Traité transatlantique : Laurent Fabius n'est "ni pour ni contre"

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Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, émet quelques réserves sur le partenariat transatlantique en discussion à Bruxelles. | REUTERS
Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, émet quelques réserves sur le partenariat transatlantique en discussion à Bruxelles. | REUTERS (Crédits : reuters.com)
Le ministre des Affaires étrangères a émis quelques réserves sur le partenariat transatlantique. Il faut, selon lui, que les intérêts de l'Union Européenne et de la France soient respectés.

Le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, a affirmé mercredi qu'il n'était ni pour ni contre le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement entre l'UE et les Etats-Unis et qu'il était même prêt à le rejeter si celui-ci n'était pas en accord avec les intérêts de la France.

"Nos intérêts doivent être respectés" 

"Sur ce qu'on appelle le traité transatlantique, je n'ai pas a priori de position pour ou contre", a annoncé le chef de la diplomatie sur France Culture.

Le ministre s'est même montré plutôt méfiant : 

"Si on peut avoir un traité qui permet à l'Europe et à la France d'être plus présents aux Etats-Unis, pourquoi pas. Mais à condition que nos intérêts soient respectés (...) Il ne faut pas que soit mise en cause l'exception culturelle, de même il ne faut pas que soient mises en cause les normes auxquelles nous tenons en matière de nourriture, d'agriculture"

Ouvrir les marchés publics américains 

"Il faut aussi, c'est quelque chose que nous avons dit et qui doit être respecté, que les juges (en cas de différend) soient des juges publics et pas des tribunaux privés", a-t-il encore souligné, avant de conclure : 

"Il faut aussi que nous y trouvions un intérêt. Un exemple: les marchés publics européens sont ouverts à 80% aux Américains. Mais les marchés publics américains sont ouverts à 25% aux Européens, ça il faut le corriger. Ca va nous permettre, si on le corrige, de pénétrer davantage sur les marchés publics. Mais là, la négociation n'est pas faite. Donc on jugera sur pièces. Si la négociation est positive pour nous, on dira oui, si la négociation n'est pas satisfaisante on dira non" .

Le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement, souvent appelé traité transatlantique, est en discussion depuis le printemps 2013 entre Washington et Bruxelles. Il vise à réduire au maximum les droits de douane et les barrières non tarifaires entre les deux continents ainsi qu'à harmoniser les normes. La fin des négociations est prévue pour 2015. Si l'accord entre en vigueur, il donnera naissance à la plus grande zone de libre-échange de la planète, représentant 45,5% du PIB mondial.

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Commentaires
a écrit le 23/07/2014 à 11:44 :
Sa s'est une sacrer opinion, avec sa on est bien, sa représente la capacité d'analyse de nos homme politique, n'importe quel complique aurait pût faire mieux...... Pauvre France surtout quant on a rien a dire , on la ferme, sa évite de passer pour un c..
a écrit le 18/07/2014 à 10:01 :
COLUCHE AURAIS DIT QU EN ON NA RIEN A DIRE ON FERME SA bouche,???
a écrit le 17/07/2014 à 15:07 :
ben, tiens , ni pour ni contre! pas de position bien assise, comme toujours!! préparons nous à recevoir, mal bouffe et tout le reste! déjà que nous sommes loin d'être gâté avec Shengen, là, ce sera la cerise sur le gâteau !! Pauvres FRANCAIS !!!envahis de tous bords !!
a écrit le 17/07/2014 à 12:56 :
Un envahissement qui ne dit pas son nom.

