Mario Draghi en conflit ouvert avec Angela Merkel

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Mario Draghi veut désormais faire céder Angela Merkel
Mario Draghi veut désormais faire céder Angela Merkel (Crédits : Reuters)
Si Mario Draghi a été assez dur avec la France et l'Italie dans ses propos, ses actes sont des provocations contre l'Allemagne. Pour la forcer à agir sur la demande européenne.

Ce jeudi, Mario Draghi est clairement entré en guerre contre les gouvernements de la zone euro. « La politique monétaire ne peut pas seule faire remonter l'inflation », a-t-il admis. Un aveu d'impuissance qui renvoie clairement les gouvernements à leurs responsabilités. Derrière les mesures annonces, le lancement d'un vaste rachat de dette privée et le nouvel abaissement des taux à 0,05 %, il y a un défi lancé aux dirigeants européens.

Des mots contre la France et l'Italie

A tous ? Officiellement oui. Mario Draghi a été assez explicite envers la nécessité de réformes en France et en Italie. « Certes, il y a un coût à faire des réformes, mais l'absence de croissance n'est-elle pas un coût ? », a-t-il ainsi demandé. Les partisans de ces réformes en feront sans doute leurs gorges chaudes. Mais il faut être clair : ce ne sont là que des mots. En réalité, la BCE n'exerce aucune pression concrète sur la France et l'Italie. Pour exercer une pression, il faudrait remonter les taux pour étrangler le financement de ces pays et les contraindre à se réformer. Or, la BCE va dans le sens inverse. Le taux français réel à 2 ans est passé en territoire négatif après le discours de l'Italien. La BCE n'a pas intérêt à ce que la France et l'Italie entre de plain-pied dans une politique déflationniste.

Provocation contre Berlin

Le vrai défi, la vraie guerre, oppose en fait Mario Draghi au gouvernement fédéral allemand. En abaissant les taux et en lançant un vaste programme de rachat d'actifs quatre jours après le succès du parti eurosceptique AfD, qui critique la politique d'argent facile de la BCE, aux élections régionales de Saxe, Mario Draghi met Angela Merkel et les conservateurs allemands dans un embarras certain. Dès l'annonce connue, économistes et banquiers ont poussé des cris d'orfraies. Dans la pensée libérale allemande, celle qu'incarne désormais AfD, la BCE prend le risque de faire revenir l'inflation et mutualise l'argent allemand pour relancer l'économie des pays qui ne réforment pas. C'est du pain béni pour les eurosceptiques qui vont pouvoir faire campagne en Thuringe et au Brandebourg, où vont bientôt se dérouler les élections régionales.

La BCE a clairement fait dans la provocation face à l'Allemagne. Mario Draghi est passé outre l'opposition de la Bundesbank, au moment même où le changement de mode de vote au sein de la BCE est très critiqué outre-Rhin parce que, précisément, elle ôte une fois sur quatre le droit de vote à la Bundesbank. Il a nié les plaintes des banques allemandes et des épargnants allemands en abaissant les taux. Il a annoncé un rachat de titres immobiliers, alors même que la Buba et beaucoup d'économistes craignent une bulle en Allemagne. Tout semblait être fait pour indigner Berlin.

Utiliser tous les leviers

Mario Draghi l'a dit clairement à Jackson Hole, il l'a redit ce jeudi : il faut utiliser tous les leviers pour relancer la machine économique européenne. Or, cette machine est bloquée par l'absence de demande et de perspectives de demande. Les politiques d'austérité rendent les investissements très risqués, car les entrepreneurs savent que les débouchés vont rester durablement faibles. Il faut donc utiliser les leviers disponibles. Donc utiliser la politique budgétaire, soit en abaissant les impôts, soit en réalisant des projets d'investissement public. L'Allemagne, à l'équilibre sur le plan budgétaire, peut le faire. Mais elle ne le veut pas car le ministre des Finances Wolfgang Schäuble et son entourage font de la réduction de la dette une priorité absolue. Mario Draghi a décidé cet été de les pousser dans leurs derniers retranchements. C'est ce qu'il a fait ce jeudi.

