Pourquoi la BCE est dans une impasse

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Difficile pour Mario Draghi de trouver une voie de sortie au risque déflationniste en Europe
Difficile pour Mario Draghi de trouver une voie de sortie au risque déflationniste en Europe (Crédits : Reuters)
Mario Draghi a admis hier à demi-mot la défaite de sa stratégie. Il la poursuit pourtant. Pourquoi ? Parce que, où qu’il tente d’aller, il ne trouve que des voies bloquées. Tour d’horizon.

S'il ne fallait qu'une seule preuve du désarroi dans laquelle se trouve la BCE, il suffirait de regarder les réactions qui ont suivi la conférence de presse de Mario Draghi de ce jeudi 2 avril. Si les marchés ont réagi très positivement, si l'euro a baissé, les observateurs de la BCE se distinguent clairement en deux camps : ceux qui proclament l'inévitable recours aux mesures non conventionnelles (le fameux QE) et ceux qui soulignent, comme le quotidien britannique Daily Telegraph, que « la BCE joue avec le feu. » Et pour cause : jeudi, Mario Draghi a servi généreusement tout le monde. Il a donné des arguments aux prudents et aux inquiets, aux patients et aux pressés.

L'espoir de la BCE

Pour y voir plus clair, il est donc nécessaire de prendre un peu de hauteur. Premier fait, difficilement contestable : cette conférence de presse du 2 avril sonne la défaite complète de la stratégie menée depuis 2012 par la BCE. Quelle était-elle ? Une fois l'euro sauvé par l'OMT, le programme de rachat illimité d'obligations d'Etat de la zone euro, la BCE a pensé qu'il suffisait d'attendre les effets positifs sur la croissance des « réformes structurelles » et autres « politiques d'ajustement. » Dans la doxa de Francfort, ces mesures favorisent la croissance. Il s'agissait donc de baisser les taux durablement (c'est le « forward guidance ») pour adoucir la pilule (pas trop, attention à « l'aléa moral » !) en attendant l'effet merveilleux de ces réformes. Avec le retour à la croissance, l'inflation ne manquerait pas de remonter et l'on n'aurait plus qu'à relever les taux pour la maîtriser. Comme avant.

« Sedan monétaire »

Cette stratégie, inspirée par un fond théorique qui est celui des années 1990 et 2000, a évidemment entièrement échoué. Les politiques d'ajustement, loin de relancer la croissance, l'ont bridée. Les ajustements sur les coûts ont conduit à un ajustement à la baisse des prix dans les pays périphériques et le manque de dynamique de la demande a entraîné une désinflation rapide dans l'ensemble de la zone euro. Pendant que la BCE attendait, l'écart des taux réels et l'effet des masses monétaires poussaient l'euro à la hausse et aggravaient encore le risque déflationniste. Certains signes ne trompent pas. Jeudi, Mario Draghi a souligné prudemment, évoquant le cas de la France, la nécessité d'une « consolidation budgétaire qui favorise la croissance » (growth friendly fiscal consolidation) et a insisté sur le problème lié à la demande. C'est un constat d'échec patent pour la BCE. Un « Sedan monétaire » comme on aurait pu jadis l'écrire. Comme Napoléon III dans la ville ardennaise en 1870, Mario Draghi s'est laissé envelopper par son aveuglement et ses fausses certitudes.

Changer de cap, oui, mais comment ?

La BCE doit donc changer de stratégie. C'est le sens du feu vert de la Bundesbank (la « Buba ») à l'assouplissement quantitatif, le QE, donc à la création monétaire. Gardienne de l'orthodoxie, la banque centrale allemande a pris acte de la défaite de sa pensée. Mais, on le verra, elle n'en reste pas moins vigilante sur ses intérêts et hantée par ses peurs. En attendant, si la BCE veut agir, il lui est bien difficile de définir une nouvelle stratégie. D'où ce sentiment de confusion qui ressort de la conférence de presse du 2 avril.

L'obstacle des banques

Car, que peut faire la BCE ? Partout où elle se dirige, la voie semble encombrée, voire bouchée. La BCE est prise entre plusieurs contraintes qui semblent la forcer à l'inaction et limiter par essence son action. La première contrainte, et Mario Draghi l'a maintes fois rappelé jeudi, ce sont les banques. A la différence des Etats-Unis et du Japon, l'effet des rachats de titres sur l'économie n'est pas aussi direct sur la zone euro, en raison de l'importance de l'intermédiation bancaire dans notre région monétaire. Or, les banques, désormais soucieuses de nettoyer leurs bilans, restent pusillanimes à prêter à l'économie et la réglementation sévère qui leur est imposée ne saurait les engager à se montrer plus audacieuses. Les inonder de liquidités par une opération de refinancement à long terme ou par diverses autres méthodes pourrait donc n'avoir qu'un effet limité sur l'économie réelle. On pourrait certes passer par le rachat de dettes privées titrisées, les fameux « ABS », pour contourner la difficulté, mais le marché est encore atone et le souvenir encore frais des « subprimes » rend cette option sans doute inefficace.

