Comment Bruxelles a créé l'illusion de l'excédent primaire grec

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L'Europe tente de bâtir le mythe d'une "success story" hellénique
L'Europe tente de bâtir le mythe d'une "success story" hellénique (Crédits : reuters.com)
Eurostat a utilisé une méthode spécifique pour calculer le déficit primaire de la Grèce à des fins de communication.

Hourrah ! Mercredi, Eurostat a confirmé que la Grèce avait dégagé en 2013 un « excédent primaire » de ses comptes publics. Un excédent de 1,5 milliard d'euros qui représente 0,8 % du PIB hellénique. Aussitôt, les sectateurs de la politique menée depuis 2010 y ont vu une preuve du succès de cette stratégie de réduction radicale et rapide des déficits puisque la troïka s'attendait encore à un déficit pour l'an dernier. L'austérité aurait donc fait preuve d'une efficacité redoutable et l'idée selon laquelle, en détruisant la croissance elle rend la consolidation budgétaire plus difficile serait donc battue en brèche.

Les faits sont cependant un peu plus complexes. En réalité, ces chiffres ont subi un traitement statistique « sur mesure. » Comme le soulignent les journalistes du Guardian et du Wall Street Journal ce jeudi, les chiffres ne ressemblent en rien à ceux donnés et par le gouvernement grec et par Eurostat. Jusqu'ici, on pensait naïvement que le « solde primaire » des comptes publics excluait simplement les intérêts de la dette. C'est du reste le seul attrait de ce solde : mesurer la capacité d'autofinancement d'un Etat pour pouvoir évaluer les besoins d'appel à la dette pour se refinancer dans le futur.

Une nouvelle façon de calculer le solde primaire

Selon ce critère, la Grèce affiche un déficit de 15,8 milliards d'euros, soit 8,7 % de son PIB puisque, selon les données mêmes du ministère hellénique des Finances, le déficit budgétaire grec était de 23 milliards d'euros et les intérêts de la dette de 7,2 milliards d'euros. Comment alors Athènes a-t-elle pu dégager ce fameux excédent ? En appliquant une méthode statistique pour « mieux refléter la position budgétaire structurelle » de la Grèce selon un porte-parole de la Commission européenne citée par le Wall Street Journal.

Du coup, Eurostat a ôté du calcul plusieurs éléments. D'abord, les dépenses d'aide aux banques grecques, ce qui réduit le déficit « primaire » de 10,8 % du PIB. L'effet « positif » du transfert des bénéfices de la BCE sur le rachat d'obligations grecques (1,5 % du PIB) a été également exclu du calcul. Au final, le solde « corrigé » donne un excédent de 0,8 %.

Une correction « spécifique »

Tout ceci est d'autant plus étonnant que, de l'aveu même de la Commission, il s'agit d'une méthodologie « spécifique » à la Grèce. Autrement dit, si un autre pays de l'UE avait investi 10,8 % de son PIB pour sauver son secteur bancaire, Bruxelles l'aurait intégré dans le calcul du déficit. Rappelons, pour faire bonne mesure, que la recapitalisation des banques grecques n'est pas le fruit d'un « cadeau » de l'UE, il s'agit d'une part des prêts accordés par le MES à la Grèce et qui devra faire l'objet d'un remboursement. Ce prêt a, également, été versé sous conditions : la politique d'austérité a dû être renforcée. A priori donc, on voit mal pourquoi Bruxelles a exclu cet effet des comptes helléniques.

A moins que, et c'est la position qui circule le plus aujourd'hui dans les médias européens, que l'Union européenne ait voulu à tout prix trouver un moyen de faire dégager un excédent primaire à la Grèce et, ainsi, de pouvoir présenter la stratégie européenne comme une « success story. » Il ne s'agirait alors ni plus, ni moins que d'une forme de manipulation.

L'austérité continue

En réalité, malgré son retour sur le marché et cet « excédent primaire » sur mesure, la Grèce n'est pas une « success story. » L'effondrement du PIB et du niveau de vie des Hellènes a été le prix très lourd à payer pour ces succès plus cosmétiques que réels. Et, surtout, la Grèce, comme tous les autres pays qui ont subi l'austérité, doit désormais faire face à des défis considérables.