La menace du QE

Désormais, l'Italien dispose d'une menace concrète contre Berlin : le lancement d'un assouplissement quantitatif qui inclurait le rachat de dette publique. Autrement dit, la BCE mutualiserait de facto, sans l'accord de Berlin, les risques budgétaires. Ce serait clairement une provocation à l'opinion et au gouvernement allemand. Un tel QE mettrait Angela Merkel dans une situation très délicate. Soutenir la BCE reviendrait à abandonner son credo adopté en 2012 qui vise à ne plus faire payer les Allemands. Elle serait alors une cible aisée pour la droite de la CDU, les Libéraux et AfD. Mais entrer en conflit avec la BCE signifierait affaiblir l'existence même de l'euro, ce qui serait un reniement de sa politique.

La lutte est donc désormais ouverte. Pour faire simple, Mario Draghi tente de sauver l'Europe de l'inflexibilité allemande. Certes, il ne soutient pas clairement les prétentions de Matteo Renzi et François Hollande, mais dans les faits, il est clair qu'il tente lui aussi de faire céder Berlin.

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Commentaires
a écrit le 09/09/2014 à 19:03 :
Encore une comédie pour donner le change. Ca devient lassant, les gars. Essayez pour une fois la vérité, avant une éventuelle explosion.
a écrit le 08/09/2014 à 14:54 :
voila une crise à l'échelle du continent... alors on fait une relance par la distribution de cravates aux chômeurs?
Pour la croissance, on rigole bien, 2014 et 2015 nuls...
a écrit le 08/09/2014 à 13:41 :
l'allemagne est entourée de boulets . elle risque de sortir de l'euro ,la première.
Réponse de le 13/09/2014 à 12:40 :
Hé bien tant mieux !!!
a écrit le 08/09/2014 à 13:11 :
On entend des critiques sur le QE alias l'économie de bulles. On entend des critiques sur la finance, on a condamné kerviel, mais quid des 600 milliards de facture à la société française par les banques et 150 par les entreprises publiques.
L'Allemagne fait des excédent avec moitié moins de chômage que nous...
C'est une europe minable avec des jeunes en exclusion, 60% de diplômés exclus de la vie active. La France et ses emplois alimentaires, c'est n'importe quoi!
Qui veut d'un monde pareil démoli par la dictature politique et la bétise humaine?
On est en politique en Europe animé par la haine et la destruction du genre humain! Il existerait des putes à Bruxelles?
a écrit le 06/09/2014 à 22:39 :
Il a raison,Merkel a une politique ambiguë,elle cherche la domination et non la prospérité de l’Europe.Les français,les italiens ont compris ,il faut relancer la croissance pour payer nos dettes et faire repartir l'inflation sinon c'est la ruine,et on ne pourra pas dire après que l'on ne savait pas!
a écrit le 05/09/2014 à 16:44 :
M. Draghi semble être le seul homme d'état en Europe avec une vraie vision des enjeux au niveau européen. Mme Merkel est coincé par une vue germano germanique , une vision quasi éclasiastique poussée par son electorat : il faut faire "payer le sud" et les allemands ne doivent plus payer (ils ne payent rien à personne, ils ont prêté et sont rémunérés pour cela et pas qu'un peu, ce n'est pas tout à fait pareil) elle pense que les recettes appliquées en Allemagne sont les bonnes pour les pays du Sud c'est une mauvaise analyse car les pays du sud ça ne veut rien dire : le portugal n'a pas les problèmes de l'espagne qui n'a pas les problèmes de l'italie qui n'a pas les problèmes de la France. Idem irlande et grèce.