L'obstacle Buba n'est pas levé

Deuxième blocage sur le chemin de la BCE, l'Allemagne. Certes, la Buba a accepté le principe du QE. Mais pas n'importe lequel. Le président de la Bundesbank a toujours prévenu qu'il s'agissait d'un ultima ratio, un dernier recours. Et surtout, l'accord sur le principe ne signifie pas un accord pour n'importe quelle forme de QE. C'est là sans doute un des principaux problèmes de Mario Draghi aujourd'hui : trouver une formule qui satisfasse la Buba. Ceci exclut les mesures trop audacieuses, sur le modèle du financement quasi direct de prêts aux PME réalisé par les banques centrales anglaise et hongroise. Trop inflationniste à terme pour la Buba, car la masse monétaire créée va directement dans l'économie réelle, il sera donc difficile de renverser la vapeur. De même, la Buba refusera un programme construit d'action sur le marché des changes, avec un objectif. Les entreprises allemandes n'ont rien à y gagner et tout à y perdre, car l'objectif sera sans doute trop faible pour elles. Enfin, la Buba est inquiète par la « bulle » qui se forme sur le marché immobilier allemand. Un QE européen pourrait bien encore l'alimenter. La Banque centrale allemande doit exiger qu'on l'encadre donc étroitement.

L'obstacle de Karlsruhe

Mais la BCE doit aussi - et peut-être surtout - compter avec un autre acteur allemand devenu essentiel dans le jeu monétaire : la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Cette dernière a sanctionné l'OMT avant de transmettre le dossier à la Cour de Justice de l'UE de Luxembourg, le rendant de facto inefficient. Il faut à tout prix éviter que les mesures du QE subissent le même sort. Car l'OMT n'est qu'un fantôme, ce qui a permis à Karlsruhe de ne pas agir directement. Mais si l'OMT a les mêmes doutes sur le programme d'assouplissement de la BCE, la Cour n'hésitera pas à demander à la Buba de ne pas y participer. Karlsruhe a tracé plusieurs limites à l'action de la BCE : pas d'action qui pourrait agir sur la « détermination du prix » des dettes souveraines, pas de chèque en blanc, donc d'action illimitée, pas de prise de risques inconsidérées, pas de financement indirect des budgets nationaux. Tout ceci laisse à la BCE une marge de manœuvre très étroite pour son assouplissement quantitatif et semble exclure un rachat à l'américaine ou à l'anglaise de titres souverains, à moins de le limiter aux seuls triple A. On sait qu'elle y songe, mais les inconvénients et les risques liés à un tel programme sont légion et son efficacité n'est guère assurée.

Les pressions déflationnistes de la politique budgétaire

Dernier élément qui joue contre la BCE : sa solitude. La BCE est seule pour lutter contre la déflation. Les gouvernements de la zone euro ne l'aident guère. Pire, ils renforcent en permanence les pressions déflationnistes avec la poursuite de la consolidation budgétaire. Partout dans les pays périphériques, et malgré la timide reprise, l'austérité se poursuit. La France, malgré son manque de volonté, n'y échappera pas davantage que l'Italie. Un nouveau délai pour revenir à un déficit public de 3 % du PIB adoucira certes l'amertume de la pilule, mais elle ne permettra pas de stopper la tendance désinflationniste. On ne le répétera jamais assez : l'austérité et la dévaluation interne sont les véritables moteurs de la déflation. Il faut donc renverser la logique, mener une politique de croissance. Mais dans la logique qui préside aujourd'hui la zone euro, c'est une gageure. Peut-on reconnaître que le six-pack, le semestre européen et le pacte budgétaire était une folie ? Sauf que la BCE ne pouvant agir sur ces deux moteurs, elle se bat contre des moulins à vent.

La crainte de la bulle future

La BCE a certes d'autres armes « nucléaires » dans son placard. Un taux d'intérêt négatif en fait partie. Mais elle hésite à juste titre à entrer dans des zones grises dont on ignore, in fine, les conséquences à moyen et long terme. La crainte justifiée de former des futures bulles la retient. On ne peut que l'approuver. Mais c'est aussi la monnaie de sa pièce. Trop prudente, trop patiente, trop sûre de ses fondements théoriques, elle a laissé la pression déflationniste s'installer. Elle est maintenant face à ce choix cornélien : agir au risque d'hypothéquer le futur ou ne rien faire et ruiner le présent. La BCE est désormais dans une impasse qui ne sera pas réglée par de bonnes paroles, fussent-elles un temps efficace sur le marché des changes.

