L'indépendantisme catalan est-il un égoïsme ?

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Manifestation indépendantiste à Barcelone.
Manifestation indépendantiste à Barcelone. (Crédits : reuters.com)
Le vote des Catalans dimanche a mis en lumière la force de l'indépendantisme. Mais ce sentiment repose-t-il sur un simple égoïsme financier vis-à-vis des régions moins riches de l'Espagne ?

Deux millions de votants, 80 % de voix en faveur d'un État catalan indépendant. Les indépendantistes catalans ont réussi leur pari ce dimanche 9 novembre dans un scrutin que le tribunal constitutionnel espagnol avait déclaré illégal. Certes, ces chiffres ne représentent pas la majorité des quelques 6 millions d'électeurs inscrits dans la région. Mais compte tenu des conditions du vote et du fait qu'il reste encore quelques jours pour voter, cette consultation a clairement montré la montée en puissance de l'indépendantisme en Catalogne. 1,8 millions de Catalans ont voté pour l'indépendance, soit autant que les votes pour les partis régionalistes et indépendantistes en 2012 avec une participation pratiquement deux fois plus élevée.

La montée de l'indépendantisme

C'est donc désormais près d'un électeur sur trois qui soutient activement et franchement l'option de l'indépendance. Or, traditionnellement, depuis le retour de la démocratie en 1977, les partis ouvertement indépendantistes ne dépassaient guère les 15 %. Ce vote du 9 novembre a donc prouvé clairement une évolution de l'opinion catalane vers la séparation avec Madrid. Or, ce mouvement est souvent observé non seulement dans le reste de l'Espagne, mais aussi en Europe - et particulièrement en France - avec méfiance, si ce n'est avec hostilité.  Plus encore que le réflexe centralisateur traditionnel de nos compatriotes qui voient immanquablement un danger dans ce type de mouvement, l'indépendantisme catalan est souvent considéré comme la conséquence de « l'égoïsme » d'une région riche ne souhaitant plus payer pour les régions plus déshéritées d'Espagne. Une sorte de nationalisme de riche qui ne serait pas sans rappeler les mouvements autonomistes flamands ou de l'Italie du nord. Ce sentiment est-il justifié ?

Le déficit fiscal

En apparence, oui. Une des questions clés de la Catalogne, c'est le « déficit fiscal » de cette région, autrement dit sa contribution nette au budget du reste de l'Espagne. La « communauté autonome » catalane est une des plus riches du pays et elle est soumise au même régime de répartition que les autres, à l'exception, on verra pourquoi, du Pays Basque. Son « déficit fiscal » est immense, il représente 8 % du PIB catalan. « Aucune région en Europe ne souffre d'un tel déséquilibre », explique Ferran Requejo, professeur de sciences politique cité par Henry de Laguérie dans son récent ouvrage Les Catalans aux éditions Ateliers Henry Dougier. Les Catalans auraient donc plus de raison de se plaindre que les Flamands ou les Italiens du Nord, pourtant fort habitués aux jérémiades contre les « paresseux wallons » et les « voleurs romains. »

Égoïstes Catalans ?

Ce qui est frappant en Catalogne, c'est qu'il est fort rare d'entendre dans le monde politique de tels slogans contre les Andalous ou les Extrémaduriens. Depuis le dix-neuvième siècle, le mouvement catalaniste cherche une voie à l'intérieur de l'Espagne pour sauvegarder cette solidarité interne tout en affirmant son autonomie et sa capacité à faire des choix économiques. Ce fut le fédéralisme de Francisco Pi i Margall, puis celui des leaders catalans de la deuxième république. A chaque fois, le centralisme espagnol à mis à bas ces espoirs. Pourtant, depuis la chute du franquisme jusqu'en 2010, les Catalans n'ont jamais remis en cause la solidarité inter-espagnole. Ils utilisaient souvent même ce « crédit » pour obtenir des concessions de Madrid sur d'autres terrains. Autrement dit, il est difficile d'accuser les Catalans « d'égoïstes » dans la mesure où ils ont longtemps accepté une situation que bien des régions - qu'on pense seulement aux riches Länder allemands - auraient bien du mal à accepter.