Le premier, c'est que l'austérité est loin d'être achevée. Certes, une partie de « l'excédent » sera distribué à la population au titre du « dividende social », une somme de 500 à 1.000 euros qui sera versé à quelques 312.000 personnes jugées les « plus vulnérables. » Une goutte d'eau, car la Grèce, comme le souligne le quotidien Enet, « se prépare dans son programme de stabilité 2015-2018 à poursuivre les mesures d'austérité et à geler toutes les dépenses publiques pour les quatre prochaines années. »

Le poids de la dette

C'est que l'excédent primaire doit encore s'améliorer pour pouvoir supporter le poids de la dette, 178 % du PIB. A moins de réduire franchement le stock de dettes, il faudra encore longtemps attendre avant de lever cette chape de plomb. Certes, on parle d'une nouvelle coupe dans ce stock ("haircut"), mais désormais, l'essentiel de la dette grecque est détenue par des des institutions parapubliques européennes. Les États accepteront-ils de payer pour un pays que l'on dit « sauvé » ? Pas sûr. Mais si l'on fait porter l'essentiel du poids de la restructuration sur les créanciers privés, alors ce serait décourager les futurs investisseurs et cela obligera les États à garantir à nouveau une aide à Athènes. Le choix est difficile et risque de prendre du temps. Dans tous les cas, le mythe de la Grèce « en bonne santé financière » risque d'en prendre un coup.

Quel avenir pour la Grèce ?

Enfin, il ne faudra pas oublier l'essentiel : quel modèle économique pour la Grèce de demain ? L'amélioration de la compétitivité coût du pays pourra-t-elle soutenir l'ensemble de l'économie ? Sur quels secteurs ? Sans investissement public, le pays pourra-t-il se redresser ? Cet excédent primaire sera-t-il en mesure d'attirer suffisamment d'investissements étrangers pour améliorer le potentiel productif du pays ? Autant de questions auxquelles les exercice de communication de la Commission ne répondent pas.

 

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Commentaires
a écrit le 06/05/2014 à 10:02 :
Bruxelles et europe actuelle ,machine a perdre
a écrit le 05/05/2014 à 23:25 :
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le monde.

Chère vieille Europe, cher vieux continent, putain autoritaire,
aristocrate et libertaire, bourgeoise et ouvrière,
pourpre et pomponnée de grands siècles et colosses titubants.
Regarde tes épaules voûtées, pas moyen d’épousseter d’un seul geste,
d’un seul, les vieilles pellicules, les peaux mortes d’hier et tabula rasa…
D’ici on pourrait croire à de la pourriture noble et en suspention.
il flotte encore dans l’air de cette odeur de soufre. Sale vieille Europe,
celle qui entre deux guerres et même encore pendant caressait pour son bien
le ventre des pays de ses lointains ailleurs et la bite à la main
arrosait de son sperme les sexes autochtones.
On se relève de ça ? On se relève de tout même des chutes sans fond.
Nous avons su monter nous avons su descendre, nous pouvons arrêter
et nous pouvons reprendre…
Europe des lumières ou alors des ténèbres ;
à peine des lucioles dans les théâtres d’ombre.
A peine une étincelle dans la nuit qui s’installe et puis se ressaisit,
et puis l’aube nouvelle, après les crimes d’enfance,
les erreurs de jeunesse on n’arrache plus les ailes des libellules d’or.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le monde.
a écrit le 29/04/2014 à 1:36 :
C´est un endroit qui ressemble à la Louisiane
A l´Italie
Il y a du linge étendu sur la terrasse
Et c´est joli

On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d´un million d´années
Et toujours en été.

Il y a plein d´enfants qui se roulent sur la pelouse
Il y a plein de chiens
Il y a même un chat, une tortue, des poissons rouges
Il ne manque rien

On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d´un million d´années
Et toujours en été.

Un jour ou l´autre il faudra qu´il y ait la guerre
On le sait bien
On n´aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire
On dit c´est le destin

Tant pis pour le Sud
C´était pourtant bien
On aurait pu vivre
Plus d´un million d´années
Et toujours en été.