F. Hollande n'a plus aucune marge de manoeuvre , il est contraint de faire une politique de baisse des dépenses publiques dans une contexte de quasi déflation (ça ne marche pas ça marchera jamais : cf argentine 2000) et perd chaque jour en popularité et en pouvoir. Les reformes structurelles ne prennent que des années à porter des fruits et les Français résistent. Ils ne vuelent pas coupes dans les budgets sociaux (retraite, sécurité sociale, branche famille) ils pensent de manière illusoire qu'une coupe dans le train de vie de l'Etat est suffisante pour restaurer les finances publiques en oubliant que la majeure partie des depenses publiques en France ce sont des dépenses sociales c'est à dire de l'argent qui nous est versé à nous Français par l'Etat.....Renzi est un peu dans le même contexte avec une popularité certes plus forte et des grandes ambitions en termes de reforme politique mais les italiens sont au bout du rouleau après des augmentations d'impots qui feraient passées les notres pour une simple plaisenterie. Le problème italien n'est pas un problème de compétivité de son industrie qui exporte bien plus que la France et qui est reactive , de qualité et dynamique.; Elle affiche un fort exdédent commercial au contraire de la France. L'italie a un état inefficace cela ne se règle pas avec une simple coupe budgétaire mais par des réformes politiques profondes, longues et difficiles à mener contre des gens qui se servent sur le dos de l'etat justement. Le gouvernement espagnol qui a fait faire des efforts monumentaux veut maintenant tirer les bénéfices et surtout ne pas être la seule à avoir fait tout cela sans que les autres y passent aussi, alors elle choisit le camp allemand pour être le nouveau premier de la classe conservatrice européenne. mais sans vraiment comprendre que si la France et l'italie coupent drastiquement dans leurs couts du travail l'avantage comparatif de l'Espagne en sera complétement éteint et on retourne à la case départ. La compétitivité c'est toujours comparée à quelqu'un....Si le but est que chaque état Européen tire la couverture à soi, et ne fasse que des politiques de moins disant par rapport aux voisins on a le résultat actuel : tout la croissance est nulle en zone Euro, la déflation est proche, les taux d'intérets quasi nuls et la machine ne repart pas. Tous attendent le redemarrage du voisin , pour exporter davantage, accumuler des excédents et se montrer "compétitif" en oubliant que 70% du commerce de l'union se fait entre pays de l'union....la croissance européenne ne viendra pas de la chine, du brésil ou des USA, (ou marginalement) elle doit venir d'Europe
Bref.... chacun se regarde le nombril et Draghi voit le mur s'approcher et agit tant qu'il peut. Espérons que M. Juncker ait cette intelligence et qu'il puisse infléchir la politique de l'Union pour la rendre plus coopérative et non pas plus "concurrentielle" entre nations d'Europe
Réponse de le 05/09/2014 à 19:12 :
Je partage complètement votre analyse et j'essaie de faire passer ces vérités dans mes conversations sur le sujet. Mais elle n'aborde pas le sujet central qui est : pourquoi l'Allemagne, au moins la plupart de ses médias, soutient cette idée qu'elle finance les pays européen, alors que, pour simplifier, c'est tout à fait l'inverse qui est vrai : l'ensemble de l'Europe nourrit les profits de l'Allemagne. Quelle serait la manière de les ramener à plus de réalisme et de modestie ?
Réponse de le 05/09/2014 à 19:46 :
@EBT:
C'est probablement parce que l'Allemand de passe (celui qui bosse pour payer l'impôt) sait que l'Allemagne doit toujours payer plus que les autres. J'ai recemment lu un article (je ne peux apparement pas poster des liens ici mes commentaires étant censurés) qui a demontré que l'Allemagne a contribué entre 1991 et 2011 à 45% des versements NETS vers l'UE (donc ce qu'elle a recu en contre partie étant déjà deduit) de la somme NET payée par les pays contributeur. Elle participe alors surproportionellement au fonctionnement européen et supérieur que sa part dans l'économie en Europe (état 2011).
Réponse de le 05/09/2014 à 20:16 :
Encore et encore la même rengaine sur la secu, les retraites, les minima.
Deja d un les gens qui en sont beneficieres ont cotisés pour.
De deux connaissez vous des stes qui emploient des plus de 50 ans !
Et sur l Espagne quelle réussite !! Un code du travail implosé et un chomage qui est a 25 % et la baisse ressente n est du qu au depart des Espagnols vers l Allemagne.