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a écrit le 11/04/2014 à 11:48 :
Je me deamnde à quoi servent ces grosses légumes. Il jouent à dépenser des millards dans des investissements hasardeux qui ne mènent nul part, sauf que cet argent ne leur appartient pas.
L'investissement doit se faire dans l'économie locale.
Ce sont les entreprises qui créent les emploi, j'ai l'impression que l'on marche sur la tête.
L'argent doit-être au service de l'homme et non, au service de la spéculation de toute sorte qui ne crée que misère et des dictatures au nom du profit. Il est temps de sauver la paix et de revenir à des valeurs fondamentales celles de la vie, et de la liberté.
Le système et devenu fou; et bien sûr cela n'a pas servi de leçon. Il est peut-être encore temps...
a écrit le 07/04/2014 à 1:11 :
Il y a surtout un tour de passe-passe avec l'OMT, ce dernier ne peut être activé que par un état demandant de l'aide au FESF et au MES, c'est à dire au fmi( mais qu'est-ce qu'il vient faire là ?), à l'accord de l'eurogroup, et d'autres critères de ces 2 fonds comme un programme de réformes "en cours", et comme ces fonds sont ( très) limités, cela signifie que pour être accepté par le FESF ou le MES il faut être un "petit état", donc l'OMT ne peut servir qu'à compenser un manque de liquidité de FESF et du MES pour des états qui en font déjà partie et dont les finances dérapent à cause de taux excessifs. L'OMT prend alors un tout autre aspect, il devient très limité en ordre de grandeur, en étant juste une soupape de sureté des 2 fonds, il est de plus limité à des obligations de 1 à 3 ans.
La banque d'Angleterre à elle toute seule est au moins 10 fois plus puissante que la BCE.
a écrit le 06/04/2014 à 20:55 :
Il faut dire que mettre en place une dévaluation interne via baisse de salaire dans beaucoup de pays d'Europe dans le but de développer les exportations , et ruiner les quelques pour-cents de gagnés en laissant glisser l'Euro à la hausse … c'est con.
a écrit le 06/04/2014 à 12:19 :
Préconiser la relance par le déficit est une vieille recette de la quatrième république qui a conduit à de dévaluations en chaîne, au contrôle des changes et pour finir à la transformation du Franc en monnaie de singe. Comment peut-on encore défendre cette théorie ? Heureusement qu'il y a Draghi et la commission européenne pour empêcher notre gouvernement d'incapables de nous enfoncer encore plus dans les déficits. Bravo, M. Draghi !
Réponse de le 06/04/2014 à 19:02 :
C'est oublier que les 45% d'augmentation des dettes publiques européennes constatés depuis 2008 viennent quasi exclusivement du soutien massif accordé au réseau bancaire. Ajouté au fait qu'un cycle déflationniste nous pend au nez désormais, il est grand temps de regarder avec davantage de modestie les solutions alternatives à la pensée unique véhiculée par la Troïka. Onze c'est un pseudo de spécialiste du foot?
Réponse de le 07/04/2014 à 9:45 :
C'est pourtant,grâce a la politique de creusement des déficits que Mme L agarde a retardé la crise que nous subissons aujourdhui
a écrit le 06/04/2014 à 11:10 :
navrant , oui c'est navrant de voir ces hommes non élus mais désignés faire perdre des emplois et de la croissance de pays entiers et ne prendre aucune responsabilité , un général en défaite doit se retirer définitivement et céder sa place a un autre , en plus ils étaient tous depuis 2008 a nous dire que la crise était pas comme en 1929 et ils ont travaillés dans ce sens , on a perdu beaucoup de temps et de moyens juste pour une bulle passagère penserent'ils .. l'erreur on la paie cash tous les jours et cela n'est pas fini vu les mentalités dans la tour d'ivoire auquel ils se sont enfermés
Réponse de le 06/04/2014 à 11:19 :
là, où c'est encore plus navrant, c'est que la mouise c'est toujours pour les mêmes, c'est à dire : NOUS! ils ne perdent pas , eux, ni leur salaires mirobolants, ni leurs places grassouillettes, ils déconnent , Mais ne perdent RIEN , au contraire de nous, rats de laboratoires à qui on infligent tout et n'importe quoi comme misères, et ça, ça ne PEUT PLUS DURER!!!
Réponse de le 06/04/2014 à 14:03 :
patience! il suffit d'attendre les européennes....
a écrit le 06/04/2014 à 9:58 :
Keynes est mort, mais pas à la Tribune apparemment !
L'austérité paye, et les pays qui l'appliquent commencent à sortir de la crise comme l'Allemagne la Grande-Bretagne, mais aussi l'Italie et l'Espagne. Relancer la création monétaire, utiliser des taux d'intérêts négatifs, risque de donner non pas une inflation de 2%, mais de 15%, voire une hyper-inflation ! Certes, cela détruira les dettes publiques (c'est le but recherché) mais aussi les salaires (non-indexés) et l'épargne privée...
Réponse de le 06/04/2014 à 11:15 :
si l'austérité paye, beaucoup ne sont pas d'accord! on voudrait autre chose que la dèche, le chômage, les jours sombres à veux tu, en voilà, et on veut garder le peu d'économies que l'on a et que l'on a pas volé! le contraire de l'action des politiques sur notre dos!
a écrit le 05/04/2014 à 18:14 :
@fillou UPR ASSELINEAU Il a déjà le mien de soutien et celui de 4434 autres...!!! Lui aussi lève des fonds pour faire connaitre au plus grand nombre, les moyens dont nous disposons pour sortir de ce cauchemar européen notamment la sortie de l'Union, si besoin unilatérale et par la mise en jeu de l'article 50 du TUE... Le deuxième économiste français au coeur du coeur de la BCE vient de la quitter pour entrer ...dans l'équipe d'ASSELINEAU, c'est dire la pertinence des analyses de l'UPR...!!! https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/apr%C3%A8s-15-ans-%C3%A0-la-bce-vincent-brousseau-est-nomm%C3%A9-responsable-national-de-lupr-e/10151950943432038
Réponse de le 07/04/2014 à 9:00 :
Vous avez raison, mais plutôt que de rejoindre l'UPR et Asselineau, ce qui ne sert absolument à rien compte tenu de sa notoriété nulle, votez NDA aux prochaines élections européennes!

