Comme la lettre du président chypriote vient de le rappeler, l'affaire chypriote n'a rien perdu de son caractère exemplaire pour le reste de l'Europe. A l'heure où le FMI reconnaît - à la grande fureur de la Commission européenne et de la BCE - des erreurs dans la gestion de la crise grecque, la troïka semble en passe de doubler la mise avec Chypre.
La quadrature du cercle bancaire
L'aide à cette petite république a en effet été montée en urgence, sous la pression de la BCE qui brandissait la menace d'une sortie de Chypre de la zone euro. Nul n'a semblé réellement prendre la mesure des conséquences et de la faisabilité des recettes préconisés. Surtout, un seul critère a servi de fil conducteur : engager le moins possible les contribuables des autres pays, tout en maintenant Chypre dans la zone euro. Ainsi a-t-on exclu 15 milliards d'euros d'engagements grecs de toute participation au sauvetage afin de préserver les banques grecques que l'on ne voulait pas à nouveau recapitaliser. Ainsi a-t-on également maintenu dans le bilan de la Bank of Cyprus 9 milliards de créances sur la BCE au titre de l'aide à la liquidité d'urgence, l'ELA. Autant de poids que le système bancaire chypriote ne peut supporter, lui qui n'a guère dans son bilan que des dépôts qui, depuis mars, ont fondu de près d'un cinquième, malgré le contrôle des capitaux.
Depuis plusieurs mois, Nicosie et la troïka tente de résoudre la quadrature du cercle en tenant de monter une restructuration viable du système bancaire chypriote dans ces conditions. C'est évidemment impossible, à moins de faire sortir le pays de la zone euro et de payer en nouvelle monnaie ou d'augmenter le montant de la solidarité européenne. Deux options exclues pour le moment. Mais la situation ne pourra rester indéfiniment bloquée.
L'économie se délite
Car, pendant ce temps, l'économie chypriote se désintègre progressivement. Les prévisions de la troïka étaient de toute évidence irréalistes. Le PIB chypriote va reculer de 9 % cette année, peut-être 5 % selon le FMI l'an prochain, En deux ans, la richesse du pays sera réduite de 15 %. Même la Grèce n'a pas connu une telle cure. Les mesures d'austérité imposées par la troïka pèsent bien sûr, mais c'est surtout l'absence de vrai secteur bancaire et d'investissement en raison du contrôle des capitaux qui asphyxie l'économie chypriote. Tout ceci amène l'absence absolue de confiance dans l'avenir qui gèle encore le fonctionnement de l'économie. Et cette fois, il sera difficile de faire admettre que cette potion permettra d'assurer la « croissance future » du pays.
Quitter l'euro est-il une solution ?
En réalité, la zone euro est devenue un enfer pour Chypre. Il est désormais difficile de penser qu'une sortie du pays de l'UEM - aussi catastrophique soit-elle - donne lieu à une situation pire que celle que connaît le pays aujourd'hui. Sans doute, les Chypriotes devront-ils compter avec l'inflation générée par la dévaluation rapide de leur monnaie. Sans doute, l'Etat chypriote, devenu insolvable et incapable d'emprunter sur les marchés, devra-t-il serrer les vis. Mais, du moins, une nouvelle monnaie permettrait de faire fonctionner à nouveau l'économie, en particulier le système bancaire.
Prendre le risque de laisser sortir Chypre ?
La question se pose donc à nouveau de savoir si Chypre doit rester ou non dans la zone euro. Si l'Europe pense pouvoir régler le problème en l'ignorant, elle se trompe. Une sortie de l'île de la zone euro pourrait coûter cher à cette dernière. L'OMT, dont se vante tant Mario Draghi, le gouverneur de la BCE mais qui n'est encore qu'une menace, pourrait bien alors devoir être actionné. Les marchés seraient en effet tentés de tester la BCE sur le fameux « whatever it takes » (quoi qu'il en coûte) pour sauver l'euro de Mario Draghi. Or, ce dernier doit craindre un tel scénario, lui qui n'a pas encore, malgré ses promesses, publier le cadre légal de l'OMT (9 mois après son annonce !). Sans compter que si Nicosie quitte la zone euro, il y a fort à parier que le MES et la BCE doivent encaisser des pertes. Que l'Europe se méfie donc : la bombe chypriote est encore bourrée d'explosifs. Et c'est ce qu'a voulu dire Nikos Anastasiadès avec son appel au secours. L'ignorer serait inconscient.
offrandes. 5J'ignore si c'était dans Juvenal, Suétone etc ?
Nous aurions dû faire attention lorsque l'on sait queles comptes de la Grece, etc...et qu'un
VIP Français a dit : Comment vous ne voudriez pas faire jouer la Grece de Platon en
deuxiéme division, on voit le résultat. Les Benefs sont pour eux les dettes popur les
cons-tribuables ?
Et comme le dit Thargor, l'explosion de Chypre est la conséquence du naufrage grec (devrais-je dire de l'euro ?), pas l'inverse.
