Syriza est-il vraiment un danger pour l'économie grecque ?

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Alexis Tsipras a affirmé samedi qu'il est attaché à l'équilibre budgétaire et qu'il veut demeurer dans la zone euro, ce qui suppose de respecter les critères de Maastricht.
Alexis Tsipras a affirmé samedi qu'il est attaché à l'équilibre budgétaire et qu'il veut demeurer dans la zone euro, ce qui suppose de respecter les critères de Maastricht. (Crédits : © Alkis Konstantinidis / Reuter)
Le parti d'Alexis Tsipras est présenté comme un danger pour le "cours des réformes" grecques. Mais cette formule est-elle exacte ?

C'est l'idée la plus répandue en Europe : une « victoire de Syriza » en Grèce menacerait l'intégrité de la zone euro. Les autorités les plus établies de toute l'Europe, des gouvernements aux banques en passant par les instances européennes, mettent en danger contre l'arrivée au pouvoir de la « gauche radicale » qui « stopperait le cours des réformes. » Une solution qui serait inacceptable pour les autres pays de la zone euro et qui conduirait, affirme-t-on, à une inévitable sortie du pays de la zone euro, le fameux « Grexit. » L'objectif de ce déchaînement rhétorique est simple : effrayer l'électeur grec. Non seulement par un éventuel « Grexit », mais aussi par la perte du « fruit des réformes » menées depuis 2010. Autrement dit, le danger serait que Syriza ne ramène la Grèce à sa situation d'avant 2010, celle qui a mené le pays à la banqueroute.

 Les deux partis traditionnels ont un lourd bilan

Qu'en est-il en réalité ? Rappelons que ce n'est pas Syriza, mais bien les deux partis au gouvernement, le Pasok et la Nouvelle Démocratie (ND) qui ont dirigé la Grèce pendant trente ans et qui ont créé les conditions de la banqueroute de 2010. Antonis Samaras, le Premier ministre sortant qui donne des leçons de responsabilité à l'opposition, a été ministre au début des années 1990 et son parti est celui qui a maquillé les comptes du pays pour entrer dans la zone euro. Quant au Pasok, c'est lui qui, au début des années 1980, a gonflé les effectifs de la fonction publique pour « remercier » ses militants. Aujourd'hui, selon les sondages, ces deux partis, qui ont regroupé jusqu'à 80 % des exprimés ne recueilleraient pas plus de 30 %. La conversion soudaine et opportuniste de ces deux partis aux « solutions » européennes d'austérité ne l'a sans doute pas fait oublier aux Grecs eux-mêmes. En s'appuyant sur la vieille oligarchie politique grecque, les Européens font une erreur d'appréciation majeure de la réalité politique du pays.

 Les réformes selon Syriza

Syriza se présente en effet comme un parti qui s'oppose à cette caste traditionnelle. Le cœur de son programme repose, du reste, sur une réforme en profondeur du secteur public et sur la lutte contre la corruption. Certes, le parti d'Alexis Tsipras entend réintégrer une partie des fonctionnaires « placés en réserve » par le gouvernement d'Antonis Samaras, mais il propose également des réformes pour rendre l'État grec plus efficace : réduction à 10 du nombre de ministères, suppression de plusieurs agences gouvernementales inutiles, procédures « objectives » d'évaluation des fonctionnaires, réduction de la bureaucratie. C'est une facette essentielle du programme de Syriza qui, on le voit, est aussi « réformateur » et, dans ce domaine, sans doute plus que les deux partis traditionnels. La troïka le sait bien puisqu'elle s'est à maintes reprises plaint de l'insuffisance des « réformes. »

