Bonne nouvelle, Mario Draghi découvre que l'euro est trop fort. Mais il ne veut pas y remédier.

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L'euro ne cesse de s'apprécier face au dollar. Comment le faire rechuter ?
L'euro ne cesse de s'apprécier face au dollar. Comment le faire rechuter ?
Mario Draghi a indiqué que le taux de change devenait un élément déterminant de l'appréciation de la stabilité des prix. Mais il ne semble guère décidé à se donner les moyens de baisser la monnaie unique.

C'est une découverte proprement révolutionnaire que vient de réaliser Mario Draghi ce jeudi 13 mars à Vienne. Dans une intervention dans la capitale des Habsbourg, le président de la BCE a reconnu que « le taux de change de l'euro devient de plus en plus important pour l'appréciation de la stabilité des prix. » Grande découverte en vérité, car jusqu'ici, à Francfort, tout en reconnaissant que le taux de change était un « facteur », on niait qu'il fût si important qu'on dût s'en préoccuper directement.

Échec de l'attentisme

Seulement, Mario Draghi est bien contraint de reconnaître que sa stratégie d'attentisme qu'il mène depuis le mois de novembre dernier n'a pas fonctionné. Malgré l'assurance que la BCE « surveille la situation de près et est prête à agir », répétée à l'envi à chaque intervention d'un membre du directoire de la BCE, l'euro n'a cessé de se renforcer face au dollar. Au moment de la conférence inaugurale de cette nouvelle stratégie, le 7 novembre, l'euro valait 1,3516 dollar. Il vaut aujourd'hui 1,3888 dollar. Soit 2,7 % de plus.

L'effet négatif sur les prix

Ce renchérissement de l'euro a évidemment contribué à maintenir l'inflation a un niveau faible, notamment en affaiblissant le prix des importations. Depuis octobre, l'inflation en zone euro évolue entre 0,7 % et 0,9 %. Jusqu'ici, la BCE voyait plutôt avec bienveillance ce renchérissement de l'euro, car en faisant baisser les prix des importations énergétiques, elle soutenait la compétitivité des entreprises européennes. Mario Draghi n'a jamais manqué une occasion de rappeler que la faible inflation s'expliquait d'abord par l'effet énergétique.

L'effet d'entraînement des prix vers le bas

Seulement, cette fermeté de l'euro a deux effets peu souhaitables actuellement. D'abord, la chute du prix des importations a évidemment un effet sur le reste des prix. Un effet d'autant plus marqué que la récession de l'économie a été forte. Lorsque le chômage est élevé et les coûts salariaux ont été abaissés, les entreprises doivent répercuter sur les prix finaux les gains réalisés grâce à la baisse des prix énergétiques. On a vu ainsi les prix à Chypre et en Grèce décroître, ceux du Portugal, de l'Irlande et de l'Espagne stagner. Cette situation, devenant durable, pèse au final sur les marges des entreprises et favorise le risque de vrai cercle déflationniste où, pour compenser la baisse des prix, les entreprises devront réduire encore leurs coûts.

L'impact sur la compétitivité

Or - et c'est le deuxième effet négatif, le plus connu, de la hausse de l'euro - l'appréciation de la monnaie réduit également la compétitivité sur les marchés extérieurs. Là aussi, les pays périphériques sont les plus exposés puisque leurs produits bénéficient surtout d'un effet « coût » acquis grâce aux dévaluations internes qui est en partie détruit par le taux de change. Une telle pression incite les entreprises à encore réduire leurs coûts, à peser ainsi sur la demande intérieure et à affaiblir encore l'inflation.

Si l'Europe n'est pas réellement tombée à ce jour dans un cercle déflationniste, c'est parce que la hausse de l'euro n'a pas encore entièrement grignoté les marges. Mais plus la monnaie unique monte, plus elle menace de le faire et de plonger la zone euro dans la véritable déflation. Et c'est pourquoi Mario Draghi veut aujourd'hui siffler la fin de la partie.

Niveau inacceptable

L'euro semble donc atteint un niveau proche de l'inacceptable. Les experts de HSBC voient dans la sortie de Mario Draghi l'inauguration d'une vraie politique de change de la BCE qui fixerait implicitement une limite à 1,40 dollar par euro. Soit. Mais comment rendre cette limite crédible ?