On compte sur vous, seul NDA peut permettre à la France de retrouver sa liberté, "Ni système, ni extrêmes".
Réponse de le 08/04/2014 à 12:03 :
@vieille garde Je n'ai personnellement pas de temps à perdre avec NDA, je cherchais un parti qui se mobilise pour rejoindre les français qui ont voté non à l'Europe et qui milite pour la sortie de l'Union, c'est UPR, je suis sincèrement désolé de votre choix qui va vous abuser mais...convaincu du mien... Je respecte par ailleurs votre militantisme.
a écrit le 05/04/2014 à 16:13 :
on sait ce qu'il nous reste à faire pour les européennes !!!!!!!!!!
a écrit le 05/04/2014 à 16:10 :
Le bateau coule, et on nous force à couler avec !!
a écrit le 05/04/2014 à 16:03 :
C'est l'union europeenne et sa monnaie d'escroc qui est dans l'impasse !de grace pour les elections pas une voix pour l'UMPSCENTRE!
Réponse de le 05/04/2014 à 20:09 :
c'est clair !
a écrit le 05/04/2014 à 11:11 :
Il y a nécessite d avoir un budget européen volontariste avec un droit de lever des fonds sur les marchés. Une vraie politique keynésienne au niveau européen et pas des dépenses de fonctionnement. Le corrélaire a un budget est un parlement légitime et démocratique et des ressources propres (=impot) Ça tombe bien on vote dans pas longtemps : si on avait le seul vrai débat qui vaille avancer vers une forme de fédéralisme ou de confédération à l échelle maximum des membres de l euro ou alors fin de l euro. L entre deux n est plus tenable et c est la course au populisme et à la catastrophe.
a écrit le 05/04/2014 à 10:55 :
'Union Populaire Républicaine de François Asselineau...