1- La Grece a fait défaut sur une partie de sa dette mais les CDS n'ont pas été activés pour autant est-ce normal ? NON
2- La crise a ravagé les banques chipriotes ainsi, les déposants de ces banques (qu'ils soient riches et russes n'est en fait qu'un détail) ont été simplement volés avec la bénédiction de l'UE et sans consultation démocratique réelle (le parlement chipriote n'avait aucune alternative) est-ce normal ? NON
3- L'Allemagne premiere puissance économique d'europe dicte la ligne de conduite de la BCE au détriment des pays moins industrialisés qui souffrent de l'euro fort est ce normal ? NON
Maintenant tous les politiques fréquentables nous disent que l'euro est irréversible et que de faire sortir des pays de cette monnaie amènerait à la catastrophe, pour l'instant l'incapacité de dévaluer a ruiné l'Espagne, la Grece, l'Italie, Chypre, l'Irlande et le Portugal. La liste n'est pas définitive mais derrière elle se cache des millions de familles plongées dans la pauvreté par la faute de technocrates européens qui ne tire pas leur légitimité de quelque processus démocratqie que ce soit.
je vous remercie de m'avoir lu
avez vous cru une seule minute que les States aller laisser se créer une puissance économique concurrente de la taille de la zone Eu,ils flinguent pour beaucoup moins que cela.Regardez la tronche de Barroso quand les ricains lui font les gros yeux,déconfit le maoiste.C'est dire si nous sommes entre de bonnes mains.
Et du fameux pacte de stabilité de décembre 2011
Les permanents politiques anonymes cela devient lassant ...
Et qui a imposé le pacte de stabilité en décembre 2011 ? Pacte de stabilité dont aucun pays n'arrive à tenir les objectifs définis à l'époque (A part l'Allemagne)
Mais je vous accorde que M. HOLLANDE est d'un optimisme béat.
Mais il ne faut pas confondre ceux qui ont déclenché la crise par leur incompétence, et ceux qui essayent avec plus ou moins de réussite d'en sortir
autant de productions Françaises géniales au pertes abyssales dues a l'absence de commercialisation. Le grand homme était trop vieux il percevait bien le changement mais pas la vitesse prodigieuse de la mutation mondiale.
L'Airbus est le succès de ceux qui ont compris que Francais, Allemands, Anglais, Italiens sont tous capables de construire seuls un Airbus, mais que seule l'Europe peut en vendre et c'est valable pour tout. Alors quand on veut vivre au dessus de ses moyens, il faut être leader et Européen, sinon on reste dans son village gaulois en ruminant Gergovie.
la mise dehors de Chypre et d'autres créerait pour nous une crise d'une ampleur telle que le mot de pauvreté serait dépassé !!!
il parait évident que nous allons vers le défaut ce qui amènera une crise incommensurable.
je pars du principe que la crise n'a pas encore commencé !
et nous allons vivre une situation pire que la Grèce. Cela amènera peut-être ne guerre !!
Si vous avez un peu de temps allez voir cela sur Youtube ,ça fait peur !
Quand les gouvernements, et en premier lieu Berlin, vont-ils enfin comprendre que c'est la fin d'une époque?
Bien sûr il n'y a pas que la dette d'Etat, mais c'est de très loin la plus grosse
les pays avec des gouvernements corrompus on pu voir des fortunes s échappés et ceux qui on contribuer a cet exile d argent d argent savait que l europe aurait mis la main a la poche et rebelote c est reparti , la preuve le scandale du libor ou ils ont été trop loin
ILa troika n a jamais fait qqchose de bien....alors Incompetence ou corruption ou les deux...????
Chypre est une poudrière depuis des années, oui des années. Les banques françaises (mais d'autres aussi) en ont bien profité, c'est de bonne guerre, en face, la clientèle maffieuse n'avait que le choix... En finance nous savions tous qu'il y avait un os là aussi, comme aux Zétazunis/subprime, l'important étant de sortir juste avant son voisin. Autre cochonerie si je puis dire est l'attitude de la Grèce envers Chypre à l'époque de la crise Grecque...on n'en parle pas trop. Et pourtant Chypre fut en partie la "déchetterie" des Hellènes !
Tous vos lecteurs ne sont pas des experts du domaine. Merci d'expliquer un minimum...
Si Peter ne connait pas quelque chose, qu'il cherche par lui-même: http://www.google.com
Les gens sont terriblement assistés....
Surement un complot politique afin de déstabiliser François hollande. Comment croire qu'une taxe de plus de 30% du PIB et un contrôle des capitaux puissent impacter la croissance d'un pays.
D'ailleurs seul les riches ont payé et les 20% des dépôts du pays qui ont été retiré du pays ne leur appartenait surement pas.
Mais il n'y a aucune logique au système actuel, c'est le bordel, le chaos.
Vous etes probablement de ceux que vous nommeriez " pas locaux" ....
C'est le début de la fin..... On a connu la création de l'euro, on va connaître sa disparition. On vit de grand moment, l'histoire est en marche, on pourra le raconter à nos petits enfants au coin de la cheminée.... Comme quand mes grand-parents me racontent l'occupation....
Evidemment avec de tes investissements vous ne risquez PLUS rien !