Nino.
a écrit le 27/04/2014 à 12:51 :
Qui croit encore dans tout ces mensonges ? Europe, euro, Shengen, directives, BCE, libre échange ... mon dieu quelle sublime arnaque avec toujours autant de tarés prêt à vous cracher dessus si vous osez dire "mais au fait avant les pays n'étaient pas dans de telles situations" ? La Grèce c'est tout simplement fait avoir via son élite qui a magouillé grave, du coup le peuple en paye le prix, waooo belle justice ! oups c'est vrai l'Europe n'a rien à y voir !
Réponse de le 02/05/2014 à 14:34 :
Vous vous trompez de cible : c'est mondial. Et donc, aussi chez nous.
a écrit le 27/04/2014 à 11:57 :
Un vrai travail de journalisme et d'investigation. Félicitations!!
a écrit le 27/04/2014 à 7:53 :
Et alors, ça concerne qui ces infos ? La propagande pro Europe avant les élections est pitoyable, à part ça ce sont les Russes les grands méchants ! Les USA sont partis pour s'effondrer comme un grosse crotte alors "vite une guerre". La Grèce qui a totalement magouillé, menti, trafiqué ... va réussir à faire croire au monde que désormais ils vont des excédents en ne changeant rien "sauf des millions de chômeurs" pas mal le modèle Européen !
a écrit le 26/04/2014 à 23:13 :
Les nouvelles sont malgré tout meilleures : Le gouvernement actuel du Premier ministre conservateur Antonis Samaras, à la tête d’un gouvernement de coalition droite-socialistes, avait annoncé en février que 70% de l’excédent primaire de 1,5 milliard d’euros serait distribué aux citoyens les plus démunis, tandis que 30% seulement serait destiné au remboursement des intérêts de la dette. Jusqu’ici plus de 200.000 Grecs ont demandé à bénéficier de “ce dividende social”, qui doit s‘élever à 450 euros pour chacun, selon la presse grecque.
a écrit le 26/04/2014 à 23:08 :
Il y a d'autres chiffres qui montrent un retournement de tendance plus favorable. Entre autre le taux de chomage de janvier alors que les mois les meilleurs sont pourtant à partir de mai et la saison touristique. Le taux de chômage en Grèce est revenu à 26,7% en janvier, au plus bas depuis près d'un an, contre 27,2% en décembre a annoncé jeudi Elstat, l'institut national des statistiques.
Réponse de le 03/05/2014 à 8:08 :
...C'est parceque plein de Grecs sont partis travailler ailleurs !
a écrit le 26/04/2014 à 9:26 :
Cela n'empêche pas les investisseurs de se ruer sur des obligations d'Etat a presque 5% ... Ce qui est encore énorme !! Moi, j'ai passé une partie de mes vacances d'été 2011 et 2013 en Grèce et l'autre partie en France, et j'en suis fier.
a écrit le 26/04/2014 à 8:10 :
Le pouvoir politique européen a les mêmes défauts que n'importe quel autre pouvoir politique, ce qui ne veut pas dire qu'il faut s'en débarrasser (ce serait pire) mais qu'il faut l'améliorer. En plus il est l'émanation du pouvoir des états, qui s'abritent derrière lui pour en faire un bouc émissaire.
Tant qu'il n'y aura pas des contre-pouvoirs efficaces au sein du pouvoir politique (du style des observateurs indépendants) il y aura ce genre de manipulations. C'est dommage, l'Europe pourrait être bien plus que cela. N'oublions pas que tous nos représentants politiques sont payés par nos impôts et qu'ils nous doivent des comptes.
a écrit le 25/04/2014 à 9:47 :
Paté bien mérité, qu'ils vont se mettre dans les dents aux européennes ! cestte EU ne sied qu'aux bobos, traficoteurs , banksters en tous genres , politicards et cols blancs! NOUS, elle nous fait CREVER!! NON, et NON !!
Réponse de le 26/04/2014 à 22:48 :
Vous êtes excessif comme si toute l'UE était contestable, ce n'est pas réaliste, il y a pire que l'UE dans les pays qui la constituent.
Réponse de le 27/04/2014 à 19:40 :
NON, il n'y a pas de dictature technocratique dans les pays qui composent l'UE --- l'UE est donc bien le pire système ....
a écrit le 25/04/2014 à 9:35 :
pour les grecs c'est comme les citrons , tant qu'on les as pas pressés a fond on sait qu'il reste des gouttes a prendre , donc rien ne va changer pour ce pauvre peuple arnaqué par une grande banque sur son entrée dans l'euro et ses politiciens avides de sourires devant les cameras a bruxelles , en prime l'Europe triche les comptes ? , c'est du joli , faudra pas s'étonner des élections européennes bashing généralisé et un résultat qui va effrayer les partis qui ne jurent que par la pensée unique et les banques de conseils qui se trompent souvent et qui se servent au passage ..dommage