Draghi ne sait pas quoi faire ?
François Asselineau , lui , sait.
Et il a besoin de votre soutien pour balayer les incompétents.
Réponse de le 05/04/2014 à 16:15 :
ils nous mettent dans la M...DE, et ensuite, ils sont coincés, ne savent plus quoi faire??? !!!! HONTE à EUX!! l'UE : nada !!
Réponse de le 07/04/2014 à 9:02 :
Ne perdez pas votre temps avec M. Asselineau mais offrez plutôt votre soutien à Nicolas Dupont-Aignan. Par fierté, M. Asselineau refuse de le rejoindre (trop d'ego?) mais il sait bien que NDA tient le même discours que lui.
a écrit le 05/04/2014 à 10:34 :
La concurrence élimine une demande potentielle importante au profit d'une minorité repue, capitaliste stérile, à qui l' ETAT sert des intérêts au lieu de l'impô(t)ser  pour boucher un trou mécaniquement fatal.
Le moteur de l' Économie est le crédit, donc des emprunteurs crédi(t)bles ! Nous lui tournons le dos ! Solution : indexation légale de la masse salariale sur la valeur ajoutée et charges sociales assises sur la même valeur ajoutée !
a écrit le 05/04/2014 à 9:49 :
Le tribunal constitutionnel fédéral de Karlsruhe, soit 16 juges allemands, impose de facto ses choix à 255 557 218 européens non allemand.
a écrit le 05/04/2014 à 9:29 :
La BCE doit faire fabriquer environ 5 000 milliards en billets euros et les distribuer aux pays européens, surtout a la france qui vient d avoir l idée.
C est simple comme bonjour, baisse de l euro, exportation, suppression des dettes des pays,....
Les européens se sentiront beaucoup mieux et repartirons vers la conquête du monde.
Bien sur un euro plus faible, c est de l inflation, mais a nous d économiser sur l énergie, et autres produits d importation...
Réponse de le 05/04/2014 à 9:54 :
beaucoup de billets, l'inflation qui suit, une brouette de billet pour une baguette de pain, la ruine et ... Hitler qui arrive, on connait la recette. On a déjà beaucoup imprimé,les résultats économiques ne sont pas là et les résultats politiques commencent déjà!
a écrit le 05/04/2014 à 0:17 :
Alors nous allons perdre du pouvoir d'achat ou combler les trous des banques? L'Europe du chômage devrait s'orienter vers le travail, elle exclut honteusement quirielle de diplômés jeunes. Pourquoi ne pas financer au lieu de grands projets, des ETI type Mittelstand ou des start-ups? ça nous changerait... On critiquait récemment que l'argent créé par la BCE y retournait... n'y a-t-il pas un petit pincement au dos dans notre grand corps malade? On parle des banques, parle-t-on des aller simple pour cause de réseau en direction de pantouflage sans expérience alors que pour tout travail, les français doivent fournir expérience et résultats, sans sécurité d'emploi... ils ne sont pas fonctionnaires sans évaluation ni promotion à l'ancienneté.
a écrit le 04/04/2014 à 23:06 :
Ceci exclut ... le financement quasi direct de prêts aux PME ... car la masse monétaire créée va directement dans l'économie réelle.
Si financer l'économie réelle devient une abomination, pas étonnant qu'on fonce dans le mur.
a écrit le 04/04/2014 à 21:01 :
Bizarre car les taux d'interets pour les particuliers ,principal moteur ,n'ont jamais été aussi bas y compris dans l'immobilier .De mon point de vue je pense que le manque de croissance est surtout de nature psychologique .La confiance des menages principal moteur de la croissance est au plus bas,le taux d'épargne est au plus haut ,et c'est bien l'annulation voire le report des multiples projets par les consommateurs qui est la cause de l'activité atone de l'économie ..A 17 % (à peu pret ) de taux d'épargne actuellement en temps de crise ,et 12 % en periode normale, il y a un differentiel de 5 pts de consommation ce qui en masse d'argent (que je ne connais pas ) doit etre considerable .Il fut une époque ou un premier ministre disait ,les français ont de l'argent ils peuvent consommer ,ou français n'ayez pas peur, consommez !Et bien actuellement les français ont peur et la confiance qui est mere de la prudence fuit devant le risque perçu.A l'évidence les entreprises, bien que leurs visions et moyens d'analyses soient différents ont aussi un probleme de confiance .Investir avec de l'argent emprunté ,et si ça repart pas je rembourse comment les traites des emprunts !Le role des politiques est justement d'insuffler cette confiance ,cette fois en l'avenir sans lesquelles il serrait illusoire de faire de la croissance .Ce qu'ils pensent ne compte pas ,ils doivent meme mentir (et savoir le faire ) pour redonner l'espoir seul chemin de la confiance retrouvée et de la croissance souhaitée.
Réponse de le 04/04/2014 à 21:55 :
le manque de croissance est de nature psychologique, tu parles …. Quand les pays qui se sont vautrées des les sublimes et leurs 15% de rendement annuels basés sur du vent ont du renflouer l'économie entière (et pas que les banques) suite à l'effondrement de ces Subprimes (=creances d'américains insolvables revendus en lousdé sur les marchés financier via tritisation) , leur dette est passée en Europe de 60% du PIB à 90% et aux USA de 50% du PIB à 100%. Il faur se rappeler des plans Paulson de 1800 milliards de Dollars (remboursés par les banques depuis ?? bien sur que non) et des plans Européens de 700 Milliards. Suite à se transfert vers les dettes des pays occidentaux une deuxième phase est arrivée : la crise de la dette. Les USA ont commencé a faire racheter les bons du trésor et des actifs pourris par leur banque centrale ce qui permet de passer le surplus de "dettes" dans le bilan de leur banque centrale en négatif et L'Europe par dogmatisme a limité ce genre d'action à l'Irlande (85 milliards) la Grece (100 milliards) et l'Espagne (100 milliards) , les autre pays devant : PAYER. Il n'y a pas 36 façon de payer. Soit on paye plus d'impôts et il y moins de consommation et d'investissements. Soit on allége l'état et les "services publiques" qui sont souvent des assurances (santé, chômage, voir logement en cas de coup dur) leur suppression future probable ne vas pas dans le sens de rassurer les citoyens, donc ils épargnent se doutant bien qu'un jour de plus en plus proche ils vont de voir se payer leur cancer , leur chômage ou l'école de leurs marmots, là encore au final ce sera moins de consommation ,et donc d'investissements. Merkel a raison en fin de compte l'austérité (que les écolos pourraient appeler décroissance) est la seule solution et donc la disparition de la croissance pendant tout le temps du remboursement des Subprimes est juste … inévitable. A moins de faire comme les américains avec le risque de faire exploser l'inflation un jour.
Réponse de le 04/04/2014 à 23:20 :
J'ajouterai que la planète n'est plus en mesure de fournir comme avant. Faut pas remonter à bien loin, en 1999 on était 5 milliards et le pétrole était à 20$, maintenant il faut attaquer les exploitations non conventionnel pour soutenir à peine la demande, car nous sommes 7 milliards, le prix est aux environ de 105$ le baril. Alors je veux bien être imaginative, mais vous la créez comment la croissance/confiance? La réalité est que nos économies tombent dans le zéro croissance pour cause de limite physique et les agitations des banques centrales vont rien changer de tangible (ce qu'on gagnera sera aux détriments des autres, d’où cette guerre de la compétitivité, mais au final on prends pas les bonnes décisions !)
Réponse de le 05/04/2014 à 16:05 :
il suffirait qu'un grand nombre d'individus si on veut régler le problème, et c'est tout simple se mettent à la chasteté, ou utilisent ce dont nous parlons actuellement sur tous les sites et télés : le codom!! ça changerait un peu les inconscients notoires qui ne savent pas, hélas, se coucher à 2 , mais se lèvent hardiment à 3 (ou 4 et + ) la plupart du temps!! se responsabiliser ferait le plus grand bien à nous autres & à la planète , dans maints domaines !
Réponse de le 05/04/2014 à 17:34 :
Le décroissance démographique est encore plus catastrophique dans les économies à la recherche de la croissance ! Ce n'est pas une solution mais un accélérateur à problèmes. Pourrait on juste imaginer une économie, une monnaie, qui résiste à la croissance zéro, puis on verra....
a écrit le 04/04/2014 à 18:05 :
Sempiternel article de mauvaise foi de l'église keynesianiste. La France, poids lourd de l'Europe n'a conçu d' austerité que dans le sens "écrasement par l'impôt " sans aucunement reformer l' état, la sécu et les retraites et a gaspillé des milliards à une relance qui n'est jamais venue car on ne voit pas comment une distribution sociale faite à crédit pourrait améliorer l'économie . Avec un boulet pareil, la BCE ne peut rien réussir, imaginer que la BCE doit se suicider avec la France est un délire. Actuellement, ce n'est pas la BCE qui déraille, c'est notre gouvernement et quand la hausse d'interet viendra, ce ne sera pas la deflation européenne qui sera le souci Européen, ce sera l'implosion de l'administration Française.
Réponse de le 04/04/2014 à 19:06 :
Bonjour,