Politique de relance

Économiquement, Syriza plaide pour une relance de l'économie. C'est un programme assez classiquement keynésien qui prend en compte l'absence toujours persistante de demande intérieure dans le pays. Cette absence est en fait un aveu d'échec des « réformes » promues par les Européens qui n'ont guère conduit à améliorer l'attractivité du pays pour les investisseurs. Les privatisations se sont ainsi faites à des prix bradés, ce qui a représenté une très mauvaise affaire pour l'État grec. Les poursuivre dans ces conditions ne revient qu'à appauvrir encore ce dernier. Après cinq ans d'une sévère austérité, le pays ne peut rebondir qu'en faisant repartir la demande intérieure. A l'exception de l'effet du tourisme, les exportations ne peuvent avoir un effet favorable sur la croissance d'un pays qui était peu industrialisé avant la crise et qui l'est encore moins aujourd'hui. Il faut donc massivement investir dans l'économie grecque pour pouvoir le faire vraiment « profiter de ses efforts. »

Logiques de la politique d'austérité

Poursuivre, dans ces conditions, la politique du mémorandum comme le propose Antonis Samaras ne saurait donc être une solution. Les fruits des efforts de l'État, l'excédent primaire, est encore englouti par le service de la dette. L'État ne peut donc investir dans l'économie. Pire, il devra même, comme le suggérait la troïka, encore serrer la vis pour parvenir à maintenir les objectifs fixés par le mémorandum et permettre à la Grèce de « respecter ses engagements. » Autrement dit, les efforts des Grecs permettent surtout de financer la « cavalerie financière » mise en place en 2010, autrement dit de rembourser les prêts accordés pour rembourser les dettes. Selon les calculs du site d'information macropolis.gr, 70 % des fonds accordés par la troïka ont servi à financer le remboursement des dettes et des intérêts, 19 % ayant servi à la recapitalisation des banques. Cette politique est assez absurde d'un point de vue macroéconomique, surtout lorsque le pays s'est fortement appauvri.

Le sens de la réduction de la dette

 Syriza propose une alternative : réduire le poids de la dette par la négociation avec les partenaires européens. Plusieurs solutions sont possibles, notamment des moratoires ou des allongements considérables de maturité. Le but est de libérer des fonds pour permettre à l'État d'investir et de faire face aux urgences sociales actuelles. Le parti d'Alexis Tsipras propose ainsi la création d'une banque publique d'investissement, et le lancement d'un plan humanitaire. Ce qui est frappant, c'est le refus des Européens de comprendre cette situation économique et sociale et de s'en tenir aux « engagements » de la Grèce en refusant d'emblée toute discussion sur la dette. Ils avaient pourtant promis à Antonis Samaras, une fois l'excédent primaire dégagé, d'ouvrir cette discussion. Le gouvernement grec sortant avait, au cours du premier semestre 2014, cherché à obtenir cette renégociation. Or, voilà que six mois plus tard, une telle discussion paraît impossible. Mais ceux qui n'ont pas respecté leurs engagements ne sont pas toujours ceux que l'on croit.

Le coût du programme Syriza

Les mesures sociales proposées par Syriza sont-elles irréalistes ? Autrement dit, l'État grec aura-t-il les moyens de ces dépenses. Il y a un grand débat de chiffres en Grèce autour du coût du programme du pays qui va de 11,4 milliards d'euros, selon Syriza, jusqu'à deux fois plus pour les experts proche du gouvernement. Mais si le poids de la dette est réduit, l'excédent primaire sera mobilisable. Par ailleurs, le pays souffre encore d'une grande évasion fiscale. Le gouvernement Samaras a amélioré les rentrées fiscales, mais pas suffisamment : Syriza fera-t-elle moins bien ? Rien ne permet de le dire. Enfin, le choix de Syriza est de dynamiser l'économie grecque. En théorie, ceci devrait permettre d'améliorer les recettes fiscales. On peut certes douter de l'efficacité de cette relance, mais on peut également douter des 3 % de croissance promise pour 2015 par la Commission européenne sans rien de vraiment concret pour l'étayer... Enfin, il ne faut pas oublier que Syriza ne pourra guère gouverner seule. En fonction de son alliance gouvernementale, ces mesures pourront être adoucies ou non.