a écrit le 25/04/2014 à 9:14 :
Ahhh Monsieur Godin dit "journaliste" et ses fameux copier-coller, mais en plus traducteur colleur, pas même la volonté d'analyser les données à quoi bon, il faut qu'il produise quelque chose...Si seulement en plus de faire du copier coller, notre journaliste en question relatait correctement ce qu'il trouvait ailleurs cela aurait fait du sens d'être traducteur. Même là, la critique n'y est pas, le travail de fond n'existe pas. Tout compte fait les informations répercutées auraient suffit, juste les deux liens et puis s'en va.
Monsieur Godin à quand du vrai journalisme?
a écrit le 25/04/2014 à 8:30 :
L europe de Bruxelles ne vaut pas mieux que Goldman sachs...on manipule les contribuables pour leur continuer leur business lucratif...tant ca dure... Il suffit de regarder nos tetes de listes aux europeennes ...un ramassis d ex politiques qui revent de retourner aux affaires ....mafieuses
Réponse de le 25/04/2014 à 9:49 :
votons FN , on n-y perdra RIEN ! au CONTRAIRE! nous mourrons à petit feu, personne ne voit cela ????? !
Réponse de le 25/04/2014 à 10:50 :
Le FN ne veut pas sortir de l'UE, c'est un leurre. Vous pouvez vérifier sur leur site, ils ne proposent que de renégocier les traités, sans dire sur quelles bases et comment ils comptent s'y prendre pour convaincre les 27 autres pays. Votez plutôt UPR, le seul parti qui propose la sortie légale de l'UE par l'article 50 du TUE.
a écrit le 25/04/2014 à 3:46 :
Nous voyons dans cette magouille la patte politique de l'Europe qui comme tout bon politicien est un menteur, pour ne pas dire dans ce cas un escroc qui peut croire que la Grèce remboursera ses prêts au MES. La question est ces prêts seront-ils à al charge du contribuable européen tient encore un futur impôts déguisé ou tout simplement dans le cas de la marche de la planche à billets et dans cas l'Allemagne devra avaler ses principes une révolution ou cette dernière sera telle tout simplement celle des citoyens européens tués par cette Europe politique pourrie et sans grande vision d'un grande Europe économique et politique.
Réponse de le 26/04/2014 à 22:50 :
Mieux vaut une petite tricherie permettant à la Grèce d'emprunter à bas taux sur les marchés, qu'un grand krach avec une sortie de la Grèce et après tous les efforts consentis et réusltats obtenus malgré tout.
a écrit le 24/04/2014 à 22:31 :
Ce n'est donc pas une "illusion" mais une tentative "d'escroquerie". Dans l'expression justement tant moquée "responsable mais pas coupable", au moins y-avait-il "responsable"... Là, le mensonge et la démarche frauduleuse sont patents. La "faute" sera-t-elle sanctionnée ? Surement par une promotion !
Réponse de le 25/04/2014 à 9:37 :
si dans une entreprise je présente un compte truqué j'en prendrais plein les doigts par le fisc déjà et aussi l'image de l'entreprise sera impactée lourdement par les pouvoirs publics , que l'Europe en vienne a ces méthodes c'est lamentable , enfin les grecs sont comme des citrons .. tant qu'il reste un peu de jus .. quand aux sanctions .. on peut rêver .. pour les peuples il y'a sanctions , mais pour les politiciens et les conseilleurs qui s'enrichissent sur leur naivetée ou leur complicité c'est autre chose ..
a écrit le 24/04/2014 à 22:06 :
Bon, ce n'est pas encore les statistiques surréalistes de la Chine de Mao, mais Eurostat en prend bien le chemin !
a écrit le 24/04/2014 à 20:11 :
Ah, enfin du journalisme, cela fait du bien à lire !
Réponse de le 24/04/2014 à 22:17 :
...C'est un bon journaliste il n'y en a pas tant que ça, on peut ne pas tjs être d'accord ou satisfait mais ses articles génèrent de bonnes remarques, pertinentes et utiles et montrent qu'il y a des lecteurs pas trop niais qui ne s'en laissent pas compter et qui ont les yeux ouverts et une tête pour se souvenir et réfléchir ou décrypter et analyser ou évaluer.
a écrit le 24/04/2014 à 18:30 :
les élection européennes approchent. n'oubliez pas de voter contre la dictature bruxelloise. Dictature qui ne respecte pas les peuples et la démocratie comme pour le non français et néenrlandais à la constitution européenne.
Réponse de le 24/04/2014 à 18:56 :
...certains voteront pour la première fois de leur vie FN, Fini le N'importe quoi.
Réponse de le 24/04/2014 à 20:20 :
Je ne le pense pas.