petit rappel: Le sauvetage du système bancaire dans la zone euro en sur la période 2009/2011 a couté aux états quasiment 40% de dettes supplémentaire par rapport au PIB.
c'est pour cela qu'aujourd'hui TOUS les états de la zone euros sont surendettes (Allemagne incluse)

Si le problème était uniquement Français, la prospérité et la croissance serait de mise dans les pays qui nous entourent. mais c'est loin d'être le cas !
Réponse de le 04/04/2014 à 21:20 :
Ce n'est pas le sauvetage qui a couté .En France les banques ont toutes remboursées capital et interets de l'argent que l'état leur a prété.C'est parce que l'état a soutenu à bout de bras l'economie qui s'effondrait que les deficits ont explosés à cause des moindres rentrées fiscales.Il a fallu emprunter pour combler les trous et l'augmentation de la dette vient de là.Si l'état n'avait rien fait nous serrions à 6 ou 8 millions de chomeurs .
Réponse de le 05/04/2014 à 8:09 :
fred . avec quel argent ont elles remboursées , apparemment elles n en fabriquent pas!
Réponse de le 05/04/2014 à 12:12 :
@Fred:

Bonjour,

Les banques ont remboursé, mais ont-elles aussi remboursé les dommage collatéraux qu'elles ont provoquées en se ruant massivement sur les actifs pourris des Subprimes ?

Il me semble que celle ci s'étaient abstenue de prêter aux entreprises pour soutenir notre économie, vu la situation problématique dans laquelle elle se trouvaient. Ce qui abouti a de nombreuse faillite d'entreprises et de chômeurs supplémentaires a indemniser.