Le vrai danger pour l'économie grecque

Syriza n'est plus aussi radicale que jadis. Son discours s'est beaucoup recentré. Alexis Tsipras a affirmé samedi qu'il est attaché à l'équilibre budgétaire et qu'il veut demeurer dans la zone euro, ce qui suppose de respecter les critères de Maastricht. Rappelons, par ailleurs, que la Grèce ne se finance presque plus sur les marchés. La vraie question que pose la Grèce est de savoir comment dynamiser l'économie de ce pays et comment panser ses plaies sociales. L'austérité et la politique de « cavalerie financière » de la troïka mènent, de ce point de vue, à une impasse. Le programme de Syriza n'est donc pas plus absurde que celui des partis qui ont gouverné la Grèce jusqu'ici et dont le bilan est désastreux sur le plan économique, social et politique. Le vrai problème est donc bien politique : c'est celui du refus des Européens d'envisager une alternative à la politique qu'ils ont appliqué au pays - et leur volonté de l'imposer à tout prix - refus qui est le seul danger qui, aujourd'hui, menace la Grèce.

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Commentaires
a écrit le 08/01/2015 à 10:37 :
Mon intime conviction est que la Grèce a besoin d'un véritable plan Marshall, il faut engager de véritables réformes structurelles :
- réforme de l'Etat : instaurer un cadastre, établir un état,rationnel, efficace et efficient,...
- construire des moteurs auxiliaires pour dynamiser l'économie et ajouter de l'activité au secteur du Tourisme, il faut donc déterminer des secteurs d'avenir pour l'économie grecque capitalisant les potentialités actuelles ou futures de la Grèce.
- restructurer la dette grecque...
a écrit le 06/01/2015 à 18:49 :
La BCE devrait prêter a 0% a tous les pays qui sont positif avant intérêt
a écrit le 06/01/2015 à 16:48 :
Le vrai problème de l'économie grecque, c'est la Grèce et les Grecs eux-mêmes. Ils sont très sympathiques, le pays est superbe (moins depuis qu'il est dans l'UE...) mais à part une brève période durant l'Antiquité où c'était à peu près en ordre, cela a toujours été le bazar. A l'époque moderne ils ont toujours fait défaut sur leur dette. Pourquoi cela changerait-il ? Tant qu'il y aura des gogos pour leur prêter et les croire...
a écrit le 06/01/2015 à 16:23 :
Résumons, personne ne sait ce qui va se passer !
Quant à l'avenir de la zone euro...
En léthargie,
Sans armée.
Sans volonté d'indépendance
La seule zone qui est ouverte à tous vents, mondialisation, mon oeuil !
a écrit le 06/01/2015 à 13:55 :
..............Le vrai problème est donc bien politique : c'est celui du refus des Européens d'envisager une alternative .....
La seule alternative viable a long terme c´est que tous les pays de la zone qui ne font rien pour respecter les accords qu ils ont signés se retirent du jeu ... A a fin il ne restera plus que les bonnes vieille fourmies, a commercer par les tous nouveaux comme les pays Baltes unis dans une union monetaire "Club Bal" au détriment du " Club Med" !
a écrit le 06/01/2015 à 13:35 :
Les dits plans d’aide à la Grèce ont servi majoritairement à rembourser les banques européennes, créancières de l’Etat grec, alors que l’économie, la société, le peuple grec n’ont nullement profité. Le prétexte affiché pour l’application de l’austérité, la réduction de la dette grecque s’est vite avéré fallacieux. En fait cette dette est passée de 115% du PIB avant l’application des plans en 2009 à plus de 175% aujourd’hui. Il y a autant tromperie par l’usage de l’euphémisme « réformes » pour des mesures se réduisant aux coupes massives des salaires, retraites, prestations sociales dans le public et le privé, au démantèlement du droit du travail, à l’assèchement des ressources pour les politiques sociales, sanitaires, éducatives. Derrière