Les salaires grecs ont baissé de 24% en 4 ans

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La Grèce est en proie aux conflits sociaux depuis le début de la violente crise financière qui a frappé le pays en 2010.
La Grèce est en proie aux conflits sociaux depuis le début de la violente crise financière qui a frappé le pays en 2010. (Crédits : reuters.com)
L'OCDE et le parlement grec s'inquiètent de l'émergence d'une nouvelle pauvreté en Grèce. Toutes les classes sociales sont touchées.

C'est un nouveau chiffre douloureux pour les Grecs. Depuis 2010, leur indice des salaires a été amputé du quart de sa valeur, toutes professions confondues. D'après l'institut des statistiques grecques (Elstat), cet indice a notamment fondu de 23,8% en 4 ans.

La Grèce paie ainsi un lourd tribut à la crise économique. Il faut dire que le PIB grec a perdu près de 20% de sa valeur depuis le début de la crise en 2009 et que le taux de chômage culmine à 27% de la population active, soit le taux le plus élevé des pays de l'OCDE.

La société grecque se paupérise

La paupérisation de la population grecque menace désormais le pays menace. Une étude de la commission du budget du parlement grec publiée jeudi a ainsi évalué à 2,5 millions le nombre de Grecs sous le seuil de pauvreté et à 3,8 millions le nombre de ceux "menacés par la pauvreté", soit plus de six millions de personnes représentant plus de la moitié de la population du pays.

L'OCDE s'inquiète de "l'environnement au travail"

Une récente étude de l'OCDE avait, de son côté, classé la Grèce 31e sur 32 pour "la qualité de l'environnement au travail". L'organisation jugeait alors les attentes des employeurs "excessives" par rapport aux moyens à la disposition des salariés, mettant en garde contre les "effets négatifs" de cette situation sur la santé des salariés. Dans cette étude, l'OCDE avait relevé que les salaires réels grecs avaient baissé de 5% en moyenne par an depuis 2009.

Lire aussi : Grèce: le salaire moyen net à 817 euros en 2013

Entrée en récession au troisième trimestre 2008, la Grèce table pour 2014 sur une légère croissance de 0,6%, selon les prévisions du gouvernement.