L'arme de la menace

Par la menace ? Le président de la BCE s'y est essayé à Vienne hier soir. Ses propos ont certes fait reculer un peu l'euro, mais ce vendredi, il s'est stabilisé à un niveau encore élevé. Et il y a fort à parier que le marché ne se contentera pas de vaines menaces. Pour agir sur un marché aussi considérable que celui de l'euro, il faut plus que des mots. La Banque Nationale Suisse a dû mettre en 2011 des moyens substantiels en face de son seuil de 1,20 franc pour un euro. En un an, son bilan est passé de 257 à 432 milliards de francs.

L'intervention sur les marchés

Il faudra donc intervenir. Légalement, la BCE peut intervenir sur le marché en vendant des euros pour faire baisser le cours. Mais une intervention au fil de l'eau est peu crédible et les barrages provisoires finissent toujours par céder. Pour être efficace, il faut soit une action massive et claire. La BNS a ainsi en 2011 fixé un taux plancher et répondu par des interventions aux tests du marché. Alors, les investisseurs ont su que le seuil fixé était infranchissable. La BCE est-elle prête à imiter la banque bernoise ? Rien n'est moins sûr.

L'obstacle de la Bundesbank

Dès jeudi soir, le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, a prévenu que la BCE ne devait pas s'engager dans une politique de gestion du taux de change. Pour l'Allemagne, le cours de 1,40 dollar par euro est encore tout à fait supportable. Une étude de 2012 de la Deutsche Bank estimait le seuil « de douleur » pour l'économie allemande à 1,79 dollar par euro. Pour le moment, la situation est même plutôt favorable aux entreprises allemandes qui exportent au prix fort tout en faisant des économies sur l'énergie et en faisant pression sur les salaires. Les marchés le savent et l'attentisme de la BCE depuis novembre a montré que l'influence allemande était notable sur sa politique monétaire. Une politique explicite de change semble donc exclue.

Agir sur les causes réelles de la force de l'euro

Reste un autre moyen : agir sur les causes de la force de l'euro. On peut en citer deux qui relèvent de la politique de la BCE. La première, ce sont les taux réels. Avec une inflation à 0,8 %, le taux réel de la BCE est de -0,55 %. Outre-Atlantique, la Fed a des taux officiels compris entre 0 à 0,25 % avec une inflation à 1,6 %. Les taux réels américains sont donc de -1,6 % à -1,35 %. L'écart de taux réels en faveur de la zone euro est donc encore plus que notable et ceci influe donc naturellement en faveur de la monnaie unique. D'autant que la tendance est à la désinflation en zone euro.

L'autre élément, c'est la création monétaire, autrement dit l'offre de monnaie. La BCE a entamé une phase de réduction de son bilan. En un an, il a été réduit de 500 milliards d'euros, soit de 23 %. Parallèlement, la Fed a poursuivi la croissance de son bilan en poursuivant son Quantitative Easing. Depuis la fin de l'année dernière, elle a simplement décidé de réduire la croissance de ce bilan. On voit le déséquilibre : d'un côté, une BCE qui restreindre d'un quart l'offre d'euros, de l'autre une Fed qui continue à imprimer toujours plus de dollars.

Pour faire baisser l'euro plus efficacement qu'en allant jouer les opérateurs de marché, la BCE doit donc mettre fin à ce déséquilibre et lancer également une politique de Quantitative Easing, autrement dit d'injection de liquidités dans l'économie. Une telle politique aura deux effets mécaniques : favoriser une reprise de l'inflation qui réduira l'écart de taux réels et multiplier l'offre d'euros sur le marché. Les deux iront dans le sens d'une baisse de l'euro.

Une BCE déterminée

Toute la question est donc désormais de savoir si la BCE est réellement ou non déterminée à agir sur le taux de change, malgré l'opposition allemande. Pour réussir, une action sur le taux de change doit être déterminée. La position de Mario Draghi, son attentisme depuis novembre, le poids croissant des « faucons » au sein de la BCE sont autant de signes qui laissent penser que cette détermination n'existe pas. Du reste, dans son intervention de jeudi, il a estimé que le seul « guidance forward », la promesse de taux bas durable qu'il a faite en juillet, devrait suffire à rapprocher les taux réels des deux côtés de l'Atlantique. Espoir honnêtement dérisoire au vu des derniers mois. L'euro fort a encore de beaux jours devant lui.

