusqu'au scandale : la concurrence fiscale sans borne et opaque domine et "l'offshoring" comme le "shadow-banking"de Grèce,de Chypre,comme des autres paradis fiscaux effectifs a été toujours connu, admis,voire défendu. Tout cela signifie qu'il serait temps de nettoyer les "écuries d'Augias" du foirail européen, en commençant par l'euro-land. Brandir la peur pour l'écarter perpétue la fourberie des responsables. La poursuite du caporalisme Merkel-Draghi avec une France affalée ne peut que révulser chaque jour davantage les populations et les dégoûter de démocraties bafouées.
Réponse de le 22/03/2013 à 11:05 :
J' aime :)
Réponse de le 22/03/2013 à 11:07 :
Joli édito.
a écrit le 21/03/2013 à 22:13 :
Quand on regarde la balance commerciale de la France depuis l'adoption de l'euro cette dernière est sans arrêt déficitaire!

Nous sommes dans la Merkelite aigue de l'euro fort qui conduit à la ruine de notre industrie!
Réponse de le 22/03/2013 à 9:18 :
votre pays a ft le choix de la glandouille... si vous arretiez de decourager les gens qui restent car ils ne peuvent partir comme ceux que votre pays de m met a la porte, vous n'en seriez pas la.... gemir et faire de la mousse ca sert a rien
Réponse de le 22/03/2013 à 11:05 :
@ churchill: la France n'est pas l'Allemagne et ne le sera jamais. Et c'est bien ainsi. Ce n'est pas que nous sommes meilleurs, ni moins bons d'ailleurs, nous sommes différents. De la même manière que les espagnols ne sont pas les hollandais ou que les italiens ne sont pas des autrichiens. Nous sommes des nations avec des siècles d'histoire qui font ce que nous sommes. C'est cette négation des différences, avec comme symptôme majeur l'euro mais aussi toutes ces directives, qui explique (au moins en bonne partie) le désastre actuel sur le continent.
Réponse de le 22/03/2013 à 11:10 :
Ben voyons ,
Que l' Allemagne ai eu a l' egard de ses voisins une politique de desinflation competitive, aussi bien dans l' industrie que dans l' agriculture ne vous choque donc pas ?
Est ce la faute des ouvriers francais si l' Allemagne ne propose aucun smic et embauche a la pelle des travailleurs des pays de l' ex a des salaires inferieurs a 5 euros de l heure ?
Est ce modele base sur le moins disant social que vous souhaitez pour votre pays et vos enfants ?

Beau progres que cet Europe monetaire.
a écrit le 21/03/2013 à 21:06 :
Chypre plongerait, on en sait rien, au contraire si cela se trouve, ils auraient des investisseurs etrangers. Et meme s'il coule, cela peut venir d'une mauvaise gestion de sortie de l'europe
L' Europe ne marche pas, il faut le dire dans quel langue, c'est de la propagande européiste que l'on nous balance depuis des annees, pour nous vendre le produit. Il n'y a que chomage, des entreprises ferment, les gouvernement sont completement depasses ou incompétents.
a écrit le 21/03/2013 à 20:14 :
Par solidarité, je demande que la France sorte également de la zone euro.
Réponse de le 22/03/2013 à 12:47 :
ça me botterai bien , ça !!!
Réponse de le 22/03/2013 à 12:49 :
+1, et de l'UE aussi d'ailleurs.
a écrit le 21/03/2013 à 19:29 :
Bon ok pour l?euthanasie des Chypriotes ... mais pour les dépôts russes on fait quoi ? (humour... des fois que l'on ne comprendrait mon propos)
a écrit le 21/03/2013 à 19:05 :
On va nous les casser encore longtemps avec toutes cette mer.... L'Europe ne marche, le plan est foireux, sort reste repars reviens ... pu.... mais c'est quoi ce carnaval pendant ce temps 1000 chômeurs de plus par jour alors c'est la BCE qui va résoudre ça ou l'équipe de gros nulle en place ? Qu'on arrête la psychose bidon et qu'on retrouve le sourire
Réponse de le 21/03/2013 à 19:22 :
Concernant le chomage ; ils ont décidé de ne pas s"en occuper! C'est dit...