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Commentaires
a écrit le 28/10/2014 à 0:23 :
Tout cela est bien triste.....
Surtout que la situation en France ressemblera bientot à celle de la Grèce....
Enfin vivement qu'on sorte de l'euro...
a écrit le 29/09/2014 à 12:17 :
Les gens peuvent crever quand la finance fait la loi. Ils sont quantité négligeable.
a écrit le 27/09/2014 à 23:46 :
C'est la concurrence, les meilleurs gagnent et eux ils ont perdus.......Elle est pas belle cette Europe? Allez encore un effort et il ne resteras que les meilleurs... Les autres peuvent crever, c'est dans la constitution Européenne,
a écrit le 27/09/2014 à 12:18 :
l'évasion fiscale massive est en grande partie la cause de la crise grecque.
a écrit le 27/09/2014 à 8:44 :
pour de meilleur profit le medef et le roi de hollandie
espere appliquer a la france la cure greque
1789 vas se reveiller avec des surprises
a écrit le 27/09/2014 à 8:42 :
L'aide communautaire a été pour partie détournée. Et il ne s'agit pas d'une dizaine de personnes mais d'une corruption au quotidien, qui se matérialise par une facilitation de l'accès à des services publics et à la santé notamment. Il y a un problème de société, de responsabilités individuelles et collectives. La corruption est devenue quasi culturelle en Grèce. Il faut également se pencher sur la communauté russe en Grèce qui augmente chaque année. Enfin, le facteur géographique joue probablement. Une étude montre que plus le pays est au nord, moins il est corrompu. Et plus il est à l'Ouest, moins il est corrompu. Et la Grèce est au Sud-Est de l'Europe...
a écrit le 27/09/2014 à 8:40 :
L'Union européenne n'a pas mis assez vite l'épée dans les reins de la Grèce. Elle a été très stricte avec la Grèce avant son entrée dans l'Union puis elle l'a laissée tranquille. C'est pour cette raison que l'Europe n'a pas fait la même erreur avec la Roumanie à qui elle a notamment passé des accords de surveillance. Mais aujourd'hui, en Grèce, la tentation est grande pour la rue, comme pour les politiques, de dire que les mesures imposées par le FMI et de l'Union européenne sont un scandale. Le pays aurait dû faire son travail et balayer devant sa porte bien avant d'en arriver là.
Réponse de le 27/09/2014 à 11:19 :
En attendant, ils en sont là et les mesures imposées par le fmi et l'ue sont en effet un scandale !
Réponse de le 27/09/2014 à 12:13 :
Il faut dire ça aux grecs qui souffrent.
a écrit le 27/09/2014 à 8:38 :
Il faut bien qu ils payent pour les benefices et bonus de Goldman sachs (employeur de Sarko) et autres banques avec la complicite des politiques....et ce n est que le debut en europe..le 2eme les epargnats chypriotes...a qui le tour dans ce pillage des populations europeennes?
a écrit le 27/09/2014 à 8:32 :
Les aides financières consenties par l'Union européenne à Athènes depuis la mi-2010 prendront fin en décembre, tandis que celles du Fonds monétaire international (FMI) courront jusqu'à 2016. Mais la Grèce « n'a pas besoin de nouveaux prêts », selon le chef du gouvernement, en fonction depuis juin 2012. Il ne voit pas pourquoi son pays demanderait de l'argent « dont il n'a pas besoin », d'autant que le pays devrait retrouver la croissance au troisième trimestre – une première depuis six ans. Athènes et les créanciers internationaux estiment que la Grèce sortira cette année de la récession grâce au retour des touristes et à la reprise des investissements, un an après avoir présenté son premier budget en excédent de 1,5 milliard d'euros.
a écrit le 27/09/2014 à 0:15 :
Si la Grèce était sortie de l'Euro et de l'Union européenne c'était pire, elle était en dépôt de bilan et les problèmes structurels bien cités notamment par Incrédule50 auraient encore moins été réglés faute d'appuis, contraintes et relative stabilité. C'est un cas d'école et l'on peut voir que ce sont les problèmes de fond qui restent bien la cause princpale des problèmes grecs.
Réponse de le 27/09/2014 à 7:33 :
L'idéologie récitée dans les articles ne suffit plus. Les lecteurs la récitent dans les commentaires pour bien prouver l'efficacité du lavage de cerveau. Et c'est bien pour cela que la mondialisation continue à aller dans le mur : on ne changera de système que lors lors d'une catastrophe. En Europe, ce sera après que l'UE aura au final provoquée une guerre civile entre la majorité des perdants sommés d'accepter la voie unique et la minorité de gagnants mais avec la force publique à disposition.
Réponse de le 27/09/2014 à 8:22 :
Aucune idéologie. C'est vous qui voulez qu'on croit à des théories de partis politiques séparatistes dont les affirmations ne reposent sur aucun argument, juste une soif de pouvoir. Vous l'évitez comment la mondialisation ? La voie européenne n'est pas une voie unique mais une voie commune. La multiplicité des voies individuelles ne ferait certainement pas mieux et le passé l'a à maintes reprises démontré. D'autant que ce qui a généré des problèmes en Europe et en particulier en Grèce ce sont principalement les Nations. L'Union européenne par exemple était contre l'entrée de la Grèce dans la zone euro, plusieurs Nations oui. Elles ont eut tort.
Réponse de le 27/09/2014 à 8:44 :
Un etat ne fait pas faillite mais est en cessation de paiement....et ce sont les preteurs banques et autres qui sont censees assumées les risques...sauf que le systeme (non separation des banques refusee par tous les politiciens) obligent les contribuables a payer...en un mot le contribuable se fait piller par G Sachs qui a permis l adhesion de la Grece (employeur de Sarko et autres Draghi, etc...la liste est longue) et autres fonds....
Réponse de le 27/09/2014 à 12:14 :
AU POINT OU EN EST LA GRECE, CA PEUT PAS ETRE PIRE,
a écrit le 27/09/2014 à 0:14 :
Si la Grèce était sortie de l'Euro et de l'Union européenne c'était pire, elle était en dépôt de bilan et les problèmes structurels bien cités notamment par Incrédule50 auraient encore moins été réglés faute d'appuis, contraintes et relative stabilité. C'est un cas d'école et l'on peut voir que ce sont les problèmes de fond qui restent bien la cause princpale des problèmes grecs.
a écrit le 26/09/2014 à 19:23 :
Ca peut nous arriver aussi... Si on quitte l'Euro, la baisse des revenus dépassera les 24%, sans compter que tous ceux qui ont un compte assurance vie seront ruinés aussi car l'état ne sera pas capable de les rembourser.