l’application de ces politiques se cachent d’innombrables tragédies humaines. L’application des mesures du programme de Thessalonique pour la sortie de crise en faveur des classes populaires vise à rendre au peuple grec, notamment aux plus défavorisés, les moyens de survivre, de travailler, d’espérer, d’inventer, d’accéder à une citoyenneté élargie et de l’investir afin que ce peuple devienne le levier puissant de la transformation profonde populaire et citoyenne de la société. Il est certain que la mise en place d’un tel programme n’est pas concevable sans le traitement de la question de la dette SYRIZA propose dans ce sens des voies de sortie pour libérer la société grecque de la férule que lui a imposé le capital usurier et ses représentants institutionnels nationaux et internationaux. Il n’y a pas le moindre doute sur les intentions véritables de ceux qui ont fait de la Grèce le laboratoire européen de leurs politiques néolibérales les plus extrêmes et des Grecs des véritables cobayes de leur thérapie économique, sociale et politique de choc. On doit s’attendre à une escalade de leur offensive car ils ne peuvent pas se permettre que SYRIZA réussisse et fasse des émules en Europe ! Ils vont utiliser tous les moyens dont ils disposent car ils sont bien conscients que ce qui est en jeu aux prochaines élections grecques est le succès ou l’échec de la guerre sociale qu’ils mènent contre l’écrasante majorité des populations de toute l’Europe !
Réponse de le 06/01/2015 à 18:07 :
@taranis !Mais bien sur ,rembourser c'est pas traduisible en grec .Si l'Europe qui prete deja à 9 % cesse de vous preter qui va le faire !C'est toujours pareil avec les gens qui empruntent et qui ne veulent pas rembourser !Vous vous etes posé la question de savoir ce que la Grece peut faire sans emprunter !Tous les pays au monde empruntent meme les USA qui eux peuvent battre monnaie !Comment et avec quoi la Grece va payer tout ce qu'elle achète à l'exterieur ?
Réponse de le 07/01/2015 à 18:28 :
L’accent dans le discours de Syriza a depuis les élections de 2012 bougé de l’abrogation des Mémorandums au soulagement des plus faibles et au retour à la croissance. Les Mémorandums ne sont que les conditions des prêts, que l’on ne peut pas vraiment mettre de côté si on ne déclare pas la dette" illégitime " suivant les critères de sa définition Or, Syriza a dit clairement qu’il ne tentera pas de faire cela, mais il va appeler à une conférence européenne sur la dette sur le modèle de la conférence de Berlin de 1953 qui a effacé la dette allemande. Plutôt que de désobéir à la Troïka, la tactique de Syriza et de faire pression sur l’UE pour que cette dernière relâche un peu l’austérité et la dette. C’est d’ailleurs parce que l’enjeu est si important qu’on doit s’attendre à ce que « ceux d’en haut » d’Europe et de Grèce ne respectent pas le verdict des urnes, qui devrait couronner, pour la première fois de l’histoire, la victoire de la gauche grecque. Sans aucun doute, ils vont par la suite essayer d’asphyxier le gouvernement de gauche sorti des urnes, parce que son éventuel succès serait sûrement interprété comme un formidable encouragement à la résistance par les travailleurs et les peuples d’Europe.
a écrit le 06/01/2015 à 12:33 :
Vous rigolez ou quoi ""Le vrai problème est donc bien politique : c'est celui du refus des Européens d'envisager une alternative à la politique"" = c est quoi l alternative ??
effacer d un coup d eponge les 300 millirds de dettes ? Restez serieux SVP !!
Réponse de le 06/01/2015 à 13:25 :
Quand on prête de l'argent, on prend le risque que cet argent ne soit jamais remboursé. C'est pour ça que la dette a un taux d’intérêt. L’intérêt représente le risque de ne pas se voir rembourser.