a écrit le 21/03/2013 à 19:04 :
Chypre n'a cas demander conseils à l'Islande ...
a écrit le 21/03/2013 à 18:58 :
Chypre peu aussi bien adopter le dollars sans banque centrale!
a écrit le 21/03/2013 à 18:54 :
Cette île a plus a gagner qu'a perdre en reprenant en mains sa souveraineté... devenir un véritable paradis fiscal!
a écrit le 21/03/2013 à 18:48 :
Les dirigeants européens font dans leur culotte car ils veulent à tout prix (jusqu'au chantage au blocus monétaire) maintenir le dogme de l'euro. Ca devient très grave ! Hier, ils refusaient que la Grèce puisse choisir d'organiser un referendum aujourd'hui ils refusent le non pourtant unanime des élus Chypriotes. C'est scandaleux ! A quand des discours politiques pour dénoncer cette dictature ?
Réponse de le 21/03/2013 à 19:00 :
Quelle dictature ? Personne ne retient la Chypre dans l'UE. S'ils veulent la quitter, leur président peut le déclarer ce soir même. Bruxelles ne va pas leur envoyer des chars comme l'a fait Moscou à Budapest et à Prague.
Réponse de le 21/03/2013 à 19:30 :
@georges: +1000
Réponse de le 21/03/2013 à 19:31 :
Georges +10000000000000 !
Réponse de le 21/03/2013 à 19:32 :
Ah! vous me rassurer... donc la France va pouvoir partir aussi!
Réponse de le 22/03/2013 à 5:58 :
@georges: pour aller ou? en Sibérie ou en Afrique ? En Afrique ça sera plus facile parceque
on se connait trés bien et les liens historiques sont trés fort........La Sibérie est froide et le
rouble faible.A vous de choisir!!!!!
Réponse de le 22/03/2013 à 10:17 :
OK si l'europe n'est pas une dictature, pourquoi est-ce qu'on y bafoue les référedums (france, irlande, hollande) ? Pourquoi est-ce qu'on nomme des chefs de gouvernement sans élection (italie, grèce). Pourquoi est-ce qu'on est encore dans cette UE alors que la grande majorité des européens souhaient en sortir malgré les sondages bidons qu'on nous passe dans nos médias de masse ? Pourquoi seuls les européistes passent à la tv ? Pourquoi est-ce qu'on organise pas un référendum en France avec une question simple : SOUHAITEZ-VOUS OUI OU NON RESTER DANS L'UE ? J'attends vos réponses avec impatience .
Réponse de le 22/03/2013 à 10:59 :
Ils craignent la réponse, tout simplement. Car à la suite d'un débat équilibré, il se pourrait bien que les peuples votent la sortie de ce Frankenstein. Souvenons nous 2005: moins de 40 % pour le non et en 2/3 mois, on est passé à 55 % après vote et ce malgré un lobbying incroyable des médias.
a écrit le 21/03/2013 à 18:47 :
Très bon article.
Question, comment ce paradis fiscal a pu entrer dans UE ? Bravo les gens de Bruxelles, peut être ont ils aussi des comptes a CHYPRE.
Sans changement de pratiques financières et fiscales de ce pays il doit quitter l'Union Européenne et rejoindre ses chers amis Russes.
a écrit le 21/03/2013 à 18:42 :
008 il y a eu la monde de la finance qui naufrage les états aident sont dans le naufrage!! Il est temps de punir les responsables de Bruxelles pour cette gestion désastreuse depuis maintenant 5 ans!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 21/03/2013 à 19:35 :
ce ne sont pas les autorités de Bruxelles qui sont responsables de la hauteur du SMIC et des acquis sociaux et des millions de fonctionnaires en trop que nous avons et encore ce n?est qu?une description succincte de nos excès. La gestion désastreuse de nos politiciens craintifs et soumis à la populace est seule la vraie cause et ce n?est pas finie. Chaque jour voit se continuer cette politique malfaisante et imbécile à ne pas vouloir trancher dans les dépense de l?état et à tuer les recettes d?impôts par de nouvelles taxes continuelles. Suivez le Pingouin, viennent la banquise et les icebergs
Réponse de le 21/03/2013 à 19:56 :
+ 100 !