Il ne semble pas que les banques aient remboursé ces dommages collatéraux qui sont bien réels et qui ont un cout énorme pour la société et l'état.
a écrit le 04/04/2014 à 17:39 :
Voilà qui confirme ce que certains disent depuis 5 ans maintenant, il faut changer de politique monétaire ! Faire plier l'économie pour sauvez l'Euro était un approche condamné d'avance.
Après les élections Européennes, qui risque de na pas aller pour le PS ou l'UMP, l'unique solution c'est Jean Pierre CHEVENEMENT Premier Ministre. Il comprends les problèmes de l'Euro, n'est pas extrémiste, et est proche du PS ! Et pour restaurer l'aura de la France (et faire pression comme il faut sur la Commission Européenne), François ASSELINEAU ministre des Affaires Étrangère (quelle changement ce sera après Fabius !).
Réponse de le 04/04/2014 à 21:15 :
Quand un responsable allemand vous dit non en face, c'est non, point c'est tout ,personne surtout non allemand ne pourra le faire plier.
Réponse de le 04/04/2014 à 21:15 :
Quand un responsable allemand vous dit non en face, c'est non, point c'est tout ,personne surtout non allemand ne pourra le faire plier.
Réponse de le 04/04/2014 à 23:07 :
Et pourquoi un Non Allemand pèserai plus lourd qu’un Non Français SVP? C'est bizarre cette vue asymétrique.
Réponse de le 05/04/2014 à 16:08 :
Les Allemands, c'est bien connus sont des Saints, nous, non...c'est comme ça
Réponse de le 05/04/2014 à 17:38 :
C'est exactement ce qu'à dû penser Pétain en 1941 !
a écrit le 04/04/2014 à 16:33 :
Pas besoin de lire l article pour savoir le pourquoi. Mario est européiste voilà son dilemme ! Allemagne et inflation , Allemagne et monnaie !
a écrit le 04/04/2014 à 15:00 :
Pour votre gouverne personnelle, étant donné votre pseudo-appel à commentaire : Nous allons dans le mur avec cette concurrence-panacée qui ruine le pouvoir d'achat des salariés et des entrepreneurs au bénéfice de grands intérêts méprisant l'intérêt général. Si vous voulez connaître vraiment ma pensée allez sur Boursier.com !
Le pouvoir d'achat c'est aussi le pouvoir d'emprunteurs solvables et nombreux, c'est ce qui manque aux banques !
a écrit le 04/04/2014 à 14:51 :
Extrait de l’article cité du telegraph : « La BCE joue avec le feu par défaut d'agir », a déclaré Ashoka Mody, ancien chef de la mission de sauvetage du Fonds monétaire international en Irlande. "L'Europe est confrontée à un problème extrêmement grave et la fenêtre est essentiellement fermée pour les économies périphériques. Le taux d'inflation en Italie et en Espagne est maintenant si faible que cela remet en question leur capacité à rembourser leurs dettes souveraines. Elles ont besoin de faire de l'inflation 2pc ", at-il dit. »
Tout simplement le problème demeure compliqué pour les pays en difficulté économique de la zone euro, France incluse à mon avis. Pour leur stratégie économique de sortie de crise, Il leur manque deux choses qu’ils auraient s’ils avaient la souveraineté monétaire : la variabilité du taux de change et des quantitatives easings de la banque centrale adaptés à leurs besoins. Si on pouvait avoir ces deux choses en France, on aurait des chances que le plan visant à réduire les dépenses publiques, afin d’abaisser les prélèvements fiscaux et sociaux sur les entreprises, puisse fonctionner sur du long terme. Autrement ne se faire aucune illusion.
a écrit le 04/04/2014 à 14:33 :
Contrairement à ce que certains croient, le problème n'est pas Draghi, ni la BCE, mais la "lenteur" de certains pays, dont la France, à réformer leurs structures... qu'il ne faut pas confondre avec une "austérité" que soi-disant ils réclameraient ! Le malentendu est total...
Réponse de le 04/04/2014 à 21:24 :
Reformer quelle structure !Diminuer le nombre de fonctionnaires c'est les retrouver aux cotés des chomeurs qu'il faudra bien indemniser !Avec quel argent celui de votre poche !
a écrit le 04/04/2014 à 14:18 :
vive l'euro une grande réussite qui aura mis l'Europe sans dessus dessous !
a écrit le 04/04/2014 à 14:08 :
On s'en fout de la BCE on s'en fout de la Commission européenne ons'en faout de tout ce cirque.
Réponse de le 04/04/2014 à 16:22 :
Sauf qu'en attendant, c'est eux qui ont les manettes de l'économie. On pourra leur dire "on s'en fout" quand on sera comme les anglais, sortis de l'euro...
Réponse de le 05/04/2014 à 17:56 :
Pas fous, tout compte fait les Anglais ! sont ils , en fin de compte plus mal que nous??;
a écrit le 04/04/2014 à 13:05 :
Il faut commencer par virer Draghi, un ex directeur de Goldman Sachs qui a provoqué et facilité le surendettement de la Grèce n'a rien à faire à la tête de la BCE.

Ensuite il faut enrichir le contenu des missions de la BCE. Y ajouter la sauvegarde de l'emploi, le financement de l'économie réelle, la lutte contre la fraude financière internationale et les bulles spéculatives.

La BCE n'est pas aussi impuissante que celà, beaucoup de pays comme la france ont été dans l'obligation de monter leur propre système de financement des enteprises puisque les banques privées ne font pas le job. Que la BCE finance ces banques utiles et serre la vis sur les inutiles.