La chance de l'Estatut de 2006

A la longue, la question de ce large déficit fiscal a néanmoins fini par se poser. Mais là encore, pas en « négatif », autrement dit sur le refus de la solidarité, mais en « positif » : donner à la Catalogne la capacité de mener une vraie politique économique et sociale autonome. Autrement dit accepter au sein de l'Espagne, une identité économique catalane. C'est cette idée qui a présidé aux premières réflexions sur le nouveau statut (Estatut) au sein de la monarchie espagnole au milieu des années 2000. Là encore, comme le souligne Ferran Requejo, il ne s'agissait pas de briser les liens de solidarité, mais de « ne plus être une communauté autonome comme les 17 autres. »

L'exemple basque

Or, la Catalogne pouvait se prévaloir d'un exemple : le Pays Basque. Après le franquisme, pour obtenir le ralliement du Parti national basque (PNV) à la Constitution, les autorités de Madrid ont donné à l'Euskadi un statut fiscal très autonome. A l'exception de certains impôts « régaliens » (droits de douanes, par exemple), les taxes et impôts basques sont collectées par une agence fiscale basque qui, ensuite, reverse un « quota » de ces recettes à l'Etat central pour les dépenses qu'il engage sur le territoire basque. Ce quota est régulièrement renégocié entre le gouvernement régional et Madrid. Ce statut très avantageux a été obtenu au nom des « droits historiques » de l'Euskadi. Et c'est là que le bât blesse, car la Catalogne, en raison de son identité revendique aussi des « droits historiques. » Pourquoi alors refuser à Barcelone ce qu'on accorde à Bilbao ?

Le rejet de l'Estatut

L'Estatut adopté par référendum et par les chambres législatives régionales et espagnoles en 2006, était cependant beaucoup plus modéré que le statut basque. Mais il prévoyait la création d'une agence tributaire catalane (ATC) chargé de collecter les impôts catalans, et la réduction du déficit fiscal à 4 % du PIB. Autrement dit, il permettait d'allier maintien de la solidarité et large autonomie fiscale. Une solidarité nouvelle qui avait été acceptée par les Catalans. Mais le recours de députés du Parti populaire devant le Tribunal Constitutionnel a conduit à la censure de plusieurs mesures de l'Estatut, notamment les dispositions financières. La Catalogne s'est donc retrouvée au point de départ et l'ATC est une quasi coquille vide. L'Espagne a alors laissé passer une chance historique de conserver une Catalogne « autonomiste. »

Négocier d'État à État

De l'avis de beaucoup, cette censure, en juin 2010, a été une rupture. Bien des Catalans se sont alors dit que discuter avec Madrid en tant que simple « communauté autonome » ne pourrait mener à rien et que l'Etat espagnol, trop heureux du déficit fiscal catalan, ne ferait rien qui puisse le réduire. Mieux même, en raison de ce déficit, la Generalitat, le gouvernement catalan reste dépendant de Madrid : pour preuve en 2012, elle a dû demander une aide au gouvernement central pour faire face à ses obligations. Mais cette aide n'aurait sans doute pas été nécessaire en cas de déficit fiscal réduit. Dès lors, pour une partie des Catalans, la seule option serait de prendre sa pleine indépendance pour pouvoir négocier « d'égal à égal. » C'est bien le refus de prendre en compte l'identité économique catalane qui a brisé la longue acceptation catalane de demeurer dans le cadre de l'Etat espagnol, pas le refus de la solidarité.

La rupture de l'austérité

L'autre point de rupture économique a été l'austérité mise en place à partir de 2010 en Espagne. Le retour encore fragile à la croissance l'a un peu fait oublier, mais ce mouvement a été d'une grande violence. Il a été particulièrement mal accepté en Catalogne, région où l'on est très attaché au welfare state. Il l'a été d'autant plus mal que la contribution de la Catalogne aux finances espagnoles est, on l'a vu, forte. Là encore, bien des catalans ont mal perçu les coupes budgétaires imposées par Madrid. Et en ont conclu qu'une Catalogne indépendante pourrait mieux défendre son « modèle social. » C'est le point de vue qui est aujourd'hui défendu par le parti indépendantiste de la Gauche Républicaine (Esquerra Republicana Catalana, ERC). Il est résumé dans une interview accordé la semaine par son leader, Oriol Junqueras, dans une interview à the Nation : « nous ne soutenons pas les coupes budgétaires mais au final ceux qui décident sont à Madrid. Nous sommes donc contraints pour protéger notre Etat providence, d'avoir notre propre Etat. »