Réponse de le 22/03/2013 à 10:20 :
"nos politiciens craintifs" Nos politiciens ont plus peur des lobbys euro-atlantiste que du peuple malheureusement. Sinon ca ferait longtemps qu'on serait sorti de cette arnaque européenne.
a écrit le 21/03/2013 à 18:27 :
Et si la Banque de Russie soutenait la livre cypriote ? Se rapprocher de Chypre permettrait à Moscou d'avoir un accès privilégié à la côte syrienne.
Réponse de le 21/03/2013 à 19:41 :
on ne peut soutenir une monnaie qui n?existe plus. Les Russe disposent à leur volonté du port de guerre Syrien de Tartous où ils entretiennent une base militaire. Ils n?ont donc pas besoin de Chypre.
a écrit le 21/03/2013 à 18:08 :
ils auraient bien raison!!! des em.erdes en moins !!! et pas qu'un peu !
a écrit le 21/03/2013 à 18:05 :
bravo ! très bon papier
a écrit le 21/03/2013 à 17:51 :
J'aurai aimé un sondage de ce type "Pensez-vous que Chypre doit sortir de la zone euro ?".
Je pense que vous avez eu peur de la réponse. Non pas du "oui "mais de l'ampleur du "OUI" massif.
Un point important à se souvenir : qu'il avait-il avant l'Europe ? Réponse : des Nations.
Et aujourd'hui, qu'avons-nous avec l'Europe ? le néant.
Réponse de le 21/03/2013 à 18:11 :
+ UN
Réponse de le 21/03/2013 à 18:21 :
On peut toujours rêver. on réalité personne ne veut sortir de l'UE à part quelques idéologues confus et tout le monde veut l'argent facile de la BCE. Le premier souci des Chypriotes aujourd'hui est que leurs banques ne s'effondrent pas. Et pour le moment c'est bien plus probable que la BCE peut l'empêcher que les Russes.
Réponse de le 21/03/2013 à 19:04 :
Cest vous tout le monde ? Vous vous rappelez du référundum en 2005 en France ? A chaque fois qu'on parle d'europe autour de moi (au bureau, au bistrot, en famille...) tout le monde souhaite en sortir de cette arnaque européenne. Alors cher eurobéat , ne prenez pas vos rêves pour des réalités.
Réponse de le 21/03/2013 à 19:57 :
+ UN
Réponse de le 21/03/2013 à 21:44 :
@ChB5859
qu'il avait-il avant l'Europe ? Réponse : LA GUERRE continuelle.
C'est à croire que nos 2 extrêmes de service (Gauche et Droite) sont impatients de revoir la guerre en Europe de L'ouest.
Réponse de le 22/03/2013 à 10:21 :
l'ultime argument des européistes : l'europe c'est la paix. Et sans l'ue c'est la guerre. Vous croyez vraiment à ce que vous écrivez ?
Réponse de le 22/03/2013 à 10:52 :
C'est la paix qui a permis l'UE, pas l'inverse. Donc l'argument de la guerre est ridicule. Une des ultimes lignes de défense européistes. La farce du prix Nobel. Et c'est vrai que le Japon et la Chine par exemple, en guerre durant des décennies, continuent de s'envoyer des bombes chaque jour.
a écrit le 21/03/2013 à 17:49 :
Juste un point de détail, anecdotique lorsque l'on est français et pétri de certitudes europhiles : cela fait 72 heures que les espagnols retirent des liquidités à tout va... Je dis cela, je dis rien !
a écrit le 21/03/2013 à 17:44 :
"Beaucoup minimise", vraiment ?

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