Voter FN est une grande imbécilité, d'autant plus qu'au niveau de l’Europe l'extrême droite (car le FN est dans un groupe) pousse au statu quo.

Donc voter FN, c'est bloquer l'UE et laisser le monstre en l’État, et c'est exactement ce que désire la commission.
Réponse de le 24/04/2014 à 20:59 :
Abstention ! Le système oligarchique est tellement vérolé qu'il va s'effondrer tout seul !
Réponse de le 24/04/2014 à 22:04 :
eh gringo tu roule pour qui? On a déjà dit quelque part qu'on en avait ras la casquette de se faire enfumer, donc Basta. Non seulement certains voteront FN pour la première fois de leur vie mais en plus ils feront voter FN ou pousseront à l'abstention histoire de donner encore plus de poids au vote FN.
Réponse de le 24/04/2014 à 23:05 :
Vous avez raison sur l'enfumage qui n'a que trop duré et je confirme que beaucoup autour de moi voteront FN. Bruxelles essaye une fois de plus de faire de l'enfumage sur la Grèce car le FN a toujours maintenue que ce Pays allait à la faillite à cause des mesures d'austèrité
Réponse de le 25/04/2014 à 9:39 :
a ceux qui sont tentés par l'abstention , vous avez vu en algerie .. cela sert a quoi de bouder les urnes ? a conforter celui en place .. donc que le jeu continue ..
Réponse de le 25/04/2014 à 9:50 :
oui, MARINE et vite!! ON CREVE de toute façon !!
Réponse de le 25/04/2014 à 10:49 :
Le FN ne veut pas sortir de l'UE, c'est un leurre. Vous pouvez vérifier sur leur site, ils ne proposent que de renégocier les traités, sans dire sur quelles bases ni comment ils comptent s'y prendre pour convaincre les 27 autres pays. Votez plutôt UPR, le seul parti qui propose la sortie légale de l'UE par l'article 50 du TUE.
Réponse de le 26/04/2014 à 9:33 :
Et si il fallait passer par le FN pour s'apercevoir qu'ils ne cherchent que le pouvoir ... Car enfin, c'est le chantre de l'altruisme ce partis !! Ils ne veulent que notre bien (eux sont désintéressés) et eux seuls ont les bonnes solutions!! Décidément, après les cocos, voici les fachos ...
Réponse de le 05/07/2015 à 16:24 :
Non seulement ce parti est dangereux pour sa xénophobie et sa doctrine à faire en sorte que les gens préfèrent cracher sur leurs voisins mais en plus de ça, si vous avez un minimum de recul et de lucidité, vous vous rendrez compte que le FN est une véritable supercherie, en reprenant les grandes lignes du front de gauche tout en étant incapable de les détailler, des les défendre car leurs desseins est tout autre.
Regardez ce qu'il se passe en Grèce, en Espagne et ne vous y trompez pas. Ce ne sont pas des partis d'extrême droite au pouvoir et fort heureusement.
a écrit le 24/04/2014 à 17:44 :
Cà peut aussi vouloir dire un abandon de créance partiel acté compte tenu des taux obtenus auparavant. L'aspect positif est qu'après quatre ans d'absence la Grèce a fait son retour sur les marchés avec ces jours-ci une opération qui a permis de lever 3 milliards d'euros en obligations à cinq ans assorties d'un coupon à 4,75 %. La participation d'investisseurs non-grecs est proche de 90 % et le pays a choisi de limiter les risques en ciblant un montant peu élevé optant pour une émission sous forme de syndication : sélection d'un pool de banques internationales qui a fait le tour des investisseurs afin de les sonder sur les prix et les montants qu'ils sont prêts à accepter. Les risques sont ainsi quasiment nuls puisque le niveau de la demande est connu à l'avance.
Réponse de le 24/04/2014 à 18:22 :
@Henri : Ou sont tes infos, j’en ait eu de tout autre. La quasitotalité de l’emission a été racheté justement par les banques Grecques, elle-même aidée par le gouvernement (le chat qui se mord la queue). Le reste étant la BCE et les banques publiques européennes.
C’est d’ailleurs pour ça que cette émission a « fonctionné »… mais jusqu’à quand ?
Réponse de le 26/04/2014 à 22:54 :
L'info est AFP tout simplement et entre autres. C'est absurde de faire croire que le gouvernement grec a encore accru sa dette alors qu'il emprunte pour la réduire ! Il suffit de voir le nombre de titres grecs en accroissement dans les fonds et sicav pour voir que les investisseurs sont majoritairement étrangers.
a écrit le 24/04/2014 à 17:44 :
Les instances européennes ont besoin de communiquer positivement avant les prochaines élections européennes sur la Grèce notamment, quitte à maquiller la réalité de l’évolution de la dette publique grecque. Ceux qui regardent les chiffres attentivement ne sont pas trompés, mais l’essentiel est que le public soit convaincu que les choses évoluent dans le bon sens et vers la sortie de crise.
a écrit le 24/04/2014 à 17:38 :
Tout n'est que foutaises, mensonges, contrevérités, manipulations et trucages ou ce qui en tient lieu. Cela a commencé avec l'invention de l'euro, puis avec l'adhésion et le respect des fameux critères (on a bien vu comment que les Grecs ont truqué leurs comptes avec l'aide des banques d'affaires et sans doute la fausse naïveté de Bruxelles ou de Francfort, ou en tout cas en utilisant des tas de subterfuges et la faiblesse des définitions concernant l'endettement par ex. les fameux swaps sur mesure avec lesquels on fait ce que l'on veut pour planquer des déficits ou de la dette- idem en ce qui concerne l'Italie qui s'est mise à swaper des emprunts en devise locale contre du yen d'où l'extériorisation d'un "profit spéculatif " colossal et le risque de change ? sous le tapis), et ça a continué avec les banques dont les bilans s'envolaient et dont les opérations devenaient chaque plus limite ou spéculatives (traduisant la faillite totale des autorités de contrôle ou leur collusion), de bilans qui s’envolaient malgré la grande « défosse » de la titrisation de plus en plus pourrie, ensuite avec le rachat de papier grec par la BCE contrairement aux règlements et traités, qui plus est quasiment au pair c’est-à-dire non décoté (alors que cela valait déjà moins de 50% sur le marché gris !!!!!!!)