Un « nationalisme » ouvert

Ce refus de l'austérité met en avant une particularité du nationalisme catalan : il s'agit de créer une Catalogne plus solidaire, ce que la domination espagnole peinerait à réaliser. Cette solidarité inter-catalane ne concerne pas seulement les « Catalans de souche », mais bien tous les habitants de la Catalogne, d'origine espagnole ou immigrée. Il existe certes un mouvement xénophobe catalan (Plataforma per Catalunya), mais, significativement, il ne s'agit pas d'un mouvement indépendantiste. La plupart des mouvements indépendantistes, eux, restent fidèles à cette phrase de l'ancien président de la Generalitat Jordi Pujol : « Est Catalan, celui qui vit en Catalogne. » C'est là une différence de taille avec Flamands et « Padaniens », souvent marqués par des conceptions xénophobes et visant à couper dans les aides sociales. Bref, « l'égoïsme » vis-à-vis de l'Espagne se justifie par une solidarité interne.

La volonté de coopérer avec l'Espagne

Dernier point : il n'y a pas de volonté « d'abandon » de l'Espagne. Si l'indépendance doit arriver, elle fera l'objet d'une négociation où, notamment la question de la répartition de la dette sera nécessairement traitée. Si Oriol Junqueras peut menacer de ne pas accepter de reprendre une partie de la dette espagnole, il ne s'agit que d'une rodomontade pour forcer Madrid à négocier. Il est historiquement très rare qu'un Etat prenne son indépendance sans reprendre une partie de la dette (ce fut le cas de Cuba en 1898 suite à la guerre d'indépendance contre l'Espagne, mais avec l'appui des Etats-Unis). Dans le cadre de cette négociation, la question d'une contribution catalane à la solidarité avec l'Espagne pourrait être posée. Le mouvement indépendantiste n'entend pas couper les ponts avec un pays dont seront originaire de nombreux Catalans et propose la création d'un « Conseil Ibérique » regroupant Andorre, la Catalogne, l'Espagne et le Portugal et instaurant des compétences et des solidarités communes sur le modèle du Benelux. C'est une vieille idée puisque déjà, en octobre 1934, le président de la Generalitat d'alors, Lluis Companys (exécuté en 1940 par les Franquistes) avait proclamé la création d'un Etat catalan « dans une fédération ibérique. »

La question européenne

Surtout, les nationalistes catalans, comme les Ecossais, ne veulent pas de rupture avec l'UE qui, en théorie, est une structure qui favorise la solidarité entre les Etats. L'enjeu pour Madrid ne devrait donc pas être de bloquer le vote des Catalans, mais de renforcer la solidarité interne à l'UE. Or, en s'alignant sur Berlin, le gouvernement espagnol dirige l'UE dans le sens inverse : celui d'une UE où chaque pays doit assumer seul sa compétitivité en limitant la solidarité aux cas de crise. Nul ne peut accuser les Catalans de cette situation où l'UE peine à assumer sa propre solidarité interne. Et nul ne peut leur demander une solidarité « contrainte » que l'Allemagne refuse avec obstination au reste de la zone euro.