Ce genre de discours commence a fatiguer les gens et est plus facile que de s attaquer au chantier de la fiscalité et de sommes monstrueuses cachés dans les paradis fiscaux
Réponse de le 05/09/2014 à 21:09 :
@Stanley : vous vous étonnez que chaque Etat veuille tirer la couverture à soi mais, vous oubliez que c'est le principe même de cette Union Européenne (union de marchands est plus appropriée) qui pose le postulat d'une concurrence libre et non faussée gravée dans le marbre des traités européens.

Dans ces conditions, pourquoi voulez-vous que l'Allemagne ne veuille pas tirer partie (comme d'autres pays, ils ne sont pas les seuls) des "avantages" offerts par les pays à bas coût salarial qui ont récemment rejoint l'UE ?

Quant à Draghi, son rôle n'est pas de faire revenir la croissance ou baisser le chômage mais de sauver une monnaie moribonde qui, si elle disparaissait, donnerait un grand bol d'oxygène aux pays du sud et à la France.

Cessez de vous plaindre des conséquences alors que les causes ne semblent pas vous gêner le moins du monde !
a écrit le 05/09/2014 à 11:39 :
Les Allemand ont une mémoire courte. Quand le mur est tombé l'Europe a débloquer des 100ene de milliards d'€ pour venir en aide au gouvernement allemand afin de mieux assimiler l'intégration de l'ex RDA.

Il oublie également que le salaire moyen en ex-RDA est 30% inférieur a l'Allemagne dit de l'Ouest même encore aujourd'hui.

Il y a même une espèce de délocalisation interne a l'Allemagne a cause de sa. Beaucoup d'industries se sont délocaliser vers l'ex RDA pour faire baisser les salaires, d'où une concurrence déloyale par apport a la France et même l'Italie ou l'Espagne.

L'Agriculture Allemand profit pleinement de sa et de plus de la proximité des ex pays de l'est qui fourni une main d'œuvre bon marché.

Toute les industries de l'ex RDA ont été vendu a la casse aux industriels de l'Allemagne de l'Ouest qui se sont refait une santé grâce a sa.

Donc on vérité l'Allemagne est très mal placé pour donner des leçons au moins tant que le niveau de vie ne sera pas augmenté a un niveau Européenne et donc le cout du travail n'est pas le même que dans les autres pays.

Etc..
Réponse de le 05/09/2014 à 12:01 :
+1000; mais les fanas ne voudrons jamais le reconnaitre.
Réponse de le 05/09/2014 à 14:09 :
12 fautes (orthographe et grammaire) dans votre petit texte. C'est pas mal.
Réponse de le 05/09/2014 à 17:34 :
Avez vous pensé avant d'écrire votre petite remarque ironique sur les fautes que l'auteur du post est possiblement étranger et fait l'effort d'écrire en français - c'est toujours dans les commentaires sur Internet en France que l'on trouve un "prof" qui s'intéresse au contenant plus qu'au contenu - essayez donc plutôt d'écrire un post en langue étrangère d'abord
Réponse de le 06/09/2014 à 12:59 :
bien répondu! d'autant que cette personne qui participe avec intelligence, n'est p-être pas un as de la langue française tout en étant d'ici! ça arrive de n'être pas un as en Français, ou en maths! mais, tout de suite la critique! c'est tellement plus facile, n'est ce pas? !
a écrit le 05/09/2014 à 11:31 :
apres avoir maquiller les compte de la grece pour lui permettre d'entrer dans l'euro (chez goldman sachs)..
le voila qui pretant redonner du soufle a la relance ..avec la meme formule que celle des subprimes..
quelqu'un a dit quand un evenement vous depasse feigner dans etre les instigateur...
a écrit le 05/09/2014 à 10:20 :
ce qui est saisissant pour moi, c'est la pressuposition permanente que l'euro PEUT marcher. Dont tout le theme de cet article, et de bien d'autres encore, sont que le probleme est avec a) l'Allemagne b) le BCE c) le manque de reformes etc.