Lisez le Talmud
a écrit le 06/01/2015 à 12:04 :
Le danger pour l'économie grecque, ce sont les Grecs eux-mêmes. Très paresseux, fiabilité professionnelle désastreuse. Bon, comme les commerces ont été largement fermé pendant les fêtes, aujourd'hui par exemple, est encore un jour de congé :-) La Grèce appartient au Moyen-Orient, pas à l'Europe :-)
Réponse de le 06/01/2015 à 12:32 :
Ouais, t'as raison, Pat, mais si c'est l'Otan qui veut la paresseuse Grèce dans le tout Premier Monde, que veux-tu ?…. faut l'obéir n'est ce pas ?….
Réponse de le 06/01/2015 à 13:16 :
@popov: les Américains n'ont pas besoin de base en Grèce, ils en ont suffisamment en Turquie :-)
Réponse de le 06/01/2015 à 14:11 :
@ Patrickb, oui ils essayent de concurrencer les Français de votre acabit....Franchement il n'y qu'à aller faire un tour à la sécu ou aux impôts...pardon il est 11h45, le guichet va fermer car je dois aller prendre ma pause déjeuner à 12h00...et comme rappel, sans la Grèce, l'Europe n'existerait pas...Donc si vous n'avez pas trop la flême, il serait temps de d'ouvrir un livre d'histoire et de géographie par la même occasion....
Réponse de le 06/01/2015 à 15:40 :
C'est malheureusement très juste. Les grecs ne peuvent continuellement frauder les impôts sans en payer le prix. Pour le moment l’Europe leur a bien sauvé la mise.
Réponse de le 06/01/2015 à 16:20 :
@maxou: y a longtemps que le berceau est parti avec l'eau du bain, et je ne sais pas quels livres d'histoire tu lis, mais ce sont les Romains qui ont formé la société occidentale que nous connaissons :-) bon, c'est vrai que Charles Martel a stoppé tes copains et c'est peut-être pour cela que tu n'es pas content :-)
Réponse de le 06/01/2015 à 23:15 :
@Patrickb: commentaire aussi interessant qu'une blague de papillote.. Manifestement votre connaissance de la Grece tout comme celle de la France se complait dans la culture du cliche entretenue par une aigreur qui donne la nausee. Vos lecteurs ressortent grandis de vos publications!
Réponse de le 07/01/2015 à 10:02 :
@Patrickb; suis d'ac. avec toi
a écrit le 06/01/2015 à 11:17 :
Etrange cette question! Avant que Syrisa soit élu et applique son programme, qui est aux commandes amenant ce pays dans l'état où il est? L'Europe semble n'être qu'un prétexte pour donner une image de démocratie. La réalité est bien sombre car ne respecter un vote que s'il correspond aux souhaits des autorités en place et traiter l'opposant de "populiste" puis de rebelles enfin de "terroriste"…et pire, de s'asseoir sur le résultat. de s'estimer heureux que la rébellion s'exprime encore par les urnes.
a écrit le 06/01/2015 à 10:37 :
Peu d'industrie, ce n'est pas une surprise dans un pays ou les universites ne sont pas a l'unison avec le marche du travail. Les meilleurs etudiants partent a l'etranger et les moins bons restes. Le niveau de technologie et d'innovation est bien bas, en effet. La politique etant plus important que l'education, c'est bien mal barre pour voir la Grece innover. Il faudrait des reformes maintenant avec des resultats dans 15 ans !
a écrit le 06/01/2015 à 10:35 :
c'est la justement l'incomprehension car depuis les annes 80 ce sont les memes partis qui gouvernent la grece et ils ont toujours ete reelus "ils sont contents les grecs" des politiques les foutent ds la merde et ils revotent pour les memes
c'est pareil en france: apres 1 premier septenat desastreux mitterrant a ete reelu et vous verrez que s'il se represente hollande sera reelu car les francais aussi "y sont content" de se faire battre de toute facon ce sont tous les memes la preuve :l'article 20 de la loi de programmation militaire equivalent au "patriot act" americain personne ne l'ouvre dans la classe politique pour le denoncer !
a écrit le 06/01/2015 à 10:35 :
c'est la justement l'incomprehension car depuis les annes 80 ce sont les memes partis qui gouvernent la grece et ils ont toujours ete reelus "ils sont contents les grecs" des politiques les foutent ds la merde et ils revotent pour les memes
c'est pareil en france: apres 1 premier septenat desastreux mitterrant a ete reelu et vous verrez que s'il se represente hollande sera reelu car les francais aussi "y sont content" de se faire battre de toute facon ce sont tous les memes la preuve :l'article 20 de la loi de programmation militaire equivalent au "patriot act" americain personne ne l'ouvre dans la classe politique pour le denoncer
a écrit le 06/01/2015 à 10:16 :
C'est plutôt bon comme article. J'aime bien les positions explicatives, qui permettent un peu de réflexion ,et nous libèrent des polémiques politiciennes qui ne servent que les politiciens....
Réponse de le 06/01/2015 à 12:25 :
Finalement il n est pas vraiment le melenchon grecque