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a écrit le 18/03/2014 à 19:51 :
" Parallèlement, la Fed a poursuivi la croissance de son bilan en poursuivant son Quantitative Easing. Depuis la fin de l'année dernière, elle a simplement décidé de réduire la croissance de ce bilan. On voit le déséquilibre : d'un côté, une BCE qui restreindre d'un quart l'offre d'euros, de l'autre une Fed qui continue à imprimer toujours plus de dollars."
c'est avec les US qu'on entend compétitionner avec l'ouverture du grand marché transatlantique, bravo nos dirigeant, mille fois bravo, notre chute accompagnera la vôtre...
a écrit le 17/03/2014 à 8:55 :
Bonne nouvelle qui n'en est pas une puisque la BCE ne peut pas sortir de son rôle (gravé dans le marbre des traités signés par 17 pays membres, c'est à dire qu'il faut composer avec 17 autres avis sur la politique monétaire à mener, autant dire donc que votre "bonne nouvelle" est un beau mirage) qui est la recherche de la stabilité des prix. Circulez donc, il n'y a rien à voir !
a écrit le 16/03/2014 à 10:27 :
Romaric,
Pourquoi ne pas aller au bout ? Vous vantez les bienfaits de l’intervention de la BCE sur l’euro… Pourquoi ne pas dire qu’in fine, vous allez voler les européens et leur pouvoir d’achat ?
Il faut le dire clairement, avec ce que vous préconisez, le lait et le pain vont augmenter alors que les salaires ne bougeront pas… Bref, voler les gens n’est pas la solution. Il vaudrait mieux voir côté dépenses de l’Etat !
Réponse de le 16/03/2014 à 19:54 :
oui il vaut mieux baisser les salaires que l'euro pour exporter. les gens ne s'appauvrissent pas quand on baisse les salaires selon Raoul
Réponse de le 17/03/2014 à 7:31 :
Ils s'appauvrissent quand ils croient qu'ils peuvent maintenir leur niveau de vie en travaillant moins, ce qu'ils font sans dévier depuis 1981.
a écrit le 15/03/2014 à 17:41 :
Hollande devrait nous faire sortir de l'euro. Mais il n'a pas les épaules pour le faire. Montebourg pourrait déjà plus.
Réponse de le 16/03/2014 à 9:17 :
Pourquoi le ferait il? L'euro ne ruine pas tous le monde. La monnaie forte à un effet pervers il rend les pauvres et ceux de la classe moyenne encore plus pauvre MAIS les riches deviennent encore plus riches... Alors pourquoi c'est ponte changerait la valeur de l'euro ou le quitterais à leur détriment?
Réponse de le 17/03/2014 à 7:22 :
Et puis pensez à la tranquillité retrouvée sur nos routes lorsque l'essence aura doublée ou aux pays lointains enfin libérés de nos masses de ploucs retraités .
Enfin un vrai retour au réel : les français consomment encore beaucoup plus que ce qu'ils produisent.
Réponse de le 17/03/2014 à 8:49 :
vous pensez que l'essence va doubler ? Comment font les pays qui n'ont pas l'euro ? mdr
a écrit le 15/03/2014 à 15:53 :
il n'y a que les c...s qui ne changent pas d'avis..
a écrit le 15/03/2014 à 13:52 :
vive l'euro qui nous ruine !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! l'euro est vraiment quelque chose de formidable il n'y a bientôt plus d'industrie dans notre pays grace à lui
Réponse de le 15/03/2014 à 15:45 :
Exact, le pays est démantibulé , saccagé, ilne restera rien du fleuron français dans pas mal de domaines, c'est d'une tristesse... !!
a écrit le 15/03/2014 à 13:03 :
Tout à fait d'accord. Mais il faut dire que la problématique de l'euro est affectée en large partie ... par les pays européens qui n'ont pas adopté l'euro. La Grande Bretagne et la Suède par exemple qui, si l'on peut dire, lui tire dans le dos. Sans compter quelques pays d'Europe centrale qui servent de base de main d'oeuvre, rendue à l'esclavage, au profit principal de l'Allemagne qui se satisfait ainsi d'une posture délirante. Certains s'en sortent par les trafics et le marché gris. Cependant la problématique monétaire allemande est complexe, sa dette générale et celle de ses entreprises par un mécanisme d'ajustement mathématique est rendue constante et adossée à la masse monétaire euro proportionnelle au pays de telle sorte qu'elle serait rendue intolérable si l'euro baissait. La France qui use de subtilités, attend ce point de rupture sans précipitation. La folie allemande a en effet l'avantage de détruire l'Europe des entreprises que nos grosses multinationales rachètent doucement. L'explosion bancaire de l'Allemagne qui s'annonce nous défavorisera certes dans nos échanges avec ce pays mais nous fera récolter les fruits des investissements sur le reste de la zone. Nous attendons pour voir de quelle hauteur nos amis ont décidé de sauter.
Réponse de le 18/03/2014 à 19:57 :
