"Certaines banques européennes n'ont pas d'avenir" (Danièle Nouy)

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"Je ne sais pas combien de banques doivent faire faillite. Ce que je sais, c'est que nous voulons avoir le plus haut niveau de qualité", a expliqué Danièle Nouy au Financial Times. (Photo : Reuters)
"Je ne sais pas combien de banques doivent faire faillite. Ce que je sais, c'est que nous voulons avoir le plus haut niveau de qualité", a expliqué Danièle Nouy au Financial Times. (Photo : Reuters) (Crédits : Reuters)
La dirigeante du Mécanisme de supervision bancaire européen Danièle Nouy, en quête de crédibilité, pense qu'il faudra laisser tomber certaines banques fragiles en zone euro.

Le Mécanisme unique de supervision bancaire en zone euro est en quête de crédibilité, en pleine revue de la qualité des actifs détenus par les banques européennes (AQR pour "Asset quality review"). Ainsi la Française Danièle Nouy, récemment nommée à la tête de l'institution, s'est elle dite favorable à la disparition des banques les plus faibles, dans une interview au Financial Times lundi.

"Nous devons accepter le fait que certaines banques n'ont pas d'avenir. Nous devons en laisser quelques unes disparaître de manière ordonnée, et pas forcément essayer de les fusionner avec d'autres institutions", a-t-elle déclaré au quotidien des affaires britannique.

Assurer la transparence pour ramener la confiance

La Française a été officiellement nommée en décembre à la tête du nouveau mécanisme de supervision des banques de la zone euro, créé au sein de la Banque centrale européenne (BCE) et y a pris ses fonctions le 1er janvier.

Le rôle du Mécanisme unique de supervision des banques est double. Il devra notamment assurer la surveillance de quelque 130 banques de la zone euro considérées comme systémiques à compter de novembre prochain. C'est le premier jalon de l'Union bancaire.

Mais il a aussi d'ores et déjà lancé l'AQR, censé assurer la transparence du système bancaire et permettre le retour définitif de la confiance des investisseurs privés. Cette revue des bilans des banques doit aussi s'accompagner d'un test de résistance, ou "stress test", évaluant la capacité des établissements de crédit à surmonter des chocs de plus ou moins grande ampleur.

Un positionnement risqué

"Je ne sais pas combien de banques doivent faire faillite. Ce que je sais, c'est que nous voulons avoir le plus haut niveau de qualité", a expliqué Danièle Nouy au Financial Times, dans l'attente des résultats de cette revue générale.

Avec un risque, toutefois. Montrer ainsi patte blanche face aux investisseurs peut aussi, en cas de mauvais dosage, provoquer un stress supplémentaire en révélant à nouveau les faiblesses de la zone euro, alors que celle-ci commence tout juste à percevoir le bout du tunnel.

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Commentaires
a écrit le 17/02/2014 à 17:53 :
J ai travaille dans la banque depuis 1963 a juin 2013, j ai remarque les évolutions, tout d abord les bonus des "Patrons"en evolution constante,des conseillers qui vendent tout dans le but d avoir une grosse prime, des ententes illicites entre les établissements,des magouilles ensembles: libor, changes,speculations etc....Elles préfèrent payer des amendent; J arrete la car il y a beaucoup de choses a dire! CDT
a écrit le 16/02/2014 à 23:19 :
Le défaut de considération, le manque de perspectives l'Europe est échouée et continue à financer l’Asie qui l’asphyxie !
a écrit le 11/02/2014 à 7:17 :
la solution ,laisser le minimun sur le compte courant et ouvrir un compte a postfinance suisse c est legal il suffit de le declarer ,et l argent est au chaud en suisse !!
Réponse de le 16/02/2014 à 23:13 :
FAUX. LA SUISSE EST EN PREMIÈRE LIGNE SUR LE FRONT DE LA TEMPÊTE MONÉTAIRE QUI ARRIVE MAIS ELLE RESTE QUAND MÊME LE GRENIER EUROPÉEN
a écrit le 11/02/2014 à 0:24 :
Cette concentration bancaire donnerait plus de pouvoir aux banques maintenues.
a écrit le 10/02/2014 à 15:49 :
En premiers la Deushe Bank.
a écrit le 10/02/2014 à 15:36 :
Toujours pas de séparation des banques de dépôts et des banques d'affaires : pourquoi continuer à leur laisser notre argent en dépôt !
a écrit le 10/02/2014 à 12:54 :
des noms !
Réponse de le 10/02/2014 à 15:34 :
Société générale, BNP Paris Bas, Crédit agricole, Deutsche Bank, UBS, HSBC
a écrit le 10/02/2014 à 12:09 :
La vérité fait peur et oui pourquoi autant de banques pour que sur le libor, les devises elles s'entendent et faussent les marchés? trop c'est trop Banque la sidérurgie de demain. Et le journaliste de traiter cette dame en quête de crédibilité ferait n'importe quoi…
a écrit le 10/02/2014 à 11:47 :
Aucune banque ne devrait pouvoir mettre, de par sa taille, le système bancaire en danger.
Une banque, çà peut sauter, c'est comme çà et tout ce qui compte, c'est que çà fasse le moins de dégâts collatéraux possible.
Fusionner les banques pour les rendre plus forte est logique a priori, mais absurde in fine. On le sait trop bien depuis 2008 : on a laissé se créer des monstres en pensant qu'on pourrait toujours les avoir à l'oeil, et le résultat a été catastrophique pour l'intérêt général. Mais pas tant que çà pour les banquiers, leurs superviseurs, et les politiciens largués qui ont laissé ce f..toir se mettre en place.
Et on a un peu l'impression que Mme Nouy va faire perdurer ce système tordu, dans lequel on croît pouvoir contrôler le risque des banques systémiques, alors que l'histoire a démontré le contraire. Avec les meilleures intentions du monde, bien entendu. Bref : il y a de quoi se les prendre et se les mordre.
a écrit le 10/02/2014 à 11:41 :
Si les banques françaises avaient été soumises au "stress test" U.S. , beaucoup d'entre elles
n'auraient pas survécu . Et les contribuables auraient économisés 1000 Mds d'€ .
Réponse de le 10/02/2014 à 18:16 :
Avec 3 trillion de dollar en circulation (La moitié de l'humanité pourrait être milliardaire en dollar) nous ne somme pas à 1000 Milliard prêt ... Peccadille mon cher.
a écrit le 10/02/2014 à 11:21 :
Elles ne sont pas assez d'importance "systémique"pour avoir gavé leur pigeons de déposants avec des montagnes de fonds toxiques ou douteux.

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