Ceux qui regardent la Grèce oublie qu'il n'ont fait qu'une petite partie des réformes demandées. Il y a encore trop de gens qui défendent leurs avantages acquis, la corruption est toujours là. Et sur le plan du tourisme, les grecs sont loin d'être compétitifs avec les turcs.
Tant que l'ensemble des réformes ne sera pas terminé, ce pays ne pourra rembourser sa dette.

Et regardons bien cette situation, parce qu'on y va...
Réponse de le 26/09/2014 à 19:52 :
eh oui c'est triste pour les grecs mais ça ne fait qu' annuler les hausses de salaires sans gains de productivité et la vie à crédit qui ont precede...les malhonnêtes sont ceux qui laissent croire maintenant aux grecs que le probleme est encore financier...Qu' a la Grèce comme ressources que ses concurrents mediterraneens n'ont pas à part l'aide "sociale" de l 'UE ??? Il faut penser à s'organiser pour travailler et investir de manière competitive .aucune manipulation financière ne permet d'alternative durable à cette réalité
Réponse de le 26/09/2014 à 22:18 :
En Grèce, les réformes, en gros, réduction de salaires, des retraites, licenciement de fonctionnaires etc, n'ont apporté que misère et chômage massif. Cela ne marche pas. Ils auraient dû lâcher l'euro dès le début de la crise.
Réponse de le 26/09/2014 à 23:53 :
@ 22.18 pas de rapport entre la situation structurelle grecque et l'euro. L'euro n'est qu'une monnaie. Agir sur une monnaie n'apporte des avantages que si l'on exporte beaucoup et cet avantage ne dure que quelques mois, après c'est pire.
Réponse de le 27/09/2014 à 6:10 :
..." ils auraient du lâcher l'euro dès le début de la crise", eh! oui, mais rappelez vous, le peuple le voulait,il devait y avoir un référendum, mais celui ci, n'a jamais eu lieu! ça n'arrangeait pas les oligarques! autrement dit, cette europe, on nous la fait bouffer de force !
Réponse de le 27/09/2014 à 8:25 :
lâcher l'euro c'était lâcher l'Europe avec tous les avantages qui vont avec. Donc comme la baisse d'une monnaie n'est pas le fond du problème, la perte eût été énorme avec un dépôt de bilan pour la Grèce incapable d'affronter ses dettes seule.
Réponse de le 27/09/2014 à 11:16 :
Lâcher l'euro et faire défaut. C'était la seule solution. Le gouvernement fantoche s'est accroché et on voit aujourd'hui les résultats.
a écrit le 26/09/2014 à 19:12 :
voilà, où nous aussi nous allons arriver par la c.......rie incommensurable d'une poigneé de technocrates qui veulent continuer de s'enrichir sur la vie des peuples! HONTE à eux!
Réponse de le 26/09/2014 à 22:24 :
+1000
a écrit le 26/09/2014 à 18:41 :
Tout ça pour sauver le dogme de l'euro et l'UE et alors même que ça n'a pas résolu le problème de la dette dont le montant ne fait que gonfler ! Il serait temps que quelqu'un s'émeuve de la situation des Grecs ! S'émouvoir, c'est bien mais là aussi, ça ne résout rien.

A quand un homme d'Etat digne de ce nom qui envoie balader toute cette clique de technocrates fanatiques ?
Réponse de le 26/09/2014 à 19:16 :
www.upr.fr
a écrit le 26/09/2014 à 18:25 :
Nos salaires en France sont en train de baisser eux aussi.
Réponse de le 26/09/2014 à 20:40 :
si la france continue a faire des caprises sur tous (les35h ) par exemple a payer les cas sociaux a rien faire ,a ce meler des problemes des autres payes avec nos impots ont sera pire que la grece , encore ils ont des touristes !!!! faite comme la turquie travaille 6jours sur7 et arrete de mandier !!!
Réponse de le 26/09/2014 à 21:03 :
Je pense en piarticulier a Serge Dassault, le milliardaire assisté qui vit de subventions publiques
Réponse de le 29/09/2014 à 12:47 :
Apprenez votre langue et cessez de vomir votre bile sur les pauvres gens, svp.

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