Et pour terminer, faire tourner un peu la planche à billet ne serait pas inutile pour faire baisser le cours trop élevé de l'Euro.
Par contre baisser le cout de l'argent est inutile et dangereux. Ça met du carburant dans la finance casino mais n'aide pas les entreprises ni les particuliers puisque les banques traditionnelles ne jouent pas le jeu.
Réponse de le 04/04/2014 à 13:51 :
oui vous avez raison c'est étrange que Mario soit à la tête de la BCE avec son CV
Réponse de le 04/04/2014 à 16:25 :
Il est bien votre programme. Tous les partis français sont d'accords pour le mettre en oeuvre, même si ce n'est pas forcément suffisant pour nous.
Manque de pot, de l'autre côté du Rhin, aucun parti allemand n'est prêt à l'accepter. Et ils ont raison, car ce serait contraire à l'intérêt de l'Allemagne de faire tout ça.
Alors on fait comment ? Quand est ce qu'on va admettre que l'Allemagne et la France n'ont pas la même économie, et ne peuvent pas vivre avec la même monnaie ?
Réponse de le 04/04/2014 à 18:36 :
@Pathétique : il faut, il faut, il faut... La réalité est bien autre, monsieur il faut ! Pourquoi pensez-vous que la BCE ne fait pas ce que les autres BC font ? Tout simplement, c'est parce que la définition de ses missions est le résultat d'un consensus obtenu par la France pour faire adopter l'Euro aux Allemands qui n'en voulaient pas. Ils ne sont donc pas prêts de revenir sur ces accords, tenez-vous le pour dit !
Réponse de le 05/04/2014 à 10:08 :
Justement, je n'ai pas l'intention de me le tenir pour dit. En politique rien n'est inamovible et même les allemands peuvent changer d'avis. L'allemagne a été pendant plus d'un siècle la zone par excellence de la social démocratie, ce qui ne l'a pas empéché de tomber dans le schroederrisme (et depuis le parti socio-démocrate se prend des vestes électorales parce que son électorat lui reproche les réfomes Harz). Rien ne permet d'affirmer que les allemands ne vont pas changer une fois de plus. Leurs fondamentaux sont en train de se dégrader et les esprits sont en train de murir (Smic...).
Réponse de le 05/04/2014 à 14:30 :
Certes, rien n'est amovible mais pendant le temps que vous perdez à tenter de convaincre vos partenaires, le pays s'enfonce dans la désindustrialisation, le chômage et la pauvreté. Nous n'avons plus de temps d'attendre. Osons reprendre notre destinée en main, cela passe la sortie de l'UE.
a écrit le 04/04/2014 à 12:33 :
le populisme & la France
a écrit le 04/04/2014 à 12:21 :
La BCE est née d’un énorme malentendu. La France qui était prête à intégrer l’EURO (elle en a d’ailleurs payé le prix dans les années 90) a convaincu les allemands d’y accepter les espagnols, les italiens voire les grecs qui étaient loin eux d’être prêts. Les allemands s’étant fait avoir une fois se sont dit que l’on ne les y reprendrait pas, tout le monde en paye dès lors le prix. Et la BCE qui se voulait indépendante ,innovante et audacieuse se retrouve muselée par les peurs , et incapable d’agir. A quand l’éclatement de la zône.
a écrit le 04/04/2014 à 12:00 :
Merci pour vos articles clairs, documentés et toujours rédigés dans une perspective ne se limitant à nos frontières.
Ce n'est pas si commun dans la presse française.
Réponse de le 05/04/2014 à 19:37 :
Le seul problème, c'est que l'analyse de Romaric Godin est totalement fausse. La croissance repart en Espagne suite à la dévaluation interne et l'Italie a retrouve des marges de manoeuvre pour faire une relance. Les bons élèves comme l'Allemagne ont reformé à temps. La France reste au bord du chemin, prisonnier de son immobilisme. C'est la France qui est dans l'impasse, pas la BCE.
a écrit le 04/04/2014 à 11:33 :
Ce qu'il faut faire est extrêmement simple et tient en quelques lignes. Il faut agir agir agir avec discernement et force. On ne peut pas être les plus vertueux pour le seul intérêts des allemands et des multinationales qui évitent l'impôt et pas que les multinationales en faisant régresser les masses dans de grands pays (ou même le petits) comme la France, l'Italie ou l'Espagne....On ne peut pas faire non plus le contraire de nos concurrents qui ont dopé leur compétitivité monétaire et financière et donc économique ras la gueule. Donc il s'agit de modifier les règles de fonctionnement et les objectifs de la BCE de façon démocratique et rapide, de faire acheter non pas la dette publique notée AAA mais au contraire d'alléger le bilan des banques du Sud en rachetant une part importante de la dette souveraine qu'elles ont dans leurs livres (adieu la rente donc pour elles) et permettre que les liquidités soient injectées dans l'économie réelle et non pas dans la spéculation des marchés financiers ou immobiliers. Il faut par ailleurs permettre à l’UE ou à la BEI d'émettre massivement des euroemprunts en vue de financer de grands projets stratégiques – énergies renouvelables du futur, infrastructures ferroviaires et portuaires, dépollution et préservation des fleuves et des mers, santé, technologies de l’information, biotechs, nanotechs, et espace-armement. Et faire en sorte que ce soit la BCE qui rachète le papier émis dans la durée. Bien entendu l’UE et les Etats seront garants et responsables de la bonne utilisation des fonds et une lutte acharnée et sans pitié devra être menée contre toute corruption ou favoritisme.
Réponse de le 04/04/2014 à 11:56 :
Financer l'eurogaspillage du sud... c'est ce que vous appelez une solution?
Réponse de le 04/04/2014 à 12:04 :
Plutôt d'accord mais comme ce ne sera pas fait... il faut mettre fin au fiasco européen!
a écrit le 04/04/2014 à 11:21 :
Alors que toutes les grandes nations de ce monde (USA, Chine, Inde, Russie, brésil etc...) adaptent leur monnaie par rapport a leur économie, L'UE fait tout l'inverse !

On essaie d'adapter les économies des pays par rapport a une monnaie: l'euro.
l'euro est un habit a taille unique, avec il faut habiller une famille de 28 personnes de corpulences différentes. il est trop petit pour certains, trop grand pour la plupart, mais jamais a la bonne taille pour personne.

C'est ainsi que l'on assiste a la désindustrialisation massive de beaucoup de pays de la zone euro, dont la France.

Je vous invite a faire des recherches sur l'article 50 du TUE, qui permet a n'importe quel état de sortir de la zone euro à tout moment...

Qu'est-ce qu'on attend ?
Réponse de le 04/04/2014 à 11:38 :
Sortons de l'euro allemand et laissons les vendre à prix d'or leurs Porsche, Mercedes et autres Audi aux émirs arabes et aux Chinois. La France ne fait pas de haut de gamme (ou si peu) : nous devons vendre moins cher pour vendre davantage....
Réponse de le 04/04/2014 à 18:56 :
a la retraite,je suis devenue adepte de la non conso...evidemment il faut avoir les moyens;

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