Je suis de ceux qui, et c'est connu officiellement depuis 1992, pensent que l'euro ne PUET PAS marcher. Et que c'est du cynisme et meme pire de la part des elites de Bruxelles (et des Moscovici déchu qui vont s'y refaire une santé financiere) que d'infliger cette plaie.

Monsieur Godin, ne serait-ce que pour votre conscience journalistique, je souhaiterais que vous fassiez mention des arguments de ceux qui pensent que l'euro ne marchera JAMAIS.
Réponse de le 05/09/2014 à 14:12 :
Vous pensez bien qu'un journaliste de la Tribune ne pourra jamais laisser supposer que l'euro ne marche pas. Il risque sa place.
Réponse de le 06/09/2014 à 7:21 :
Et pourtant c'est la vérité, l'Euro ne marchera pas.
a écrit le 04/09/2014 à 22:22 :
Tout le monde conteste Merkel et sa politique, mais cela ne changera rien. A l'aune de son 3eme mandat, elle ne peut pas se desavouer. Il faut donc s'attendre a des guerres de tranchee qui feront des morts.
Réponse de le 05/09/2014 à 9:59 :
Fusionnons la France avec l'allemagne et prenons Angela comme presidente!
Réponse de le 05/09/2014 à 14:23 :
@Julien, non pas de fusion, mais vous partez vite prendre un job à 400€ chez votre idole
Réponse de le 06/09/2014 à 13:20 :
a bof
Ou avec 3500 € net et 8000 € de primes fin d'année.
a écrit le 04/09/2014 à 21:28 :
c'est bien Marion, il n'y a pas que l'Allemagne en Europe.
a écrit le 04/09/2014 à 21:09 :
En réalité, les marchés économiques et financiers disent clairement que le dogmatisme de Ange la Mackrel n'est pas une solution adaptée pour l'Europe. On voit d'ailleurs les résultats calamiteux sur les pays...
Réponse de le 04/09/2014 à 22:37 :
Vous proposez la dépense public et les dettes éternelles ??
Réponse de le 05/09/2014 à 1:45 :
On annule la dette qui ne sera de toute façon jamais remboursée. Voilà ce qui est le plus réaliste... Parce que penser qu'on la sol verra un jour c'est être très mal informé :)
Réponse de le 05/09/2014 à 3:41 :
Sachant que les contrats d'assurance vie sont en grande partie composée de dette publique,leurs détenteurs vont certainement apprécier votre proposition d'annulation de la dette à sa juste valeur...
Réponse de le 05/09/2014 à 9:19 :
Avec consequence que personne ne pretera plus à la France ou seulement en demandant des intérêt enormes pour tenir compte du risque que l'état francais ne rembourse pas mais annule simplement ses dettes (qui revient à confisquer l'argent des autres sans le dire au moment ou elle a pris l'argent).
Réponse de le 05/09/2014 à 13:13 :
la dette c' est comme l' argent cela n' existe pas.. c' est juste de la confiance que l' on roule comme on roule un contrat, une option etc.. et qui produit un taux d' intérêt.. sur du rien, juste de la confiance. c' est ainsi que fonctionne l' économie.
il est élémentaire que quand les intérêts deviennent monstrueux quelques restrictions s' imposent.. c' est tout.
Réponse de le 05/09/2014 à 19:48 :
Cet argent a quand même bien été dépensé. J'y reste : annuller la dette cela revient à confisquer l'argent des preteurs ...
a écrit le 04/09/2014 à 19:47 :
Je suis triste chaque jour qui passe avec le malaise politique qui malmène le peuple dans le k-o divisé pour mieux régner sous la soumission honteuse au profit des politiques américains pas encore assez de sang pour les dirigeants sponsorisé par les banques qui ruinent sans aucune morale. QE seul les banques déjà plein le nez qui en profite et le peuple pleure. Voir les états unis chômage explosif malgré leur QE et les même qui s'en mettent plein le nez.
a écrit le 04/09/2014 à 19:02 :
L'assouplissement quantitatif par le rachat direct de dettes souveraines n'aura pas lieu et pour cause, il est interdit dans les traités européens ! Draghi le sait, les Allemands le savent. Tout ça, c'est de l'esbroufe pour faire baisser l'Euro et ça marche mais pour combien de temps ?