@Corso et quand bien même les multinationales françaises rachètent des entreprises plombées par les excès allemands, pour l'instant je ne vois nul part que cela profite à la France car les multinationales françaises ne rapportent quasi pas d'impôts à la France pour cause d'optimisation... et c'est ...dommage.
a écrit le 15/03/2014 à 12:19 :
POUR VENDRE PLUS A L EXPORT il faut baise l euros ; sinon les fallites vont continuez ? est le chomage européens augmente ,?
a écrit le 15/03/2014 à 9:04 :
il est clair que l'euro ne marche pas et ne marchera jamais. L'Allemagne veut un euro fort et les autres pays un euro plus faible. les allemands imposent ce niveau aux autres et les bousillent. Il faut arrêter le massacre et revenir aux monnaies nationales.
a écrit le 15/03/2014 à 8:54 :
notre vrai problème n est pas l euro mais notre incompétence industriel et nos politiciens pourries
Réponse de le 15/03/2014 à 9:06 :
Vous avez du beaucoup étudier l'économie mdr
Réponse de le 17/03/2014 à 7:10 :
Plus que vous, en tout cas.
Réponse de le 17/03/2014 à 8:50 :
comment vous pouvez savoir ?
a écrit le 15/03/2014 à 8:52 :
ah j'ai bien rit quand j'ai lu dans votre article très interressant que le seuil de douleur pour l'Allemagne du taux de l'euro a 1,79 ( 1, 39 actuellement ) , a 1,79 les pays autour de l'Allemagne ils sont tous morts économiquement avant que la douleur vienne toucher le graal bancaire allemand .. l'absurde continue et les marges de manoeuvres toujours aussi ridicules , le chômage n'est pas prêt de baisser par contre les pays émergents savent a présent qu'il faut dévaluer a la japonaise pour nous prendre des parts de marché .. le message de mr Abe a bien été reçu et depuis on assiste a des dévaluations compétitives
a écrit le 15/03/2014 à 8:39 :
La France n'a jamais compris le capitalisme, le marché elle préfère le communisme le plan, la stalinisation de la société que grand bien lui fasse, mais alors il fallait garder le franc et ne pas rentrer dans l'euro, car un euro fort permet de faire baisser les prix à l'importation et comme les produits allemands sont très demandés, ils engrangent des milliards pour la balance commerciale, mais c'est vrai les Peugeot, les citroen, les renault qui en veut ? les Chinois et les Indiens font dans ce bas de gamme deux fois moins cher, mais la france peut toujours se reconvertir dans le marcellin, le vin et la vache, c'est tellememt joli mais cela rapporte peu, la cohorte de chômeurs à la campagne ! Alors vive l'euro fort, la mercedes et Bosch ! c'est Pétain ressuscité !
a écrit le 15/03/2014 à 8:03 :
C'est l'attitude des pais d'ail quelles se refuse (peur, corruption etc) de reconduire leur economie et societé.
Les pais de nord d'euoipa ont acune intersse en un devaluation de l'euro.
a écrit le 15/03/2014 à 0:54 :
La BCE n'interviendra pas pour infléchir la valeur de l'Euro, car c'est grâce à l'Euro que nos amis europhiles et transatlantistes veulent imposer une fédération européenne intégrée.
a écrit le 14/03/2014 à 23:17 :
Je ne comprends pas que vous attendez de faire tourner la planche à billet. Les E.-U. et la Chine utilisent cette manip pour faire baisser leur taux par rapport à l'Euro alors essayer de faire baisser l'euro par rapport au dollar ne fait qu'inciter les E.-U. d'imprimer encore des dollars. Alors nous serons dans un cours imbecile vers le taux le plus bas qui n'aidera personne et que l'Europe va perdre.
a écrit le 14/03/2014 à 20:40 :
Question a R.Gaudin !Draghi decide t il seul de la politique à mener !Que font les autres gouverneurs des banques nationnales autour de lui ? Les sujets sont discutés et il y a un vote qui exprime la majorité !C'est bien ça la voix de la BCE, exactement d'ailleurs comme à la FED .Donc Draghi, quelle que soit son opinion, n'est que le porte parole de ce que la majorité a decidé.Le poids de l'Allemagne et de ses alliés dans l'institution est considerable .Ne faisons pas le culte de la personnalité de ces personnages.D'ailleurs son prédécesseur JC Trichet avait soin de dire ----nous avons decidé---ou encore ---il a été decidé--- expression signifiant qu'on est pas forcement d'accord avec la decision prise mais qu'en tant que president de l'institution et rien de plus, on se doit de porter cette decision devant les marchés et les medias.
a écrit le 14/03/2014 à 18:52 :
le retour du franc est une connerie tant que le paquebot france n'est pas géré.si par miracle le franc revient je fait confiance à nos élus pour dilapider les "bénéfices". le retour au franc ne peut être une réussite que si on gère bien.ce n'est pas notre cas depuis des décennies et les perspectives de changement sont quasi nulles.
Réponse de le 15/03/2014 à 8:48 :
Bonjour HBLANC,