…pour sauver les banques notamment françaises très engagées et d’autres (idem avec l’Irlande et le Portugal) et maintenant on essait de nous faire le coup des excédents primaires grecs et du retour de la Grèce et du Portugal sur les marchés, mais pardi personne d’un peu averti n’y a cru, et les investisseurs qui viennent sur le papier grec c’est parce qu’ils ont compris qu’ils étaient sous droit anglo saxon et qu’en cas de nouvelle restructuration (la dernière d’ailleurs niée, le mot restructuration ou défaut sur la Grèce ont été niés par la BCE de bout en bout alors que les emprunts grecs ont été échangés avec avec forte décote) savent que l’euro ne résisterait pas à un nouveau défaut et que le papier allemand ou français ne rapporte plus rien…pour un risque identique, c’est à dire le risque MES-euro. Rappelons Il en a fallu moins que ça pour déclencher la Révolution française, alors avis aux amateurs, yaura bien un Robespierre, un Marat ou même un Fouché pour rendre la monnaie de la pièce à tous ces « décideurs » manipulateurs et trafiqueurs irresponsables qui nous forcent la main à coup de mensonges en se foutant « royalement » de note g….
Réponse de le 24/04/2014 à 17:57 :
Pour info l'UE n'a jamais voulu de la Grèce dans l'euro. Ce sont les "Nations" et des dirigeants comme Chirac qui ont soutenu son entrée contre l'avis de l'UE. Quant aux opérations bancaires, elle ne sont pas spécifiques à l'Europe loin s'en faut (voir crise des subprimes etc). Enfin il n'y avait pas l'euro ni l'Europe à l'époque de Louis XV et pourtant çà spéculait dur. Et pas qu'en France ni en Europe ! Mais trouver des coupables faciles çà soulage !
Réponse de le 24/04/2014 à 18:06 :
l'EURO est un instrument ... les politiques en font ce qu'ils veulent. On a effectivement floué ces pays, on a effectivement transféré les pertes des banques vers les contribuables (y compris de ces pays) . Mais cela fut un choix : j Mme Merkel appuyée en cela par M. Sarkozy a mis 1 an avant de céder devant la contagion désormais générale et enfin accepter des "aides" (pas des dons ... des prêts bien chèrement payés). il a fallu attendre 2013 pour que la BCE se positionne en arbitre et fasse plier les marchés sans même à avoir à débourser un seul Euro. Et désormais on assiste ô miracle a des baisses de taux d'interet quasi miraculeuses et 1 an après on parle de reprise comme par miracle (faut pas sortir de polytechnique quand les taux passe de 7% à 3 et que les flux repartent vers les entreprises, ça ne fait pas tout mais ça aide beaucoup)....Bref tout est politique : le conseil de l'europe depuis 2008 a choisi l'austérité à tout crin pour tous et en tout temps quelque soit le motif de la crise du pays (Irlande crise bancaire, grèce crise budgétaire, espagne crise immobilière...) tout le temps. NOS GOUVERNANTS ont fait ce choix. Ce n'est pas l'Euro. Ils auraient pu faire le choix inverse et faire comme en Angleterre : autoriser la BCE a faire une politique de taux 0 , l'autoriser à racheter des titres grecs portugais ou espagnols, et ne pas appuyer sur le frein budgétaire lorsque la récession est généralisée. L'Euro ne se serait pas apprécié autant et sans doute la crise - bien réelle - n'aurait elle pas eu les conséquences désastreuses qu'elle a eu en irlande, portugal ou grèce.
Réponse de le 24/04/2014 à 18:27 :
Je vais vous dire quelques chose, la faillite financière de la France sous Turgot et l'e financier-escroc qui la remplacé, ce sont les guerres de Louis XIV, le jeanfoutisme et le train de vie de Louis XV qui aurait dû bouffer des patates, et la faiblesse et les erreurs de Louis XVI - quand on a un endettement carabiné aux f....et qu'on a plus de fric on ne va pas financer les rebelles américains (ingrats d'ailleurs et peu respectueux du remboursement de leurs engagements financiers) face à leurs maitres les anglais, même si on déteste les anglais. Quant à la Finance et aux banques à chaque fois qu'on a laissé faire, au nom de excusez-moi je tousse, de la création de richesse, de l'effet de levier, de l'efficacité des marchés, je ne sais qu'elle connerie encore, ça s'est terminé en révolutions et en guerres mondiales. Si on rajoute la lâcheté et l'incompétence des banquiers centraux et des technocrates qu'ils soient à Bruxelles, à Paris ou ailleurs et la collusion et la couardise des autorités de surveillance et de contrôle, vous avez là le cocktail détonateur. N'oubliez pas qu'à encore quelques années seulement de la Terreur personne n'imaginait ce qui allait se produire en France, idem en Russie ou en Chine ou plus récemment en Iran. Les gens même dits ou réputés instruits devraient le savoir.
Réponse de le 24/04/2014 à 18:29 :
Pour entrer dans l’Euro, il fallait que la grèce présente des comptes solides et une structure financière et économique stable. La banque Lehmans a réalisé ce montage pour la Grèce afin qu’elle soit acceptée dans l’Euro.
L’UE (surtout eux) et les autres états (Chirac ?) malgré leur « désir » n’ont aucun pouvoir si les critères préalablement définis sont respectés.