Rien de neuf sous le soleil.
a écrit le 04/09/2014 à 19:01 :
Comment ce type vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, banque d'affaire qui a dissimulé le déficit de la Grèce pour qu'elle puisse intégrer l'UE, peut il se permettre de critiquer Angela Merkel, femme la plus influente du Monde, responsable d'un pays florissant qui continue de payer les turpitudes de la Grèce.
Réponse de le 04/09/2014 à 19:15 :
Tres florissant en effet d apres l OCDE l Allemagne grace a toute ces réformes crée le plus de travailleur pauvre a l interieur de l OCDE belle exemple a suivre .
Réponse de le 04/09/2014 à 20:01 :
pendant que la France crée les chomeurs pauvres.
Réponse de le 05/09/2014 à 3:20 :
pays florissant mais travailleurs vivant misérablement comparés aux latins
Réponse de le 05/09/2014 à 4:49 :
Les travailleurs pauvres touchent des compléments de salaires et ne se font pas saigner avec un loyer stratosphérique. Vous êtes allé voir ? Ou vous n'avez regardé que des machins comme capital?
Réponse de le 05/09/2014 à 9:08 :
les pauvres en France perçoivent l'APL ce qui leurs payent une grande partie de leurs loyers
Réponse de le 05/09/2014 à 9:27 :
Tout cela montre que vous êtes victime de propagance socialiste.

L'Allemagne paie l'intégralité du loyer des pauvres (avec bien sûr des restriction sur le maximum du loyer payé afin que personne ne se fait payer un LOFT de 200 m2).

Les travailleurs allemands qui sont payé peu voire leur salaire completé par l'état.

Et en plus ils ont du travail. L'experience montre qu'être en chomage est complètement devastateur pour la plupart des concernés parce qu'ils ont perdu tout sentiment d'être utile. La consquence est qu'ils sombrent presque tous dans la depression. Donc mieux vaut que les gens travaille que reste dans le vide de chomage avec aussi peu d'argent.