Le problème c'est que le "paquebot France" (et ce n'est pas le seul) est entrain de couler, plomber par cet euro (trop) fort.

Il nous reste deux solution: soit rester sur le bateau qui coule et qui nous emportera avec lui, soit faire une chose qui peut paraitre absurde au premier abord: sauter par dessus bord pour essayer de sauver sa peau en retrouvant notre monnaie nationale.

Pourquoi s'acharner a sauver cette monnaie qui s'appel l'euro ? voyant a quel rythme se dégrade notre industrie, j'avoue ne pas vraiment comprendre.
a écrit le 14/03/2014 à 18:15 :
La BCE mène la politique monétaire de l'Allemagne. Qui c'est la Patronne?
a écrit le 14/03/2014 à 17:55 :
Maintenir des taux trop bas trop longtemps ne fait que favoriser le "mal investissement" et au final les créances douteuses des banques. Je préfère de loin une BCE (un rien) plus orthodoxe que le laisser aller total de la politique de la planche à billets de la FED ou de la BoJ qui ne résout strictement rien si ce n'est créer des bulles sur quasiment l'ensemble des classes d'actifs. Ceci dit, avec des taux à 0.25%, on peut difficilement qualifier la politique de la BCE de restrictive tout en sachant que des baisses de taux supplémentaires n'auront aucun effet sur les maux de la zone euro
Réponse de le 15/03/2014 à 8:57 :
malheureusement la baisse des taux ne genere pas de croissance ni meme d'investissements durables , on l'a vu au japon ou les taux sont proches de zéro , cela ne sert a rien sauf aux capitaux a fuir le pays en question pour chercher une meilleure rémunération ailleurs , la BCE est aux ordres de la Buba allemande et qu'importe si les autres états européens coulent avant elle .. le dogme , le dogme eternam .. le meme dogme qui a conduit a la catastrophe des années 30 ..
Réponse de le 15/03/2014 à 15:56 :
même l'expérience passée ne laisse pas de traces aux yeux de ceux qui ne veulent voir !
a écrit le 14/03/2014 à 17:52 :
Si Draghi ne veut pas baisser l'euro, nous n'avons qu'a quitter cette maudite monnaie pour revenir au franc. L'euro a fait fermer assez d'usines en France. Il faut savoir que des gens sont au chomage à cause de l'euro. tous les prix Nobel d'économie disent que l'euro est une erreur.
Réponse de le 14/03/2014 à 19:04 :
Vous avez peut être raison , mais les petits patrons des pme pmi en sont très contents ils ne s insurgent jamais et ce sont bien eux qui sont en premières lignes des exportations. Allez comprendre !
Réponse de le 14/03/2014 à 19:17 :
Ils ne comprennent pas les effets monétaires et l'avantage d'avoir un emonnaie moins surévalué pour exporter
Réponse de le 15/03/2014 à 18:58 :
Qu' ils ne comprennent pas est impensable , il y a autre chose a voir du coté de l idéologie . Aiment ils la France c est peut être là la vrai question !
a écrit le 14/03/2014 à 17:49 :
Le gros problème de la zone euro n'est absolument pas la force de la monnaie mais un trop plein de dette publique comme privée et des banques qui refusent de prêter à l'économie. Il est absolument INDISPENSABLE de renforcer la structure bilantaire des banques et acter les pertes sur les créances douteuses. L'Espagne actuellement a pour 192.5 milliards de créances douteuses et se trouve à un record depuis 1962 et l'Italie a elle pour 149.6 milliards de créances douteuses dont les pertes ne sont pas actées. Il sera nécessaire d'augmenter fortement le capital des banques des Etats périphériques car les problèmes à l'origine de la crise de la zone euro ne sont toujours pas résolus et il n'y aura aucune reprise si cela n'est pas fait
a écrit le 14/03/2014 à 17:42 :
Le Quantitative easing ne règle strictement rien et on en voit les résultats que ce soit aux USA ou au Japon. La situation est nettement moins rose qu'on nous le dit mais pour comprendre cela, il faut savoir lire et interpréter les chiffres et gratter quelque peu ce que ce journaliste semble incapable de faire. Ce n'est pas en cherchant continuellement des boucs émissaires à nos problèmes que la situation économique s'améliorera.
a écrit le 14/03/2014 à 17:24 :
Ou alors elle rachète de la dette des états avec les plus fort taux d'intérêt histoire que lors des remboursements ce soit la banque centrale (en gros nous) qui fasse des bénéfices. Et si il y a trop de dette, elle les annule et hop on crée de la monnaie, on augmente un peu les prix et on baisse la dette des états (en gros on revient sur cette bêtise de loi de 1973 qui empêche les états de se financer auprès des banques centrales, histoire de remplir les poches de ses petits copains banquiers) . Pas con non?
Réponse de le 14/03/2014 à 17:26 :
Certes... Certes. Mais on est loin d'en être là, vous ne l'avez pas remarqué ?
a écrit le 14/03/2014 à 17:21 :
Tout a fait d'accord avec le fait de sortir de l'Euro, c'est une monnaie faite par ,et pour l' Allemagne , nous avons des doctrinaires de la pensée de l'euro au gouvernement, c'est de la pensée unique. Mais continuons dans ce sens et a un moment donné tout ceci va exploser.
Quelle folie !!!!!!!
Réponse de le 14/03/2014 à 17:25 :
Le tout est de savoir quand cette mascarade se terminera... et c'est bien là tout le sujet.
a écrit le 14/03/2014 à 17:17 :
Si on veut jouer sur la valeur de l'Euro: il n'y a, en l'état des Traités européens qu'une unique solution...

La France, en vertu d'un protocole annexé au Traité de Maastricht, a conservé le pouvoir de battre monnaie dans le Pacifique et de convertir librement le France CFP en euros.

Il suffit donc d'imprimer quelques milliards d'euros en francs pacifique, de les convertir pour faire jouer la planche à billets.

Par contre, c'est une quasi-déclaration de guerre monétaire vis à vis de l'Allemagne !