Les crises vont et viennent, c’est indéniable. Mais ce que l’on peut reprocher aux américains, c’est d’avoir structuré la dette grecques, et lorsqu’ils ont perdu beaucoup d’argent sur les Subprime, pour se « refaire », ils ont spéculé sur la chute de la Grèce. Déontologique, ils devraient être en prison… Mais non, pour soutenir l’économie Américaine et leur finance, ils n’ont pas hésité « à attaquer » l’Europe et de transférer leurs pertes sur notre dos.
Réponse de le 25/04/2014 à 9:45 :
a testatio , pour votre information en 1999 la france était hors des clous pour entrer dans l'euro , c'est le gouvernement jospin qui en privatisant france telecom a permis une magouille comptable , donc pas mieux que les grecs a ce sujet , on a pas eu besoin de goldman sach a ce sujet , enfin les choix de chirac en matière d'Europe se sont revelés catastrophique sur tous les plans , on le voit aussi nettement a l'est , on ouvre a des pays des aides européennes alors que le niveau de vie est 6 fois inférieur a un français ou a un allemand .. aux fous et en plus il y'en a qui en redemande .. c'est a hurler de rire ou pleurer
Réponse de le 25/04/2014 à 10:09 :
Le record de la plus longue phrase (détenue par Proust?) semble être battu ici. Bravo!
a écrit le 24/04/2014 à 17:28 :
Ca va mal finir!
a écrit le 24/04/2014 à 17:28 :
Avec tout les efforts qu'à dû faire la Grèce au détriment de son peuple, son budget est maintenant équilibré (ce qui est aujourd'hui son seul point positif d'un point de vue financier).
Aujourd'hui, ce qui lui pose problème c'est donc uniquement les intérêts de la dette qu'elle doit rembourser. Sans cela, le pays peut aller de l'avant.
Donc... pourquoi personne ne se demande quel intérêt elle a à ne pas faire défaut sur sa dette sachant que, du coup, cela ne modifierait pas la vie de ses citoyens?
En tout cas, pour un pays qui est à l'équilibre budgétaire, en sachant le hold up qu'il subit pour renflouer les banques occidentales, ce doit être très tentant...
Réponse de le 24/04/2014 à 18:01 :
@Un défaut : accepteras-tu que si la grèce fait défaut que la dette francaise augmente d’autant du défaut ? Et donc, tu paieras toi-même la dette grecque ?
Mais, tu vas me dire : Mais la France n’a qu’à faire la même chose !! Et bien oui, certes, outre les pénalités financière adjacentes, la France perdra droits sur ses actifs : en effet, chaque dette est adossée à un actif. Une dette d’un état, l’actif est le peuple de cet état.
Et là, tu ouvres la boite de Pandore.