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Commentaires
a écrit le 30/07/2015 à 15:52 :
Et que dire du comportement incivique des dirigeants catalanistes du CDC ? C'est presque ironique, dans leur cas, de parler de "solidarité catalane" (surtout dans le cas de ce bon vieux Jordi Pujol Jr.) En tous cas cet article est terriblement orienté. On dirait que certains français sont intéressés par une hypothétique état catalan indépendant. Peut-être pour en faire une énième néo-colonie française ? Les idées colportées ici sont dignes du journal el singular: foncièrement irréalistes.
Réponse de le 25/09/2015 à 15:46 :
Monsieur ROB, en effet que diré lorsque le gouvernement espgnol accuse X. TRIAS, alors maire de Barcelone, de disposer de compte millionnaires en Suisse et que celui-ci obtient des autorités helvètiques une attestation certifiant que M. TRAS n'a AUCUN COMPTE en Suisse. Quand M. PUJOL ( père ou fils ) ont-ils été condamné? À ce jourJAMAIS. Par contre, M. BÀRCENAS, ex-trésorier du Parti au pouvoir à Madrid a été condamné pour finacement illégal. Il rappelle qu'il agissait sous les ordres de MM AZNAR et RAJOY.. Rien que ça.. Que diré de la trame " GÜRTEL " , de M: MATAS du parti au pouvoir pour corruption. Je vois que vous avez un sacre sens de l'HUMOUR que vous partagez certainement avec l'ancien Vice Président espagnol M: Rodrigo RATO ( également condamné).. Un peu de sérieux!!!
a écrit le 30/01/2015 à 14:44 :
Cet article reprends toutes les contre-vérités colportées par la presse sur-subventionnée par le gouvernement autonome catalan.
Si les "catalans" veulent rester dans l'UE c'est pour conserver le marché espagnol, la Catalogne est déficitaire de 16 milliards avec l'étranger, et excédentaire de 22milliards avec les autres communautés autonomes espagnoles.
De fait l'indépendantisme stagne, voir recule depuis 2012. Ce ne sont pas les catalans qui veulent l'indépendance mais DES catalans.
Réponse de le 25/09/2015 à 15:52 :
Amic Valencià .J'espère que l'independentisme catalan va continuar à reculer comme vous dites: 15% en 2012 , environ 50% en 2015. Heureusement je connais beaucoup de Valencians ( dont certains sont maintenant élus à la Generalitat valenciana) qui sont tres LOIN de partager votre avis... De toutes façons, je suis certain que vous êtes un démocrate et que, par conseqüent , vous respecterez le vote des catalans du 27 setembre 2015...
Réponse de le 25/09/2015 à 16:23 :
L'oppression castillane ( ou espagnole) a été terrible depuis la chute d'Almansa, celle de Barcelone (1714) celle de Mallorca (1715). Il est à craindre que de nombreux habitants de ces territoires soient sujets au syndrome de Stockhom. Si vous êtes vraiment "valencià" il se peut que cel·la soit votre cas...
a écrit le 15/11/2014 à 20:39 :
Excellent article reflétant bonne connaissance de la réalité catalane
a écrit le 15/11/2014 à 18:15 :
Merci pour cet article, c'est la première fois que je lis quelque chose de sensé sur la Catalogne dans un journal français.
a écrit le 15/11/2014 à 16:58 :
Nous sommes à ...... impositions gouvernement central !!
a écrit le 15/11/2014 à 14:25 :
demander l'egalite sur les impots
pour tous y compris les communes riche
si les dirigeants qui ont creer l'europe
avais mis la fiscalite en premier au lieu de laisser la libre taxation
pour oprimer les peuples
les velehites independentistes ne serait pas a l'ordre du jour
a écrit le 15/11/2014 à 12:52 :
Un très bon analyse. Or, il oublie très fortes raisons linguistiques, culturelles et historiques qui sont a la base de cet independentisme.
a écrit le 15/11/2014 à 4:55 :
Excellent article qui présente le contexte espagnol et les enjeux.
Comme l'Ecosse, nous avons aussi à faire à un nationalisme civique.

Le vieux monde conservateur en faillite verra toujours les innovations politiques, économiques et sociales comme des séparatismes.
a écrit le 14/11/2014 à 22:30 :
Excellent article, clair, argumenté, saisissant la dimension historique du problème et ouvert. Le nombre de votants a été de l'ordre de 2,3 millions (80,76 % de double oui). A titre de comparaison, lors des élections au parlement catalan, le nombre de votants était de l'ordre de 3 millions en 2010 et de 3,6 millions en 2012, année de participation record. Les indépendantistes catalans, comme la majorité de ceux qui ne le sont pas, sont très clairement proeuropéens.
a écrit le 14/11/2014 à 18:41 :
L'indépendantisme de la Catalogne est la réponse a la mise sous tutelle de l'Espagne dans l'UE de Bruxelles, c'est un simple rejet!
Réponse de le 15/11/2014 à 13:43 :
Vous ne conais pas la realite catalanne
Réponse de le 17/11/2014 à 9:18 :
toni c est a dire?
Réponse de le 25/09/2015 à 16:01 :
Cher Monsieur,

