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L'activité du e-commerce européen a bondi de près de 20 % en 2012

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A.R.  |   -  314  mots
L'an dernier, les ventes en ligne ont permis de réaliser 311,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en Europe. Les marchés les plus importants sont le Royaume-Uni suivi de l'Allemagne et de la France, qui comptent à eux trois pour plus de 60% des ventes totales.

Le e-commerce serait-il l'eldorado pour les commerçants ? Le secteur, en tous cas, se porte bien. En Europe, les ventes par Internet ont crû de 19% l'an dernier par rapport à 2011, selon les chiffres de la Fevad et de l'association européenne E-commerce Europe, qui représente plus de 4.000 entreprises du domaine. Les ventes sur la période ont atteint 311,6 milliards d'euros et 276,5 milliards au sein de l'Union européenne (Croatie incluse).

2 millions d'emplois européens liés au e-commerce

Le Royaume-Uni, puis l'Allemagne et ensuite la France dominent l'industrie européenne du e-commerce et représente ainsi 61% du total des ventes en B to C par Internet du continent. Le nombre d'emplois créés directement ou indirectement par ces sociétés est estimé à 2 millions en Europe.

Les zones où le e-commerce progresse le plus sont situées à l'est et au sud de l'Europe, incluant l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la Grèce et la Turquie.

Le pari du m-commerce

En France, bien que le marché soit dynamique, le bilan du premier trimestre 2013 demeure en demi-teinte. Si les ventes ont progressé de 14% sur la période, le panier moyen se réduit de 4%, une première depuis au moins 2006.

Quelles opportunités de croissance pour les e-commerçants ? Les ventes via Smartphones. "Dans les années à venir, la croissance des ventes en ligne sera largement conditionnée à la rapide et spectaculaire pénétration du commerce via mobile", note l'association E-commerce Europe. Dans ce domaine, ce sont les pays scandinaves et le Royaume Uni qui font figure de précurseurs. Outre-manche la dynamique est telle que le m-commerce - c'est-à-dire les ventes via smartphone ou tablette- est passé de 5% en 2011 à 12% en 2012 du total des ventes en ligne.

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Commentaires

Ministère de l'emploi  a écrit le 25/05/2013 à 16:06 :

Continuez à contribuer à la destruction de vos emplois...mais ne vous plaignez pas.

Corso  a écrit le 24/05/2013 à 15:53 :

La IT dont le e-commerce fait partie détruit 15 emplois actifs (dans les 6 ans) pour 1 maintenu actif. Le grand gagnant de cette activité est AMAZON. Il convient donc de savoir si nous pouvons aller vers énormément de e-commerce. Il s'agirait alors pour les entreprises purement franaçaises de couvrir cette activité pour 1 millards d'individus dans le monde au bas mot pour retrouver l'équivalent de l'emploi détruit. Chacun est livre maintenant de poser ses hypothèses.

Toledo  a écrit le 24/05/2013 à 13:40 :

Le commerce sur la toile est l'avenir, mais est fortement destructeur d'emplois. De plus, comme c'est un marché mondialisé, une bonne partie des bénéfices restent à l'étranger (et, semble-t-il, sont difficiles à taxer en France), ainsi que les emplois. Enfin, l'immobilier commercial (soit le bâtiment et les loyers liés) sont aussi fortment touchés.
Il est d'ailleurs interessant se noter que le capitalisme finance ces entreprises à faible coût (progression de la valeur de action, donc pas besoin de verser des dividendes), soit principalement les retraite des inactifs, qui eux mêmme profites de la retraite par répartition des actifs, qui ont de fait un coût de production trop important (à additionner au déficit de l'Unedic). Et que c'est ceux qui ont perdu leur emploi (parce que trop de temps et trop peu d'argent) qui favorise le développement du commerce sur Internet. C'est une grande machine à perdre, même si on ne va pas contre le progrès. Je ne pense pas que ce commerce doive être favorisé : il se developpe très bien tous seul. Mais il doit fournir de l'impôt, dont les mutinationales étrangères.

Voila un secteur  a écrit le 24/05/2013 à 12:23 :

Voila un secteur en pleine bourre à aider à se développer. Si les actuels et precedents "socilistes" étaient un tant soit peu pragmatiques l'avenir est la dedans. Ils nous font perdre du temps tout ce joli monde. Ils nous laissent la France au 19eme siècle alors que nous sommes au 21eme et qu'il faut mettre le paquet sur les nouvelles technos et sur le web ...