Ensuite… tu pourras toujours t’assoir pour trouver quelqu’un pour financer tes dettes futures : les salaires des fonctionnaires, l’entretien des infrastructures, les retraites, les pensions, la SECU etc… etc…
Réponse de le 24/04/2014 à 18:44 :
La question n'est pas de savoir si les français veulent un défaut de la grèce, mais plutôt de savoir pourquoi les grecs ne provoquent pas leur propre défaut puisqu'ils n'ont rien à y perdre.
Si j'ai posé la question, c'est justement parce que je suis expatrié et que je vois la situation de loin. Que la grâce fasse défaut ou non, je n'y gagne rien, et je n'y perd rien (étant expat dans un pays pauvre d'asie).

Le peuple grec lui, n'a aucun intérêt à ce que les dettes des français, les salaires des fonctionnaires français, l'entretien des infrastructures françaises, les retraites françaises, etc... soient assurés. Arrêtons le nombrilisme pour une fois,et mettons nous à leur place.
Réponse de le 24/04/2014 à 18:48 :
Mais que font les amerlocs et les japonais avec leur dette et leur monnaie qui sont aussi les nôtres puisque notre balance commerciale, le bilan de nos entreprises et nos débouchés export ou nous placements financiers sont faits également en dollars ? Il faut simplement mais fermement se poser la question et AGIR et AGIR intelligemment, ce que ne savent pas faire les européens, c'est pour ça que les amerlocs ont mis des technocrates et des pions à eux un peu partout. Et si la zone euro pétait ça c'est la deuxième question, qui serait le vrai perdant? Le vrai perdant ce serait d'abord l'Allemagne puisque la parité de l'euromak s’envolerait avant cependant de se casser la g...parce que tout le système financier allemand s'effondrerait. Donc les premiers perdants seraient les allemands.

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