Les Pays-Bas ont fait le choix de relier leur monnaie ultramarine au dollar US, ils ne peuvent donc procéder à la même opération. La Grande Bretagne ne dispose pas de la libre émission d'euro (simple utilisation dans les zones britannique de Chypre), la Finlande ne dispose pas de ce privilège pour Aaland... Quand aux micros-Etats associés (Monaco, San Marin, Vatican et Andorre), la BCE autorise les tirages...
a écrit le 14/03/2014 à 17:03 :
L'euro fort n'est un probleme que lorsque le cout du travail d'une region est trop fort. Des lors ou la france baisserait ses couts de productions fortement, l'euro pourrait etre deux fois plus fort, cela ne l'affecterait pas. L'article n'est donc pas objectif puisqu'il ne tient pas compte de ce fait.
Réponse de le 14/03/2014 à 17:54 :
Vous n'avez qu' a baisser votre salaire de 30 % et renoncer aux soins et à la retraite pour votre euro
Réponse de le 14/03/2014 à 20:48 :
@luke
Et les allemands comment font ils !Dans l'automobile par exp ou Volkswagen affiche une santé financiere considerable ,ou les salariés touchent des primes de 7000 € et ou ......ces memes salariés en brut sont payés AU MOINS comme chez Renault et Peugeot......
Réponse de le 14/03/2014 à 23:13 :
Bonjour Fred,

Vous oublier le fait que les allemand vendent des grosse berlines dont le prix est 10 fois supérieur a nos Renault ou Peugeot, et que donc les marges dégagées ne sont pas les même.
D'autre part leur gamme s'adresse a des gens qui ont beaucoup d'argent et qui ne sont pas a 10 000 ou 15 000e prêt et cas de hausse de l'euro. donc l'euro fort n'est pas un problème pour eux. au contraire, il est source de marge.

Alors oui nous pourrions les imiter, seulement il faut bien se rendre compte que pour fabriquer ce genre de voiture, il faut un certain savoir faire (que Peugeot ne trouvera pas en Chine ou il s'installe actuellement) et aussi et surtout une structure industrielle bien spécifique.
Pour y parvenir, il nous faudrait au bas mots une vingtaine d'années, en gardant bien a l'esprit qu'il n'y à aucune garantie de résultat.

Au rythme ou les chose se dégradent, cette stratégie est elle raisonnable ? pouvoir nous attendre aussi longtemps ?
Revenir a une monnaie nationale et jouer sur le taux de change me semble tout même moins suicidaire.

Ce n'est peut être pas la meilleure solution mais disons que c'est probablement la moins pire.