L'objectif et le seul de cet accord est de permettre aux investisseurs américains qui sont des prédateurs financiers n'ayant pas d'autre objectif que de conquérir le monde entier au détriment des culture, de la liberté des peuples et du respect de nos institutions. Le seul objectif est le profit, rien que le profit et pour y parvenir, il s'agit de bâillonner notre justice pour interdire tout recours en matière d'OGM, de produits non-conforme à notre réglementation tout en continuant à établir une barrière forcenée de protectionnisme contre nos produits, sous couvert de règles sanitaires fantaisistes. Le TAFTA c'est la perte définitive de notre liberté de refuser l'envahissement.
a écrit le 17/07/2014 à 12:51 :
Qui peut croire un seul instant que la France a encore un poids quelconque face aux américains depuis qu'elle a baissé sa culotte en faisant cadeau de sa souveraineté à Bruxelles et à Washington ?
a écrit le 17/07/2014 à 12:42 :
Quelle autre réponse pourrait venir de lui, M. Ni-Pour-Ni-Contre-Bien-Au-Contraire ?
Réponse de le 17/07/2014 à 15:18 :
on ne peut mieux dire ! eux, ils s'en battent l'oeil de toute façon, les pigeons, ce sera encore une fois, NOUS !!!
a écrit le 17/07/2014 à 10:49 :
Ni pour, ni contre, il veut garder sa place et ne pas se couper des ses électeurs!
Réponse de le 17/07/2014 à 15:25 :
qui peut encore voter pour ce triste sire? !
a écrit le 17/07/2014 à 10:43 :
Qu'il commence par nous dire ce en quoi nous aurions intérêt à le faire.
S'il ne peut pas, c'est soit qu'il n'y a pas d'intérêt à signer, soit qu'il estime ne pas avoir le choix, ce qui est d'ailleurs le cas factuellement, puisque mandat est donné et que seul le parlement européen peut dire non.
Réponse de le 17/07/2014 à 13:39 :
et encore ! le pire c'est qu'il faut au parlement européen la majorité qualifiée, soit 74%, pour s'opposer a ce traité. Mission impossible donc.

Il reviendra alors a la commission européenne de prendre la décision, décision que l'on connait déjà. C'est une honte.

Bienvenue en UERSS.
a écrit le 17/07/2014 à 10:38 :
Vous voulez calmer ce "machin" ? Il suffit de mettre en préambule que les échanges économiques entre les deux parties s'effectueront exclusivement en Euros (au lieu du dollar). Vous allez vite comprendre si les ricains sont aussi intéressés par ce traité visant, soi-disant, a faire gagner 0,pipo% de croissance dans la les deux régions. L'explication de texte vous sautera aux yeux. Ce que veulent les ricains, c'est pouvoir continuer a zoomer la planche a billets encore plus, sur une économique encore plus grande, leur permettant de fait de continuer les conneries... sur notre dos...
a écrit le 17/07/2014 à 10:09 :
Il n'a "a priori pas de position pour ou contre" ? C'est si dur de devoir reconnaître qu'il va vendre l'économie française au marché et au système judiciaire américains ?
a écrit le 17/07/2014 à 9:39 :
L'Allemagne de Merkel veut se Traité. Dont acte...Pour notre malheur. US GO HOME.
Réponse de le 17/07/2014 à 15:22 :
que de pantalons baissés! c'est outrageant! une HONTE!!!!!!!!!!!!! et comme toujours, NOUS NE POUVONS NOUS LEVER CONTRE! nous ne pouvons RIEN FAIRE!! combien de temps ENCORE?? !les peuples sont des PIONS! ni plus ni moins! VOTER est une gabegie à laquelle, on veut nous faire croire! Misère...
a écrit le 17/07/2014 à 9:20 :
Finalement la seule question est de savoir quels moyens les citoyens Européens vont mettre en oeuvre pour stopper cette braderie / destruction / absorption / aliénation ... puisque les pseudo négociateurs Européens sont incapables de prendre en compte nos positions
a écrit le 17/07/2014 à 8:41 :
Crise ukrainienne, espionnage, amendes records sur nos entreprises liées à la simple utilisation du dollar.. Alors, même les plus pro américains européens commencent à se poser de sérieuses questions! La situation n'est plus acceptable, le déséquilibre manifeste, et le problème n'est pas un problème culturel, ou lié à la qualité des produits agricoles américains. J'ai peine à croire que nos politiques soient aussi naïfs...
Réponse de le 17/07/2014 à 15:24 :
ils ne sont pas naïfs! ils sxavent ce qu'ils font, justement et ce n'est pas pour NOTRE BONHEUR! voyez vous, mais ça, ils s'en foutent !
a écrit le 17/07/2014 à 8:32 :
qui peut croire que les américains s'empresse de faire signer ce traité à leur désavantage ? on sais qui seront les dindons de la farce dans cette histoire !

Et de toutes façon c'est la commission européenne, ces 28 technocrates qui n'ont de comptes a rendre a personne qui négocient dans le dos des populations, nos ministres n'ont même pas accès au dossier.

de qui se moque t-on ?
a écrit le 17/07/2014 à 8:17 :
qu'en est-t-il de l’adhésion des états-unis à l'europe ?
Réponse de le 17/07/2014 à 8:27 :
En réalité, c'est plutôt l’adhésion (ou l'absorption) de l’Europe par les états unis, avec tous ce que cela implique (rien de bon donc, puisque c'est un rapport de force dans lequel nous avons déjà perdu...)

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