Pour moi la vrai politique c'est l'émission c dans l'air comme par hasard il n'y a jamais de politique

Un jour peut-être le réalisme l'emportera sur les politiciens de bas étages qui sont a l ump et au PS
a écrit le 06/01/2015 à 10:07 :
Syriza est en effet une bonne chose si son arrivee au pouvoir permet de liquider la classe politique grecque. Par contre, une relance de la consommation dans un pays qui ne produit rien ... ca va simplement creuser les deficits
De toute facon, les grecs ne paieront jamais et ca sera le contribuable francais, italien, allemand, hollandais ... qui va payer, que ca soit Syriza ou Papandreou ou Samaras
a écrit le 06/01/2015 à 9:52 :
La question de ce journal est la même des agents de Bruxelles-Berlin et je vous la réponds tout de suite :
NON !! Syriza est la planche de salut pour le peuple grec, la sortie de l'euro celui-ci doit faire une traversée du désert mais le retour à l'économie normale se trouvera au bout du chemin.
Avec la politique de sangsue menée par Berlin-Bruxelles la Grèce jamais se remettra et la population, dont la mortalité augmente à chaque année, finira par disparaître du paysage européen.
Une raison de plus pour que les Allemands transforment d'une fois pour toutes la Grèce en une immense colonie de vacances pour eux !
a écrit le 06/01/2015 à 9:42 :
Pour mettre en œuvre son programme Syrisa a besoin d’une nouvelle réduction importante de la dette grecque. Inacceptable pour les allemands car après la Grèce il y a l’Italie dont l’endettement public pointe à presque 140% du PIB et qui est en panne de croissance, ce qui signifie que finira par se poser le problème d’une réduction de la dette italienne, et ainsi de suite. Les allemands ne veulent pas entrer dans une logique où ils vont devoir mettre la main au portefeuille. Ils ne veulent donc pas que la zone euro devienne une zone de transferts car dans une zone de transferts ce sont les plus riches qui paye pour les plus pauvres. Et il y a maintenant plus de pauvres que de riches dans la zone euro. Comprenez le raisonnement allemand.
Réponse de le 06/01/2015 à 10:52 :
Dans l'économie privée, le prêteur a une part de responsabilité quand il accorde un prêt qu'une société ne peut pas rembourser. Le prêteur finit par ne pas revoir la totalité de son argent en cas de liquidation judiciaire.
Avec un état, ça devrait être pareil, ceux qui ont acheté de la dette grecque (BCE/FMI/France et autres), italienne et autres pays surendettés doivent prendre leurs pertes si la Grèce fait défaut.
Réponse de le 07/01/2015 à 2:22 :
Les banques (privées) qui ont monté les coups foireux (crédits toxiques, manip financières pour prêter à des insolvables, bulles immobilières...) sont très engagées en Grèce et veulent récupérer leurs sous. Ce sont elles que l'UE soutient en fait et qu'elles servent d'abord. Elles veulent faire cracher le contribuable et ne pas prendre de risques (leur métier pourtant et leurs fautes de gestion). Quand il y a faute de gestion, voir tripatouillage, on incrimine l'entreprise et ses dirigeants, pas le citoyen lambda qui ignore tout de ce qui lui pend au nez. Quant aux responsables qui ont signé ces contrats et fait monter les dettes à des sommets hallucinants? Où sont-ils? Ils participent eux? Ils sont à l'abri, ils veulent même revenir au pouvoir ou demandent à y rester.
a écrit le 06/01/2015 à 9:40 :
c'est ce que veut nous faire croire la bien pensance européenne et allemande...
a écrit le 06/01/2015 à 9:33 :
Loin de toute spéculation des presses/médias, j'aimerais juste revenir aux faits.