INFORMEZ-VOUS alors avant repeter aveuglement la propagande socialiste.
a écrit le 04/09/2014 à 18:29 :
Si on voulait voir la France se relever la seule solution serait de quitter l'euro. Seulement, les aristocrates français ont compris que la BCE était le meilleur outil pour contrôler ce peuple chahuteur que sont les français.
Réponse de le 04/09/2014 à 19:03 :
Peuple chahuteur? Des veaux en route pour l'abattoir ou des moutons prêts pour la tonte. Peuple de fonctionnaires et d'assistés qui attend sont chèque mensuel de l'état en scrutant avec envie le portefeuille de son voisin...
Réponse de le 04/09/2014 à 21:01 :
Vous gênez tout le monde vous savez ? stop à exhibition ! Vos pratiques sadiques devraient rester privé.
Réponse de le 04/09/2014 à 21:50 :
Polo dit vrai , mais les adeptes de la langue de bois et des oeillères ne l'entendent pas ainsi ..
Réponse de le 04/09/2014 à 22:41 :
Polo fait de son cas une généralité. Le raisonnement par induction peut-être dangereux.
a écrit le 04/09/2014 à 18:22 :
braghi a sonné le glas de l euro et a remis en place la grosse bertha d angéla ces boches qui dominent l europe et qui vivent misérablement mieux vaut vivre en France qu en deutchland méme avec un salaire moindre j ai vécu 10 années en Allemagne forcé par mon travail et j ai vu cette soit disant richesse allemande en fait l Allemagne est riche mais les allemands sont pauvres
Réponse de le 04/09/2014 à 22:51 :
ah tiens, je fais le même constat, rarement vu des personnes aussi méprisantes.
Je pense qu'ils ont très peu évolués depuis 70 ans, leur nationalisme est omni-présent. 'Vor uns liegt Deutschland, in uns marschiert Deutschland und hinter kommt Deutschland' comme disait un certain Adlof...
Réponse de le 05/09/2014 à 13:18 :
j' en reviens ( Allemagne ) et y vais souvent.. un pays, l' Allemagne, plus joli, plus agréable, plus accueillant, plus propre, plus bosseur, plus éduqué etc.. que la France, haut la main !
Réponse de le 05/09/2014 à 18:28 :
mais qu'attendez-vous pour déménager la-bàs si tout y est tellement jolie, propre; etc...?
Réponse de le 06/09/2014 à 13:04 :
ben, oui! pourquoi rester dans ce pays à la noix, finissez donc vos jours dans l'Allemagne bénie"......
a écrit le 04/09/2014 à 18:18 :
Le plus évident dans cet article c'est de lire qu'il s'agit surtout de la fin de notre système, comme si les Allemands allaient être assez débiles pour financer nos structures et nos fonctionnaires ?!!! Mario Draghi roule pour la GSachs alors de la dette à jamais c'est son business plan, ensuite on coupe tout à coup et on IMPOSE des décisions à la grec, c'est gros comme une maison et exactement ce qui va se passer, on verra très bientôt des VRAIS PAUVRES en FRANCE ca c'est CERTAIN.
a écrit le 04/09/2014 à 18:05 :
La BCE veut diriger la politique économique de Paris et Berlin dont les intérêts divergent. Intéressant comme évolution... Tout cela est du cinéma. Les Allemands décident dans les coulisses.
a écrit le 04/09/2014 à 17:40 :
Voilà qu'il se pose la question: l'euro pourquoi faire? L'entente est bien meilleure quand chacun s'occupe de sa propre monnaie et en est responsable!
a écrit le 04/09/2014 à 17:37 :
Le rachat de la dette privée , faudrait expliquer ? Je suppose qu' il s agit de la dette publique détenue par des personnes privés , mais même là il faudra expliquer. Le mieux c est d imprimer 1000 mds d euro que la BCE dispache raient aux états au prorata de leurs contributions à l UE.
Réponse de le 04/09/2014 à 20:04 :
ce que Draghi fait ce la même manip qui a conduit à la crise de 2008. Il achete des papiers regroupant des credits issus par les banques. Ca rapelle les Etats Unis en 2008. Bonne nuit, l'Europe.
a écrit le 04/09/2014 à 17:33 :
les jeunes européens n'ont pas à payer pour sécuriser l'épargne des vieux européens
Réponse de le 05/09/2014 à 9:14 :
mais les jeunes européens seront tous d'accord pour percevoir l'épargne des vieux européens
a écrit le 04/09/2014 à 17:29 :
un encouragement pour ceux qui vivent à crédit: continuer de dépenser sans compter, l’Allemagne paiera.
a écrit le 04/09/2014 à 17:17 :
apres l ukraine ils veulent saccager ce qui fonctionne encore attention si l allemagne met son grain de sel
Réponse de le 04/09/2014 à 22:57 :
pourvu que l'Allemagne quitte la zone euro.
a écrit le 04/09/2014 à 17:14 :
UN rachat de dette, enfin quelque chose d'intelligent. Il faut arrêter cette politique mis en place depuis 1973, et redonner aux états (ou à la BCE) le droit de battre monnaie et d'emprunter directement auprès de la BCE. La quasi-totalité de la dette française est la somme des intérêts payés depuis 1973...
a écrit le 04/09/2014 à 17:10 :
Les lâches veulent contraindre les vertueux à faire comme eux , quelle manque d'éducation , quelle médiocrité affligeante !
Réponse de le 04/09/2014 à 21:30 :
c'est ben vrai mon brave

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