Cordialement.
FXH
Réponse de le 15/03/2014 à 9:00 :
il faut dire aussi que les allemands achètent allemands. il y a un patriotisme économique qui n'existe pas en France
Réponse de le 15/03/2014 à 16:06 :
le problème est, que nous n'AVONS pas les moyens d'acheter français !
Réponse de le 15/03/2014 à 16:23 :
le problème, est que les Français ne PEUVENT acheter français !
Réponse de le 15/03/2014 à 17:39 :
pourquoi les voitures allemandes sont moins chères que les françaises ? le made in France n'est pas forcément plus cher
a écrit le 14/03/2014 à 16:56 :
Comment Mario Draghi peut être président de la BCE vu sa biographie sur wikipedia ? c'est incroyable
a écrit le 14/03/2014 à 16:49 :
Il est bon de rappeler un des fondamentaux d'une monnaie,doit être adapté à l'économie réelle du pays concerné.Donc oui l'euro est bien une monnaie faite pour l'économie allemande compte tenu de l'article ci-dessus.Vu sur la tribune récemment le cas de la Grèce qui se retrouve avec un pib réduit de 26%. Autre ex : l'Espagne (+0,2% au dernier trimestre 2013), malgré un recul du PIB de 1,2% sur l'ensemble de l'année'. S' il suffisait de greffer une monnaie unique sans incidence sur les politiques économiques des pays de la zone euro cela se saurait depuis longtemps.De mémoire d'économistes une construction de cet ordre n'a jamais vu le jour dans l'histoire des nations,si on ajoute la mondialisation des flux financiers de grande amplitude,on a une idée de la déflagration à venir.
Réponse de le 14/03/2014 à 17:23 :
Ça crève les yeux que l'euro n'est pas adapté à l'économie française (il n'y a qu'à le constater d'ailleurs par notre balance commerciale depuis que nous l'avons adopté).
Quand je vois déjà tous les efforts de compétitivité que l'on nous demande (effondrement du système de protection sociale, compression des salaires), qui sont censés représenter des milliards... réduits presque néant avec la hausse de l'euro... on est déjà bientôt à 1 € / 1.40 $.
Ce qui veut bien dire que les gens qui nous gouvernent ont d'autres intérêts à défendre, car je n'ai pas fait l'ENA pour comprendre ça.
Réponse de le 15/03/2014 à 16:19 :
++++++++++++ ! !
a écrit le 14/03/2014 à 16:48 :
les anglais grace à leur monnaie plus faible vont bientôt fabriquer plus de voitures que les français. continuons comme ça
a écrit le 14/03/2014 à 16:47 :
l'euro m'a tuer mdr
a écrit le 14/03/2014 à 16:37 :
Que de constatations... mais aucune action.
On peut agir, il suffit d'avoir une vraie volonté politique. Mais ça fait longtemps que NOS politiques n'en ont plus (ceux qui nous gouvernent de puis 30 ans). M. Merkel est intelligente, ELLE défend les intérêts de SON pays. Le grand malheur est que la France ne défend pas ou plus les siens.
Réponse de le 14/03/2014 à 16:49 :
Merkel impose ses choix aux autres
Réponse de le 14/03/2014 à 17:16 :