La faible croissance enregistrée par la Grèce (+0,7% après une chute vertigineuse les années précédentes) ne s’explique que par une bonne saison touristique 2014. Rien donc à voir avec l'euphorie mensogère des sirènes de Berlin et de Bruxelles, détrompez-vous.

Les exportations ont continué de décliner en 2014, un processus accéléré par l’embargo décrété par la Russie sur les produits agricoles à la suite des sanctions décidées par l’Union européenne. Actuellement on voit les économies européennes les plus fortes faire des grimaces, cependant les grimaces des Grecs se font depuis plus longtemps déjà, et sont de loin moins drôles.

Mais, Madame Merkel pourrait aussi commettre une grosse erreur en supposant que "la population grecque est toujours attachée à l’Euro". Un récent sondage de l'institut américain Gallup lui contredit.
52% des Grecs se sentent plus éloignés de l'Europe après leur entrée dans la zone euro. Et seulement 32% souhaitent conserver la monnaie unique (11% se déclarent sans opinion), la majorité des Grecs (52%) souhaite retrouver leur monnaie nationale.

Donc, que nous vivons sous une forte campagne de propagande pro-UE – et ceci depuis déjà la veille de l'entrée en service de l'euro – ce n'est plus une surprise à bon nombre d'observateurs. Toutefois, que la désinformation systématique et la manipulation des indicateurs essentiels des économies de la zone euro sont devenues une pratique vicieuse des instances européennes, reste un phénomère nouveau. Un signe clair de que tout le Système lié à la monnaie unique est devenu lui aussi un système vicieux.
a écrit le 06/01/2015 à 9:30 :
ils sont comme tout le monde, ils ne veulent pas payer leurs dettes, et faire open bar avec le wallet des autres...
cela dit ils ne representent une menace que pour eux memes vu que s'ils ne respectent pas leurs engagements ils seront en faillite et paieront encore bcp plus cher!
y a pas de risque systemique, vu que les banques ne detiennent presque plus d'actifs grecs, c'est detenu par la bce, les pays europeens et le fmi...
Réponse de le 06/01/2015 à 9:38 :
je pense que la faute revient à l'envahisseur poutine l'ex-maitre du kgb, il faut que l'otan prenne les rennes de l 'europe pour apporter la liberté et la prospérité au peuple grec. qu'en pensez-vous brother?
Réponse de le 06/01/2015 à 11:00 :
C'est quand même dramatique de lire encore ce genre de propos à l'emporte-pièce, les grecs sont des fainéants qui n'ont que ce qu'ils méritent, gna gna gna ...
Bon, clairement, les mesures prises sous la houlette éclairée de la Commission n'ont pas amélioré la situation du pays, bien au contraire, mais c'est de la faute de ces feignasses ...

Et puisque l'on parle de Poutine : si la Grèce fait défaut parce que l'Europe refuse de lui venir en aide, vers qui la Grèce peut-elle se tourner ? La Russie et la Chine ne seraient-elles pas en embuscade ? La Russie fait déjà copain-copain avec la Turquie, il ne leur manque plus que la Grèce pour contrôler la Mer Egée et donc l'accès à la Mer Noire. Un coup pareil, ce serait tout benef pour eux ...
Réponse de le 06/01/2015 à 12:03 :
Je crains un effondrement de la zone euro !
Réponse de le 06/01/2015 à 12:30 :
@ Nikoumouk :

Moi aussi.
Réponse de le 06/01/2015 à 12:44 :
@Anne: franchement, as-tu déjà résidé long-terme en Grèce ? Apparemment non, car tu ne parlerais pas comme cela :-)
Réponse de le 06/01/2015 à 13:31 :
Point de vue qui n'engage que vous. Mais pour croire à une telle fantaisie, il faut réellement ne pas connaitre les russes. Manifestement, vous défendez les intérêts américains dans ce journal ; ou en Europe.