Vous trouverez ci-joint un article tres bien fait sur la Catalogne écrit par quelqu'un qui visiblement connaît son sujet: http://www.huffingtonpost.fr/franaois-xavier-san-jose/catalogne-la-revolution-des-sourires_b_8174788.html
Permettez-moi une question: êtes-vous demòcrate et accepterez vous la décision des catalans prise dans les urnes?
a écrit le 14/11/2014 à 16:10 :
L'égoïsme est une vertue.
Réponse de le 14/11/2014 à 19:47 :
Je n'ai vu nulle part l'égoïsme dans la liste des vertus. Je suis cependant preneur du nom d'un philosophe estimant que l'égoïsme est une vertu. Je pense que l'égoïsme n'est pas une vertu, au sens littéral du terme, mais que l'égoïsme peut profiter à l'égoïste, lequel trouvera alors son égoïsme utile, sain pour son équilibre. Toutefois son égoïsme rentrera vite en conflit avec celui des autres...rendant difficile de considérer l'égoïsme comme valeur pour la collectivité. A l'extrême l'égoïsme nie la collectivité et construit une juxtaposition d'individualisme dans une société sans autre lien que l'intérêt de chacun.
Réponse de le 17/11/2014 à 21:30 :
Telle est la véritable réalité cependant "els sentiments d´un poble pesen més que les idees"
a écrit le 14/11/2014 à 16:10 :
Il fot pas pleuré aprè. Sa me rapel quan j'été petit le référendum qui avait u lieu au Comores. Seul l'île de Mayotte ou je vi été resté français. Maintenan notre Mayotte voit une immigration clandestine très forte des Comoriens qui souhaite bénéficié de la qualité du sistème de santé français et bénéficier de la nationalité française. Je sai pas les avantage en espagne mais fot que la catalogne réfléchis bien
Réponse de le 16/11/2014 à 15:05 :
En même temps il n'y a jamais eu de référendum dans l'hexagone pour adopter Mayotte au sein de la nation française. La démocratie reviendra probablement un jour en France...
a écrit le 14/11/2014 à 16:01 :
Le principal probleme avec l'Espagne c'est que l'Espagne ne reconais pas la nationalié Catalane, evidament la raison economique est importante!
a écrit le 14/11/2014 à 15:46 :
l'indépendantisme catalan doit être considéré comme un « l'égoïsme » d'une région riche ne souhaitant plus payer pour les régions plus déshéritées d'Espagne qui ne serait pas sans rappeler les mouvements autonomistes flamands ou de l'Italie du nord. il ne date pas d'hier, déjà dans les années 60,les Catalans accueillaient avec mépris les "charnégos"...Surtout que cette richesse est du a une collaboration équivoque et masqué avec le franquisme!!!
Réponse de le 15/11/2014 à 8:17 :
Cher ami, la Calogne n'á pas attendu Franco pour etre une nation riche. Vous avez juste besoin de voi les riches demeures modernistes catalanes du XIXe et des debuts du XXe pour verifier.
En ce qui concerne le cas de SEAT, nos savons maintenant que Franco avait fait de son mieux pour qu'elle ne s'instale en Catalgne, mais que c'est FIAT l'avait exigé.
Réponse de le 17/11/2014 à 23:33 :
avec les credits venus de la meseta, avec les economies de tous les espagnols
Réponse de le 30/01/2015 à 14:34 :
Et avec un marché péninsulaire fermé et réservé aux industries basées en Catalogne.
De fait lorsque l'Espagne à la fin des années cinquante commença à s'ouvrir, ce ne fut pas l'industrie catalane qui sortit l'Espagne du sous développement, car cette industrie trop longtemps à l'abri de la concurrence n'était pas compétitive, mais le tourisme et l'argent des immigrés.
a écrit le 14/11/2014 à 14:54 :
Il fot pas pleuré aprè. Sa me rapel quan j'été petit le référendum qui avait u lieu au Comores. Seul l'île de Mayotte ou je vi été resté français. Maintenan notre Mayotte voit une immigration clandestine très forte des Comoriens qui souhaite bénéficié de la qualité du sistème de santé français et bénéficier de la nationalité française. Je sai pas les avantage en espagne mais fot que la catalogne réfléchis bien
Réponse de le 23/11/2014 à 20:42 :
Mayotte est Française juste pour sa présence maritime et militaire
a écrit le 14/11/2014 à 14:40 :
Tres bon article, plutôt bien renseigné pour une fois. Par notre la phrase de Pujol est une reprise en moins bien du début du discours de retour du president Tarradellas, "ciutadans de Catalunya, ja soc aqui" qui parlait déjq de citoyens de Cqtqlogne et non pas de catalans.
a écrit le 14/11/2014 à 14:08 :