Ça rejoint ce que je dis... Les politiques qui nous gouvernent n'ont aucune volonté de changer les choses. Merkel impose ses choix pour la bonne et simple raison que la France accepte que ce soit le cas. Nous sommes largement capable de nous en sortir sans l'UE (je n'ai pas dit "Europe" attention) et surtout sans l'euro. Il faut arrêter de rabaisser sans cesse notre pays.
Réponse de le 15/03/2014 à 16:21 :
+ UN
Réponse de le 15/03/2014 à 16:26 :
oui, Mme Merkel a cette pugnacité, cette volonté tranquille de défendre les intêrets de son pays, par contre, nous nous sommes lâchés, c'est flagrant !
a écrit le 14/03/2014 à 16:27 :
il faut sortir de l'euro. nous ne sommes pas capables d'avoir la même monnaie que l'Allemagne. cette monnaie surévaluée n'est pas pour nous. Nous devons en sortir
a écrit le 14/03/2014 à 16:13 :
Le niveau de l'euro n'a pas d'incidence quand on vend dans la zone euro et de plus, nous n'y pouvons rien ! Par contre, l'information de ce matin que les salaires ont augmenté plus vite que l'inflation, et que donc, la compétitivité des entreprises françaises s'est encore dégradée, est de notre ressort...
Réponse de le 14/03/2014 à 16:28 :
Pas d'incidence ? De quelle planète venez-vous ? Il est bien évident que le niveau de l'Euro a une incidence sur la compétitivité par rapport aux importations en provenance des autres zones .
Les efforts de compétitivité sont évidemment réduits à néant si l'on n'intègre pas une dimension monétaire.
Réponse de le 14/03/2014 à 16:39 :
Ah bon nous n'y pouvons rien ? Creusons alors notre tombe et arrêtons d'être une nation souveraine et aussi pourquoi pas, arrêtons de vivre si nous n'y pouvons rien ?
En politique, on peut TOUT (ou presque). Il faut simplement de la volonté.
Réponse de le 14/03/2014 à 16:45 :
je propose que le patron de Yves commence par baisser son salaire de 10% pour que son entreprise regagne en compétitivité......

en fait, la BCEet l'europe, font exactement l'inverse de ce que font les USA et l'UK...... et on voit le résultat........ la politique de rigueur à tous les étages aboutit à l'inverse du but souhaité...... et on arrive à se mettre en compétition intérieur à l'intérieur de la zone euro...... la production industrielle se développant dans les pays périphériques..... à coup de salaires faibles....... ce n'est pas en déshabillant les riches que les pauvres vont pouvoir leur vendre leur productions..... ça a ses limites.......

même si il y a des réformes de fond à faire en france.....
Réponse de le 14/03/2014 à 16:52 :
oui Yves devrait donner l'exemple et baisser son salaire de 10 % ou plus pour l'euro trop fort des allemands; Pour L'euro il faut faire des sacrifices
a écrit le 14/03/2014 à 15:55 :
l'euro n'est pas trop fort c'est le dollar qui est faible et ça arrange bien les américains, donc que peut faire la BCE ? RIEN ou pas grand chose
Réponse de le 15/03/2014 à 16:09 :
"en politique on peut tout...", excepté que la politique est un ramassis de m.....des !

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