Cependant je vous rappelle : il faut être très vigilant et ne pas accepter qu'après avoir mis le chaos en Asie et au Proche-Orient, les Américains viennent le mettre en Europe. Cet empire surendetté, attaqué par la Chine sur toutes ses positions commerciales et détesté dans la plupart du monde, devient agressif. Il ne faut pas tomber dans le piège. La Grèce, apparemment, elle a tombée. (Nico)
a écrit le 06/01/2015 à 9:09 :
C'est surtout un danger pour l'oligacharchie européene car ils pourraient faire payer ceux qui doivent payer pour la crise
Réponse de le 06/01/2015 à 9:35 :
vous ne croyez pas que Poutine y est pour quelque chose?
a écrit le 06/01/2015 à 9:07 :
Perso, je suis en accord avec les allemands: la crise grecque, ou plutôt la découverte des mauvais comptes de la Grèce ne date pas d'hier. Les privés ont pris leurs pertes, 15 milliards pour les seules banques françaises, et ne participent plus au financement des gabegies; le secteur public a pris le relai, essayant de contrôler un minimum ce qui est fait, ce que M.Godin et ses pairs appellent "austérité", mais qui n'est finalement que l'équilibre budgétaire. Le refus de la Grèce, non avéré aujourd'hui, de rembourser la BCE, c'est à dire les contribuables allemands et français, suspendra, du moins je l'espère, toute nouvelle aide, et donc toute possibilité de financement de la Grèce pour les dix prochaines années. Nul ne doute que cela ait des conséquences délétères.
a écrit le 06/01/2015 à 9:06 :
"Autrement dit, les efforts des Grecs permettent surtout de financer la « cavalerie financière » mise en place en 2010, autrement dit de rembourser les prêts accordés pour rembourser les dettes."

TOUT EST DIT.

Il ne reste plus qu'à virer un peu partout toutes les vieilles badernes qui en réalité ne gèrent que leur propre intérêt.
a écrit le 06/01/2015 à 8:49 :
Les grecs peuvent se dire que même dans la misère, un peu de liberté n'est pas de trop!
a écrit le 06/01/2015 à 8:37 :
si la Grèce sort de la zone euro d'autres pays suivront !
a écrit le 06/01/2015 à 8:15 :
Une victoire du parti de Syriza me parait plutôt positive pour la Grèce. Elle permettra peut être aux aures pays de mettre fin à la puissance de l'argent et de la finance
Réponse de le 06/01/2015 à 9:31 :
s'ils veulent mettre fin a la puissance de l'argent, il leur suffit de ne pas payer leurs fonctionnaires
a écrit le 06/01/2015 à 8:10 :
Nous notre danger c est Hollande ! La Grèce c est maintenant !medici au 51% !
Réponse de le 06/01/2015 à 10:34 :
c'est la justement l'incomprehension car depuis les annes 80 ce sont les memes partis qui gouvernent la grece et ils ont toujours ete reelus "ils sont contents les grecs" des politiques les foutent ds la merde et ils revotent pour les memes
c'est pareil en france: apres 1 premier septenat desastreux mitterrant a ete reelu et vous verrez que s'il se represente hollande sera reelu car les francais aussi "y sont content" de se faire battre de toute facon ce sont tous les memes la preuve :l'article 20 de la loi de programmation militaire equivalent au "patriot act" americain personne ne l'ouvre dans la classe politique pour le denoncer
a écrit le 06/01/2015 à 8:07 :
Syriza n'est pas le parti gauchiste qu'on nous vend à longueur de reportage. C'est un parti responsable qui se soucie du peuple avant le bien-être des banquiers. La Grèce restera dans l'Europe et dans l'euro. L'expérience Syriza, une chance pour l'Europe.
a écrit le 06/01/2015 à 7:25 :
Vous vous moquez vraiment de nous les journalistes avec ce titre vous ne risquez pas la migraine. La Grèce est au fond du trou avec ce gouvernement et les précédents Papandréou revient avec un nouveau parti et vous vous demandez si avec Siriza ce sera pire mais les journalistes faites vos courses en banlieue comme moi et vous verrez la misère de plus en plus manifeste sur la tête et les vêtements des gens et en Grèce c'est mille fois pire.
a écrit le 06/01/2015 à 7:12 :
les allemands

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