En tant que catalan je vous félicite pour cet article qui tranche avec les présentations habituelles de la presse française. Le summum des clichés étant atteint quand un article sur la relation de la Catalogne à l'Espagne (et inversement) mentionne la situation du Barça... Enfin le "Concierto economico" basque est clairement posé dans le débat. Le vrai problème de l'Espagne c'est de ne pas avoir de pacte national clair. Cet État régionalisé asymétrique (des territoires aux statuts, compétences, financements différents) est à la croisée des chemins. Soit une centralisation plus marquée qui organise une péréquation claire et nette (à la "française"), soit un État fédéral qui achève les négociations lancées lors de la transition. La crise a révélé la vraie fracture de l'Espagne : un compromis post-franquiste jamais achevé en projet national.
a écrit le 14/11/2014 à 14:06 :
Le nationalisme est le germe de beaucoup de maux dont l'Europe a souffert au cours des siècles précédents. Il rejaillit aujourd'hui, face aux difficultés."On sera mieux entre nous qu'avec tous ces étrangers !" voilà la profonde réflexion du nationalisme. C'est la marche vers les conflits, plus ou moins violents ...
Réponse de le 15/11/2014 à 8:47 :
Tous les país apellent nationalisme au patriotisme des autres, et presque jamais au sien.
La vraie difference donc, ne s’établi pas entre “nationalisme” et “non nationalisme”, mais bien entre un “nationalisme/patriotisme” expansioniste, prédateur et agresif d’un coté, et un “nationalisme/patriotisme” accueillant, inclusif et solidaire de l’autre.
Ce travail de Romaric Godin laisse trés clair que le sentiment catalán est a 100% du deuxième type, et je crois que celui des élites et du gouvernement de Madrid á toujours été du premier.
En effet, sous le nom d’”Espagne” s’est toujour caché un projet ultranationaliste de Grande Castille, comparable en tout a la Grande Serbie ou a la Grossdeutschland, et que la Catalogne doit s’en séparer le plus tôt posible si elle veut sauvegarder sa langue, sa culture et son poignon.
Réponse de le 15/11/2014 à 8:49 :
Tous les país apellent nationalisme au patriotisme des autres, et presque jamais au sien. La vraie difference donc, ne s’établi pas entre “nationalisme” et “non nationalisme”, mais bien entre un “nationalisme/patriotisme” expansioniste, prédateur et agresif d’un coté, et un “nationalisme/patriotisme” accueillant, inclusif et solidaire de l’autre. Ce travail de Romaric Godin laisse trés clair que le sentiment catalán est a 100% du deuxième type, et je crois que celui des élites et du gouvernement de Madrid á toujours été du premier. En effet, sous le nom d’”Espagne” s’est toujour caché un projet ultranationaliste de Grande Castille, comparable en tout a la Grande Serbie ou a la Grossdeutschland, et que la Catalogne doit s’en séparer le plus tôt posible si elle veut sauvegarder sa langue, sa culture et son poignon.
Réponse de le 17/11/2014 à 13:44 :
En fait c'est les gentils catalan contre les méchants espagnols
Réponse de le 02/12/2014 à 12:44 :
Contre les méchantes élites espagnoles*
Réponse de le 30/01/2015 à 14:47 :
C'est vrai que les élites catalanes sont réputées pour leur générosité.
a écrit le 14/11/2014 à 13:22 :
Indépendantistes pro européens... Voilà des gens qui ne comprennent pas l'origine de la crise en zone euro. Ceci démontre aussi s'il en était besoin, que l'on remplace le cadre de l'Etat-nation source de la démocratie par des sous états aux ordres d'un ordre supranational, l'UE, certes avec les attributs de la démocratie ( le parlement), mais les attributs seulement, ce parlement n’ayant aucun véritable pouvoir. Cela permet aux entrepreneurs politiques, adeptes de l'idéologie économique dominante, de faire et signer des traités dont on charge ensuite l'UE de faire respecter, tout en tenant un discours inverse au sein de son pays pour continuer à être élu. Le citoyen est ainsi évacué de toute influence politique sans en avoir l'air : une dictature soft aux apparences de démocratie, telle est l'objectif des élites européennes.
a écrit le 14/11/2014 à 13:09 :
La Catalogne existait déjà au Moyen Age et sa capitale a même été Perpignan pendant un certain temps. Je pense que ce désir d'indépendance est plus profond qu'une simple histoire de sous.
a écrit le 14/11/2014 à 12:27 :
Ce n'est qu'une réaction de la faiblesse de l’État espagnol vis a vis de l'UE de Bruxelles et donc d'un nationalisme qui se reporte sur la région!

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